Pneumatique - Le site

Le manufacturier tricolore s'associe au constructeur américain pour développer une nouvelle génération de pneus airless. Baptisée Uptis, cette création pourrait être déployée sur le marché d'ici cinq ans.

 

Grande messe de la mobilité façon Michelin, le dernier sommet Movin'On (organisé du 4 au 6 juin) aura permis au groupe clermontois d'avancer ses pions sur le projet Vision. Basé sur quatre piliers technologiques que sont la connectivité, l'impression 3D, la durabilité et la conception "airless", celui-ci guide aujourd'hui les recherches de Michelin. A Montréal, c'est précisément sur ce dernier pilier que le manufacturier s'est illustré en dévoilant le prototype Uptis, soit la dernière génération de pneus sans air comprimé aux vertus multiples.

Réduire les immobilisations

Qui dit sans air, dit ainsi absence de crevaison ce qui permet donc aux automobilistes d'être plus sereins lors de leurs trajets et ce qui facilite également le travail des gestionnaires de flottes en réduisant les immobilisations et en limitant les opérations de maintenance. Cette technologie a aussi un impact direct sur l'environnement en réduisant la matière première nécessaire à la fabrication de pneumatiques ou de roues de secours.

"Le prototype Uptis, repensé pour les voitures d'aujourd'hui, est particulièrement adapté aux formes émergentes de mobilité. Les véhicules et les flottes de demain - autonomes, électriques, partagés ou autres – équipés en Uptis ne nécessiteront aucune maintenance liée aux pneus, ce qui optimisera leur productivité", ajoute Michelin.

Une Chevrolet Bolt EV comme cobaye

En marge de cette présentation, Michelin a également annoncé avoir conclu un partenariat de recherches avec le constructeur américain General Motors. Dans ce cadre-là, les deux groupes comptent tester et éprouver le concept Uptis afin d'en équiper des voitures dès 2024. Les premiers tests ont d'ailleurs été réalisés sur une Chevrolet Bolt EV.

"Uptis démontre que la vision de Michelin en faveur de la mobilité durable est un rêve atteignable. Notre collaboration avec des partenaires stratégiques tels que GM, qui partagent nos ambitions pour transformer la mobilité, nous permet de nous projeter dans l’avenir dès aujourd’hui", conclut Florent Menegaux, président du groupe Michelin.

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lundi, 27 mai 2019 09:31

Michelin met la main sur Masternaut

Si le montant de l'opération n'a pas été précisé, le spécialiste de la télématique en Europe et ses 220 000 véhicules sous contrat constituent une prise de choix pour le manufacturier clermontois.

 

L'offensive des manufacturiers sur les acteurs de la télématique se confirme. Quelques mois après le rachat de TomTom Telematics par Bridgestone, moyennant un investissement de 910 millions d'euros, c'est au tour de Michelin d'imiter son plus grand rival en acquérant Masternaut. Essentiellement basé au Royaume-Uni et France, le groupe est l'un des leaders européens sur ce marché avec 220 000 véhicules sous contrat.

Le télématicien franco-britannique fondé en 1996 rejoint la division Services & Solutions du manufacturier clermontois mais continuera à opérer sous sa propre marque en tant que filiale à 100 %. "Avec la marque Michelin, nous sommes bien positionnés pour nous développer dans le secteur des véhicules connectés en Europe. Aujourd'hui, Masternaut Connect est l'une des plateformes télématiques à la croissance la plus rapide en Europe, avec un score de satisfaction client", commente Dhruv Parekh, le PDG de Masternaut.

La 3e opération de ce type pour Michelin

Pour Michelin, cette acquisition est la troisième dans le secteur de la télématique après celles de Sascar en Amérique du Sud et NexTraq aux Etats-Unis. Pour Florent Menegaux, le nouveau patron du groupe, "Michelin consolide son expertise en télématique, ce qui nous permet d'optimiser la mobilité de nos clients et de répondre aux besoins d'un marché en mutation. Masternaut représente une nouvelle étape dans le développement de notre activité Services & Solutions, notamment en Europe et pour les flottes de véhicules légers".

Le montant de l’opération n’a pas été révélé. Il est seulement fait mention d’une transaction réalisée à partir d’une valorisation de 8 fois l’Ebitda 2018 avant synergies. L’acquisition devrait être finalisée dans les soixante prochains jours.

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Ce vendredi 17 mai 2019, l'assemblée générale du groupe a entériné le remplacement de Jean-Dominique Sénard par son ex-bras droit, Florent Menegaux, jusqu'ici directeur général exécutif.

 

Réunis en assemblée générale à Clermont-Ferrand ce vendredi 17 mai 2019, les actionnaires de Michelin ont définitivement acté la promotion de Florent Menegaux à la présidence du groupe en remplacement de Jean-Dominique Sénard. Ce dernier, en poste depuis six ans, avait fait part dès l'an dernier de son souhait de ne pas être prolongé dans ses responsabilités. Il a été nommé en mars 2019 à la tête de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi suite à l'affaire Carlos Ghosn et a ainsi fait ses adieux aux membres d'un groupe dans lequel il évoluait depuis 2005.

Son bilan à la tête de Michelin est "bon", estime Gaëtan Toulemonde, analyste automobile pour Deutsche Bank. Il laisse "un groupe très solide, qui génère beaucoup de trésorerie et surtout il a maintenu sa capacité à vendre des produits à des prix "premium" ce qui n'était pas gagné". Maintenant "il y a un nouveau patron. Il va falloir qu'il imprime son style. Mais il n'y a pas de problème de transition, cela fait deux ans qu'ils travaillent ensemble", explique l'analyste.

"Quelqu'un de très visionnaire"

"Jean-Dominique Senard est quelqu'un de ferme mais qui s'exprime toujours avec beaucoup de diplomatie et de rondeur. Florent Menegaux est sans doute plus direct", confie pour sa part à l'AFP Yves Chapot, membre du comité exécutif du deuxième fabricant mondial de pneus. Il voit en Florent Menegaux "quelqu'un de très visionnaire qui a une grande capacité à anticiper les tendances et qui a eu une grande influence tant sur la stratégie digitale du groupe que sur la création de nouvelles activités dans les services". Le rachat de Masternaut, après ceux de Sascar en Amérique du Sud et NexTraq aux Etats-Unis, en est une nouvelle illustration.

Diplômé en finance, gestion et sciences économiques, le nouvel homme fort du manufacturier a débuté sa carrière en 1986 chez Price Waterhouse. Cinq ans plus tard, il devient directeur des services financiers, puis directeur général d'Exel Logistics France, une entreprise spécialisée dans la logistique et le transport. Après une courte expérience chez Norbert Dentressangle, il entre chez Michelin en 1997.

Une carrière riche et variée

Directeur commercial des pneus poids lourd au Royaume-Uni et en Irlande à son arrivée, il devient ensuite directeur des ventes première monte et remplacement pneus poids lourd en Amérique du Nord (2000), puis directeur des pneus PL en Amérique du Sud (2003). Suivront la direction de la région Afrique-Moyen-Orient (2005), celle de la division tourisme camionnette en Europe (2006) ou encore de la ligne de produit tourisme camionnette (2008). Depuis 2014, il s'était peu à peu rapproché des hautes sphères exécutives de son groupe en étant nommé directeur des opérations puis, en 2017, directeur général exécutif.

Michelin a publié en février un bénéfice net de 1,7 milliard d'euros, seulement en très léger recul par rapport au plus haut historique atteint en 2017, malgré la baisse du marché automobile chinois qui a pénalisé le secteur. Le groupe, qui emploie plus de 100 000 personnes dans le monde, a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 22 milliards d'euros.

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Le groupe clermontois optimise la dernière génération de sa gamme X Multi, destinée au transport régional, avec une nouvelle référence en pneu pour essieu moteur et une autre pour remorques basses.

 

Le pneu X Multi HD D se destine aux tracteurs routiers ou aux porteurs, sur essieux moteurs en 22,5’’, dans un usage régional, avec accès en zones non aménagées, comme les ramasses laitières. Le pneu X Multi T2 est quant à lui destiné aux remorques basses en 17,5’’, comme les porte-chars ou convois exceptionnels.

La caractéristique commune de ces deux pneus Michelin X Multi est la robustesse : le X Multi HD D résiste notamment très bien aux dommages, et le X Multi T2 est capable de porter de très lourdes charges. Ces avantages permettent aux transporteurs de gagner en sécurité et de réduire leurs coûts d’usages. Ces bénéfices sont obtenus notamment grâce à deux innovations clés : une nouvelle sculpture de la bande de roulement, et une carcasse renforcée.

Les deux nouveaux pneus sont recreusables et rechapables. A noter que la rechapabilité du X Multi HD D est améliorée de 10% du fait de sa plus grande robustesse. Le X Multi HD D (essieu moteur) est disponible en dimensions 315/70R22,5 et 315/80R22,5. Le X Multi T2 (remorques basses)est disponible en 205/65R17,5, 215/75R17,5, 235/75R17,5 et 245/70R17,5.

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Le manufacturier tricolore a confirmé ses objectifs annuels tandis que son chiffre d'affaires s'est envolé de 11,3 % au cours du premier trimestre grâce notamment à l'apport de ses récentes acquisitions.

 

Le groupe Michelin a communiqué des résultats trimestriels plutôt favorables. Le chiffre d'affaires de l'entreprise a ainsi atteint les 5,809 milliards d'euros au cours des trois premiers mois de l'année 2018, un résultat en hausse de 11,3 % sur un an. A taux de change constants, les ventes ont progressé de 9,3% de janvier à mars par rapport à la même période de l'an dernier. Elles ont notamment bénéficié des récentes acquisitions du britannique Fenner et du canadien Camso, qui ont plus que compensé la déconsolidation de la filiale TCi, apportée pour créer une coentreprise avec le japonais Sumitomo en Amérique du Nord.

L'augmentation des prix a contribué à hauteur de 1,3 point à la croissance du chiffre d'affaires trimestriel et l'évolution de la nature des produits (Michelin a notamment entrepris de se concentrer sur des pneus à plus forte valeur ajoutée) à hauteur de 0,7 point. Cela compense largement la baisse des volumes vendus (-0,5 point). "Dans des marchés difficiles, l'exposition du groupe à différents secteurs de l'économie permet une fois encore de démontrer sa résilience et de confirmer ses prévisions 2019", juge dans un communiqué le président Jean-Dominique Senard.

L'activité auto reste stable

Le groupe clermontois prévoit pour l'ensemble de l'année "une croissance des volumes en ligne avec l'évolution mondiale des marchés" et une hausse du résultat d'exploitation, à taux de change constants et sans compter la contribution de Camso et Fenner, estimée à 150 millions d'euros. Le résultat opérationnel des activités courantes, dit "résultat opérationnel des secteurs", avait atteint 2,77 milliards d'euros en 2018.

Le chiffre d'affaires est en progression de 0,2% à 2,788 milliards d'euros pour l'automobile. Dans un marché en baisse de 2 % - fortement affecté par le recul de la demande pour les pneus de "première monte" destinés aux véhicules neufs (-8 %), entraîné par la Chine - Michelin dit limiter la baisse des volumes écoulés à 1,6 %, et "consolide ainsi sa part de marché". Les ventes du secteur routier ont progressé de 5,3 % à 1,550 milliard pour le transport routier "dans des marchés en léger retrait", grâce en particulier au développement des offres de service et à une montée en gamme.

Intégration réussie pour Camso et Fenner

Quant aux activités de spécialités, elles ont progressé de 52,8 % à 1,471 milliard, fortement soutenue par l'intégration de Camso et Fenner. A périmètre constant, ce secteur affiche une croissance de 4,6 % de ses ventes, soutenue par une hausse des prix combinée à une stabilité des volumes et un effet de changes favorable. Les produits miniers et pneus pour avions ont particulièrement bien marché sur le trimestre.

Les marchés des pneus pour automobiles ("tourisme camionnette") devraient selon la direction "afficher une évolution contrastée" cette année, avec une poursuite de la baisse pour les pneus de "première monte" et une croissance modérée pour le remplacement. Les marchés des pneumatiques pour camions sont attendus "en léger recul", tandis que ceux des secteurs miniers, des avions et des deux roues devraient "rester dynamiques". Michelin attend aussi en 2019 des effets de change légèrement favorables et un impact négatif d'environ 100 millions d'euros sur le résultat d'exploitation lié à la hausse des cours des matières premières.

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Le manufacturier clermontois a officialisé sa nouvelle organisation. Florent Menegaux fait le choix de s'appuyer sur un Comex resserré qui passe de treize à dix membres dont trois nouveaux.

 

Comme attendu, le groupe Michelin fait évoluer son comité exécutif. Une façon pour Florent Menegaux, qui succèdera officiellement à Jean-Dominique Senard le 17 mai prochain à la présidence du manufacturier, de poser les jalons de son futur mandat. Première décision forte, le Comex est resserré, passant de treize à dix membres.

Trois dirigeants y font leur apparition. Il s'agit tout d'abord de Scott Clark, patron de Michelin en Amérique du Nord depuis janvier 2018 qui gagne en responsabilités en devenant directeur de la business unit automobile, motorsport, expériences et des régions Amériques (Nord, Centrale et Sud).

 Vient ensuite Jean-Claude Pats, directeur général de l'activité tourisme camionnette remplacement pour l'Europe de 2015 à 2018, qui a rejoint la pôle RH il y a un en tant que directeur du développement des personnes. Il se voit désormais confier la direction du personnel.

Et enfin Eric Vinesse, fidèle au groupe depuis 1984 qui était dernièrement directeur du développement pour les activités tourisme et camionnette après avoir géré les centres de R&D du groupe en France, aux Etats-Unis et en Asie. Il devient à présent directeur recherche et développement.

Le reste du Comex est composé d'Yves Chapot, ex-patron de la BU automobiles, Sonia Artinien-Fredou, Laurent Bourrut, Adeline Challon-Kemoun, Jean-Christophe Guérin et Serge Lafon. Deux historiques du groupes, Terry Gettys et Jean-Michel Guillon, sont en revanche écartés.

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Le manufacturier tricolore présentait à Genève le nouveau Pilot Sport 4 SUV. Un pneumatique alliant sécurité, robustesse et performance qui doit lui permettre de toucher le segment des crossovers Premium.

 

C'est sans doute la pièce qui manquait au puzzle Michelin. Présenté à l'occasion du dernier salon de Genève (Suisse), le nouveau Pilot Sport 4 SUV est un produit clé pour le manufacturier clermontois. Successeur du Lattitude Sport 3 dans la nomenclature maison et complément du Primacy 4, qui s'adresse de son côté à des modèles plus généralistes, cette innovation a été conçue pour répondre spécifiquement aux besoins des SUV haut de gamme et sportifs. Soit des modèles à forte valeur ajoutée servant à la fois de vitrine technologique et de poule aux œufs d'or sur le plan commercial.

Le Pilot Sport 4 SUV allie ainsi sécurité, robustesse et performance. Selon des tests indépendants, il se classe premier de sa catégorie en termes de freinage sur sol sec et mouillé tout en présentant la meilleure longévité kilométrique. Comme tous les pneus haut de gamme du groupe, celui-ci adopte des flancs Michelin Premium Touch Technology, autrement dit des pneus à l’aspect velours qui renforce le caractère exclusif du produit, doté par ailleurs d’un cordon protecteur de jante.

Le Pilot Sport Cup 2R, l'autre nouveauté

"Avec cette innovation, nous élargissons le spectre avec un produit conçu pour le segment Premium et qui nous permet d'autre part de toucher la cible des 21 pouces et plus", explique Alexandre Gasc, responsable du segment Pilot Sport. Commercialisé depuis le 1er mars, le Pilot Sport 4 SUV est disponible partout dans le monde en 53 dimensions (dont 18 nouvelles) et a déjà été référencé en première monte par Volvo et Range-Rover notamment.

En marge de ce lancement, Michelin dévoilait également à Genève le nouveau Pilot Sport Cup 2R qui vient compléter sa gamme sportive avec un pneu conçu pour les amateurs de circuit. Homologuée pour la route, cette innovation maximise l’adhérence sur piste sèche et apporte au conducteur un très haut niveau de grip, permettant des passages en courbes à des vitesses très élevées. Selon Michelin, l'apport des Pilot Sport Cup 2R offre un gain de 0,5 seconde par kilomètre. "C'est comme si vous ajoutiez 150 chevaux sous le capot !", conclu Alexandre Gasc.

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Le groupe tricolore a été élu "Tire Manufacturer of the Year" par un panel de spécialistes du secteur dans le cadre du salon Tire Technology Expo 2019.

 

Nouvelle distinction pour Michelin. Un panel mondial de 31 spécialistes de l’industrie du pneumatique, composé de professionnels de la recherche industrielle, d’experts universitaires, et de fabricants de véhicules et de pneumatiques, a décerné au groupe français le titre de manufacturier de l'année.

Michelin a reçu ce prix prestigieux lors d'une cérémonie organisée à l'occasion de la Tire Technology Expo 2019, organisée à Hanovre, en Allemagne. Le jury a récompensé Michelin pour plusieurs de ses réalisations, notamment les initiatives environnementales prises par le groupe, l’innovation de ses produits, et son travail mené quant à la performance des pneus usés.

"Au cours des 12 derniers mois, les initiatives de Michelin en matière d’environnement ont été remarquables. Ils sont l’un des rares manufacturiers pneumatiques à se tenir aux objectifs de durabilité fixés pour 2048, explique Klaus Baltruschat, expert en pneus au TÜV SÜD et membre du jury. Leurs initiatives environnementales, telles que la poudre de caoutchouc micronisée et la conception intelligente de la bande de roulement, qui offre toujours de bonnes performances même lorsqu’elle est usée, ne sont que quelques exemples parmi tant d'autres".

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Le groupe clermontois présentait au dernier SIMA sa nouvelle solution ZenaTerra permettant aux agriculteurs de piloter le télégonflage de leur tracteur rapidement et efficacement.

 

Fidèle au rendez-vous tricolore, Michelin participait du 24 au 28 février 2019 à la dernière édition du SIMA, le salon du matériel agricole, avec un stand pour le moins déconcernant. Le manufacturier exposait ainsi bien davantage de fauteuils que de pneumatiques ! Un parti pris assumé dans la mesure où le manufacturier souhaitait créer un espace convivial avec notamment plusieurs débats organisés chaque jour. Au centre de la "piste", figurait tout de même un pneu et un plexiglas étrange prenant la forme d'un tracteur.

Créé par et pour les agriculteurs

En réalité, tout était dit avec ces deux éléments. Cette année, Michelin comptait sur le SIMA pour dévoiler sa nouvelle solution ZenaTerra. Une innovation prenant la forme d'une application intégrée au tableau de bord du tracteur simplifiant, pour l'agriculteur, le télégonflage du véhicule. "ZenaTerra a été conçu par et pour les professionnels, insiste Benoit Puel, responsable produit au sein de la division agricole de Michelin. Avant de concrétiser ce projet, nous avons réuni des agriculteurs pour connaitre leurs problématiques puis leur apporter nos technologies. Et non l'inverse".

La solution ZenaTerra comprend en réalité trois briques technologiques. Indissociable de l'ensemble, le pneu Michelin EvoBib (exposé au SIMA), avec sa technologie ADT (Adaptive Design Technology), présente la particularité de modifier son empreinte en fonction de la pression de gonflage et ainsi de s’adapter à un usage champs ou route pour améliorer le rendement kilométrique, la consommation de carburant et enfin l'impact du poids du véhicule. L'intégration du système de télégonflage résulte quant à elle directement de l'acquisition des sociétés PTG et Téléflow en fin 2017.

Facturé entre 7 000 et 9 000 euros

La dernière brique tient dans le logiciel. Celui-ci s'intègre dans le tracteur (évitant l'ajout d'un écran supplémentaire) et s'avère ultrasimple à contrôler. En deux clics, l'agriculteur indique l'usage (champs ou route) et les spécificités du terrain. Il peut aussi, en amont, entrer les outils utilisés avec son tracteur pour ajuster encore plus précisément la pression des pneumatiques. Alors que le réseau de distribution est en cours de construction, négociants et concessionnaires factureront cette belle innovation entre 7 000 et 9 000 euros (hors pneus, pas d'abonnement requis).

Un investissement rapidement rentabilisé, à en croire Michelin. Le clermontois estime que sa technologie pourra améliorer de 11 % le rendement agronomique des terres contre un gain de 30 % pour le professionnel, qui travaillera ainsi plus efficacement avec une meilleure traction du véhicule. D'autres feront également le choix d'investir dans un tracteur moins puissant, eu égard à cette traction renforcée, et y gagneront alors sur leur investissement initial.

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jeudi, 14 février 2019 17:22

De solides résultats annuels pour Michelin

Le groupe Michelin a publié un bilan financier satisfaisant pour le compte de l'exercice 2018 avec un chiffre d'affaires stabilisé et un résultat opérationnel renforcé. De quoi se montrer optimiste pour l'année 2019.

 

A l'occasion de la publication de ses résultats financiers annuels, le groupe Michelin a présenté un bénéfice net en recul de 1,4 % pour le compte de l'exercice 2018, soufrant à la fois de la baisse du dollar mais aussi de plusieurs devises de pays émergents. Mais dans un environnement international compliqué pour le secteur, Michelin a réussi à maintenir son chiffre d'affaires (+ 0,3 % et + 4,1 % à taux de change constant), à hauteur de 22,03 milliards d'euros.

"De nouvelles opportunités de création de valeur"

Le résultat opérationnel des activités courantes a, lui aussi, légèrement progressé (+ 1,2 %), à 2,77 milliards d'euros. A taux de change constant, cette donnée aurait même augmenté de 11 % ( à 3,046 milliards). La marge opérationnelle s'affiche ainsi à 12,6 % et même à 13,3 % à taux de change constants. Toujours dans ces conditions, les ventes auraient progressé de 4,1 %. Au niveau des volumes, le clermontois affiche une croissance de 0,9 %. Après un premier trimestre négatif, Michelin a gagné 2 % sur les trois suivants.

"Le groupe a démontré sa capacité à améliorer son résultat opérationnel et à confirmer les progrès de free cash-flow structurel obtenus depuis plusieurs années, se félicite Jean-Dominique Sénard, qui passera la main en mai prochain à Florent Menegaux à la tête du groupe. 2018 marque aussi une accélération du déploiement de la stratégie du groupe avec les acquisitions de Fenner et Camso et la création de la co-entreprise de distribution TBC aux États-Unis. Ces opérations renforcent le groupe sur des marchés clés et lui apportent de nouvelles opportunités de création de valeur".

Réaction positive des marchés financiers

Ces résultats n'ont pas manqué de faire réagir les marchés. Mardi, l'action Michelin décollait 13,05 % (102,60 euros) à la Bourse de Paris dans un marché en hausse de 0,68 %. Les analystes d'Oddo BHF, note que la fin d'année du groupe a "finalement (été) plus solide qu'attendu. Dans un contexte automobile pourtant difficile en fin d'année (Chine, Europe), Michelin a donc surpris positivement". "Cette bonne surprise ne semble pas isolée puisque" les perspectives pour 2019 se sont également "révélées plus solides" et "devrait entraîner des révisions en hausse des attentes", ont-ils ajouté.

Pour 2019, le manufacturier français a indiqué avoir pour objectifs "une croissance des volumes en ligne avec l'évolution mondiale des marchés, un résultat opérationnel des secteurs supérieur à celui de 2018 hors effet de change (...) et un flux de trésorerie positif de 1,45 milliard d'euros". (Avec AFP)

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