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L'ETRMA a présenté son pire bilan depuis que l'organisation publie son baromètre trimestriel. En pleine crise sanitaire, le marché européen du pneumatique a dégringolé de 22 % en TC4 et de 14 % en PL.

 

La chute est aussi lourde que douloureuse pour l'industrie européenne du pneumatique. L'ETRMA, l'association continentale des fabricants de pneus et de caoutchouc, vient de publier les résultats du deuxième trimestre 2020. Ces derniers entrent malheureusement dans l'histoire de l'organisation puisque celle-ci n'avait ainsi jamais présenté un bilan aussi dégradé depuis l'instauration de son baromètre trimestriel.

Entre début avril et fin juin, les ventes de pneumatiques TC4 ont accusé une perte de 31 %, soit près de 16 000 unités évaporées, pour un résultat final de 35 002 enveloppes. Autres segments particulièrement touchés, le poids lourd et le deux-roues voient leurs volumes s'effriter de respectivement 23 % et 26 %. Au final, seules les ventes de pneus agricoles se sont maintenues à un bon niveau, le recul de 4 % s'apparentant à une belle performance.

Une industrie mondialisée

Sur l'ensemble de l'année, à présent, les résultats ne sont guères plus encourageants. Le TC4 totalise après six mois 83 050 ventes, soit une baisse de 22 % comparé au premier semestre 2019. Sur le strict plan de la variation, c'est moins que le segment deux-roues, qui n'a écoulé que 4 755 enveloppes, soit une perte de 23 %. Le PL enregistre de son côté une perte de 14 % contre 9 % pour l'agricole.

Comme le souligne l'ETRMA, "après avoir été fermé pendant 33 jours en moyenne en raison de Covid-19, tous les fabricants de pneus en Europe ont lentement repris leur production en mai, lorsque la plupart des pays européens ont assoupli leurs fermetures. En conséquence, une légère tendance à la hausse des ventes de pneus de remplacement a été observée vers la fin du trimestre".

"Nos perspectives pour 2020 restent sombres"

Toutefois, l'organisation s'interroge sur le niveau et la durée de cette relance. "Étant une industrie mondiale, la reprise du secteur des pneumatiques ne dépend pas seulement de la situation de l’Europe, mais aussi de la manière dont les autres parties du monde et les routes commerciales mondiales continuent d’être affectées par la pandémie et de la combattre."

"La reprise complète du secteur des pneumatiques est encore loin. Pour le moment, nous ne pouvons qu'espérer une stabilisation du marché au second semestre, juge Fazilet Cinaralp, secrétaire général de l'association. Nos perspectives pour 2020 restent sombres avec une baisse à deux chiffres des ventes attendue dans tous les segments".

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Dans un contexte de confinement, le marché tricolore a logiquement dégringolé le mois dernier. Le segment tourisme recule de 82 %, celui des utilitaires de près de 68 % tandis que les ventes en poids lourds ont été divisées par deux.

 

Sans surprise, le marché tricolore du pneumatique présente un bilan mensuel assez largement négatif. En plein confinement, les ventes ont chuté dans des proportions abyssales mais finalement assez cohérentes avec le ralentissement de l'économie. Selon les chiffres du panel GfK/SPP, la baisse des volumes en tourisme s'élève à 82,2 % et celle en 4x4 ou SUV à 80,8 %. Les segments orientés BtoB s'en sortent légèrement mieux puisque les ventes en utilitaires reculent de 67,8 % et en PL de 49,9 %.

"Avec une perte d’activité que nous mesurons entre 60 % et 70 % durant la période de confinement, notre secteur se situe très en deçà de la moyenne de 36 % calculée par l’INSEE pour l’ensemble des services marchands", étaye Michel Vilatte, président du Syndicat des professionnels du pneu.

Plus de 200 millions d'euros de manque à gagner

D'un point de vue géographique, cette tendance s'observe partout en France mais la région Ile-de-France est la plus touchée avec une baisse de 88,5 % du segment tourisme, contre 80 % dans le Sud-Ouest. Sur le plan de la distribution, les canaux centres autos et fast fitter ont davantage souffert durant ce mois d’avril confiné. Les baisses de volumes sur les pneumatiques TC4 atteignent 87,8 % contre 74,7 % chez les pneumaticiens.

Enfin, au niveau comptable, le chiffre d'affaires a diminué de 80,5 % (pneus TC4), soit un manque à gagner proche de 100 millions d’euros. Sur les quatre premiers de mois de l'année 2020, la baisse cumulée est de 34,1 %, soit une différence de 172,5 millions d’euros par rapport à l’attendu auxquels il faut ajouter 32 millions d'euros pour le PL. Sur ce premier quadrimestre, les volumes suivent la même tendance (-34,2 %) avec des résultats assez homogènes entre tourisme, 4x4 et utilitaires.

"Une longue période de convalescence"

Si les signaux du mois de mai avec la fin du confinement sont plutôt positifs, Michel Vilatte reste très prudent. "Les mesures sanitaires mises en place dans les centres, bien que justifiées, ont des effets délétères sur la productivité et la rentabilité des entreprises. Les premières remontées terrain font état d’une reprise très progressive."

"Il faut être conscient que nous sommes entrés dans une longue période de convalescence où les trésoreries se reconstituent très lentement après avoir frôlé leur point de rupture. La relance de la demande ne saurait être suffisante si elle n’est pas assortie de mesures de soutien fortes et durables aux entreprises, notamment par le biais d’annulations de charges ou d’allongements des délais de recouvrements", conclut le président.

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Sous l'effet de la crise sanitaire et du confinement, les ventes de pneumatiques ont lourdement chuté en mars dans l'Hexagone. Le SPP évalue à 70 millions d'euros le manque à gagner pour les canaux des pneumaticiens, centres autos et réparateurs rapides.

 

A l'instar du bilan européen de l'ETRMA, celui du Syndicat des professionnels du pneu confirme l'impact très prononcé de la pandémie de coronavirus sur l'industrie française du pneumatique. Selon le SPP, les ventes se sont littéralement effondrées en mars 2020. Le segment du tourisme est le plus impacté avec des volumes en chute de 41,3 % sur le mois.

Un résultat quasiment équivalent à celui du segment 4x4/SUV (-41,2 %) alors que celui des camionnettes fait légèrement mieux (-35,2 %), quelque peu aidé par les interventions sur les véhicules de livraisons ou d'urgence. Les ventes de pneus PL ont quant à elles diminué de 32,5 %.

"La perte de chiffre d’affaires se révèle abyssale"

Une baisse d'activité que le SPP réussit à évaluer et, là-encore, la tendance laisse songeur pour l'avenir de la profession. "La perte de chiffre d’affaires se révèle abyssale, explique Michel Vilatte, président du syndicat. Sur le seul mois de mars, 45,9 M€ ont ainsi été perdus sur les ventes de pneumatiques auxquels il faut rajouter le chiffre d’affaires provenant des pièces détachées complémentaires et des prestations annexes (montage, démontage, entretien, réparations, etc.)".

Sur le panel GfK/SPP, qui prend en compte les canaux des pneumaticiens, des centres autos et des réparateurs rapides (soit 55 % des volumes commercialisés dans l'Hexagone), la perte dépasse ainsi pour le seul mois de mars les 70 millions d'euros.

-19,4 % sur l'ensemble du trimestre

Et pour avril, le ralentissement économique et les reports d'interventions liés à de probables soucis de trésorerie risquent de peser encore davantage sur le secteur. Le SPP estime ainsi à 150 millions d'euros le manque à gagner pour ses représentants sur le mois en cours.

L'impact de la crise sanitaire est d'autant plus difficile à encaisser qu'il intervient après un exercice 2019 négatif et deux premiers mois 2020 eux-aussi en baisse, de respectivement 15 % en janvier et 3,5 % en février. Sur l'ensemble du premier trimestre, le marché TC4 voit ses volumes fondre de 19,4 %.

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vendredi, 17 avril 2020 09:13

Les ventes de pneus dégringolent en Europe

Une perte de 26 % sur le seul mois de mars et de 13 % sur l'ensemble du trimestre pour le segment TC4… Le dernier bilan de l'ETRMA montre l'impact direct du coronavirus sur le marché européen du pneumatique.

 

Après un exercice 2019 décevant, le début d'année 2020 n'a pas réellement permis à l'industrie européenne du pneumatique de retrouver des couleurs et la crise sanitaire qui touche actuellement le monde entier ne va clairement pas améliorer la situation. Selon le dernier bilan de l'Association des manufacturiers européens (ETRMA), les ventes d'enveloppes TC4 (tourisme, VUL, 4x4) ont diminué de 26 % entre mars 2020 et mars 2019, à hauteur de 15 739 unités, celles poids lourd ont reculé de 15 % (928), soit autant que le segment agricole (107), alors que les pneus deux-roues dégringolent de 41 % (688) !

Sur l'ensemble de l'année, tous ces segments sont dans le rouge (-13 % pour le TC4, -6 % pour le PL, -13 % pour l'agricole, -21 % pour les deux-roues). "La baisse drastique des ventes est en partie due aux nombreuses mesures prises par les fabricants de pneus pour protéger la santé et le bien-être de leurs employés et se conformer aux directives gouvernementales", note l'ETRMA. Celle-ci indique par ailleurs que, en date du 7 avril 2020, 89 % des capacités de production de pneus à l'échelle du continent sont fermées, ce qui impact 84 % des effectifs du secteur.

Le plus grand défi

Si l'association "soutient les mesures prises par la Commission européenne pour aider à atténuer les conséquences de cette crise sans précédent", elle juge qu'il s'agit là "du plus grand défi auquel notre industrie n'ait jamais été confrontée". Sa directrice générale, Fazilet Cinaralp, estime ainsi que la suspension des activités de production associée à la forte baisse de la demande "auront un impact durable sur les performances de notre industrie". Une reprise d'activité partielle, graduée et encadrée est défendue par l'ETRMA.

Pour le bien de chaque acteur mais aussi pour contribuer à lutter contre la pandémie de Covid-19. "L'industrie européenne du pneu reste prête à fournir toute l'assistance possible. Un certain nombre de membres de l'ETRMA produisent des masques chirurgicaux et des respirateurs dans différents États membres et continuent de se mobiliser sur tous les fronts pour jouer un rôle actif dans la bataille mondiale", conclut Fazilet Cinaralp.


 

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Nouvel exercice décevant pour les professionnels tricolores du pneumatique. L'an passé, il s'est écoulé en France 18,2 millions d'enveloppes, soit une perte de 550 000 unités.

 

Le bilan 2018 s'était avéré négatif mais le mouvement des Gilets Jaunes était passé par là et l'inactivité qui avait touché certains points de ventes sur la fin de l'exercice justifiait en grande partie la baisse de 3,1 % observée à cette question. Dans ce contexte, 2019 devait donc être l'exercice du rebond, celui censé compenser les pertes enregistrées un an plus tôt. Au final, le rebond n'a pas eu lieu puisque les dernières statistiques du panel SPP/GfK font état d'un marché français en recul de 2,9 % pour un total de 18,2 millions d'enveloppes. Malgré des prix moyens à la hausse, le chiffre d'affaires de ces ventes est lui négatif, de l'ordre de 1,6 % à hauteur de 1,581 milliard d'euros.

Si 2019 avait débuté de fort belle manière avec un mois de janvier à +17,4 %, les professionnels du secteur ont très vite déchanté avec un premier semestre désastreux (des baisses allant de 3,5 % à 12,7 % ont été observées entre février et juin) et un second tout aussi décevant. Même les mois de novembre et décembre, où un rebond était attendu eu égard aux faibles volumes enregistrés sur cette période en 2018, se sont avérés d'un acabit identique avec un recul de 3,6 % suivi d'un maigre gain de 1,2 %.

Le pneu toutes saisons confirme son rang

En entrant en détails dans ces résultats, on constate que les ventes de pneumatiques tourisme, qui représentent près de 86 % des volumes, ont reculé de 2,7 % pour atteindre leur plus bas niveau depuis six ans. A l'inverse, celles en 4x4/SUV ont confirmé leur progression mais avec une croissance limitée à 1,2 % et une part de marché toujours restreinte (5,3 %). Enfin, le segment camionnette fait lui aussi grise mine avec une inquiétante baisse annuelle de 7,3 % tandis que sur cinq ans ce marché a vu ses ventes diminuer de 9,5 %. Une situation que le SPP justifie par une évolution du modèle de distribution au sein duquel les pure player ont trouvé leur place pour séduire les pros.

Autre item et autre enseignement. Place forte du premium en Europe, la France voit encore les marques A dominer le marché même si leurs volumes affichent un recul de 2,9 %, principalement au bénéfice des marques B, pour le plus grand bonheur des principaux manufacturiers du marché, très souvent placés sur ces deux segments. Les marques budget continuent de grignoter du terrain et enregistrent en 2019 un bond spectaculaire de 16,2 % alors qu'à l'inverse, les marques de distributeurs chutent de 23,7 %. Le positionnement tarifaire "entre-deux" de cette offre n'est pas étranger à cette baisse.

Sur le plan de la saisonnalité, sans surprise, l'été perd du terrain (-6,4 %) au profit du toutes saisons qui, avec une croissance de 16,2 %, passe pour la première au-dessus des dix points de PDM. La baisse du pneu hiver, de l'ordre de 3,6 % est quant à elle justifiée par la situation météorologique. Dernier sujet qui a fait couler tant d'encre depuis dix ans, les écarts de prix entre acteurs physiques et digitaux se sont définitivement réduits. Les données relevées par Lizeo Group, partenaire du SPP, font état d'une différence quasi-nulle entre les uns et les autres.

Le segment poids lourd au plus haut depuis 2012

Quant aux ventes de pneumatiques poids lourds, elles sont de leurs côté mieux orientées avec un bilan 2019 à +1,7 %, portées notamment par un très bon quatrième trimestre. Les volumes en enveloppes neuves ont augmenté de 3,6 % et ont atteint leur plus haut niveau depuis 2012. Seule ombre au tableau, la situation du rechapé s'est à nouveau dégradée. En souffrance depuis sept à huit ans, ce marché avait relevé la tête en 2018 avant donc de rechuter en 2019 puisqu'une baisse de 1,8 % a été observée.

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Selon l'ETRMA, l'année 2019 ne restera pas dans les annales du pneumatique. Le secteur a ainsi enregistré une forte baisse de ses volumes à l'échelle européenne.

 

En souffrance sur les six premiers mois de l'année avec des volumes en baisse de 3,7 %, le marché européen du pneumatique n'a pas réussi à inverser la tendance lors du second semestre 2019. Selon le bilan annuel de l'Association des manufacturiers européens (ETRMA), une baisse significative a été observée à cette occasion et ce sur tous les segments, hormis celui des deux roues.

Ainsi, le marché du remplacement TC4 affiche un retrait de 3 %, pour un total de 219 millions d'enveloppes écoulées. Les ventes en OE ont suivi une trajectoire similaire avec des volumes en chute de 5 %, à 86 millions d’unités. Situation quelque peu différente pour le pneumatique PL qui présente un bilan à l'équilibre avec 12,5 millions de ventes. En OE, le segment enregistre en revanche une sérieuse déconvenue avec une perte de 10 points (5,7 millions d'unités).

La Chine laisse place à d'autres pays…

Secrétaire générale de l'ETRMA, Fazilet Cinaralp remarque que la stabilisation des ventes aftermarket des pneus PL prouve que les importations depuis la Chine ont été partiellement remplacées par des importations issues d’autres pays, en particulier de l’Asie du Sud-Est et de la Corée. En effet, les importations depuis les pays de l’ASEAN (Association des nations de l'Asie du Sud-Est) ont augmenté de 215 % en 2018 et de 170 % en 2019 tandis que celles issues de Corée du Sud ont grimpé de 117 % en 2018 et de 7 % en 2019.

La situation n’est guère plus reluisante du côté des ventes de pneus agricoles qui ont enregistré, pour la sixième année consécutive, un résultat négatif (-6 %). Finalement, seul le segment du deux-roues tire son épingle du jeu avec des volumes en hausse de 2 % (9,2 millions de montes).

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dimanche, 17 novembre 2019 17:49

Les ventes de pneus reculent en Europe

Selon le dernier relevé de l'ETRMA, le marché du pneumatique TC4 a vu ses volumes décroître de 2 % au cours du troisième trimestre.

 

Après un premier semestre négatif, la situation continue de se corser pour le pneumatique européen. Selon les dernières données trimestrielles de l'ETRMA (Association européenne des fabricants de pneus et de caoutchouc), les ventes de TC4 ont reculé de 2 % entre le 1er juillet et le 30 septembre 2019 pour un total de 58,416 millions d'unités.

Un déclin qui confirme la décroissance du marché sur l'ensemble de l'année puisque celui-ci totalise, après neuf mois, 159,441 millions de ventes, soit une baisse de 3 % sur un an.

L'agraire va mal

Deuxième segment sur le Vieux Continent, le poids lourd n'est pas au mieux non plus puisque ses ventes ont diminué de 2 % lors du troisième trimestre, à hauteur de 2,975 millions d'unités. Depuis le 1er janvier, le segment poids lourd reste toutefois positif avec un gain de trois points.

Dynamique semblable pour les pneus deux roues, qui perdent 2 % sur le dernier trimestre mais en gagne autant sur l'ensemble de l'année, alors que le segment agraire pointe dans le rouge sur tous les plans avec un recul de 8 % sur le trimestre et de 6 % sur les neuf premiers mois.

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Les volumes de pneumatiques TC4 ont reculé de 3,6 % sur les six premiers mois de l'année en France. Il s'agit du plus mauvais résultat semestriel enregistré par le marché depuis 2012 !

 

Mauvaise passe pour le pneumatique tricolore. Selon le dernier relevé semestriel GFK/SPP, les volumes d'enveloppes TC4 (tourisme, camionnette, 4×4/SUV) ont baissé de 3,6 % entre le 1er janvier et le 30 juin 2019. Le marché français enregistre ainsi son pire bilan semestriel depuis sept ans. Dans le détail, on note que si le segment 4×4/SUV s'est maintenu à un bon niveau (+2,2 %), celui des camionnettes a dégringolé avec une baisse de 6,2 %.

Comme le note le Syndicat des professionnels du pneu, cette mauvaise performance s'inscrit "dans la continuité de celles subies sur novembre et décembre 2018. Après un très bon mois de janvier (+17,3 %), les ventes ont de nouveau plongé à partir de février". Au niveau de la répartition des ventes, les marques de distributeurs ont particulièrement souffert, accusant un recul de 23,7 % de leurs volumes et une perte de 2,7 points de part de marché. A l'inverse, les marques Budget enregistrent un gain de 10,7 % pour une PDM de 13,5 points (+1,7 %).

Le marché PL souffre aussi

Sur le plan des saisons, à présent, les pneus toutes saisons continuent leur progression en dépit de ce contexte avec une croissance de 40,5 % et une part de marché qui dépasse dorénavant celle des pneus hiver (8,9 % contre 7,9 %). Ce segment confirme malgré tout son dynamisme avec des volumes en hausse de 11,7 % au premier semestre. Au final, les pneus été s'avèrent être les grands perdants du moment avec des ventes en baisse de 7,9 % et une PDM en recul de 3,9 points.

Bien que son recul ait ralenti lors du deuxième trimestre, le marché du pneu poids lourds termine lui aussi le semestre dans le rouge. Après trois premiers mois 2019 négatifs (-3 %), les trois suivants n'ont pas permis au marché de retrouver l'équilibre avec une baisse de 1,3 %. "Les impacts du contexte social tendu de la fin d’année 2018 ne se sont révélés qu’en début d’année 2019 dans les facturations des centres", étaye le SPP. Dans ce contexte, les ventes pneus de rechapés ont davantage souffert que celles de pneus neufs (-9,6 % contre +2 %).

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En dépassant de peu la barre des 100 000 unités, les ventes de pneumatiques pour véhicules particuliers ont reculé de 3,7 % lors des six derniers mois sur le sol européen.  

 

La première moitié de l'année 2019 a été difficile pour le marché européen du pneumatique. Selon les dernières données de l'ETRMA (Association européenne des fabricants de pneus et de caoutchouc), le segment des pneus pour véhicules légers, principal pourvoyeur de ventes sur le Vieux Continent, a totalisé 100 975 unités, soit une baisse de 3,7 % comparé au premier semestre 2018.

Le déclin observé au premier trimestre (-3 %) s'est confirmé au deuxième (-5 %). A l'inverse, le marché des pneus poids lourd a progressé de 5,4 % au cours des six derniers mois avec un total de 5 156 ventes. La reprise de ce segment s'est particulièrement ressentie en début d'année avec une croissance de 10 % entre janvier et mars.

Dans la tendance des ventes de VN

Autre segment porteur, celui des pneus deux roues. Il s'en est écoulé 6 152 au premier semestre (+3,2 %). Enfin, le segment agricole n'est pas au mieux lui aussi avec une perte de 4,4 % (682 unités).

"Le marché des pneumatiques donne une bonne idée de la situation économique générale, juge Fazilet Cinaralp, secrétaire générale de l'ETRMA. Les faibles ventes de pneus de remplacement pour voitures particulières reflètent la dynamique des immatriculations de voitures neuves dans l'Union européenne, qui ont également diminué au cours du premier semestre (-3,1 % selon l'ACEA, NDLR)".

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Malgré des ventes nettes et un bénéfice opérationnel impactés par les effets de change lors du premier semestre, le groupe Michelin a confirmé ses objectifs annuels.

 

C'est un premier semestre contrasté que vient de vivre le groupe Michelin. Celui-ci présente ainsi des résultats à deux vitesses avec tout d'abord un bénéfice net en hausse de 6%, à hauteur de 917 millions d'euros, grâce essentiellement à la baisse des taux d'intérêt et d'impôts. Dans le même temps, le manufacturier tricolore a vu ses ventes nettes reculer de 4,1%, pour un total de 10,6 milliards d'euros, sous l'effet de taux de changes négatifs.

Selon le directeur financier du groupe, Marc Henry, la baisse de plusieurs devises par rapport à la monnaie unique européenne a amputé les bénéfices de 218 millions, un résultat qualifié de "particulièrement violent". Ce facteur a aussi eu un impact sur le bénéfice opérationnel du groupe qui a chuté de 4,7 % (1,3 milliard d'euros).

Focus sur les pneus de spécialité

Dans ce contexte, la performance du premier semestre est un "bon résultat" pour Marc Henry qui confirme les objectifs 2018. Sur l'ensemble de l'année, Michelin table toujours sur "une croissance des volumes en lien avec l'évolution mondiale des marchés". Il prévoit une croissance du bénéfice opérationnel sur opérations courantes "supérieur à celui de 2017, hors effet de change" et la "génération d'un cash-flow libre structurel supérieur à 1,1 milliard d'euros", comme indiqué dans un communiqué.

Segment par segment, le manufacturier s'attend à un ralentissement de la croissance sur les marchés première monte tourisme camionnettes et poids lourds, mais à une demande toujours soutenue dans les pneus de spécialité. D'où sa décision annoncée le 12 juillet dernier de casser sa tirelire pour acquérir le Canadien Camso moyennant 1,45 milliard de dollars (1,25 milliard d'euros) afin de se renforcer dans les pneus de spécialité.

 

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