Pneumatique - Le site

A l'instar de Xavier Bertrand quelques jours plus tôt, la ministre de l'Industrie a jugé qu'il fallait être "exigeant" avec le manufacturier nippon qui souhaite fermer son usine nordiste.

 

Il parait illusoire de croire que ces prises de position feront infléchir le groupe japonais, toujours est-il que la pression de la classe politique sur Bridgestone demeure importante alors que la fermeture de l'usine de Béthune a été confirmée le 13 novembre dernier. La ministre de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, estime ainsi qu'il faut être "exigeant" avec le manufacturier nippon concernant l'avenir du site nordiste, jugeant qu'"aujourd'hui, le compte n'y est pas".

Bridgestone "accélérer la recherche de repreneurs", "améliorer le plan" de départ des 863 salariés, et "aider à la reprise quel que soit le repreneur", a détaillé la ministre devant les sénateurs lors d'une séance de questions au gouvernement. "Nous aurons un observateur dans les négociations à venir (...) Nous travaillons également avec Business France pour contacter nous-même des repreneurs potentiels", a poursuivi Agnès Pannier-Runacher.

"Des années de sous-investissement dans l'usine"

Deux sénatrices du Pas-de-Calais, Cathy Apourceau-Poly (PCF) et Sabine Van Heghe (socialiste), lui ont demandé si l'Etat allait forcer Bridgestone à rembourser les aides publiques touchées pour le site, ou à le céder pour un euro symbolique. Sans répondre directement à ces propositions, la ministre a confirmé que "des années de sous-investissement dans l'usine" expliquaient la situation du site de Béthune. "J'aurais préféré prendre la situation il y a 5 ans, là on aurait pu faire quelque chose comme ça a été le cas à Bari", une usine italienne où Bridgestone est resté et a investi.

Bridgestone avait brutalement annoncé mi-septembre la fermeture de son usine de Béthune. Il a depuis rejeté le scénario proposé par le gouvernement, visant à investir sur ce site pour le transformer en usine de production de pneus de qualité supérieure à ceux de petit calibre manufacturés jusqu'alors. Selon l'intersyndicale, le gouvernement a évoqué jeudi 12 novembre l'intérêt de quatre industriels du pneu (un chinois, un turc et deux indiens) pour une reprise partielle du site. (Avec AFP)

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mercredi, 18 novembre 2020 11:34

Xavier Bertrand met la pression sur Bridgestone

Toujours aussi remonté par la fermeture à venir de l'usine du manufacturier située à Béthune, le président de la région Hauts-de-France exhorte Bridgestone à revoir à la hausse son enveloppe allouée au financement du plan social.

 

Mobilisé sur ce dossier depuis deux mois et l'annonce par Bridgestone de la fermeture imminente du site de fabrication nordiste, Xavier Bertrand ne relâche pas l'étreinte sur le groupe nippon. Alors que celui-ci a réaffirmé vendredi 13 novembre 2020, ses intentions, le président de la région Hauts-de-France l'exhorte à financer au "maximum" le plan social lié à la fermeture de cette usine qui emploie 863 personnes, estimant qu'il n'est "jamais trop tard pour bien faire".

120 millions d'euros… une "plaisanterie" !

"Aujourd'hui, le problème est très simple, en juin prochain il est prévu zéro emploi sur le site. Il est prévu aujourd'hui 120 millions d'euros pour l'ensemble des salariés pour leur permettre de s'en sortir, de rebondir et pour aussi retrouver des emplois sur ce site. C'est un chiffre qui est dérisoire par rapport au préjudice et par rapport à ce que Bridgestone peut faire, a déclaré Xavier Bertrand sur l'antenne de France Bleu Nord. Quand on part, en France, on doit partir en respectant les salariés. On n'est pas aux Etats-Unis. On n'est pas avec des gens qui sont des Kleenex qu'on balance".

Qualifiant de "plaisanterie" ce montant de 120 millions d'euros, le président de l'exécutif régional réclame ainsi"le maximum" à Bridgestone. Car "je veux que Bridgestone paie une partie du salaire de départ et des charges de départ" lorsque"les ex-Bridgestone (...) seront recrutés par un nouvel employeur". Pour lui, dans ce contexte, Michelin est un "exemple" à "suivre". "Quand ils ont fermé des usines, eux, ils ne se sont pas contentés du minimum. Ils ont fait le maximum pour que les salariés puissent retrouver dignement un travail et qu'il puisse y avoir de nouvelles activités".

L'intersyndicale déplore un manque de transparence

Selon l'intersyndicale, le gouvernement, qui avait proposé un projet alternatif, a évoqué jeudi dernier l'intérêt de quatre industriels du pneu (un chinois, un turc et deux indiens) pour une reprise partielle du site. "La direction a une fois de plus fait preuve de mauvaise foi et de manque de transparence envers les élus qui ne cessent de réclamer des explications sur les différents scénarii envisagés concernant la fermeture du site", a affirmé mardi à l'issue d'un CSE l'intersyndicale, dans un tract.

Les représentants syndicaux déplorent que leurs experts ne soient "toujours pas en possession des informations leur permettant d'avancer dans leurs travaux", et se disent prêts à "saisir l'administration du travail pour demander une injonction visant à obtenir les documents réclamés". "Il est évident que la direction tente de gagner du temps pour éviter d'avoir à expliquer clairement l'inexplicable : il n'y a pas de motif à la fermeture du site de Béthune !", insistent-ils. (Avec AFP)

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En dépit d'un troisième trimestre plutôt dynamique pour le pneumatique mondial, le groupe nippon s'attend à enregistrer une fin d'année difficile avec la seconde vague épidémique. Il table ainsi sur un résultat annuel en baisse de 17,6 %.

 

"Le marché mondial du pneu (...) s'est redressé au troisième trimestre" dans le sillage d'une reprise économique mondiale progressive, a expliqué Bridgestone dans son communiqué. Le groupe s'attend à une baisse de la demande au quatrième trimestre en raison de la deuxième vague du Covid-19, mais cette baisse devrait être "d'une ampleur inférieure à celle enregistrée au deuxième trimestre".

Sur la base de ce scénario, il a relevé, jeudi 12 novembre, sa prévision de chiffre d'affaires 2020, passée de 2 700 à 2 890 milliards de yens (23,4 milliards d'euros), ce qui marquerait un repli de 17,6 % sur un an. Il a aussi rehaussé sa prévision de bénéfice opérationnel ajusté, à 150 milliards de yens contre 100 milliards de yens jusque-là. Cela signifierait une chute de 55,3 % comparé à 2019. Il prévoit malgré tout une perte nette annuelle de 60 milliards de yens (485 millions d'euros), contre un bénéfice de 240 milliards de yens en 2019.

Baisse des dividendes

Bridgestone n'avait jusqu'à présent pas livré un objectif de résultat net pour cette année. En dépit de cette perte nette attendue, le groupe a prévu de verser à ses actionnaires un dividende total de 105 yens par action sur l'ensemble de l'exercice, un montant certes abaissé sur un an (160 yens par action en 2019).

Au troisième trimestre 2020, Bridgestone a encore accusé une légère perte nette de 2,1 milliards de yens (16,9 millions d'euros), contre un bénéfice net de 90 milliards de yens un an plus tôt. Mais c'est une franche amélioration par rapport au deuxième trimestre, pendant

Béthune et Port Elizabeth, même combat

Il a aussi renoué avec un bénéfice opérationnel au troisième trimestre (70,2 milliards de yens, soit -33 % sur un an), à la faveur d'une nette reprise de ses ventes. Son chiffre d'affaires trimestriel s'est élevé à 793,5 milliards de yens (6,4 milliards d'euros), un recul de 10,2 % sur un an mais une amélioration de 31,5 % par rapport au deuxième trimestre.

Outre son projet de fermer, l'an prochain, son usine française de Béthune (863 salariés), Bridgestone a aussi décidé de se séparer d'une usine de Port Elizabeth, en Afrique du Sud, un projet confirmé ce mois-ci où 252 sont menacés. (avec AFP)


 

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vendredi, 13 novembre 2020 15:02

Bridgestone lâche définitivement Béthune

Le manufacturier a réaffirmé son intention de fermer son usine nordiste. Le projet alternatif, présenté par le ministère de l'Industrie, a été balayé par la direction nippone. Agnès Pannier-Runacher a promis de ne pas abandonner les salariés.

 

Depuis le 16 septembre 2020, date à laquelle Bridgestone a dévoilé son jeu, le sort réservé à l'usine de Béthune a suscité une réelle indignation mais aussi un vrai élan de solidarité. Des membres du gouvernement s'y sont rendus à plusieurs reprises pour comprendre la situation, échanger avec les 863 salariés menacés de perdre leur emploi et tenté de trouver des solutions. Cet engagement s'est traduit par la présentation d'un plan alternatif à la fermeture du site, dévoilé à la mi-octobre, visant à sauver entre 525 et 555 postes moyennant une redéfinition stratégique et un investissement compris entre 97 et 125 millions d'euros que les pouvoirs publics étaient prêts à soutenir.

"Nous allons nous battre pour que ce site reste industriel"

Quasiment deux mois jour pour jour après son annonce initiale, Bridgestone a réaffirmé son intention de fermer Béthune courant 2021. Le scénario de Bercy a été rejeté par la direction nippone au cours d'une réunion qui s'est tenue le jeudi 12 novembre 2020 au ministère de l'Industrie. "Bridgestone a fermé la porte, Bridgestone quitte le site de Béthune […] le scénario qui visait à maintenir une activité de production de pneus a été refermé", a déclaré Agnès Pannier-Runacher, ajoutant que "nous serons là au côté des salariés pour trouver les meilleures solutions, nous allons nous battre pour que ce site reste industriel".

"Bridgestone ne souhaite pas investir à Béthune parce qu'ils considèrent que le marché est en surcapacité, nous ne partageons pas totalement cette appréciation mais nous prenons acte, a concédé la ministre. Nous allons travailler sur des scénarios de reprise. Béthune a des talents, des savoir-faire". "L'espoir ce n'est pas que le drapeau de Bridgestone soit sur l'usine, c'est qu'à l'intérieur de l'usine, il y ait des gens qui continuent à travailler", a-t-elle relevé. Pour "implanter des activités d'avenir", elle a évoqué parmi les pistes un "écosystème en train de se mettre en place" dans la région avec un "site de batteries électriques qui va ouvrir et qui va recruter 2 400 personnes".

Bridgestone a identifié 4 projets de reprise

"Réduire la capacité de production de l’usine à une quantité de 3 millions de pneus ne constitue pas une solution pérenne pour Bridgestone, face à des concurrents dont la taille des usines s’accroît pour atteindre 10 à 20 millions de pneus", a développé le manufacturier dans un communiqué. Il a par ailleurs ajouté que "la recherche d'un repreneur au sein du secteur du pneu en partenariat avec Business France et la recherche d'activités hors pneus, ont permis l'identification de 10 opportunités dont 4 projets déjà bien définis."

Président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand a également refusé de s'avouer vaincu, en invoquant une possible reprise. "Il y a un projet sur des pneus. Bridgestone nous dit "on est même prêt à ce qu'un concurrent vienne s'installer à notre place". Dont acte", a-t-il affirmé. L'Etat et les collectivités restent prêts à mettre leur part "pour des projets de repreneurs sérieux qui ne soient pas Bridgestone", avec le même ratio d'un euro d'argent public pour un euro d'argent privé, a-t-il précisé. "Le bras-de-fer continue" par ailleurs avec Bridgestone, "pour qu'ils mettent le maximum sur le plan social", insiste l'élu.

Des reclassements possibles

"Il faut que Bridgestone arrête de jouer la montre, arrête de jouer avec les nerfs des salariés". "L'heure est pour nous au combat sur les mesures sociales, on va essayer d'aller chercher le maximum pour chacun des salariés", a de son côté réagi l'avocat de l'intersyndicale, Me Stéphane Ducrocq, s'affirmant "déçu et en colère" de l'attitude de la direction. Le projet "tenait la route, et aujourd'hui Bridgestone l'a en 5 minutes balayé", a-t-il déploré. "Dès le lendemain de l'annonce de la fermeture, Bridgestone s'est assis à la table des négociations, a signé un accord de méthode, et dans cet accord, il s'engageait à rechercher des solutions alternatives, et nous on y a cru, raison pour laquelle le site est resté admirablement calme pendant deux mois", a-t-il rappelé.

Pour adoucir la nouvelle, Bridgestone annonce avoir identifié des possibilités de reclassements au sein du groupe (First Stop, Côté Route, Speedy), avec une centaine d'offres déjà disponibles, mais aussi en dehors, faisant état de 400 opportunités sur le territoire local et 1300 autres en France, grâce au soutien du CNPA, du SNCP et du SPP. Conformément au plan initial, l'usine de Béthune, en l'état actuel des choses, devrait donc fermer ses portes en mai 2021. (Avec AFP)

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Pas vraiment rassurant et comportant trop de zones de flou, le projet alternatif dévoilé par le gouvernement à propos de l'usine Bridgestone de Béthune n'a pas rencontré l'adhésion des représentants syndicaux. Des précisions rapides sont attendues.

 

L'intersyndicale de Bridgestone s'inquiète du flou du scénario présenté lundi dernier par la ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, pour éviter la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune et demande des précisions rapides tant sur le contenu du projet que sur l'investissement de l'Etat, a indiqué jeudi son avocat à l'AFP.

Plus de la moitié des emplois sauvés

"Il faut nous dire rapidement ce qu'il en est et qu'ils ne fassent pas rêver les gens", a souligné Me Stéphane Ducrocq à l'issue de deux assemblées générales des salariés jeudi. Il a évoqué un "scénario au doigt mouillé pour lequel on ignore absolument si Bridgestone est d'accord ou pas". Lundi, le gouvernement a proposé à Bridgestone un "scénario" pour éviter la fermeture du site de Béthune, annoncée en septembre par le géant japonais du pneumatique et qui menace 863 emplois.

Fondé sur une expertise du cabinet Accenture, ce projet industriel prévoit une production sur place de 3 millions de pneus de qualité supérieure et maintiendrait plus de la moitié des emplois. Il suppose une restructuration, 100 millions d'euros d'investissement et de 25 à 40 % de gains de productivité. L'Etat dit qu'il est prêt à contribuer à l'investissement sur le site, "mais combien, comment ?" s'est interrogé Me Ducrocq.

Des experts vont se rendre sur place

Dans un communiqué de presse, l'intersyndicale s'est affirmée mercredi "inquiète", déplorant que le projet dévoilé à Bercy "reste muet sur les investissements massifs qui avaient été promis par l'État dans le cadre du plan de relance". Demandant à participer à une réunion avec le gouvernement et la direction de Bridgestone Europe, elle a assuré qu'elle n'accepterait "qu'un projet viable à long terme qui garantisse le maximum d'emplois sur site". Mardi, Agnès Pannier-Runacher avait indiqué que le gouvernement se donnait trois semaines pour valider ou non le scénario en question.

Des experts du cabinet Accenture doivent venir le 29 octobre à l'usine de Béthune, a indiqué Me Ducrocq, qui espère alors obtenir des précisions sur les contours du projet. "Le scénario d'une fermeture n'emporte pas les mêmes mesures que le scénario où on ne licencie pas tout le monde", a-t-il rappelé, alors que le top départ des cinq mois de négociations du plan de sauvegarde de l'emploi a été donné le 1er octobre. Mi-septembre, Bridgestone avait annoncé la "cessation définitive" à l'horizon 2021 de l'activité du site invoquant une surcapacité de production en Europe et la concurrence des marques asiatiques à bas coûts. (avec AFP)


 

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mercredi, 28 octobre 2020 09:51

Bridgestone équipe la nouvelle Maserati MC20

Le manufacturier nippon accompagne le retour du constructeur italien sur le segment des supercars. Une version spécifique de la gamme Potenza a été développée pour équiper la MC20.

 

Bridgestone a été choisi comme fournisseur exclusif des pneumatiques pour la nouvelle supercar MC20 de Maserati. Pendant la phase de développement de cette étonnante voiture, le constructeur italo-américain était en quête d’une enveloppe sport premium, capable de fournir des performances exceptionnelles, à la hauteur de celles de la nouvelle sportive. Partenaire de longue date de Maserati, Bridgestone a répondu à l’appel et a concrétisé le projet Maserati en lui proposant les pneus Potenza spécialement conçus pour la MC20.

Cette gamme spécifique présente une bande de roulement aux sculptures asymétriques pour une réponse optimale aux sollicitations du conducteur et une meilleure stabilité dans les virages. Le nouveau composé de la bande de roulement améliore l’adhérence, et la structure de la carcasse permet une répartition égale de la pression au sol dans les courbes. La combinaison de ces caractéristiques permet de disposer d’un pneu à haute performance qui offre un équilibre optimal entre contrôle, réactivité et stabilité.

Modélisation virtuelle

Bridgestone et Maserati ont fait appel à leurs propres centres de recherche et développement, et ont utilisé une technologie révolutionnaire de développement virtuel pour concevoir et tester la nouvelle MC20 et ses pneus. Grâce à sa technologie propriétaire de modélisation virtuelle des pneumatiques, Bridgestone a réduit le temps de développement, limitant l’impact environnemental en utilisant moins de ressources et en accélérant la mise sur le marché. Ce procédé innovant a permis de finaliser le projet en seulement 24 mois.

"Entièrement développés, testés et fabriqués en Europe, les pneus Potenza devaient répondre aux exigences très particulières de Maserati. En totale collaboration, nous avons donc développé un pneu spécifiquement adapté, qui permet à la MC20 de laisser libre cours à toute sa puissance et à ses exceptionnelles capacités sportives, notamment en termes de contrôle", étaye Steven De Bock, directeur de l’activité remplacement et première monte de Bridgestone EMIA.

Publié dans Auto, VUL et SUV

Pour éviter la fermeture pure et simple de l'usine nordiste du groupe Bridgestone, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l'Industrie, a dévoilé un plan alternatif. Le manufacturier nippon semble ouvert à la discussion.

 

Quelques jours après leur avoir rendu visite, la ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a réuni une quarantaine de représentants des salariés de l'usine Bridgestone de Béthune et d'élus locaux à Bercy. L'objet de cette réunion portait sur la présentation d'un scénario alternatif à la fermeture du site nordiste. Ce projet industriel basé sur une expertise du cabinet Accenture prévoit une production sur place de 3 millions de pneus de qualité supérieure ce qui permettrait de sauvergarder entre 460 à 560 emplois sur les 860. Il suppose une restructuration, 100 millions d'euros d'investissement et de 25 à 40 % de gains de productivité.

"Nous avons demandé à Bridgestone de prendre le temps de creuser ce scénario complémentaire", a expliqué Agnès Pannier-Runacher. Nous ne nous laisserons pas faire, nous allons nous battre pour donner un avenir industriel à ce site. (...) J'espère que nos amis japonais mesurent ce qui est en jeu au niveau humain à Béthune".

Un calendrier serré

Mi-septembre, Bridgestone avait brutalement annoncé la "cessation définitive" de l'activité du site, qui emploie plus de 860 personnes, à l'horizon 2021, invoquant une surcapacité de production en Europe et la concurrence des marques asiatiques à bas coûts. Selon la contre-expertise d'Accenture, "le marché du pneu en Europe est difficile, les chiffres communiqués par Bridgestone sont fondés et les scénarios qu'ils avaient regardés n'étaient pas viables économiquement. Mais il y a un scénario qu'il est intéressant de creuser", a poursuivi Agnès Pannier-Runacher. "Bridgestone est prêt à le regarder. Nous sommes également attentifs à toute proposition de leur part pour mettre de la charge industrielle sur le site", a-t-elle dit.

"C'était une réunion constructive, ça fait du bien de se sentir soutenus", a dit Stéphane Ducrocq, l'avocat représentant les salariés de Bridgestone. "On espère aller vers autre chose que cette fermeture". "Notre grosse crainte aujourd'hui, c'est le temps qui passe", a-t-il poursuivi. "La fermeture, si elle a lieu, est prévue pour le 2 mai. Ils pourraient nous balader pendant trois ou quatre mois et finalement fermer".

L'Etat et les collectivités locales au soutien

"Il faut que Bridgestone au Japon nous dise comment ils répondent. Les Japonais sont toujours très attachés à leur réputation, il faut qu'ils fassent bien attention [à la façon dont] ça se passe", a souligné le président (ex-LR) des Hauts-de-France, Xavier Bertrand. "Si c'est non, on va rentrer dans un bras de fer pour obtenir le maximum pour le site et les salariés. On ne part pas comme ça, en France". L'État et les collectivités locales pourraient soutenir un nouveau projet industriel, a souligné Xavier Bertrand, à une hauteur qui, "si on a un projet qui tient la route, ne sera pas 10, 20 ou 30 % : ce sera plus", a-t-il souligné.

"Le directeur local est complètement disqualifié, il ne joue que la fermeture de l'usine", a déclaré le maire (UDI) de Béthune Olivier Gacquerre. "Il faut qu'on arrive à convaincre la direction européenne de retravailler ce scénario avec nous. Il faudra compacter, travailler sur le reclassement d'une partie des salariés. Il faut aussi mettre la pression sur la direction japonaise", a poursuivi le maire, évoquant un possible "boycott" des produits Bridgestone. "Les organisations syndicales et les salariés ont eu un comportement absolument exemplaire", a salué de son côté la ministre chargée de l'Industrie. "Tout le travail a continué à être fait en temps et en heure. Cette image de professionnalisme, d'attachement au site, et d'exigence vis-à-vis de Bridgestone (...) nous permettent d'avancer". (avec AFP)

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Un an après son lancement, la gamme nippone destinée au transport régional s'enrichit. Grâce à leurs multiples atouts, les références rechapées Bandag R-Drive 002 et R-Trailer 002 offrent de nouvelles solutions notamment aux gestionnaires de flottes.

 

Bridgestone annonce le lancement des pneus rechapés Bandag RD002 et RT002, venant compléter la gamme Duravis destinée aux flottes de véhicules poids lourds. Lancée l’année dernière et déjà complétée sur le premier semestre 2020 avec de nombreuses dimensions, cette dernière est l’un des fers de lance de l’offre PL du manufacturier nippon couvrant le segment du transport régional, qui représente plus de 50 % du marché tricolore.

Un coût kilométrique en baisse de 10 %

A l'heure de proposer encore plus de solutions aux clients, Bridgestone a fait le choix de miser sur le rechapage, une technologie qui s’impose de plus en plus comme une évidence au sein des flottes de par les réductions de matériaux considérables qu’il permet : 14kg d’acier et 32 kg de gommes économisés, 70 % de pétrole en moins et des émissions de CO2 en baisse de 80 %.

Parfaitement fiables, économiques et écologiques, sans aucun compromis sur les promesses d’origine de la gamme Duravis, ces versions rechapées RD002 et RT002 garantissent des performances d’usure améliorées, un coût réduit au kilomètre (-10 % par rapport à ses prédécesseurs), une efficacité en carburant optimisée (-4 % de résistance au roulement pour le RD002 et -16 % pour le RT002 par rapport à ses prédécesseurs) et une conduite en toute sécurité tout au long de l’année.

Deux engagements

En marge de ce lancement, Bridgestone lance également le programme "Testez l'Excellence". Destiné aux nouveaux clients possédant dans leur flotte moins de 20 % de produits du groupe, celui-ci est basé sur une promesse kilométrique puisque le manufacturier s'engage à ce que le Duravis puisse permettre de rouler au moins 10 % de plus que la précédente monte. Une offre valable jusqu'au 31 décembre 2020 et qui s'applique à toute la gamme.

Ce programme est complété par un second volet, "Engagement Sérénité", qui promet de rouler en toute sérénité avec des pneus Bandag, grâce à la couverture de tout dommage accidentel sur le pneumatique.

Publié dans Poids lourd

Alors qu'un millier de postes sont à pourvoir dans le secteur du pneu, l'organisation professionnelle s'est rapprochée du service des ressources humaines du site nordiste de Bridgestone. L'objectif : assurer l'avenir des 863 salariés.

 

Le compte à rebours est lancé pour sauver l'usine Bridgestone de Béthune. Prévue pour le deuxième trimestre 2021, la fermeture du site nordiste du manufacturier ne cesse de susciter réactions et indignations. Alors que les pouvoirs publics maintiennent le lien avec le groupe nippon pour tenter de faire infléchir sa décision, les salariés ont reçu le soutien de leur organisation professionnelle, le SPP, dans ce moment très incertain.

Sitôt l'annonce officialisée, le Syndicat des professionnels du pneu s'est rapproché du service des ressources humaines de Béthune pour mettre en place un lien. Celui-ci note que "la direction générale de Bridgestone a immédiatement accepté et établi une passerelle avec le SPP afin d’examiner toutes les pistes possibles et mettre en œuvre des solutions adaptées pour le recrutement et la formation des candidats".

Des spécialités qui recrutent

Dans la mesure où un millier de postes sont à pourvoir actuellement dans ce secteur d'activité, cette initiative doit permettre d'assurer l'avenir d'une partie des 863 salariés nordistes et en les aidant à se réorienter vers d'autres métiers (monteurs et dépanneurs en industriel, poids lourd, agraire…) où de réelles opportunités existent.

Le SPP œuvre continuellement pour résoudre cette problématique du manque de main d'œuvre. Outre une plateforme digitale dédiée à ce sujet (jobs-pneu.com), un réseau de trois établissements de type CFA (La Motte-Servolex, Thionville et St Jean de la Ruelle) a vu le jour pour dispenser des formations qualifiantes. Des sessions de trois mois accueillent ainsi tout au long de l'année de nouveaux embauchés non issus de l'univers du commerce et du service du pneumatique.

Publié dans Marché

Tandis que le manufacturier a réaffirmé sa volonté d'aller au bout du projet de fermeture de son usine nordiste, les ministres de l'Industrie et du Travail, Agnès Pannier-Runacher et Elisabeth Borne, se sont rendues sur place pour étudier plusieurs scénarios alternatifs.  

 

Le combat autour de l'avenir du site de production Bridgestone de Béthune (Nord) est bel et bien engagé. Ce lundi 21 septembre 2020, à l'issue d'une réunion de crise avec les syndicats, les élus locaux, et deux membres du gouvernement, le fabricant japonais de pneumatiques a affirmé dans un communiqué que "le projet de cessation totale d'activité" était "la seule option qui permettrait de répondre à la surcapacité de production structurelle de Bridgestone et donc de sauvegarder la compétitivité de ses opérations en Europe".

Le manufacturier a toutefois annoncé qu'il entendait "participer activement à la recherche de solutions pour le site et le territoire". Bridgestone a assuré "rechercher des entreprises susceptibles d'être intéressées par une reprise totale ou partielle du site et des employés ou pour développer des projets permettant de créer de nouvelles activités dans la région". Le groupe s'engage également à soutenir la mise en œuvre des solutions qui pourraient être suscitées par cette démarche, y compris la reprise du site par des concurrents.

Un cabinet pour mener une contre-expertise

Parallèlement, Bridgestone entend proposer "un plan d'accompagnement adapté à chaque salarié, incluant des mesures de pré-retraite sans coût pour la collectivité, mais aussi des mesures encourageant les reclassements au sein des autres activités de Bridgestone en France et favorisant les reclassements externes". "Nous ne laisserons aucun salarié sans emploi ou sans accompagnement adapté et personnalisé", a déclaré Laurent Dartoux, président de Bridgestone pour la zone Europe, Russie, Moyen-Orient, Inde et Afrique.

Présentes autour de la table, Agnès Pannier-Runacher et Elisabeth Borne, respectivement ministres de l'Industrie et du Travail, se sont quant à elles engagées à trouver des solutions. "Des scénarios alternatifs à une fermeture de site" seront étudiés lors d'une nouvelle réunion d'ici "deux à trois semaines", a affirmé Agnès Pannier-Runacher. La ministre a également précisé que le gouvernement allait charger un cabinet de conseil de mener une contre-expertise. (avec AFP)

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