Pneumatique - Le site

En souffrance depuis le début de la crise sanitaire, les ventes de pneumatiques sont reparties à la hausse en juin dernier avec des progressions à deux chiffres pour toutes les catégories de produits. Sur l'ensemble du premier semestre, la tendance du marché s'avère toutefois négative.

 

Après avoir subit des mois difficiles marqués par la pandémie de coronavirus, les professionnels du pneumatique ont vécu une fin de premier semestre plus favorable. Selon les derniers relevés du panel GfK/SPP, toutes les catégories de montes ont enregistré une hausse de leurs volumes en juin 2020, et plus particulièrement les pneus 4x4 / SUV (+24,1 %) et camionnette / VUL (+19,1 %). Au global, les ventes de pneus tourisme ont progressé de 14,7 %.

Ce sont principalement les marques B (+28,1 %) et budget (+25,7 %) qui ont tiré leur épingle du jeu, devant les marques premium (+10,4 %) et MDD (+0,5 %). Autre point notable : la bonne tenue des pneus toutes saisons (+56,6 %), dont les volumes sont comparables à ceux d’un mois de février ou mars. Si les ventes de pneus poids lourds ont été moins affectées par la période de confinement, elles affichent malgré tout une nette reprise en juin. Le redémarrage est plus marqué sur les pneus neufs (+19,8 %) que sur les rechapés (+11,1 %).

Pas encore de "guerre des prix"

Si on se penche sur les canaux de distribution, le bilan du SPP fait apparaître que la reprise est nettement plus soutenue chez les négociants spécialistes (+20,9 %) que chez les centres autos/réparateurs rapides (+10,2 %), et ce malgré des écarts de prix moyens relativement stables.

D’ailleurs, les tarifs moyens sont en légère hausse de +2,8 %, tous segments confondus. La tendance est relativement similaire sur le segment PL avec des prix moyens stables sur le neuf (+1,4 %) comme sur le rechapé (0 %). "La légère hausse des prix moyens enregistrée durant ce mois de reprise est un élément positif, écartant, au moins provisoirement, le spectre d’une guerre des prix", souligne le SPP.

Près de 200 millions d'euros de manque à gagner

Si le retour des clients dans les points de vente et la reprise d’activité sont des éléments rassurants pour les professionnels du pneumatique, ces derniers estiment toutefois que le retard accumulé pendant les 55 jours de confinement sera dur à rattraper. Sur les six premiers mois de l’année, le manque à gagner en termes de chiffre d’affaires est estimé à 175,3 millions d’euros sur les ventes de pneus TC4 (hors prestations), soit -23,6 % par rapport à la même période 2019. Pour le segment PL (hors prestations), la perte est évaluée à 20 millions d’euros sur les ventes de pneus neufs et 13 millions d’euros sur le rechapé.

"Le marché du pneumatique a montré des signes de redémarrage plutôt rassurants. Néanmoins, de nombreuses questions restent en suspens : dans quelle proportion les kilomètres non parcourus durant les deux mois de confinement seront ils rattrapés ? La baisse de l’utilisation de l’automobile liée au télétravail sera-t-elle compensée par l’augmentation de l’utilisation de l’automobile liée à la peur des transports en commun, autant pour aller travailler que pour partir en vacances ? Quel impact sur le marché du remplacement aura l’afflux de véhicules neufs bénéficiant de la prime à la conversion ? Quelles seront les conséquences des difficultés du transport routier sur notre activité industrielle ? La deuxième partie de l’année reste donc très incertaine et notre optimisme doit rester mesuré, en espérant quelques coups de pouce, comme par exemple la promulgation de la loi Montagne", commente Dominique Stempfel, président du SPP.

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Changement à la direction générale de la division consumer de Goodyear France où Thierry Villard succède à Jean-Denis Perche. Le nouveau responsable évolue dans le groupe américain depuis 2007.

 

Depuis le 1er juillet 2020, Thierry Villard est le nouveau directeur général de la division consumer (pneus tourisme, 4x4 et camionnette) de Goodyear France. Prenant la suite de Jean-Denis Perche, qui a souhaité donner une nouvelle orientation à sa carrière, il assume également le mandat de président de Goodyear France et reporte directement à David Anckaert, vice-président consumer Europe.

Agé de 60 ans, Thierry Villard est diplômé de HEC et évolue depuis trente-cinq ans dans les ventes et le marketing. Après avoir débuté sa carrière chez Danone, à des postes de commercial terrain puis au service marketing, il entre en 1996 chez Kodak. Pendant onze ans, il multiplie les expériences en France comme à l'international (Genève, Dubaï) aux directions ventes-marketing France, grands comptes internationaux, ainsi qu'à la direction générale Europe de l'Est, Moyen-Orient et Afrique.

Il rejoint Goodyear en 2007 en étant nommé directeur des ventes et du marketing pour l'Europe de l'Est, le Moyen-Orient et l'Afrique. Trois ans plus tard, il se voit confier la direction générale de la zone Europe Centrale puis, à partir de 2013, celle de la zone Australie/Nouvelle-Zélande. Depuis deux ans, il dirigeait le déploiement d’un programme stratégique pour la division consumer de Goodyear en Europe.

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Dans un contexte de confinement, le marché tricolore a logiquement dégringolé le mois dernier. Le segment tourisme recule de 82 %, celui des utilitaires de près de 68 % tandis que les ventes en poids lourds ont été divisées par deux.

 

Sans surprise, le marché tricolore du pneumatique présente un bilan mensuel assez largement négatif. En plein confinement, les ventes ont chuté dans des proportions abyssales mais finalement assez cohérentes avec le ralentissement de l'économie. Selon les chiffres du panel GfK/SPP, la baisse des volumes en tourisme s'élève à 82,2 % et celle en 4x4 ou SUV à 80,8 %. Les segments orientés BtoB s'en sortent légèrement mieux puisque les ventes en utilitaires reculent de 67,8 % et en PL de 49,9 %.

"Avec une perte d’activité que nous mesurons entre 60 % et 70 % durant la période de confinement, notre secteur se situe très en deçà de la moyenne de 36 % calculée par l’INSEE pour l’ensemble des services marchands", étaye Michel Vilatte, président du Syndicat des professionnels du pneu.

Plus de 200 millions d'euros de manque à gagner

D'un point de vue géographique, cette tendance s'observe partout en France mais la région Ile-de-France est la plus touchée avec une baisse de 88,5 % du segment tourisme, contre 80 % dans le Sud-Ouest. Sur le plan de la distribution, les canaux centres autos et fast fitter ont davantage souffert durant ce mois d’avril confiné. Les baisses de volumes sur les pneumatiques TC4 atteignent 87,8 % contre 74,7 % chez les pneumaticiens.

Enfin, au niveau comptable, le chiffre d'affaires a diminué de 80,5 % (pneus TC4), soit un manque à gagner proche de 100 millions d’euros. Sur les quatre premiers de mois de l'année 2020, la baisse cumulée est de 34,1 %, soit une différence de 172,5 millions d’euros par rapport à l’attendu auxquels il faut ajouter 32 millions d'euros pour le PL. Sur ce premier quadrimestre, les volumes suivent la même tendance (-34,2 %) avec des résultats assez homogènes entre tourisme, 4x4 et utilitaires.

"Une longue période de convalescence"

Si les signaux du mois de mai avec la fin du confinement sont plutôt positifs, Michel Vilatte reste très prudent. "Les mesures sanitaires mises en place dans les centres, bien que justifiées, ont des effets délétères sur la productivité et la rentabilité des entreprises. Les premières remontées terrain font état d’une reprise très progressive."

"Il faut être conscient que nous sommes entrés dans une longue période de convalescence où les trésoreries se reconstituent très lentement après avoir frôlé leur point de rupture. La relance de la demande ne saurait être suffisante si elle n’est pas assortie de mesures de soutien fortes et durables aux entreprises, notamment par le biais d’annulations de charges ou d’allongements des délais de recouvrements", conclut le président.

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Sous l'effet de la crise sanitaire et du confinement, les ventes de pneumatiques ont lourdement chuté en mars dans l'Hexagone. Le SPP évalue à 70 millions d'euros le manque à gagner pour les canaux des pneumaticiens, centres autos et réparateurs rapides.

 

A l'instar du bilan européen de l'ETRMA, celui du Syndicat des professionnels du pneu confirme l'impact très prononcé de la pandémie de coronavirus sur l'industrie française du pneumatique. Selon le SPP, les ventes se sont littéralement effondrées en mars 2020. Le segment du tourisme est le plus impacté avec des volumes en chute de 41,3 % sur le mois.

Un résultat quasiment équivalent à celui du segment 4x4/SUV (-41,2 %) alors que celui des camionnettes fait légèrement mieux (-35,2 %), quelque peu aidé par les interventions sur les véhicules de livraisons ou d'urgence. Les ventes de pneus PL ont quant à elles diminué de 32,5 %.

"La perte de chiffre d’affaires se révèle abyssale"

Une baisse d'activité que le SPP réussit à évaluer et, là-encore, la tendance laisse songeur pour l'avenir de la profession. "La perte de chiffre d’affaires se révèle abyssale, explique Michel Vilatte, président du syndicat. Sur le seul mois de mars, 45,9 M€ ont ainsi été perdus sur les ventes de pneumatiques auxquels il faut rajouter le chiffre d’affaires provenant des pièces détachées complémentaires et des prestations annexes (montage, démontage, entretien, réparations, etc.)".

Sur le panel GfK/SPP, qui prend en compte les canaux des pneumaticiens, des centres autos et des réparateurs rapides (soit 55 % des volumes commercialisés dans l'Hexagone), la perte dépasse ainsi pour le seul mois de mars les 70 millions d'euros.

-19,4 % sur l'ensemble du trimestre

Et pour avril, le ralentissement économique et les reports d'interventions liés à de probables soucis de trésorerie risquent de peser encore davantage sur le secteur. Le SPP estime ainsi à 150 millions d'euros le manque à gagner pour ses représentants sur le mois en cours.

L'impact de la crise sanitaire est d'autant plus difficile à encaisser qu'il intervient après un exercice 2019 négatif et deux premiers mois 2020 eux-aussi en baisse, de respectivement 15 % en janvier et 3,5 % en février. Sur l'ensemble du premier trimestre, le marché TC4 voit ses volumes fondre de 19,4 %.

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Pour respecter les mesures gouvernementales en vigueur dans ces trois pays, Michelin a décidé de stopper la production de 21 usines au total.

 

Une semaine minimum voire beaucoup plus. Pour tenter à son niveau d'enrayer la propagation du coronavirus et respecter les mesures de confinement actées par les gouvernements locaux, Michelin vient d'annoncer l'arrêt de ses usines françaises, espagnoles et italiennes. Il s'agit de respecter "les mesures d'hygiène et de confinement mises en place dans ces pays", a expliqué le manufacturier à l'AFP.

Le site de Bassens y échappe

En France, la décision s'applique à 14 sites industriels qui emploient environ 10 000 personnes, c'est à dire l'ensemble des usines du groupe à l'exception de celle de Bassens, près de Bordeaux, qui fabrique des élastomères de synthèse exportés vers les usines Michelin du monde entier et qui est "indispensable à la poursuite des activités du groupe dans le reste du monde". Concernant les sites de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) et Bourges (Cher), qui produisent pour l'armée, des vérifications sont en cours pour examiner si les contrats autorisent un arrêt total de la production.

En Espagne, un peu plus de 7 000 salariés sont touchés sur 4 sites, et en Italie environ 3 500 personnes sur 3 sites de production. Concernant les activités tertiaires du groupe, le télétravail a été généralisé à l'ensemble des salariés, a indiqué le porte-parole.

D'autres usines pourraient s'arrêter

Au global, la fermeture "concerne plus de 20 000 salariés sur 21 sites industriels dans les trois pays, les plus touchés en Europe par l'épidémie", a précisé le porte-parole. Ces mesures "pourront être prolongées" et le groupe "pourra être amené à prendre des mesures similaires pour d'autres usines Michelin en Europe". Michelin indique "regarder les processus d'indemnisation" pour les salariés, "en fonction des dispositifs dans chaque pays".

La décision a été prise ce week-end "pour contribuer à l'effort des trois gouvernements de ralentir l'expansion de l'épidémie" et"pour assurer la protection maximale de nos salariés", a-t-on précisé de même source. (avec AFP)

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Nouvel exercice décevant pour les professionnels tricolores du pneumatique. L'an passé, il s'est écoulé en France 18,2 millions d'enveloppes, soit une perte de 550 000 unités.

 

Le bilan 2018 s'était avéré négatif mais le mouvement des Gilets Jaunes était passé par là et l'inactivité qui avait touché certains points de ventes sur la fin de l'exercice justifiait en grande partie la baisse de 3,1 % observée à cette question. Dans ce contexte, 2019 devait donc être l'exercice du rebond, celui censé compenser les pertes enregistrées un an plus tôt. Au final, le rebond n'a pas eu lieu puisque les dernières statistiques du panel SPP/GfK font état d'un marché français en recul de 2,9 % pour un total de 18,2 millions d'enveloppes. Malgré des prix moyens à la hausse, le chiffre d'affaires de ces ventes est lui négatif, de l'ordre de 1,6 % à hauteur de 1,581 milliard d'euros.

Si 2019 avait débuté de fort belle manière avec un mois de janvier à +17,4 %, les professionnels du secteur ont très vite déchanté avec un premier semestre désastreux (des baisses allant de 3,5 % à 12,7 % ont été observées entre février et juin) et un second tout aussi décevant. Même les mois de novembre et décembre, où un rebond était attendu eu égard aux faibles volumes enregistrés sur cette période en 2018, se sont avérés d'un acabit identique avec un recul de 3,6 % suivi d'un maigre gain de 1,2 %.

Le pneu toutes saisons confirme son rang

En entrant en détails dans ces résultats, on constate que les ventes de pneumatiques tourisme, qui représentent près de 86 % des volumes, ont reculé de 2,7 % pour atteindre leur plus bas niveau depuis six ans. A l'inverse, celles en 4x4/SUV ont confirmé leur progression mais avec une croissance limitée à 1,2 % et une part de marché toujours restreinte (5,3 %). Enfin, le segment camionnette fait lui aussi grise mine avec une inquiétante baisse annuelle de 7,3 % tandis que sur cinq ans ce marché a vu ses ventes diminuer de 9,5 %. Une situation que le SPP justifie par une évolution du modèle de distribution au sein duquel les pure player ont trouvé leur place pour séduire les pros.

Autre item et autre enseignement. Place forte du premium en Europe, la France voit encore les marques A dominer le marché même si leurs volumes affichent un recul de 2,9 %, principalement au bénéfice des marques B, pour le plus grand bonheur des principaux manufacturiers du marché, très souvent placés sur ces deux segments. Les marques budget continuent de grignoter du terrain et enregistrent en 2019 un bond spectaculaire de 16,2 % alors qu'à l'inverse, les marques de distributeurs chutent de 23,7 %. Le positionnement tarifaire "entre-deux" de cette offre n'est pas étranger à cette baisse.

Sur le plan de la saisonnalité, sans surprise, l'été perd du terrain (-6,4 %) au profit du toutes saisons qui, avec une croissance de 16,2 %, passe pour la première au-dessus des dix points de PDM. La baisse du pneu hiver, de l'ordre de 3,6 % est quant à elle justifiée par la situation météorologique. Dernier sujet qui a fait couler tant d'encre depuis dix ans, les écarts de prix entre acteurs physiques et digitaux se sont définitivement réduits. Les données relevées par Lizeo Group, partenaire du SPP, font état d'une différence quasi-nulle entre les uns et les autres.

Le segment poids lourd au plus haut depuis 2012

Quant aux ventes de pneumatiques poids lourds, elles sont de leurs côté mieux orientées avec un bilan 2019 à +1,7 %, portées notamment par un très bon quatrième trimestre. Les volumes en enveloppes neuves ont augmenté de 3,6 % et ont atteint leur plus haut niveau depuis 2012. Seule ombre au tableau, la situation du rechapé s'est à nouveau dégradée. En souffrance depuis sept à huit ans, ce marché avait relevé la tête en 2018 avant donc de rechuter en 2019 puisqu'une baisse de 1,8 % a été observée.

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lundi, 20 janvier 2020 10:24

BKT sponsorisera la Ligue 2 française

Alors que le manufacturier indien perdra à la fin de la saison la Coupe de la Ligue, BKT deviendra à partir de l'été prochain le nouveau sponsor titre du championnat de France de deuxième division.

 

Le goût du ballon rond avec le sens du rebond ! Engagé auprès de la Série B italienne et de la Liga espagnole, le groupe BKT est également implanté dans le football tricolore en sponsorisant depuis deux saisons la Coupe de la Ligue. Problème, celle-ci s'arrêtera le 4 avril 2020, soit 26 ans après sa création. Pour compenser cette perte, le manufacturier indien s'est positionné récemment pour tenter de remporter l'appel d'offres pour le naming de la Ligue 2.

Une initiative couronnée de succès puisque BKT a été choisi par la Ligue de Football Professionnel (LFP) pour devenir le nouveau sponsor titre du championnat de France de deuxième division en remplacement de la chaîne de restauration rapide Domino's Pizza. A compter de la saison 2020-2021, la compétition sera ainsi rebaptisée Ligue 2 BKT. Cet accord restera en vigueur pendant quatre ans, soit jusqu'à la fin de la saison 2023-2024.

De multiples partenariats sportifs

"Nous sommes heureux de continuer notre aventure dans le football français, se félicite Lucia Salmaso, PDG de BKT Europe. Ce nouveau parrainage rentre parfaitement dans notre stratégie de croissance pour la notoriété de notre marque". Patronne sur le Vieux Continent du spécialiste des pneu hors-routes, cette dernière entend ainsi se rapprocher "toujours plus de nos utilisateurs, les agriculteurs, en partageant avec eux la passion pour le football et pour le sport".

De nombreuses surprises et animations seront offertes aux supporters de la Ligue 2 BKT au cours des prochaines saisons. "BKT est bien connu pour les expériences uniques et irremplaçables qu’il fait vivre aux supporters", précise le groupe. Outre le football européen, d'autres compétition telles que le championnat de cricket australien, les compétitions canadienne de curling ou encore le Monster Jam américain profitent également du soutien de BKT.

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Jusqu'ici implantée à Massy, la filiale tricolore du manufacturier japonais a pris possession de ses nouveaux locaux à Rungis.

 

Nouveau départ pour Bridgestone France. En septembre dernier, la société a quitté ses bureaux de Massy (91) pour s'installer quelques kilomètres plus à l'est, très précisément à Rungis (94). L’objectif de ce déménagement est d’offrir aux collaborateurs un environnement de travail flexible et plus convivial, favorisant les interactions entre les différents services.

"Tout au long du projet, des workshops ont été organisés avec les collaborateurs afin qu’ils puissent faire part de leurs envies et suggestions, l’objectif étant que notre nouveau lieu de travail réponde pleinement à leurs attentes", explique Corinne David, directrice des ressources humaines de Bridgestone France et Benelux.

Une salle d'innovation

Les nouveaux locaux sont équipés d'un espace d'accueil ouvert "qui reflète la culture de l'entreprise", d'une bibliothèque où chacun peut se détendre, d'open-spaces encourageant les échanges entre les collaborateurs et les interactions entre les services, ainsi que d'une salle d'innovation incitant les équipes "à libérer leur créativité et à réaliser de belles présentations".

"Nous évoluons dans un secteur en perpétuel mouvement qui nous demande agilité, flexibilité et esprit d’innovation. Nous avons souhaité que nos espaces de travail reflètent ce qui nous guide aujourd’hui tout en offrant à nos collaborateurs un cadre professionnel le plus confortable, optimal et inspirant possible", ajoute Tom Adams, directeur général France et Benelux.

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Les volumes de pneumatiques TC4 ont reculé de 3,6 % sur les six premiers mois de l'année en France. Il s'agit du plus mauvais résultat semestriel enregistré par le marché depuis 2012 !

 

Mauvaise passe pour le pneumatique tricolore. Selon le dernier relevé semestriel GFK/SPP, les volumes d'enveloppes TC4 (tourisme, camionnette, 4×4/SUV) ont baissé de 3,6 % entre le 1er janvier et le 30 juin 2019. Le marché français enregistre ainsi son pire bilan semestriel depuis sept ans. Dans le détail, on note que si le segment 4×4/SUV s'est maintenu à un bon niveau (+2,2 %), celui des camionnettes a dégringolé avec une baisse de 6,2 %.

Comme le note le Syndicat des professionnels du pneu, cette mauvaise performance s'inscrit "dans la continuité de celles subies sur novembre et décembre 2018. Après un très bon mois de janvier (+17,3 %), les ventes ont de nouveau plongé à partir de février". Au niveau de la répartition des ventes, les marques de distributeurs ont particulièrement souffert, accusant un recul de 23,7 % de leurs volumes et une perte de 2,7 points de part de marché. A l'inverse, les marques Budget enregistrent un gain de 10,7 % pour une PDM de 13,5 points (+1,7 %).

Le marché PL souffre aussi

Sur le plan des saisons, à présent, les pneus toutes saisons continuent leur progression en dépit de ce contexte avec une croissance de 40,5 % et une part de marché qui dépasse dorénavant celle des pneus hiver (8,9 % contre 7,9 %). Ce segment confirme malgré tout son dynamisme avec des volumes en hausse de 11,7 % au premier semestre. Au final, les pneus été s'avèrent être les grands perdants du moment avec des ventes en baisse de 7,9 % et une PDM en recul de 3,9 points.

Bien que son recul ait ralenti lors du deuxième trimestre, le marché du pneu poids lourds termine lui aussi le semestre dans le rouge. Après trois premiers mois 2019 négatifs (-3 %), les trois suivants n'ont pas permis au marché de retrouver l'équilibre avec une baisse de 1,3 %. "Les impacts du contexte social tendu de la fin d’année 2018 ne se sont révélés qu’en début d’année 2019 dans les facturations des centres", étaye le SPP. Dans ce contexte, les ventes pneus de rechapés ont davantage souffert que celles de pneus neufs (-9,6 % contre +2 %).

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Nokian Tyres France revoit sa stratégie de distribution. Pour gagner en visibilité et en efficacité, le manufacturier finlandais choisit de regrouper ses réseaux Vianor et Nokian Authorized Dealers au sein de ce dernier.

 

Avec une part de marché d'environ 3 %, Nokian Tyres reste un acteur confidentiel dans l'Hexagone. Un constat qui n'empêche pas le finlandais d'avoir de l'ambition. Sous la houlette de Michel Poirier et de ses six collègues, le spécialiste des pneus hiver ne cesse de se développer en France. L'an passé, en dépit d'un contexte social instable, ses ventes ont ainsi progressé de 5 % et son chiffre d'affaires de 4 % en ayant écoulé deux-tiers de montes hiver sur un marché pourtant peu sensible à ce segment.

Difficile de rattacher Vianor à Nokian

"Très tôt, nous avons fait le choix de nous appuyer sur une stratégie de distribution sélective. Pour que nous puissions bien vivre, nous voulons que nos clients vivent bien. Nous nous refusons donc à sacrifier leurs marges", explique le directeur commercial. Un parti-pris qui ralentit sans doute son développement même si Nokian est aujourd'hui présent chez les principaux réseaux de pneumaticien, de centres autos, ainsi que chez Allopneus et même chez des constructeurs (Volkswagen, Ford, Toyota, Volvo…).

Cette distribution, justement, s'appuie depuis plusieurs années sur deux concepts : Vianor, un réseau rassemblant près de 2000 points de vente à l'échelle du globe (27 pays) dont 45 en France ; et NAD, riche ici d'environ 150 distributeurs. Depuis le début de l'année, le premier nommé n'est plus présent dans l'Hexagone. "Le lien était difficile à faire entre Vianor et Nokian. Nos distributeurs perdaient beaucoup de temps à expliquer que le premier était le réseau du second, étaye Michel Poirier. A présent, on va concentrer nos efforts marketing uniquement sur notre réseau de distributeurs agréés, les fameux NAD."

Une cinquantaine de centres supplémentaires attendue

Le développement des NAD a été confié à Jean-Philippe Lignon, précédemment en charge de celui de Vianor. D'ici la fin 2020, tous les centres de ce dernier seront modernisés avec les couleurs et la signalétique Nokian. Une opération entièrement prise en charge par la tête de réseau qui "offre" également à tous ses membres des vêtements et des cessions de formation. Autre atout, l'enseigne est accessible soit dans une version allégée (typiquement, un distributeur du réseau X pourra devenir distributeur agréé Nokian) ou dans une version complète avec l'ensemble du point de vente aux couleurs de la firme.

"On est un peu le réseau de ceux qui ne veulent pas être dans un réseau, précise Michel Poirier. On s'adresse à une cible de distributeurs très vaste". Alors que les équipes France vont continuer à se renforcer (10 personnes en 2022) pour assurer notamment la croissance du réseau NAD, qui devrait grossir d'une cinquantaine de points de vente à moyen terme, Nokian ambitionne de vendre d'ici trois ans plus d'un million de pneumatiques dans l'Hexagone. Un chiffre symbolique qui ferait de la France le troisième marché de la marque en Europe derrière la Russie et l'Allemagne.

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