Pneumatique - Le site
vendredi, 17 juillet 2020 08:37

Le tribunal retoque les ambitions de Michelin

Le projet du manufacturier tricolore de reporter les augmentations salariales 2020, pour plus de 1 700 salariés, a été invalidé par le tribunal de Clermont-Ferrand. Les collaborateurs concernés seront donc revalorisés dès septembre.

 

Le 30 juin dernier, le tribunal de Clermont-Ferrand, qui avait été saisi en référé par le syndicat CFE-CGC, a rejeté le report à 2021 des augmentations prévues cette année. Cet ajournement a fait l'objet d'un appel au volontariat après que l'entreprise eut échoué à faire signer par les organisations syndicales un avenant à l'accord collectif. Contacté par nos confrères de l'AFP, Michelin a annoncé sa décision de faire appel.

Le manufacturier a estimé que ses arguments étaient fondés juridiquement, mais a également indiqué qu'il appliquerait les augmentations sans revenir dessus. Après le coup porté à l'entreprise par la crise sanitaire, Michelin avait soumis aux syndicats un avenant à l'accord collectif proposant de reporter d'un an les augmentations négociées en France, à l'exclusion des rémunérations les moins élevées, dans un souci de "cohésion sociale avec les autres pays du groupe" où ce gel a été appliqué.

Un appel au volontariat illicite

Seule la CFDT a signé cet avenant, qui était assorti d'une clause de "retour à la bonne fortune", conduisant la direction à lancer le 20 avril un appel au volontariat dans une note adressée aux salariés concernés. Selon la CFE-CGC, 11 % des effectifs, soit 1 770 salariés y ont répondu favorablement. Le tribunal a jugé cet appel aux volontaires illicite et estimé qu'un salarié ne peut pas individuellement renoncer à un accord collectif qui lui est plus favorable, indique le syndicat.

Les salariés concernés se verront donc appliquer sur la paye de septembre les augmentations qu'ils avaient accepté de reporter à 2021, avec effet rétroactif au 1er mai. (Avec AFP)

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L’enseigne du groupe Michelin a annoncé l’arrivée de 9 nouveaux centres franchisés, dans des régions stratégiques de l’Hexagone, depuis le début de l’année 2020. 

 

Euromaster renforce son maillage. L’enseigne du groupe Michelin, qui est restée très active durant le confinement notamment en offrant un check-up sécurité complet à tous les personnels médicaux, poursuit ses ambitions de croissance. Avec pour objectif d’ouvrir 100 nouveaux centres de service en franchise à horizon 2025.

Ainsi, depuis le début de l’année 2020, le réseau de pneumaticiens a accueilli 9 nouveaux adhérents dans des régions stratégiques : Euromaster Crépy Auto Services, à Armentières (59) ; Euromaster Nord Est Pneus, à Toul (54) ; Euromaster Nord Est Pneus, à Commercy (55) ;  Euromaster BS Pneus, à Vendenesse-lès-Charolles (71) ; Euromaster MJSC Auto, à Crépy-en-Valois (60) ; Euromaster Weecar, à Issoire (63) ;  Euromaster Matéquip, à Chauffailles (71) ; Euromaster Matéquip, à Varennes-sous-Dun (71) ; Euromaster Master Auto, à la Roche-sur-Foron (74).

430 centres dont 138 franchisés en France

Les nouveaux adhérents qui ont rejoint l’enseigne bénéficient ainsi de l’appui et du rayonnement d’un acteur de référence du pneumatique. De plus, les franchisés disposent d’un accompagnement sur le terrain avec un animateur expert de l’enseigne pour la transmission du savoir-faire, de son organisation de travail et de ses méthodes et process. "Nous mettons un point d’honneur à apporter un accompagnement sur mesure à nos franchisés tout en leur laissant une grande liberté entrepreneuriale", explique Claude Tinguely, directeur de la franchise Euromaster France.

"Notre ambition est de compléter notre maillage territorial de manière agile pour offrir le meilleur service possible à nos clients, en particulier à notre clientèle professionnelle. Pour atteindre cet objectif que nous nous fixions tout juste en fin d’année dernière, nous poursuivons la promotion de notre modèle de franchise et nos rencontres avec les potentiels nouveaux adhérents qui candidatent auprès de notre direction franchise", conclut Claude Tinguely.

Pour rappel, Euromaster compte plus de 430 centres de service (dont 138 franchisés) répartis dans toute la France, auxquels il faut ajouter 800 ateliers mobiles pour les interventions sur les sites de ses clients. Depuis la création du modèle de franchise Euromaster en 2008, ce sont en moyenne 10 entrepreneurs qui font le choix de rejoindre l’enseigne chaque année. Par ailleurs, le pneumaticien vend près de 3 millions de pneus par an.

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Le spécialiste des pneumatiques en ligne enregistre une croissance de ses ventes sur le segment PL de 50 % sur les douze derniers mois. Un marché qu’il entend continuer de développer.

 

Alors que le marché des pneumatiques poids lourds a connu une hausse de 1,7 % en 2019, le pure player suit la même tendance ! Ce dernier a connu une croissance de ses ventes de pneumatiques poids lourds de 50 % lors des douze derniers mois.

Les marques premium en tête

Des performances qui s’expliquent notamment par une offre de plus en plus importante. Son panel comprend aujourd’hui une quinzaine de références dont Bridgestone, Continental, Dunlop, Firestone, Goodyear, GT Radial, Hankook, Michelin, Pirelli, ou encore Riken.

Et ce sont principalement les marques premium qui se distinguent. Ainsi, 29 % des ventes ont été réalisées sur la marque Hankook et 22 % sur Michelin. Néanmoins, les pneumatiques de la marque japonaise budget Riken arrive également sur le podium, représentant 17 % des ventes.

Un confinement dynamique

La plateforme de vente en ligne a également constaté une forte demande de pneus poids lourds de mars à mai 2020 : "Pendant le confinement, de nombreux professionnels ont rencontré des difficultés d'approvisionnement, ce qui a provoqué des ruptures de stock sur le marché. En cette période exceptionnelle, Pneumaclic s'est posé en solution de dépannage efficace", souligne Delphine Bonnet, responsable opérationnel de Pneumaclic.

Des résultats qui confortent le pure player dans sa stratégie de développement de son offre : "Nous n'avons cessé d'améliorer notre prestation depuis le lancement de Pneumaclic. L'élargissement de notre panel de marques et notre positionnement en tant que solution de dépannage se sont avérés efficaces pour accroître nos ventes. Nous souhaitons poursuivre cette ambition afin d'être un acteur incontournable de la vente en ligne BtoB de pneumatiques", conclut Lionel Haberlé, directeur général de Pneumaclic.

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Alors que le site vendéen fermera ses portes fin 2020, le groupe clermontois s'est entendu avec les pouvoirs publics. Pour soutenir l'emploi local, Michelin va verser 3,7 millions d'euros qui permettront de recréer 613 postes.

 

Annoncée en octobre 2019, la fermeture du site de production de La Roche-sur-Yon (Vendée) sera effective d'ici la fin de l'année 2020. Conformément à l'engagement pris à l'annonce de cette nouvelle, Michelin a signé mardi avec l'État une convention de revitalisation du bassin d'emploi de la préfecture vendéenne qui l'engage à verser 3,7 millions d'euros pour recréer 613 emplois dans le département et plus globalement tout autour de celui-ci.

"Cette aide s'élève à 3,7 millions d'euros, soit le montant maximum en cas de fermeture de site", a indiqué Michelin dans un communiqué transmis par la préfecture de Vendée. Quoiqu'il arrive, "la totalité de la somme sera dépensée, c'est réglementaire", a souligné Thierry Martin-Lassagne, directeur de Michelin Développement France lors de la signature du document. "A travers cette convention bilatérale, le groupe Michelin a pris l'engagement d'aider financièrement, sur trois ans, à la création d'autant d'emplois que ceux perdus par le territoire du fait de la fermeture du site", détaille pour sa part la préfecture dans son communiqué.

Des aides allant de 4 000 à 10 000 euros

Spécialisé dans la production de pneumatiques poids lourds, le site de La Roche-sur-Yon emploie plus de 600 salariés. Ces derniers doivent être accompagnées pour retrouver un emploi sur d'autres sites du groupe en France ou auprès d'un nouvel employeur. Indépendamment de l'accompagnement de ses collaborateurs, l'entreprise est tenue de palier à la destruction des emplois vendéens et cela prendra la forme d'aides directes (72 % de la somme) et indirectes (les 28 % restants).

Ces aides sont destinées aux PME de moins de 250 salariés, "les grands groupes ayant moins besoin d'aide", a précisé Thierry Martin-Lassagne. Il pourra s'agir d'une subvention de 4 000 euros pour chaque création d'emploi ou d'un prêt participatif de l'ordre de 8 000 à 10 000 euros par CDI signé. "Les subventions ne seront versées qu'au vu d'un contrat de travail signé après une période d'essai, il n'y aura pas de place aux chasseurs de prime", a précisé le responsable. (Avec AFP)

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Conséquence directe de la crise sanitaire, le groupe tricolore entend se renforcer pour parer aux chocs mondiaux. Dans cette quête, la diversification prendra une place incontournable au sein du futur plan stratégique qui sera dévoilé début 2021.

 

A huis-clos, afin de préserver la santé et la sécurité de tous, retransmise en ligne et avec des délibérations soumises à un vote électronique : la dernière assemblée générale des actionnaires du groupe Michelin, organisée ce mardi 23 juin 2020, ne ressemblait à aucune autre. La principale annonce de cette AG porte sur la nouvelle stratégie du groupe qui prendra en compte les leçons apprises pendant la crise du coronavirus.

Présentée début 2021, celle-ci portera jusqu'à 2030 et répondra à un objectif précis : celui de diversifier la firme de Clermont-Ferrand, pour parer aux chocs mondiaux. "Ces leçons ne sont pas des solutions miracles, mais des pistes qui nous offrent des perspectives réalistes et positives pour relever le vrai défi qui nous attend, celui d’un redémarrage économique qui ne doit laisser personne au bord du chemin", a expliqué Florent Menegaux, président du manufacturier.

Poursuivre les acquisitions

Le dirigeant a également insisté sur la dimension mondiale du groupe, qui lui permet de compenser les variations économiques selon les pays ; sur la nécessité de poursuivre ses acquisitions, qui lui ont permis notamment de se renforcer dans le secteur médical via le rachat du britannique Fenner en 2018 ; ou encore de continuer à miser sur la transition énergétique.

"Le Michelin d’aujourd’hui et de demain, c’est un groupe doté d’un large éventail de savoir-faire, de produits et de solutions, a-t-il ajouté. Nous sommes un groupe multidimensionnel et c’est une force (même) si les perspectives sont difficiles à établir avec précision et (...) le plus difficile (...) malheureusement étant encore à venir".  

Préserver la trésorerie

Le précédent plan stratégique, présenté en 2013 au sortir de la crise précédente provoquée par la faillite de Lehman Brother, visait notamment un cash-flow libre structurel supérieur à 1,4 milliard d’euros dès 2020. Mais le 18 mars dernier, face à la chute de la production automobile provoquée par l’épidémie de coronavirus, les objectifs de 2013 ont été abandonnés car ils n’étaient "plus pertinents".

En parallèle, Michelin a réduit au printemps ses investissements et son dividende, et gelé les augmentations de salaires et rachats d’actions pour préserver sa trésorerie face à la chute des marchés. (avec Reuters)

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Après Total, c'est au tour de Michelin et de Symbio, coentreprise détenue par le manufacturier tricolore et Faurecia, de rejoindre le programme MissionH24. Celui-ci ambitionne de créer une voiture d'endurance électriques-hydrogène susceptible de concourir aux 24 Heures du Mans.

 

MissionH24 poursuit son développement. Créé en septembre 2018, ce programme vise à accélérer la mobilité zéro-émission à travers la compétition automobile. L'initiative, lancée par l'Automobile Club de l'Ouest (ACO), ambitionne de donner naissance à une voiture de course électrique-hydrogène qui pourrait faire émerger, d'ici 2024, une nouvelle catégorie lors des 24 Heures du Mans. C'est aussi pour cette raison qu'a été lancée conjointement à la MissionH24 l'écurie H24Racing.

Pour atteindre son but, cet attelage s'appuie sur les travaux de GreenGT qui a mis au point un premier prototype, la LMPH2G, dont le développement se poursuit au gré d'essais et de participations à des week-ends de course. Pour soutenir ce projet et accélérer sa concrétisation, MissionH24 peut compter depuis quelques mois sur le concours de Total. Le groupe pétrolier a conçu et réalisé pour les besoins du programme la première station mobile de ravitaillement en hydrogène.

Une suite logique pour Michelin

Ce dispositif est une première mondiale qui a été utilisé avec succès lors des manches de Michelin Le Mans Cup de Spa-Francorchamps puis de Portimão, auxquelles a pris part la voiture, fin 2019. Michelin, justement, ne pouvait rester bien longtemps étranger à ces recherches. Déjà partenaire de GreenGT, le manufacturier tricolore rejoint MissionH24 et s'impliquera directement dans les solutions techniques liées à la motorisation des prototypes de course, tout en continuant à être le fournisseur exclusif de pneumatiques de l’écurie H24Racing.

Mais le groupe de Clermont-Ferrand n'est pas venu seul puisque Symbio, coentreprise qu'il détient depuis novembre 2019 avec Faurecia, est également de la partie. La société apportera son expertise en systèmes hydrogène. Outre une coopération sur le plan de la R&D, ces rapprochements se matérialiseront également sur la LMPH2G qui arborera désormais les logos de ses prestigieux soutiens sur sa carrosserie. Pour tous, l'Endurance constitue plus que jamais un formidable laboratoire.

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Destinée à la fois à une utilisation sur route et sur circuit, la deuxième génération du Pilot Sport Cup 2 Connect gagne en performances et en longévité. La BMW M2 CS en sera notamment pourvue dès sa sortie d'usine.

 

Dédié à 80 % au circuit et 20 % à la route, le Michelin Pilot Sport Cup 2 Connect est le meilleur compromis pour tous les conducteurs de sportives, adeptes d'une utilisation plus radicale, dans des conditions et à des vitesses plus poussées sur piste. La nouvelle génération de ce pneumatique confirme sa polyvalence tout en améliorant ses performances et sa longévité.

Des technologies de pointe

Le Pilot Sport Cup 2 Connect intègre plusieurs technologies de pointe comme la "Wavy Summit Architecture" (ondulation des nappes sommet par l’ajout de caoutchouc sous le câble d'acier structurel du pneu) ou la Dynamic Response Technology (soit une ceinture hybride en aramide et nylon de haute densité). Cette conception autorise ainsi des vitesses de passage en courbe plus élevées et une excellente stabilité à haute vitesse.

Sur circuit, cela se traduit par de meilleurs temps au tour (gain de 7,29 secondes après 10 tours en comparaison de l'ancienne génération, selon Michelin) et davantage de sécurité sur piste comme sur route. Et pour satisfaire les passionnés qui aiment décortiquer leurs performances, Michelin a pris soin d'intégrer dans son innovation un conteneur destiné à recevoir un capteur, celui de la solution Michelin Track Connect, en l'occurrence.

41 dimensions

A peine conçu et déjà adopté, le Pilot Sport Cup 2 Connect a convaincu le groupe BMW. Le constructeur allemand a prévu d'en faire l'équipement de série de sa M2 CS en 245/35 ZR19 (93Y) à l’avant et 265/35 ZR19 (98Y) à l’arrière. Le coupé munichois sera ainsi le premier modèle au monde à en être pourvu dès sa sortie d'usine.

Cette enveloppe haute performante est également disponible sur le marché du remplacement en 41 dimensions (95% de couverture du marché) pour des jantes de 17 à 21 pouces. Le Michelin Pilot Sport Cup 2 Conect est ainsi compatible avec la majorité des sportives du marché, de 200 à plus de 750 ch, et s'adresse à des pilotes débutants ou expérimentés.

Publié dans Auto, VUL et SUV

Conséquence directe de la crise sanitaire, le manufacturier clermontois enregistre un résultat assez défavorable sur trois mois. Pour passer le cap du coronavirus, une réduction des investissements, des coûts de structure et des dividendes versés aux actionnaires a été annoncée.

 

Le groupe Michelin enregistre un résultat trimestriel négatif. Touché par la pandémie de coronavirus, le manufacturier tricolore a vu son activité se rétracter de 8,3 % lors des trois premiers mois de l'année 2020, à hauteur de 5,3 milliards d'euros. "La demande de pneumatiques a fortement baissé à la suite de l'adoption progressive de mesures de confinement des populations dans les différentes régions du monde, affectant l'ensemble des secteurs d'activité", souligne le groupe dans un communiqué.

Le manufacturier a également détaillé sa stratégie pour amortir les effets financiers de la crise : baisse des investissements de 500 millions d'euros, réduction de 330 millions d'euros du dividende proposé aux actionnaires, réduction des coûts de structure...

Des ventes en recule de 11,7 %

Le chiffre d'affaires de Michelin a baissé de 6,9 % pour la partie automobile, qui représente la moitié de l'activité, de 12,3 % pour la branche poids lourds (un quart des ventes) et de 6,9 % pour les pneumatiques de spécialité (génie civil, agriculture, aviation). Les volumes ont baissé plus nettement (-11,7 %). A titre de comparaison, le marché mondial des pneus automobiles a chuté de 15 % de janvier à mars, celui des poids lourds de 17 %, mais celui des pneumatiques de spécialité était seulement en "légère baisse".

Cet effet volume a été en partie compensé par des prix de vente plus élevés (+2 %), reflet selon Michelin de "la solidité de la marque" ainsi que par l'élargissement du périmètre (+1 %). La chute des volumes s'est cependant accélérée en mars (-21 %) alors que l'épidémie de Covid-19 commençait à paralyser l'Europe et les États-Unis.

Des impacts encore trop incertains

Michelin estime que les impacts économiques de la pandémie "restent encore trop incertains pour établir avec fiabilité des prévisions de marché" et annoncer un objectif de résultat sur l'année. Néanmoins, il affirme que la forte baisse des cours de matières premières, associée à sa capacité à vendre des pneus plus haut de gamme et plus chers, "permettra de légèrement atténuer l'impact beaucoup plus prononcé de la baisse des volumes".

Michelin s'estime suffisamment solide financièrement pour résister à la crise. "Des tests de résistance, avec des hypothèses de perte de volume sur l'exercice allant de -20 % à -35 %, ont montré que le groupe disposait de la liquidité suffisante sans tirer sur ses lignes de crédit confirmées de sécurité", souligne-t-il. (avec AFP)

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Le groupe clermontois s'est associé au spécialiste de l'impression 3D pour concevoir des visières stérilisables et réutilisables. En à peine un mois, 10 000 boucliers ont été livrés à deux grands CHU français.

 

Alors que le manufacturier s'est lancé, depuis plusieurs semaines, dans la production de masques et de respirateurs dans une dizaine de ses sites, Michelin va encore plus loin. Depuis début avril, le groupe s'est associé à Protolabs, leader mondial dans la fabrication de petites séries en impression 3D, en usinage CNC et en moulage par injection, pour mettre au point et fabriquer des boucliers faciaux stérilisables et réutilisables. Un équipement indispensable face à la lutte contre le Covid-19.

Seulement 4 jours pour concrétiser ce projet

Tous les services hospitaliers en ont besoin et malgré les initiatives de plusieurs FabLab, ces besoins ne sont pas couverts. C’est pourquoi deux des plus grands CHU français ont appelé à l’aide Frédéric Pialot, Senior Fellow Procédés au sein du groupe Michelin. Avec l’aval de sa direction, il a momentanément suspendu ses activités pour se consacrer uniquement à cette urgence vitale. En 48h, il a sélectionné un modèle open source, l’a amélioré, et a organisé la supply chain.

Michelin a ensuite dû trouver les partenaires capables de lui fournir les différents composants en quantité suffisante. Pour le serre-tête et la pièce de renfort en partie basse, Michelin a contacté Protolabs avec qui plusieurs collaborateurs du groupe avaient déjà eu l’occasion de travailler pour du prototypage. Les premières pièces injectées sont sorties des moules 4 jours seulement après que Michelin ait pris contact avec Protolabs.

Que d'autres industriels prennent le flambeau

"Si l’on veut venir à bout de la pénurie, il faut impérativement fournir du matériel réutilisable, juge Frédéric Pialot. Nous avons donc choisi de réaliser l’ensemble des pièces du bouclier facial en polycarbonate. Ce matériau supporte les protocoles de stérilisation à chaud et le nettoyage à l’IPA (alcool isopropylique). Nous avons également augmenté l’épaisseur de la visière à 1 mm pour apporter plus de solidité à l’ensemble. Et opté pour un élastique de qualité chirurgicale".

C'est ainsi qu'en à peine un mois, 10 000 boucliers ont été livrés à deux des plus grands CHU français. Michelin souhaite maintenant passer la main à d’autres industriels en mettant à disposition de ceux qui le souhaitent les moules réalisés par Protolabs.

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Le groupe clermontois se rapproche de la start-up suédoise pour développer et industrialiser à grande échelle une technologie permettant de transformer en matière première des pneumatiques en fin de vie.

 

La question du recyclage revêt un enjeu majeur pour tous les acteurs de l'industrie du pneumatique et ses clients. Chaque année, environ 1 milliard de pneumatiques arrivent en fin de vie. Aujourd'hui, Michelin ambitionne de créer un écosystème vertueux autour de ce sujet et vient, pour ce faire, de s'associer à Enviro. Fondée en 2001, la start-up suédoise de 20 personnes a développé une technologie permettant de modifier la composition chimique et la phase physique du matériau pneumatique au cours du processus de pyrolyse, tout en assurant une consommation d’énergie minimale.

Michelin acquière 20 % de la société

Cette technologie résolument innovante permet d’obtenir des produits de haute qualité tels que du noir de carbone régénéré, de l’huile de pyrolyse, de l’acier ou encore du gaz, produits qui peuvent ensuite être réincorporés dans le circuit de production de différents secteurs industriels. Le partenariat en cours de discussion entre Michelin et Enviro se décline autour de quatre axes.

Le premier porte sur un développement à grande échelle de la technologie de pyrolyse d'Enviro. Le deuxième, d'ordre capitalistique, permet à Michelin d'entrer à hauteur de 20 % au tour de table de la start-up pour un montant d'environ 3 millions d'euros. Le troisième formalise un projet commun de construction d'une usine permettant d’industrialiser la technologie. Enfin, le quatrième axe concerne un accord de fournitures entre les deux entités.

Un accord définitif attendu pour le milieu d'année

Ce partenariat permettra à terme de mutualiser les savoir-faire complémentaires des deux entreprises afin d’accélérer les progrès en matière de recyclage des pneumatiques. Michelin apportera son savoir-faire industriel dans le cadre du projet de construction de l’usine et son savoir-faire en termes de recherche et développement ainsi que de production. Enviro apportera de son côté sa technologie de pyrolyse brevetée, laquelle permettra de produire des produits de haute qualité.

"Le partenariat que nous venons de signer avec Enviro s’inscrit parfaitement dans la vision « Tout durable » de Michelin, déclare Sonia Artinian-Fredou, directrice Business, Services et Solutions, Matériaux de Haute Technologie du groupe Michelin. Après l’acquisition de Lehigh Technologies en 2017, spécialiste des micropoudrettes de haute technologie dérivées de pneumatiques recyclés, c’est une nouvelle preuve de l’engagement dans la durée de Michelin en faveur du recyclage et de la mobilité durable". Un accord définitif entérinant ce rapprochement est attendu pour le milieu de l'année.

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