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La réorganisation continue chez Continental qui fait le choix de rebaptiser sa division Powertrain mais surtout de lui offrir son autonomie avec comme ambition d'en faire un des leaders de l'électrification automobile.

 

Comme attendu depuis les premières annonces intervenues en septembre, la scission de la division Powertrain de Continental se précise. L’entité a été rebaptisée Vitesco Technologies et son siège sera localisé à Ratisbonne, en Bavière. Exerçant ses activités de manière indépendante depuis janvier 2019, cette nouvelle société va déployer sa nouvelle identité de marque sur ses quelque 50 sites à travers le monde et sur ses différentes plateformes en ligne (site internet et réseaux sociaux). Elle sera présidée par Andreas Wolf.

En rendant autonome Vitesco Technologies, Continental entend réagir à l’évolution rapide des exigences en matière de motorisation automobile alors que la réduction des émissions est à l'agenda politique et social de nombreux marchés internationaux.

Bientôt en bourse

L’équipementier veut notamment se positionner sur le secteur émergent de l’électromobilité, rappelant que la part de marché des véhicules électriques et hybrides devrait atteindre 50 % en 2030. Vitesco Technologies devrait par ailleurs être partiellement introduit en bourse en 2020.

"La flexibilité est à l'ordre du jour. Au niveau mondial, la demande porte sur tous les types de propulsion. Notre mission est de les rendre propres, efficaces et accessibles. Ce qui peut être possible grâce à une électrification régulière. En tant qu'entreprise indépendante, nous pouvons désormais répondre plus rapidement et plus efficacement aux demandes de notre industrie, et mieux exploiter nos atouts", a indiqué le CEO de Vitesco Technologies.

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Si une entrée en Bourse de sa division transmissions est toujours attendue pour le printemps 2020, l'équipementier allemand réfléchit à aller encore plus loin en se délestant complètement de celle-ci.

 

La réorganisation du portefeuille de Continental annoncée il y a un an s'accélère. L'équipementier allemand vient ainsi d'annoncer qu'il étudiait la possibilité de se séparer de sa division transmissions (Powertrain) par une mise en Bourse totale, comme option alternative à la vente partielle. "Le conseil de surveillance a décidé d'envisager un "spin-off" de la division transmissions avec introduction en bourse" (IPO), indique le groupe dans un communiqué.

"Cette évaluation a lieu parallèlement aux préparatifs en vue d'une éventuelle mise en Bourse partielle." Continental veut ainsi se donner "plus de marge de manœuvre" face à un "environnement imprévisible pour une mise en Bourse partielle en 2020", détaille l'équipementier. Continental avait repoussé du deuxième semestre 2019 au mois d'avril 2020 l'IPO partielle de cette branche qui sera baptisée "Vitesco", et qui comprend aussi les moteurs électriques.

Une séparation en trois

Le secteur automobile allemand traverse une période difficile, frappé de plein fouet par la guerre commerciale sino-américaine, les incertitudes autour du Brexit et le ralentissement conjoncturel qui en découle. Continental a abaissé fin juillet ses objectifs financiers en raison de l'évolution du marché. Evoquant un "recul de près de 5 %" du marché automobile mondial, le groupe ne s'attend plus qu'à une marge opérationnelle annuelle de 7 % à 7,5 % contre 8 % à 9 % auparavant.

La vente partielle ou totale de Vitesco s'inscrit dans une restructuration de Continental annoncée en juillet 2018, qui prévoit la séparation en trois entités : pneus (Rubber), châssis de voitures (Automotive) et, justement, "Powertrain". La réorganisation en "holding" de Continental s'inspire d'autres "konzern" allemands - des entreprises qui offrent des produits différents au sein d'un même groupe financier - comme Thyssenkrupp, Siemens ou Bayer, qui multiplient les scissions. (Avec AFP)

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