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Le Premier ministre, Jean Castex, a confirmé, jeudi 12 novembre 2020, le prolongement des mesures de confinement. En parallèle, le dispositif de soutien aux entreprises a été enrichi et l'accès aux différentes aides assoupli.

 

Initié le 30 octobre dernier, le second confinement commence à produire, très lentement, son effet avec un taux de reproduction du virus légèrement inférieur à 1. Pas de quoi crier victoire. Jean Castex, le Premier ministre, a bien rappelé lors d'un point presse organisé jeudi 12 novembre 2020 que la prudence devait rester le maître mot du moment. Ce dernier a aussi logiquement confirmé le maintien des règles actuelles pour encore au moins deux semaines.

6 milliards en plus pour le fonds de solidarité

Et alors que la majeure partie du secteur automobile est autorisée à poursuivre son activité, les professionnels peuvent encore avoir recours aux aides et soutiens déployés par le gouvernement au printemps dernier pour compenser les pertes. L'arsenal mis en place ne change pas dans ses grandes lignes mais les montants et les conditions d'accès de certaines mesures ont été revus. Le fonds de solidarité prend par exemple une nouvelle dimension puisque Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, a annoncé que 6 milliards d'euros supplémentaires étaient d'ores et déjà consacrés à ce dispositif.

Cela va permettre de rehausser l'aide mensuelle (lorsque qu'une perte de CA d'au moins 50 % est constatée), désormais portée à 10 000 euros contre 1 500 auparavant, et de la rendre accessible aux entreprises employant jusqu'à 50 salariés (10 précédemment). Le chômage partiel est quant à lui maintenu selon les mêmes conditions. Son durcissement est reporté au 1er janvier 2021. Jusqu'à cette date, les entreprises pourront activer ce dispositif et les salariés toucheront toujours 70 % de leur rémunération brute contre 60 % une fois le durcissement acté.

Les bailleurs incités à faire un geste

Le ministre a également confirmé le report d'un an du début des premiers remboursements de PGE (à mars 2022) et l'élargissement de leur accès (10 000 euros pour une structure de moins de 10 salariés et jusqu'à 50 000 euros pour celles de 10 à 49 salariés). Les exonérations et les reports de cotisations sociales vont également s'amplifier. Les entreprises de moins de 50 personnes fermées administrativement le temps du confinement profiteront d'une exonération totale.

Enfin, une aide fiscale intègre le dispositif. Celle-ci était notamment demandée par les commerçants et restaurateurs. Un crédit d'impôt à hauteur de 30 % du montant initial va voir le jour pour inciter les bailleurs à annuler une partie des loyers.

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Entretien, réparation, contrôle technique, location, commerce d'équipements auto, de carburant ou de véhicules mais uniquement sur rendez-vous… considérées comme essentielles à la nation, plusieurs métiers du secteur sont autorisés à poursuivre leur activité en dépit du confinement. 

 

Le couac du printemps est, à priori, évité. Depuis le vendredi 30 octobre 2020, la France est à nouveau placée en confinement. Si ce second épisode se veut plus souple que le premier, les déplacements sont malgré tout très encadrés et doivent se limiter au strict minimum. Sur le plan économique, plusieurs secteurs d'activité jugés comme essentiels à l'équilibre de la nation sont autorisés à rester ouverts. Et alors que le plus grand flou régnait en mars dernier, aux premières heures du confinement, quant à la question de savoir s'ils pouvaient ou non exercer leur métier, les professionnels du monde de l'auto peuvent être rassurés.

Ceux de la réparation automobile (garages, centres autos, fast fitter), qui garantissent la mobilité des Français, ont de nouveau été autorisés à rester opérationnel. Idem pour les stations-services ainsi que les distributeurs de pièces de rechange qui pourront maintenir leur activité pendant ces quatre semaines de confinement. Quant aux contrôleurs techniques, ils ont, une nouvelle fois, été autorisés à poursuivre leurs services mais, comme au printemps, le gouvernement devrait accorder aux automobilistes un délai de tolérance afin de les inciter à rester à leur domicile.

Bonne nouvelle pour la distribution auto

Autre bonne nouvelle, le secteur de la distribution automobile (VN/VO) est cette fois-ci considéré d'emblée comme activité essentielle au pays. Ces professionnels pourront poursuivre, sur rendez-vous, leurs livraisons de véhicules auprès de leurs clients ayant passé commande à distance. En revanche, les showrooms resteront fermés. Rappelons qu’en mars, la fermeture brutale des points de vente avait provoqué une baisse de 72 % des immatriculations de voitures neuves en France.

Parmi les autres activités automobiles concernées, citons la location, le commerce et la réparation de cycles et motocycles, l'entretien et la réparation d'engins et de matériels industriels et/ou agricoles, les parcs de stationnement et enfin les auto-écoles. Les services de lavage, non essentiels bien que ne présentant aucun risque sanitaire, sont en revanche exclus de cette liste.

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