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Huit ans après son entrée en vigueur sur le sol européen, l’étiquette de performances des pneumatiques connaîtra une mise à jour en 2021. Bruxelles vient d'approuver le projet qui prévoit notamment l'intégration de nouvelles informations sur le kilométrage, l'abrasion ou encore l'adhérence.

 

Annoncé à l'automne 2019 puis officiellement approuvé en février dernier, le futur étiquetage des pneumatiques a franchi une nouvelle étape en étant validé, le 13 mai 2020, par le Parlement européen. Visant à mieux sensibiliser les consommateurs aux économies de carburant, à améliorer la sécurité et à réduire la pollution sonore, cet étiquetage affichera des informations sur l’efficacité en carburant, l’adhérence sur sol mouillé et le bruit de roulement des pneus, rappelle le Parlement.

À plus long terme, l’étiquette inclura des informations sur le kilométrage, l’abrasion, et l’adhérence sur la neige et le verglas. Une attention sera également accordée au rechapage, avec l’application d’exigences d'étiquetage à ce type de pneumatiques.

Réduction du CO2 et augmentation du chiffre d'affaires

"Le présent règlement devrait prévoir l'inclusion future d'une méthode d'essai appropriée pour mesurer la performance des pneumatiques rechapés, laquelle n'est actuellement pas disponible", précise le Parlement. Ce nouveau règlement s’appliquera aux véhicules particuliers et utilitaires légers (pneumatiques de classes C1 et C2) mais aussi désormais aux utilitaires lourds (classe C3).

Cet étiquetage devrait entrer en vigueur à partir du 1er mai 2021. Avant cela, le texte devra encore être formellement adopté par le Conseil de l’Union européenne. Selon Bruxelles, ce nouveau système d’étiquetage pourrait aboutir "à une réduction de 10 millions de tonnes d’émissions de CO2 et à une augmentation de chiffre d’affaires de 9 milliards d’euros pour le secteur".

Publié dans Marché

Instaurés de façon provisoire depuis mai dernier, les droits antidumping définitifs imposés sur les pneumatiques chinois viennent d'être annoncés par la Commission européenne. Celle-ci a fait le choix de les revoir à la hausse.

 

Dix-huit mois après avoir été saisi du problème par un conglomérat de professionnels du secteur, représentant 45% de la production de pneumatiques neufs et rechapés sur le Vieux Continent, et six mois après avoir acté une taxation provisoire, l'Union européenne vient de présenter les mesures définitives portant sur les droits antidumping imposés sur les pneus de camions et d'autobus ainsi que sur les pneus rechapés fabriqués en Chine et importés.

Si Bruxelles avait officialisé la mise en place de droits à taux fixe sur ces pneumatiques dès mai dernier, ce règlement a revu à la hausse ces taxes, dont le montant varie en fonction des marques : de 42,73 euros à un maximum de 61,76 euros par enveloppe.

Exemple : les pneus produits par Hankook en République populaires seront pénalisés de droits de douane de 42,73 euros par unité tandis que Giti Tire et Aeolus Tire devront respectivement s’acquitter de droits s’élevant à 47,96 et 49,44 euros. Précisons que les manufacturiers mondiaux fabricant des pneumatiques dans leurs usines chinoises (Michelin avec Shenyang Tire, Bridgestone avec Huizhou, etc.) devront s’acquitter de droits fixés à 49,31 euros par pneu.

Pour mémoire, cette nouvelle réglementation doit permettre aux manufacturiers européens de mieux faire face à la concurrence des gommes chinoises à bas coûts qui ont fortement pénalisé leur activité rechapage ces dernières années. Avec la crise économique, de nombreux transporteurs se sont en effet laissés tenter par ces enveloppes à la "rechapabilité" quasi-nulle. Depuis 2012, en Europe, on estime que 150 rechapeurs indépendants ont dû mettre la clé sous la porte.

Publié dans Industrie

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