Pneumatique - Le site

Six ans après l'arrêt de son site de production picard, qui avait entrainé le départ forcé de 1 143 salariés, le manufacturier américain a été condamné par la justice pour licenciement abusif. Des dommages-intérêts devront être versés.

 

Après avoir défrayé la chronique pendant de longues années jusqu'en 2014, date de sa fermeture, l'usine d'Amiens-Nord – qui a aujourd'hui complètement disparue ayant été rasée – revient sur le devant de l'actualité. Suite à une longue procédure devant les tribunaux, les ex-salariés du site ont obtenu gain de cause. Ce jeudi 28 mai 2020, le groupe Goodyear a ainsi été condamné pour licenciement abusif, un jugement qui rend leur "dignité" aux salariés éprouvés par des années de procédures.

Sur les 1 143 salariés, 832 recevront des dommages-intérêts équivalents à leurs six derniers mois de salaire brut. A l'audience dite de départage du 28 janvier, à laquelle environ 550 personnes avaient assisté, Me Fiodor Rilov, avocat des salariés, avait insisté sur les bénéfices d'exploitation mondiaux, à l'époque, du groupe Goodyear, d'un montant de 1,7 milliard de dollars.

La direction assure avoir "tout tenté" pour "éviter ce drame"

Il avait considéré cette affaire comme "emblématique du refus des ouvriers de se laisser écraser à l'occasion du démantèlement de leur outil de travail pendant que leur employeur réalise des profits colossaux". Spécialisé dans la fabrication de pneus agricoles, le site Goodyear d'Amiens-Nord avait fermé en janvier 2014, après un bras de fer de plus de six ans entre personnel et direction.

L'usine était "déficitaire", "en retard" et le groupe souffrait alors d'un "fort endettement" de 5,2 milliards de dollars, avait fait valoir à cette même audience l'avocat de la direction, Me Joël Grangé, pour justifier la décision de fermeture. Tout en assurant que la direction avait "tout tenté" pour "éviter ce drame". Le tribunal, qui statuait en départage, a livré une autre lecture de cette catastrophe sociale, considérant que les licenciements n'avaient pas de "motif économique valable".

Une victoire symbolique dans le contexte actuel

"C'est une énorme victoire, surtout dans la période actuelle d'avalanche des plans sociaux. Elle est emblématique de l'utilité de la lutte pour ne pas se laisser faire face à des multinationales possédant des milliards d'euros de réserve. C'est un jugement extrêmement significatif : on ne peut pas licencier pour faire plus de bénéfices, ce n'est pas légal", a tonné Me Rilov devant le tribunal d'Amiens, où quelques anciens salariés s'étaient retrouvés.

A quelque pas des salariés, un porte-parole de l'entreprise a dit que Goodyear prenait "évidemment acte" de cette décision, tout en rappelant que "la fermeture du site était nécessaire pour sauvegarder la compétitivité de l'entreprise" et qu'un "dispositif d'accompagnement très important" avait été mis en place pour les ex-salariés. "Goodyear va étudier le jugement avant de décider d'un éventuel appel", a-t-il également affirmé. (avec AFP)

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Les usines Michelin de Troyes et du Puy-en-Velay, ainsi qu'un atelier de cuisson situé à Clermont-Ferrand, reprennent leur activité. Le manufacturier a toutefois annoncé que ce redémarrage serait graduel et dans un premier temps très limité.

 

Après trois semaines d'arrêt, l'activité de fabrication de Michelin redémarre. Alors que la quasi-totalité de ses sites de production français (à l'exception des usines de Bassens, Bourges et Montceau-les-Mines) et l'ensemble de ceux italiens et espagnols sont fermés depuis le 16 mars 2020 face à la crise sanitaire, le manufacturier tricolore vient d'annoncer une reprise d'activité "graduelle" et dans un premier temps "très limitée". Sont concernées les usines de Troyes (pneus pour véhicules agricoles) et du Puy-en-Velay (pneus pour les engins de génie civil) ainsi qu'un atelier qui fabrique des moules de cuisson de pneumatiques à Clermont-Ferrand.

Cette reprise concerne "moins de 10% des effectifs" de ces usines, soit au maximum une cinquantaine de personnes par site et au total quelque 200 salariés en production sur environ 9 000 en France, a-t-il indiqué. "On ouvre a minima, mais aussi dans la perspective d'ouvrir plus si les conditions sont réunies." Le protocole sanitaire prévoit notamment la prise de température à l'entrée des usines, la désinfection des machines avant chaque prise de poste, une distanciation de deux mètres entre les salariés ou bien le port du masque quand cette distance n'est pas garantie.

Les syndicats contre cette reprise

"Nous avons eu la garantie que les salariés qui ne souhaiteraient pas reprendre pourraient rester en activité partielle sans subir de pression. Mais nous sommes contre cette reprise car le protocole ne garantit pas le risque zéro. L'activité de Michelin n'est pas d'utilité publique", a réagi Jérôme Lorton, délégué central SUD. "L'Etat impose le confinement pour ne pas aller voir la famille. On n'a pas le droit de rester plus d'une heure en dehors de chez soi dans un parc mais par contre on a le droit d'être à l'usine pendant 8 heures pour fabriquer des pneus. C'est incohérent", a estimé Jean-Paul Cognet, délégué CGT.

La production de pneumatiques pour l'automobile, le gros de l'activité de Michelin, n'a toutefois pas redémarré, les constructeurs étant encore à l'arrêt, même si la filière songe aussi à relancer la production. "Il est urgent de préparer les conditions de reprise de l'activité dès que cela sera possible. Et, à cette fin, (...) mutualiser nos moyens pour assurer un haut niveau de protection sanitaire de nos salariés", a déclaré Luc Chatel, Président de la Plateforme automobile (PFA), en publiant jeudi un code de bonnes pratiques pour les entreprises du secteur. Un redémarrage envisagé chez PSA (Peugeot, Citroën) a également suscité l'hostilité des organisations syndicales. (avec AFP)

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Pour respecter les mesures gouvernementales en vigueur dans ces trois pays, Michelin a décidé de stopper la production de 21 usines au total.

 

Une semaine minimum voire beaucoup plus. Pour tenter à son niveau d'enrayer la propagation du coronavirus et respecter les mesures de confinement actées par les gouvernements locaux, Michelin vient d'annoncer l'arrêt de ses usines françaises, espagnoles et italiennes. Il s'agit de respecter "les mesures d'hygiène et de confinement mises en place dans ces pays", a expliqué le manufacturier à l'AFP.

Le site de Bassens y échappe

En France, la décision s'applique à 14 sites industriels qui emploient environ 10 000 personnes, c'est à dire l'ensemble des usines du groupe à l'exception de celle de Bassens, près de Bordeaux, qui fabrique des élastomères de synthèse exportés vers les usines Michelin du monde entier et qui est "indispensable à la poursuite des activités du groupe dans le reste du monde". Concernant les sites de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) et Bourges (Cher), qui produisent pour l'armée, des vérifications sont en cours pour examiner si les contrats autorisent un arrêt total de la production.

En Espagne, un peu plus de 7 000 salariés sont touchés sur 4 sites, et en Italie environ 3 500 personnes sur 3 sites de production. Concernant les activités tertiaires du groupe, le télétravail a été généralisé à l'ensemble des salariés, a indiqué le porte-parole.

D'autres usines pourraient s'arrêter

Au global, la fermeture "concerne plus de 20 000 salariés sur 21 sites industriels dans les trois pays, les plus touchés en Europe par l'épidémie", a précisé le porte-parole. Ces mesures "pourront être prolongées" et le groupe "pourra être amené à prendre des mesures similaires pour d'autres usines Michelin en Europe". Michelin indique "regarder les processus d'indemnisation" pour les salariés, "en fonction des dispositifs dans chaque pays".

La décision a été prise ce week-end "pour contribuer à l'effort des trois gouvernements de ralentir l'expansion de l'épidémie" et"pour assurer la protection maximale de nos salariés", a-t-on précisé de même source. (avec AFP)

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Alors que l'usine vendéenne, spécialisée dans les pneumatiques poids lourds, fermera ses portes courant 2020, la direction et les syndicats ont trouvé un terrain d'entente quant aux conditions de départ des 619 salariés.

 

Officialisée lors de l'automne 2019, le démantèlement de l'usine Michelin de La Roche-sur-Yon (85), spécialisée dans la production de pneumatiques poids lourds, se précise. Direction et syndicats viennent de trouver un terrain d'entente à propos des conditions de départ des 619 salariés du site qui fermera ses portes dans le courant de l'année. "On ne peut pas dire qu'on est satisfait, parce que forcément, on espère toujours avoir mieux, mais globalement, les mesures sont acceptables", a commenté Fabrice Herbreteau, délégué syndical CFE-CGC.

"Cet accord n'empêche pas la colère qu'on peut avoir "

Cet accord n'empêche pas la colère qu'on peut avoir concernant la fermeture du site et le fait que Michelin fasse beaucoup de profits et sacrifie des usines pour faire encore plus de rentabilité", a-t-il dit. Les salariés vont bénéficier d'une prime de départ de 40 000 euros brut auxquels s'ajouteront 500 euros par année d'ancienneté.

Pour ceux qui souhaitent se reclasser dans une autre entreprise, cette indemnité de départ sera non imposable et Michelin s'engage à compenser la différence de salaire à hauteur de 400 euros brut par mois pendant trois ans. Un cabinet privé est aussi chargé de les assister en vue d'un reclassement. Une aide à la formation à hauteur de 10 000 euros et une aide à la création d'entreprise sont également prévues.

Mobilité interne pour une centaine d'employés

Pour Nicolas Biron, délégué SUD, "toutes ces indemnités ne compenseront jamais totalement le préjudice subi par les salariés, la perte de leur emploi". "On a essayé d'obtenir un maximum de compensation par rapport à tout ça, on est parti assez bas sur des montants de plan de sauvegarde de l'emploi, et on a pu obtenir dans l'enveloppe globale 40 % de plus", s'est-il félicité.

Sur les 619 salariés, une centaine devrait faire le choix de rester en interne et d'aller travailler dans un autre site du groupe. Ils bénéficieront de l'indemnité de départs, mais elle sera imposable. Michelin s'engage à financer leur déménagement et à aider financièrement les conjoints qui abandonneraient leur travail en Vendée. Enfin, 90 salariés environ, qui seront à la retraite d'ici le 1er janvier 2026, doivent profiter de la mesure d'âge : ils toucheront 75 % de leur salaire brut par mois, jusqu'à la retraite. (Avec AFP)

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vendredi, 13 décembre 2019 12:17

SIPH quitte la Bourse de Paris

Conformément au souhait de ses deux actionnaires principaux, le français Michelin et l'ivoirien Sifca, le leader de la production de caoutchouc en Afrique n'est désormais plus coté en bourse.

 

Numéro un de la production de caoutchouc en Afrique, la Société internationale de plantation d'hévéas (SIPH) a été retirée de la Bourse de Paris, mardi 10 décembre 2019, selon l'Autorité des marchés financiers (AMF). Les deux principaux actionnaires de la société, le français Michelin et l'ivoirien Sifca, ont désormais acquis suffisamment du capital - 93,57 % à eux deux dont 55,59 % pour Sifca et 37,98 % pour Michelin - pour imposer ce retrait.

"Le retrait obligatoire est intervenu le 10 décembre 2019" et s'est finalisé à 85 euros par action, a annoncé l'AMF. SIPH est spécialisée dans la production, l'usinage et la commercialisation de caoutchouc naturel à usage industriel, principalement dans l'activité pneumatique.

Une première tentative de retrait en 2017

La société, qui fait face depuis plusieurs trimestres à un recul général des cours du caoutchouc, exploite plus de 40 000 hectares en Côte d'Ivoire, Ghana, Nigeria et au Liberia, avec un niveau de production actuel de quelque 290 000 tonnes par an. Le caoutchouc est essentiel pour la production de pneus, ce qui explique l'intérêt de Michelin, premier client de SIPH : 60 à 70% de la production mondiale de caoutchouc est aujourd'hui absorbée par l'industrie pneumatique.

Le français avait déjà mené une OPA, de concert avec Sifca, voici deux ans. Il souhaitait déjà la conclure par un retrait de la cote, mais avait échoué à monter assez haut pour l'imposer : ensemble, les deux actionnaires étaient restés juste sous la barre de 90%. (avec AFP)

 


 

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Le groupe tricolore a annoncé qu'il entendait stopper l'activité de son site vendéen, spécialisé dans la fabrication de pneus poids lourds, d'ici un an. Des mesures d'accompagnement des salariés vont être déployées.

 

Deux semaines après avoir acté la fermeture de son site allemand de Bamberg, Michelin vient de confirmer qu'il comptait faire de même concernant cette fois-ci son site de La Roche-sur-Yon, en Vendée. Le président du groupe, Florent Menegaux, avait fait part il y a quelques jours de ses doutes, quant à l'avenir de cette usine spécialisée dans la fabrication de pneus poids lourds, évoquant "une situation très préoccupante et ce, malgré les efforts notables des salariés". Aujourd'hui, le doute n'est plus permis, la fermeture sera effective d'ici fin 2020.

Quid des 619 salariés ?

"L’engagement remarquable des salariés, la qualité du dialogue social et les efforts du Groupe n’ont pas suffi à mener à bien le projet "Skipper", destiné à renforcer l’activité du site de La Roche-sur-Yon, étaye Michelin dans un communiqué. Ce projet soutenu par 70 millions d’euros d’investissements n’a pu produire les effets attendus". Et celui-ci de justifier cet échec par un marché du pneus PL tendu, aussi bien en Europe qu'à l'export, conséquence d'une décroissance des ventes, ainsi que par la concurrence exacerbée des marques d'entrée de gamme.

Se pose désormais la question de l'avenir des 619 salariés du site. "Michelin va proposer aux partenaires sociaux d’engager au plus tôt la négociation d’un accord portant sur un plan d’accompagnement des salariés privilégiant la mobilité volontaire afin d’éviter les départs contraints", est-il encore expliqué dans le communiqué. Chaque employé concerné aura la possibilité de rester dans l'entreprise en étant replacé dans l'un des autres sites du groupe en France. Un dispositif de mobilité interne qui sera soutenu par des mesures d'aides particulières, dont les modalités n'ont pas été précisées.

Le site de Cholet lui-aussi impacté

Mais la fermeture de La Roche-sur-Yon aura aussi un impact sur le site voisin de Cholet (Maine-et-Loire). Sur les 1 338 salariés, 74 personnes fournissant des mélanges de gomme à l'usine vendéenne sont directement concernées. Sur ce sujet, le manufacturier se veut rassurant : "Au-delà des mesures de pré-retraite, chaque salarié concerné à Cholet se verra proposer un nouveau poste sur le site. Il n’y aura pas d’impact pour les salariés des autres usines françaises."

Quant à l'avenir du site en lui-même, un projet public-privé d'envergure est annoncé. "Au-delà de ses obligations légales en termes de revitalisation, Michelin s’engage à lancer dans les prochaines semaines une initiative novatrice de transformation du site permettant le développement d’activités durables au service de la politique économique de la ville, du département et de la région", ajoute le groupe. Pour financer cette opération, Michelin enregistrera une provision d'environ 120 millions d'euros dans son bilan financier annuel.

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lundi, 14 octobre 2019 09:36

L'American Dream de Nokian Tyres

Très attendue, la première usine implantée sur le sol américain du manufacturier finlandais a ouvert ses portes début octobre 2019. Située à Dayton, dans le Tennessee, celle-ci pourra produire à terme 4 millions de pneus par an.

 

Cette fois, c'est fait. Lancée en 2018, la construction de la première usine américaine de Nokian Tyres est désormais achevée. L'inauguration a été célébrée le mercredi 2 octobre 2019. Implanté à Dayton, dans le Tennessee, ce site s'étend sur 77 000 mètres carrés et compte désormais parmi les installations de production de pneus les plus avancées du secteur. L'usine est actuellement en phase d'essai et la fabrication de pneumatiques débutera début 2020.

"L’ouverture officielle de l’usine de Dayton est une étape clé dans notre processus de croissance, déclare Hille Korhonen, PDG de Nokian Tyres. Notre équipe internationale, qui travaille d'arrache-pied, a concrétisé la vision de notre entreprise grâce à un travail d'équipe acharné, et nous sommes impatients de célébrer leur accomplissement. L'usine nord-américaine établit une relation privilégiée avec nos clients en fabriquant des produits sûrs, durables et adaptés aux besoins des consommateurs nord-américains".

Soutenir la croissance du groupe

Moyennant un investissement de 360 millions de dollars, le manufacturier finlandais sera à terme en mesure de fabriquer chaque année quatre millions de pneumatiques mais aussi d'en stocker 630 000. Un véritable atout pour servir la clientèle américaine et canadienne et tenir ainsi l'objectif fixée qui consiste à doubler les ventes dans cette région à horizon 2023. 400 salariés travailleront à terme dans cette usine.

Afin de minimiser les déchets et les émissions de CO2, Nokian Tyres s’engage à maintenir des normes de durabilités strictes au sein de l’usine. Des panneaux solaires seront installés sur le parking et l’entreprise recyclera les matériaux excédentaires résultant de la production. Les panneaux solaires du parking généreront 3 mégawatts d’électricité réutilisés sur le site.

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Le groupe Michelin a confirmé son intention de fermer d'ici à début 2021 son site de production allemand de Bamberg. En parallèle, des doutes subsistent quant à l'avenir de son usine vendéenne, jugée dans une situation préoccupante.

 

Début d'automne morose pour Michelin. Alors que les rumeurs se multipliaient depuis plusieurs jours, le groupe tricolore vient de les confirmer en annonçant qu'il comptait fermer d'ici à début 2021 son site de production de Bamberg, dans le sud de l'Allemagne, qui emploie 858 salariés. "Michelin proposera un dispositif complet et personnalisé pour chacun des employés du site", notamment "des mesures de départ anticipés à la retraite, ainsi que des mesures d'aide à la mobilité interne et externe", a promis le groupe dans un communiqué, en précisant qu'il provisionnerait environ 167 millions d'euros afin de financer l'opération.

La problématique du segment 16 pouces

Fondée en 1971, le site de Bamberg fabrique principalement des pneumatiques pour véhicules léger en dimension 16 pouces. Un segment sur lequel le manufacturier tricolore souffre, confronté à la fois à la baisse de la demande globale ainsi qu'à la concurrence de ses homologues asiatiques. C'est aussi pour cette raison que le groupe a acté il y a un an la fermeture de son usine écossaise de Dundee qui cessera définitivement sa production l'an prochain. Les 60 millions d'euros investis récemment en Allemagne n'ont pas suffi à compenser cette évolution du marché.

"Aucune alternative industrielle économiquement viable n'est possible dans ce contexte", ajoute Michelin. Des négociations vont être menées avec les organisations syndicales pour"définir les modalités de mise en place" des mesures d'accompagnement des salariés. Cette annonce s'entrechoque avec celle portant sur l'avenir d'un autre site industriel du groupe. Ce mercredi 25 septembre, le président Florant Menegaux a en effet confirmé les craintes syndicales concernant le futur du site de La Roche-sur-Yon (Vendée).

Un pacte sous conditions

L'usine, spécialisée dans les pneus pour les poids lourds, est "depuis plusieurs mois dans une situation très préoccupante et ce, malgré les efforts notables des salariés", développe le dirigeant dans un texte adressé aux organisations syndicales qu'ont pu consulter nos confrères de l'AFP. Un "pacte d'avenir" avait été lancé en 2016 : une nouvelle organisation du travail avait alors été mise en place en contrepartie des investissements de Michelin sur le site.

Mais ce pacte soutenu par "près de 70 millions d'euros d'investissements" était"étroitement" lié "à l'évolution du segment poids lourd en Europe et au niveau de la demande qui malheureusement sont défavorables depuis de nombreux mois maintenant", fait valoir Florent Menegaux. Le site de La Roche-sur-Yon emploie 650 salariés. (Avec AFP)

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lundi, 16 septembre 2019 06:58

BKT produit sa propre matière première

Grâce au développement de son usine de Bhuj, le manufacturier indien est désormais capable de fabriquer son propre noir de carbone nécessaire à la fabrication de ses pneumatiques.

 

C'est une petite révolution dans l'industrie du pneumatique indien et un atout supplémentaire pour BKT. En pleine croissance, le manufacturier est désormais le seul acteur local du pneumatique à posséder une unité de production de carbon black (noir de carbone). Celle-ci va permettre à BKT d'assurer son autonomie tout en optimisant son processus logistique.

Située au sein de l'usine de Bhuj (ouest du pays) inaugurée en 2015, cette unité est opérationnelle depuis le premier semestre et va progressivement monter en puissance. De 80 000 tonnes à fin juin, son débit de production atteindra les 130 000 tonnes d'ici 2021. Environ 50 % du noir de carbone produit à Bhuj est utilisé dans le processus de fabrication des pneumatiques de BKT, alors que les 50 % restants sont vendus sur le marché.

Un investissement de 75 millions de dollars

En outre, 80 000 tonnes de la production actuelle sont en qualité dure, tandis que la capacité supplémentaire de 50 000 tonnes en qualité tendre est en phase de démarrage. "Cette usine fait la différence et va certainement nous récompenser. Cet important investissement de 75 millions de dollars fournit des matières premières vitales dans la chaîne d'approvisionnement de la fabrication des pneumatiques", détaille Rajiv Poddar, co-directeur général de BKT.

"La décision de produire ce composant en interne fait partie de notre stratégie. Non seulement la nouvelle usine nous permet d’être autonomes quant à la fabrication, mais elle assure aussi une meilleure qualité de nos matières premières, puisque nous avons à présent un contrôle en amont précis sur l'ensemble du processus",ajoute le dirigeant.

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Situé près de Zatec, dans l'ouest de la République tchèque, ce site de production permettra à Nexen Tire de fabriquer d'ici trois ans 11 millions de pneumatiques sur le sol européen.

 

Le manufacturier sud-coréen renforce sa présence en Europe avec l'ouverture de sa première usine. Celle-ci est située près de Zatec, à environ 80 kilomètres de Prague, dans l'ouest de la République tchèque.

Le site, dont la construction a été lancée en 2015, s'étend sur 650 000 mètres carrés et sera dotée d'une capacité de production de trois millions de pneus d'ici la fin de l'année. Une fois son rythme de croisière atteint, soit d'ici 2022, l'usine produira 11 millions de pneus par an.

Un investissement de 850 millions d'euros

Située non loin de la frontière avec l'Allemagne, à l'emplacement d'un ancien aéroport militaire, celle-ci servira les intérêts du manufacturier sur le sol européen en améliorant son taux de service auprès de ses principaux clients que sont les constructeurs automobiles allemands, britanniques et français.

"Il est important d'être le plus proche possible de nos clients. C'est pourquoi nous avons créé une base grâce à laquelle nous pouvons réagir d'une manière encore plus prompte et flexible à la demande de nos clients", explique Travis Kang, chef de la direction mondiale du groupe.

L'investissement qui va créer jusqu'à 1 300 emplois s'élève à 22 milliards de couronnes tchèques (850 millions d'euros). Outre ce nouvel outil, Nexen Tire dispose de trois autres sites de production en Corée et en Chine.

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