Pneumatique - Le site

Avec des ventes TC4 en chute de 23 % sur le marché de l'équipement d'origine et de 12 % sur celui du remplacement, l'industrie européenne du pneumatique a vécu en 2020 l'une des plus mauvaises années de son histoire.

 

En dépit d'un troisième trimestre encourageant, les pertes abyssales enregistrées lors du deuxième étaient bien trop importantes pour permettre au marché européen du pneumatique de réaliser une année positive. Si tout n'est pas à jeter, le bilan 2020 s'avère en bien des points désastreux. Selon l'ETRMA, l’association continentale des fabricants de pneus et de caoutchouc, l'activité sur le marché de l'équipement d'origine s'est ainsi lourdement rétractée, directement pénalisée par le recul des ventes de véhicules neufs, avec des volumes en chute de 23 % sur la cible TC4 (67 millions d'unités) et de 18 % en poids lourds (4,6 millions).

La dynamique sur le marché du remplacement est, quant à elle, moins décevante grâce notamment à un quatrième trimestre convenable où le TC4 n'a perdu "que" 5 % de ses ventes alors que le PL, le deux-roues et l'agricole enregistraient des croissances comprises entre 8 % et 15 %. Sur douze mois, le marché du remplacement TC4 accuse un déficit de plus de 26 millions d'unités, à hauteur de 192,3 millions de pneus écoulés, correspondant à une baisse de 12 %.

Le toutes saisons plus fort que le Covid

Derrière ce chiffre, il est intéressant de souligner que le segment des pneus été totalise 85,7 millions d'unités (-13 %) et celui des pneus hiver 46,6 millions (-20 %). "L'hiver relativement doux a conduit de nombreux conducteurs à ne pas remplacer leurs pneus été par des pneus hiver", développe Fazilet Cinaralp, directrice générale de l'ETRMA. Toujours sur la plan de la saisonnalité, l'éclaircie est en réalité venue du segment des toutes saisons qui a confirmé sa bonne santé et sa capacité à résister à la crise sanitaire. Ses ventes se sont chiffrées à 21 millions d'unités, soit 5 % de plus qu'en 2019.

"Essentiel pour notre secteur de poursuivre la collaboration avec les institutions"

Du côté des pneus lourd, le marché du remplacement reflète assez bien la situation des derniers mois. En dépit des restrictions de circulation, des contraintes imposées et de l'arrêt de certaines activités, le transport est resté dynamique et la baisse finale de 4 % (12 millions d'enveloppes) fait presque figure de victoire. Un constat similaire s'applique au secteur agricole auprès duquel les ventes de pneumatiques sont restées étales sur un an avec 1,2 millions d'unités écoulées en 2020. Quant au marché du deux-roues, un recul de 9 % est observé (8,5 millions).

Plans sociaux à gogo

"La pandémie de Covid-19, les verrouillages répétés et les restrictions de déplacements imposés en conséquence, ainsi que la crise économique qui a suivi, avec la fermeture de certaines usines, ont fortement impacté le secteur du pneumatique, non seulement en termes de ventes mais aussi en termes d'emplois perdus", résume Fazilet Cinaralp. Dans le contexte actuel, Continental a annoncé vouloir supprimer 30 000 emplois dans le monde d'ici 2029. Bridgestone a, de son côté, annoncé qu'il allait fermer son usine nordiste de Béthune. Michelin, enfin, a dévoilé un plan de relance prévoyant la disparition de 2 300 postes dans l'Hexagone.

Et la représentante de juger qu'il sera "essentiel pour notre secteur de poursuivre la collaboration avec les institutions de l'Union européenne et les gouvernements nationaux" dans le but de déployer des dispositifs facilitant et accélérant la reprise du secteur.

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Après avoir été lourdement impacté par la crise sanitaire lors du deuxième trimestre 2020, le groupe tricolore a fait mieux que prévu lors du troisième avec des ventes en recul de seulement 5 %. Sur l'ensemble de l'année, le bilan s'avère toutefois largement négatif.

 

Une reprise, certes, mais pas assez importante pour effacer complètement l'ardoise. Le groupe Michelin a annoncé jeudi 22 octobre 2020 un chiffre d'affaires en baisse de 5 % après le troisième trimestre, contre un recul de 20,6 % lors du deuxième qui avait été fortement pénalisé par la crise sanitaire. "Le troisième trimestre a été meilleur que prévu", a souligné le président du groupe, Florent Menegaux, dans un entretien avec des analystes. La demande mondiale de pneumatiques s'est redressée, à -6 % par rapport à la même période il y a un an.

Une perte de 16,8 % après neuf mois

Le manufacturier français de pneumatiques prévoit pour 2020 un résultat opérationnel supérieur à 1,6 milliard d'euros et des flux de trésorerie libre structurels supérieurs à 1,2 milliard d'euros (contre 500 millions annoncés en juillet), "hors nouvel effet systémique de la crise du Covid", précise-t-il. "Nous devrions croître en parallèle au marché, avec un effet positif du coût des matières premières et un effet négatif des changes. "Le prix-mix", lié à la hausse des prix unitaires et à la vente de produits plus haut de gamme, devrait être positif", a commenté le directeur financier du groupe, Yves Chapot.

Sur les neuf premiers mois de l'année, les ventes de Michelin ont chuté de 16,8 % par rapport à 2019, s'établissant à 14,9 milliards d'euros. Le prix-mix permet de gagner 1,7 %, avec un "pilotage rigoureux des prix, notamment face à la dépréciation de certaines devises", qui permet de compenser "l'effet négatif des clauses matières premières".

Le niveau d'activité 2019 ne sera pas retrouvé avant 2022

Le marché tourisme et camionnette est en recul de 17 % en nombre de pneus, très fortement pénalisé par la crise sanitaire. Le troisième trimestre montre cependant "une nette inflexion positive, plus soutenue qu'attendu", selon Florent Menegaux, tant à la première monte qu'au remplacement, et notamment en Chine et en Amérique du Nord. Pour l'activité poids lourds, le marché est en recul de 14 %, pénalisé par le ralentissement du fret. Le troisième trimestre montre cependant une amélioration (-6 %) tirée par la demande en première monte (+11 %) en Chine et les pneus de remplacement en Europe et en Amérique du Nord.

Dans les activités de spécialités, la reprise des activités agricoles et le rebond du deux roues compensent un ralentissement des activités minières, touchées par les conséquences de la crise sanitaire avec un décalage de quelques mois. Sur la base des tendances observées, le groupe s'attend à retrouver le niveau d'activité 2019 "à partir du deuxième semestre 2022". (avec AFP)

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Le manufacturier tricolore a fait état d'une perte nette de 137 millions d'euros, au cours des six premiers mois de l'année, sous l'effet de la crise sanitaire. Les ventes du groupe se sont rétractées de 20,6 % sur cette période.

 

Conséquence directe de la pandémie de coronavirus, du ralentissement économique et de l'arrêt d'une majeure partie de ses sites de production, Michelin a publié des résultats financiers décevant pour le compte du premier semestre 2020. Le manufacturier français a fait état d'une perte nette de 137 millions d'euros mais son bénéfice opérationnel est resté positif de 310 millions d'euros, bien qu'en chute de 78 %. Les ventes globales du groupe ont diminué de 20,6 %, à 9,36 milliards d'euros, avec une meilleure résistance des pneus destinés aux activités minières et agricoles par rapport à l'activité automobile et poids lourds, a annoncé le groupe dans un communiqué.

Michelin a été contraint de revoir ses objectifs et prévoit désormais un bénéfice opérationnel supérieur à 1,2 milliard d'euros pour l'année 2020 et des flux de trésorerie libre structurels supérieurs à 500 millions d'euros. "Nous avons encaissé un choc très fort, mais Michelin a montré sa capacité à encaisser ce choc", a commenté le directeur financier du groupe Yves Chapot, évoquant la "crise sans précédent" provoquée par la pandémie de Covid-19, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes. Il s'est félicité que le bénéfice opérationnel "reste positif malgré cette crise de volume extrêmement forte". Il a néanmoins dégringolé pour atteindre seulement 3,3 % du chiffre d'affaires, contre 12,2 % au premier semestre 2019.

30 % d'investissements en moins

La chute des volumes en a été la cause principale, entraînant "une forte sous-absorption des frais fixes et une perte de productivité industrielle". Les flux de trésorerie libres ont été négatifs de 351 millions d'euros de janvier à juin. Le manufacturier, qui juge sa situation financière "solide", assure cependant qu'il "sera en mesure de faire face aux aléas de cette crise, sans même avoir recours à ses lignes de crédit confirmées de 1,5 milliard d'euros". Pour préserver sa trésorerie, Michelin a notamment réduit ses investissements de 30 %, "tout en maintenant sa capacité à soutenir des projets innovants et d'efficience", précise-t-il. "Les mesures d'économies mises en place ont permis une réduction des frais généraux de 192 millions d'euros" sur le premier semestre, a-t-il encore détaillé.

Sur la partie automobile, qui représente près de la moitié de ses ventes, Michelin a fait face à un marché des pneumatiques en chute de 24 % en volume. Son chiffre d'affaires a baissé de 22,3 % pour cette activité, à 4,39 milliards d'euros, causant une perte opérationnelle de 35 millions d'euros. Les effets de la chute des volumes ont été "en partie atténués" par la capacité du groupe à augmenter ses tarifs et à vendre des produits plus haut de gamme, a souligné le groupe. L'activité pneus pour poids lourds a subi un sort similaire, enregistrant un recul de chiffre d'affaires de 23,3 %, à 2,41 milliards d'euros, et une perte opérationnelle de 30 millions d'euros. Elle a été pénalisée par la chute du transport de marchandises.

Poursuivre la diversification

Michelin a en revanche profité de la meilleure résistance de ses activités de spécialités (qui incluent les pneumatiques pour engins miniers, véhicules agricoles, machines de travaux publics, avions, et la production de matériaux de haute technologie). Dans ce secteur, le chiffre d'affaires a diminué de "seulement" 14,3 % à 2,55 milliards d'euros et le bénéfice opérationnel de 35 % à 375 millions d'euros, sauvant la performance globale du groupe. "Les ventes de pneumatiques pour mines de surface, de pneus agricoles de remplacement et de bandes transporteuses (pour le secteur minier) sont celles qui ont le mieux résisté dans la crise", a souligné Michelin.

A plus long terme, le pneumaticien présentera "début 2021" un nouveau plan stratégique, a annoncé son président Florent Menegaux. Michelin entend se diversifier "dans d'autres domaines" que le pneumatique, "comme la pile à hydrogène, les imprimantes 3D métal ou encore les matériaux de haute technologie". "A horizon 2030, le pneumatique devrait représenter 70% d'un groupe qui aura significativement grandi par ailleurs", résume le dirigeant. (Avec AFP)

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Le groupe nippon a présenté des résultats, pour le compte du premier trimestre 2020, très défavorables. Son bénéfice net a ainsi dégringolé de 65 % et son bénéfice opérationnel a fondu de moitié.

 

Si Michelin a réussi globalement à se sortir d'une période compliquée, Bridgestone a été moins en réussite au cours du premier trimestre 2020. Une période très difficile pour le groupe japonais, citant les conséquences "dramatiques" de l'épidémie de coronavirus sur son activité. Le bénéfice net du groupe japonais, entre début janvier et fin mars, s'est établi à 19,5 milliards de yens (167,9 millions d'euros au cours actuel), une dégringolade de 65,1% par rapport à la même période l'an dernier, selon un communiqué.

Le bénéfice opérationnel trimestriel a, quant à lui, fondu de près de moitié, à 42,8 milliards de yens, sur fond de la diminution de la production automobile dans le monde entier et de la suspension des propres opérations de Bridgestone, notamment aux Etats-Unis et en Europe à compter de la seconde quinzaine de mars.

Des projections complexes

Le rival du français Michelin a abandonné ses objectifs de résultats 2020 dévoilés en février, qui ne prenaient pas en compte l'impact du Covid-19, et n'en a pas livré de nouveaux pour le moment. Il n'est "pas possible d'établir des prévisions rationnelles" pour l'heure, car même si la demande de pneus devrait repartir avec la levée des confinements et le redémarrage économique, "il est difficile de prévoir quand le virus sera maîtrisé dans chaque région" du monde, a justifié le groupe.

Au premier trimestre ses ventes se sont établies à 752,2 milliards de yens (6,5 milliards d'euros), en diminution de 11,3 % sur un an, dont une chute de 25 % dans la zone Chine/Asie Pacifique (hors Japon). Le groupe dit "passer en revue tous ses investissements et coûts" pour s'adapter à la crise. Il a néanmoins maintenu son objectif de verser à ses actionnaires un dividende total de 160 yens par action au titre de l'exercice 2020, comme pour 2019. (Avec AFP)

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Conséquence directe de la crise sanitaire, le manufacturier clermontois enregistre un résultat assez défavorable sur trois mois. Pour passer le cap du coronavirus, une réduction des investissements, des coûts de structure et des dividendes versés aux actionnaires a été annoncée.

 

Le groupe Michelin enregistre un résultat trimestriel négatif. Touché par la pandémie de coronavirus, le manufacturier tricolore a vu son activité se rétracter de 8,3 % lors des trois premiers mois de l'année 2020, à hauteur de 5,3 milliards d'euros. "La demande de pneumatiques a fortement baissé à la suite de l'adoption progressive de mesures de confinement des populations dans les différentes régions du monde, affectant l'ensemble des secteurs d'activité", souligne le groupe dans un communiqué.

Le manufacturier a également détaillé sa stratégie pour amortir les effets financiers de la crise : baisse des investissements de 500 millions d'euros, réduction de 330 millions d'euros du dividende proposé aux actionnaires, réduction des coûts de structure...

Des ventes en recule de 11,7 %

Le chiffre d'affaires de Michelin a baissé de 6,9 % pour la partie automobile, qui représente la moitié de l'activité, de 12,3 % pour la branche poids lourds (un quart des ventes) et de 6,9 % pour les pneumatiques de spécialité (génie civil, agriculture, aviation). Les volumes ont baissé plus nettement (-11,7 %). A titre de comparaison, le marché mondial des pneus automobiles a chuté de 15 % de janvier à mars, celui des poids lourds de 17 %, mais celui des pneumatiques de spécialité était seulement en "légère baisse".

Cet effet volume a été en partie compensé par des prix de vente plus élevés (+2 %), reflet selon Michelin de "la solidité de la marque" ainsi que par l'élargissement du périmètre (+1 %). La chute des volumes s'est cependant accélérée en mars (-21 %) alors que l'épidémie de Covid-19 commençait à paralyser l'Europe et les États-Unis.

Des impacts encore trop incertains

Michelin estime que les impacts économiques de la pandémie "restent encore trop incertains pour établir avec fiabilité des prévisions de marché" et annoncer un objectif de résultat sur l'année. Néanmoins, il affirme que la forte baisse des cours de matières premières, associée à sa capacité à vendre des pneus plus haut de gamme et plus chers, "permettra de légèrement atténuer l'impact beaucoup plus prononcé de la baisse des volumes".

Michelin s'estime suffisamment solide financièrement pour résister à la crise. "Des tests de résistance, avec des hypothèses de perte de volume sur l'exercice allant de -20 % à -35 %, ont montré que le groupe disposait de la liquidité suffisante sans tirer sur ses lignes de crédit confirmées de sécurité", souligne-t-il. (avec AFP)

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Après une année 2019 en deçà de ses prévisions, le manufacturier transalpin a annoncé vouloir investir 900 millions d'euros au cours des trois prochains exercices.

 

L'année 2019 s'était très tôt révélée décevante et le résultat final n'a pas échappé à cette tendance. Le manufacturier italien Pirelli a présenté un bilan préliminaire pour le compte de l'exercice 2019 avec un chiffre d'affaires de 5,32 milliards d'euros. Un résultat en hausse de 2,5 % sur un an alors sur le groupe tablait sur une croissance de ses ventes comprises entre 3 et 4 %.

"Une interprétation assez réaliste d'une situation actuelle difficile"

De même, le segment à haute valeur ajoutée a représenté 66,5 % du chiffre d'affaires, en progression de 2,8 % sur un alors que Pirelli s'attendait à le voir atteindre au moins les 67 %.

Pour contrecarrer cette dynamique négative, le groupe a donc annoncé vouloir investir 900 millions d'euros sur trois ans pour renforcer la place de Pirelli sur le segment à haute valeur ajoutée des pneus 18 pouces et plus. "Notre plan industriel est basé sur une interprétation assez réaliste d'une situation actuelle difficile", a déclaré Marco Tronchetti Provera, le patron de Pirelli, en présentant le plan.

Deux usines fermées à cause du coronavirus

Cet investissement s'accompagnera également d'une réduction des coûts de 510 millions d'euros, hors inflation, sur la même période. De quoi permettre au groupe détenu par le chinois China National Chemical (ChemChina) d'atteindre un chiffre d'affaires de 5,8 milliards d'euros à l'horizon 2022, avec une croissance annuelle de 3 %.

Le groupe a par ailleurs précisé que l'épidémie du nouveau coronavirus en Chine avait entraîné la suspension de sa production dans deux des trois usines que Pirelli possède dans ce pays avec un impact négatif estimé à 30 millions d'euros qui devrait être toutefois absorbé dans le courant de l'année.

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jeudi, 27 février 2020 07:55

Une année 2019 en demi-teinte pour Hankook

Si le manufacturier a vu ses ventes progresser lors du dernier exercice, portées par les montes en 18 pouces et plus, son bénéfice d'exploitation a souffert d'un marché instable.

 

Après Michelin, plutôt heureux, et Bridgestone, clairement déçu, Hankook Tire vient de publier à son tour son bilan financier annuel. Et celui-ci s'avère pour le moins mitigé. Le manufacturier sud-coréen a généré un chiffre d'affaires de 6 896 milliards de wons (5,9 milliards d'euros), en hausse de 1,5 % sur un an, grâce à l'apport substantiel des montes de grandes tailles qui profitent de la croissance mondiale du segment des SUV.

Poussées par les technologies de pointe, les ventes de pneumatiques 18 pouces et plus ont représenté 55,4 % des ventes totales du groupe, soit une hausse d'environ 3,1 % en glissement annuel, renforçant ainsi l’image de marque premium de Hankook. Plus particulièrement, la proportion des ventes de pneumatiques haut de gamme a augmenté en Chine, entraînant une croissance plus stable sur le marché des pneus de remplacement.

Optimisme pour 2020

Mais le résultat 2019 a aussi pâtit de l’intensification de la concurrence sur le marché mondial des pneumatiques en raison d’un ralentissement de la demande du marché automobile et de l'incertitude résultant des différends commerciaux au niveau mondial. Cela a eu pour conséquence une baisse du bénéfice d'exploitation qui s'est élevé à 542,9 milliards de wons (465,7 millions d'euros), soit 22,8 % de moins qu'en 2018.

Pour 2020, Hankook Tire table sur un chiffre d'affaires de 7 200 milliards de wons grâce à une stratégie toujours davantage portée par le haut de gamme.

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Le groupe germanique a enregistré un chiffre d'affaires en léger déclin au cours du deuxième trimestre, conséquence directe de la baisse du marché automobile mondial.

 

Tandis que la production de véhicules particuliers et d'utilitaires légers a reculé de 7 % entre les deuxièmes trimestres 2018 et 2019, Continental a enregistré des résultats trimestriels négatifs. Le chiffre d'affaires du groupe s'est ainsi élevé à 11,3 milliards d'euros entre avril et juin, soit 1 % de moins qu'il y a un an. La croissance organique des ventes s’élève à 3,7 % sur la même période et le bénéfice opérationnel ajusté au deuxième trimestre, à 868 millions d’euros, soit une marge de 7,8 %.

Continental prévoit pour 2019 une baisse de 2 % de la production américaine de voitures de tourisme et de VUL, de 3 % en Europe et de 10 % en Chine. Dans l’ensemble, la société prévoit une baisse de la production mondiale de véhicules d’environ 5 %. "Pour le moment, le contexte du marché est très difficile, déclare Elmar Degenhart, PDG de Continental. Nous réagissons à la baisse du marché en appliquant une stricte discipline en matière de coûts et en renforçant notre compétitivité".

Dans le détail, on note que les ventes de la division automotive ont diminué de 3,1 %, à hauteur de 6,8 milliards d’euros au dernier trimestre, par rapport à la même période de l’année précédente. La croissance organique enregistrée est ressortie à 4,9 %. La division rubber a réalisé un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros au deuxième trimestre 2019, ce qui représente une croissance de 2,5 % sur un an.

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Confronté notamment à un recul de la production mondiale, le groupe allemand vient de revoir à la baisse ses prévisions annuelles.

 

A l'instar d'autres acteurs du marché (constructeurs et équipementiers), Continental fait face à un exercice 2019 difficile. Ce mardi 23 juillet, le groupe allemand a ainsi annoncé s'attendre à une année moins bonne qu'espérée initialement tout en confirmant que sa marge d'exploitation allait faiblir. La fourchette de 8 à 9 % envisagée jusqu'ici, devrait laisser place à une marge d'exploitation comprise entre 7 et 7,5 %.

Idem pour le chiffre d'affaires visé qui baisse à 44-45 milliards d'euros contre 45 à 47 milliards plus tôt dans l'année. "La principale raison est le déclin continu de la production mondiale de voitures de tourisme et de véhicules utilitaires", déclare le groupe dans un communiqué. Continental s’attend désormais à une baisse d’environ 5 % de la production automobile mondiale en 2019 alors qu’il la prévoyait stable auparavant.

L’équipementier allemand évoque aussi des changements inattendus dans la demande de ses clients, sans plus de précisions. Il pense aussi devoir effectuer des provisions au cours du second semestre pour de potentielles réclamations de garanties. Les causes et les coûts de ces réclamations ne sont pas encore précisément définis, a dit Continental.

Le groupe a ajouté que ses résultats du deuxième trimestre seraient conformes aux attentes des analystes. Selon des données provisoires, son chiffre d’affaires consolidé sur le trimestre a été d’environ 11,2 milliards d’euros. Les résultats complets seront publiés le 7 août. (Avec Reuters).

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jeudi, 16 mai 2019 07:33

Prévisions en baisse pour Pirelli

Le groupe italien a revu à la baisse ses prévisions de chiffre d'affaires pour le compte de l'exercice 2019. Une décision provoquée par une demande atone au premier trimestre.

 

Après un exercice 2018 difficile au cours du duquel le chiffre d'affaires a reculé de 2,9 % principalement à cause des difficultés rencontrées par le manufacturier transalpin sur le continent sud-américain, Pirelli a réalisé un premier trimestre 2019 stable. Le CA du groupe a ainsi légèrement augmenté de 0,3 %, avec un recul de 12,1 % des pneus standard et une croissance de 7,3 % du segment haut de gamme. Le bénéfice net trimestriel a progressé de 9,7 %, à 101,4 millions d'euros.

Face à une demande du marché jugé comme atone, Pirelli a revu à la baisse ses ambitions annuelles. Il s'attend désormais à une hausse de ses ventes entre 3 et 4 %, contre 4 à 6 % précédemment. En revanche, le manufacturier a confirmé qu'il visait toujours un segment UHP (haute valeur ajoutée), celui sur lequel il mise le plus pour doper ses ventes, aux environs de 67 %. Sur le plan géographique, l'Europe reste toujours son principal marché avec 45,6 % de ses ventes.

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