Pneumatique - Le site

Entretien, réparation, contrôle technique, location, commerce d'équipements auto, de carburant ou de véhicules mais uniquement sur rendez-vous… considérées comme essentielles à la nation, plusieurs métiers du secteur sont autorisés à poursuivre leur activité en dépit du confinement. 

 

Le couac du printemps est, à priori, évité. Depuis le vendredi 30 octobre 2020, la France est à nouveau placée en confinement. Si ce second épisode se veut plus souple que le premier, les déplacements sont malgré tout très encadrés et doivent se limiter au strict minimum. Sur le plan économique, plusieurs secteurs d'activité jugés comme essentiels à l'équilibre de la nation sont autorisés à rester ouverts. Et alors que le plus grand flou régnait en mars dernier, aux premières heures du confinement, quant à la question de savoir s'ils pouvaient ou non exercer leur métier, les professionnels du monde de l'auto peuvent être rassurés.

Ceux de la réparation automobile (garages, centres autos, fast fitter), qui garantissent la mobilité des Français, ont de nouveau été autorisés à rester opérationnel. Idem pour les stations-services ainsi que les distributeurs de pièces de rechange qui pourront maintenir leur activité pendant ces quatre semaines de confinement. Quant aux contrôleurs techniques, ils ont, une nouvelle fois, été autorisés à poursuivre leurs services mais, comme au printemps, le gouvernement devrait accorder aux automobilistes un délai de tolérance afin de les inciter à rester à leur domicile.

Bonne nouvelle pour la distribution auto

Autre bonne nouvelle, le secteur de la distribution automobile (VN/VO) est cette fois-ci considéré d'emblée comme activité essentielle au pays. Ces professionnels pourront poursuivre, sur rendez-vous, leurs livraisons de véhicules auprès de leurs clients ayant passé commande à distance. En revanche, les showrooms resteront fermés. Rappelons qu’en mars, la fermeture brutale des points de vente avait provoqué une baisse de 72 % des immatriculations de voitures neuves en France.

Parmi les autres activités automobiles concernées, citons la location, le commerce et la réparation de cycles et motocycles, l'entretien et la réparation d'engins et de matériels industriels et/ou agricoles, les parcs de stationnement et enfin les auto-écoles. Les services de lavage, non essentiels bien que ne présentant aucun risque sanitaire, sont en revanche exclus de cette liste.

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vendredi, 28 août 2020 12:00

Le SPP sur tous les fronts pendant la crise

Rédaction d'articles d'information, soutien juridique et administratif, échanges avec les pouvoirs publics, le SPP n'a pas chômé durant les six derniers mois. Depuis mars dernier, le syndicat a fait preuve d'un engagement total pour soutenir des adhérents confrontés à une crise sans précédent.

 

Discret mais bien présent. Là où d'autres organisations professionnelles ont beaucoup fait parler d'elles, le SPP ne s'est pas beaucoup montré depuis le début de la crise sanitaire. En coulisses, pourtant, celui-ci n'a pas chômé. Alors que les ventes du secteur ont chuté dans des proportions inimaginables lors du confinement (-80 % pour le TC4 et -50 % pour le PL en avril, par exemple), de multiples actions ont été déployées pour aider les professionnels et pérenniser la place du pneu dans le débat public.

La bagatelle 350 articles publiés

Entre autres initiatives, le SPP a notamment mis en place un système d'information entre veille et rédaction d'articles. 350 ont été écrits et publiés sur la plateforme MySPP pendant le confinement. Une banque documentaire rassemblant tous les formulaires et modèles de courriers utiles à la constitution des dossiers administratifs a également été créée, renforcée par une FAQ dédiée à l'activité partielle. Pour compléter ces actions, plusieurs webinars ont été organisés avec l’appui de cabinets d’avocats conseil ou d’instituts d’études de prospective économique.

Un soutien plus personnalisé a aussi été apporté à certains adhérents avec le traitement de 146 dossiers individuels portant sur de multiples sujets (mise en œuvre de l’activité partielle et du télétravail, adaptation des rémunérations, information sur les aides sociales, économiques et fiscales, information sur les mesures de protection dans les locaux et lors des interventions…). Un groupe de travail a parallèlement été constitué, réunissant des responsables qualité, sécurité et ressources humaines des réseaux ou des grandes entreprises adhérentes. La finalité étant de favoriser les échanges et la mise en commun des problématique pour tenter d'y remédier.

Une structure légère et agile

D'un point de vue plus institutionnel, le SPP a maintenu durant cette période un dialogue permanent avec les partenaires sociaux de la branche des services de l’automobile et a participé à l’établissement du guide paritaire des bonnes pratiques. Il est également intervenu auprès des pouvoirs publics pour clarifier certains imprécis ou en suspens. Tout ce travail s'est traduit par une hausse sensible de l'activié de MySPP. Plus de 20 000 pages ont été consultés quotidiennement au plus fort de la crise et près de 900 000 au total entre le 9 mars et le 30 avril 2020.

"La structure légère de notre organisation a permis une grande agilité et une remarquable réactivité pour suivre et relayer les innombrables informations émanant des pouvoirs publics. Notre équipe a fait preuve d’un engagement sans faille durant toute la période de la crise sanitaire, au service de nos adhérents", se félicite Dominique Stempfel, nouveau président du syndicat.

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Une semaine après la fin du confinement, les professionnels de l'après-vente font état d'un premier bilan encourageant. Le retour progressif des clients se corrèle avec de nouvelles contraintes de travail qu'il faut encore apprivoiser. Témoignage d'un adhérent Roady.

 

Dans les ateliers et les points de vente, la vie ne s'est jamais réellement arrêtée. A l'inverse du monde de la restauration ou du tourisme, par exemple, celui des services de l'automobile a pu poursuivre son activité durant les deux mois de confinement induits par la pandémie de coronavirus au titre d'une activité dite "essentielle" au bon équilibre de la nation. Ce service minimum, bon nombre de professionnels s'y sont pliés avec responsabilité et passion sans que cela ne suffise toutefois à sauver leurs trésoreries. Pour les réseaux peu ou pas présents en B2B, la chute a été vertigineuse et, chez Roady, seulement 10 à 20 appels quotidiens de particuliers ont été dénombrés à l'échelle de l'ensemble du réseau (113 centres dans l'Hexagone).

Les quatre centres autos aux couleurs de l'enseigne des Mousquetaires et les deux sites de vitrage Rapid Pare-Brise de Ludovic Piaugeard, situés dans l'Eure, étaient eux-aussi quasiment à l'arrêt. Aussi difficile soit-il, ce service minimum, cette étape d'entre-deux en quelque sorte, aura aussi permis au gérant de préparer très tôt la reprise. Avec la centrale du réseau, dont il est membre du conseil d'administration, deux axes de travail ont été identifiés : trier, analyser et retravailler toutes les informations administratives, juridiques et réglementaires pour diffuser à tous les adhérents un guide sanitaire ; assurer à tous une reprise en toute sécurité avec la livraison d'un kit sanitaire.

De nouvelles méthodes de travail

Masques, gants, gel hydroalcoolique, visières et surcote de travail pour les équipes, plexiglas pour les comptoirs, PLV et fléchage pour l'ensemble du centre… Autant d'éléments financés, pour le premier envoi, par la centrale tandis que les réapprovisionnements seront à la charge des adhérents. L'aspect sanitaire a donc un coût, sensible au demeurant, mais Ludovic Piaugeard ne s'en soucie guère, bien heureux déjà d'avoir eu accès à tous ces équipements indispensables à la sécurité de ses 45 salariés. De la théorie à la pratique, la date du lundi 11 mai 2020 est venue marquer la reprise globale de l'activité et le début d'une nouvelle façon de travailler.

"Je crois que mes collaborateurs ont été sensibles à toutes les précautions que nous avons prises, ça les a rassurés, ils ont compris qu'on ne prendrait aucun risque avec leur santé, note le chef d'entreprise. Pour eux, ça n'en demeure pas moins un moment particulier. Les contraintes sont telles qu'on doit faire preuve de beaucoup de pédagogie en leur rappelant régulièrement les bons réflexes à prendre". Dans chaque centre, le moindre stylo ou téléphone est désormais individualisé. Idem dans l'atelier où chaque mécanicien doit enfiler une tenue à usage unique et suivre un protocole spécifique (désinfection du véhicule avant et après, housses de protection…).

Quand le "SBAM" en prend un coup

Tout ceci n'est également pas sans conséquence sur la productivité. Les contraintes étant plus nombreuses et chronophages, le rendement dans l'atelier s'en trouve amoindri. De même, l'accueil client a été complètement modifié par toutes ces mesures de distanciation sociale. "Avec un plexiglas sur le comptoir ou un masque sur le visage, le "SBAM" (sourire, bonjour, au revoir, merci, NDLR), l'un des principes de notre métier, est clairement différent", confirme Ludovic Piaugeard.

En dépit de tous ces nouveaux obstacles, le dirigeant tire un premier bilan encourageant de cette reprise. "Il y a un effet déconfinement, juge-t-il. On est encore loin d'une activité pleine et entière mais on voit les clients revenir en atelier". A plus longue échéance, ce dernier se montre très prudent. Au-delà de la crainte d'un re-confinement, ce sont aussi les multiples incertitudes qui expliquent cet état d'esprit. "On voit bien que les gens font encore très attention. L'évolution de la pandémie fait peser de gros doutes." Seule certitude pour lui : l'après sera forcément différent de l'avant.

 

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Pour faire face aux conséquences de la pandémie de coronavirus, la maison mère des enseignes Norauto et Midas s'est vu accorder un prêt garanti par l'Etat d'une valeur de 280 millions d'euros.

 

Deux mois de fermeture totale, dans un premier temps, puis partielle dans un second pour assurer un service minimum, ont lourdement impacté le réseau Norauto durant les deux mois de confinement induit par la pandémie de coronavirus. Sa maison mère, qui est celle aussi de l'enseigne Midas, a donc demandé et obtenu d'être soutenu par le biais d'un prêt garanti par l'Etat.

Selon un arrêté publié vendredi 15 mai 2020 au Journal Officiel, "la garantie de l'État est accordée aux établissements BNP Paribas, Commerzbank Aktiengesellschaft, Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Nord de France, Crédit Agricole Corporate and Investment Bank, CIC Nord Ouest, HSBC France, Crédit Lyonnais et Société Générale pour les prêts (...) consentis à la société Mobivia".

23 000 salariés dans 19 pays.

Le groupe français est un acteur important du secteur de l'après-vente. Il s'appuie sur 2 100 centres et emploie près de 23 000 personnes dans 19 pays, pour un chiffre d'affaires de plus de 3,2 milliards d'euros, selon le site web de Mobivia.

Peu après le confinement de la population en France et la fermeture obligatoire des commerces non-essentiels à la mi-mars, le gouvernement s'était engagé à garantir jusqu'à 300 milliards d'euros de prêts aux entreprises. Pour les grandes entreprises réalisant plus de 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires, ces prêts sont couverts à hauteur de 70 % ou 80 %. Le dispositif a été inauguré mi-avril par Fnac Darty qui avait obtenu 500 millions d'euros (dont 70 % garanti par l'État) auprès de plusieurs banques pour l'aider à passer le cap de l'épidémie.

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Le groupe nippon a présenté des résultats, pour le compte du premier trimestre 2020, très défavorables. Son bénéfice net a ainsi dégringolé de 65 % et son bénéfice opérationnel a fondu de moitié.

 

Si Michelin a réussi globalement à se sortir d'une période compliquée, Bridgestone a été moins en réussite au cours du premier trimestre 2020. Une période très difficile pour le groupe japonais, citant les conséquences "dramatiques" de l'épidémie de coronavirus sur son activité. Le bénéfice net du groupe japonais, entre début janvier et fin mars, s'est établi à 19,5 milliards de yens (167,9 millions d'euros au cours actuel), une dégringolade de 65,1% par rapport à la même période l'an dernier, selon un communiqué.

Le bénéfice opérationnel trimestriel a, quant à lui, fondu de près de moitié, à 42,8 milliards de yens, sur fond de la diminution de la production automobile dans le monde entier et de la suspension des propres opérations de Bridgestone, notamment aux Etats-Unis et en Europe à compter de la seconde quinzaine de mars.

Des projections complexes

Le rival du français Michelin a abandonné ses objectifs de résultats 2020 dévoilés en février, qui ne prenaient pas en compte l'impact du Covid-19, et n'en a pas livré de nouveaux pour le moment. Il n'est "pas possible d'établir des prévisions rationnelles" pour l'heure, car même si la demande de pneus devrait repartir avec la levée des confinements et le redémarrage économique, "il est difficile de prévoir quand le virus sera maîtrisé dans chaque région" du monde, a justifié le groupe.

Au premier trimestre ses ventes se sont établies à 752,2 milliards de yens (6,5 milliards d'euros), en diminution de 11,3 % sur un an, dont une chute de 25 % dans la zone Chine/Asie Pacifique (hors Japon). Le groupe dit "passer en revue tous ses investissements et coûts" pour s'adapter à la crise. Il a néanmoins maintenu son objectif de verser à ses actionnaires un dividende total de 160 yens par action au titre de l'exercice 2020, comme pour 2019. (Avec AFP)

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Si l'activité automobile a fortement chuté, celle en industriel reste assez dynamique chez Vulco. De quoi encourager les membres du réseau à rester mobilisés avec 81 % des centres toujours en activité.

 

Personne n'échappe à la crise. Du côté des pneumaticiens, Vulco a lui aussi payé un lourd tribut depuis la mi-mars. L'activité automobile, qui se concentre aujourd'hui sur de l'assistance aux services essentiels tels que les ambulances, police, gendarmerie, pompiers, Samu et entreprises, artisans ou particuliers autorisés à travailler et à se déplacer, a chuté de 85 %. Un résultat comparable à ceux observés dans d'autres réseaux.

Sur la partie industrielle, le flux s'est en revanche maintenu à un niveau correct avec une activité moyenne de plus de 50 %, portée par les transporteurs routiers, l’agriculture et les autres applications industrielles. Ainsi, en dépit d'une forte chute générale, une majeure partie du réseau est restée mobilisée durant cette période.

200 interventions en un mois rien qu'en Ile-de-France

"Aujourd’hui, alors que le confinement se poursuit, 81 % de notre réseau est en activité. Nous pouvons répartir ce chiffre entre l’activité automobile, ouverte sur rendez-vous à 40 %, et celle pour les camions, l’agriculture et les véhicules industriels qui est opérationnelle à 95 %, grâce entre autres à notre stock et la mise en place d’une logistique adaptée à cette situation inédite et bien sûr à l’engagement de nos équipes que nous remercions et dont nous sommes très fiers", étaye Stéphane Haug, directeur général de Vulco Développement.

Pour donner une idée de l'importance de cette mobilisation, le nombre d’interventions du réseau avec ses véhicules pour l’assistance aux transporteurs routiers s’est élevé, par exemple, à plus de 200 entre le 17 mars et le 15 avril, uniquement sur la région parisienne. A ce propos, des mesures sanitaires spécifiques ont été adoptées. Le conducteur du véhicule en panne doit ainsi rester dans sa cabine durant l'intervention, aucun échange de papier n'est effectué, et tout en consigné digitalement. La liste des centres mobilisés est mise à jour en permanence sur le site de l'enseigne.

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Conséquence directe de la crise sanitaire, le manufacturier clermontois enregistre un résultat assez défavorable sur trois mois. Pour passer le cap du coronavirus, une réduction des investissements, des coûts de structure et des dividendes versés aux actionnaires a été annoncée.

 

Le groupe Michelin enregistre un résultat trimestriel négatif. Touché par la pandémie de coronavirus, le manufacturier tricolore a vu son activité se rétracter de 8,3 % lors des trois premiers mois de l'année 2020, à hauteur de 5,3 milliards d'euros. "La demande de pneumatiques a fortement baissé à la suite de l'adoption progressive de mesures de confinement des populations dans les différentes régions du monde, affectant l'ensemble des secteurs d'activité", souligne le groupe dans un communiqué.

Le manufacturier a également détaillé sa stratégie pour amortir les effets financiers de la crise : baisse des investissements de 500 millions d'euros, réduction de 330 millions d'euros du dividende proposé aux actionnaires, réduction des coûts de structure...

Des ventes en recule de 11,7 %

Le chiffre d'affaires de Michelin a baissé de 6,9 % pour la partie automobile, qui représente la moitié de l'activité, de 12,3 % pour la branche poids lourds (un quart des ventes) et de 6,9 % pour les pneumatiques de spécialité (génie civil, agriculture, aviation). Les volumes ont baissé plus nettement (-11,7 %). A titre de comparaison, le marché mondial des pneus automobiles a chuté de 15 % de janvier à mars, celui des poids lourds de 17 %, mais celui des pneumatiques de spécialité était seulement en "légère baisse".

Cet effet volume a été en partie compensé par des prix de vente plus élevés (+2 %), reflet selon Michelin de "la solidité de la marque" ainsi que par l'élargissement du périmètre (+1 %). La chute des volumes s'est cependant accélérée en mars (-21 %) alors que l'épidémie de Covid-19 commençait à paralyser l'Europe et les États-Unis.

Des impacts encore trop incertains

Michelin estime que les impacts économiques de la pandémie "restent encore trop incertains pour établir avec fiabilité des prévisions de marché" et annoncer un objectif de résultat sur l'année. Néanmoins, il affirme que la forte baisse des cours de matières premières, associée à sa capacité à vendre des pneus plus haut de gamme et plus chers, "permettra de légèrement atténuer l'impact beaucoup plus prononcé de la baisse des volumes".

Michelin s'estime suffisamment solide financièrement pour résister à la crise. "Des tests de résistance, avec des hypothèses de perte de volume sur l'exercice allant de -20 % à -35 %, ont montré que le groupe disposait de la liquidité suffisante sans tirer sur ses lignes de crédit confirmées de sécurité", souligne-t-il. (avec AFP)

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Le groupe clermontois s'est associé au spécialiste de l'impression 3D pour concevoir des visières stérilisables et réutilisables. En à peine un mois, 10 000 boucliers ont été livrés à deux grands CHU français.

 

Alors que le manufacturier s'est lancé, depuis plusieurs semaines, dans la production de masques et de respirateurs dans une dizaine de ses sites, Michelin va encore plus loin. Depuis début avril, le groupe s'est associé à Protolabs, leader mondial dans la fabrication de petites séries en impression 3D, en usinage CNC et en moulage par injection, pour mettre au point et fabriquer des boucliers faciaux stérilisables et réutilisables. Un équipement indispensable face à la lutte contre le Covid-19.

Seulement 4 jours pour concrétiser ce projet

Tous les services hospitaliers en ont besoin et malgré les initiatives de plusieurs FabLab, ces besoins ne sont pas couverts. C’est pourquoi deux des plus grands CHU français ont appelé à l’aide Frédéric Pialot, Senior Fellow Procédés au sein du groupe Michelin. Avec l’aval de sa direction, il a momentanément suspendu ses activités pour se consacrer uniquement à cette urgence vitale. En 48h, il a sélectionné un modèle open source, l’a amélioré, et a organisé la supply chain.

Michelin a ensuite dû trouver les partenaires capables de lui fournir les différents composants en quantité suffisante. Pour le serre-tête et la pièce de renfort en partie basse, Michelin a contacté Protolabs avec qui plusieurs collaborateurs du groupe avaient déjà eu l’occasion de travailler pour du prototypage. Les premières pièces injectées sont sorties des moules 4 jours seulement après que Michelin ait pris contact avec Protolabs.

Que d'autres industriels prennent le flambeau

"Si l’on veut venir à bout de la pénurie, il faut impérativement fournir du matériel réutilisable, juge Frédéric Pialot. Nous avons donc choisi de réaliser l’ensemble des pièces du bouclier facial en polycarbonate. Ce matériau supporte les protocoles de stérilisation à chaud et le nettoyage à l’IPA (alcool isopropylique). Nous avons également augmenté l’épaisseur de la visière à 1 mm pour apporter plus de solidité à l’ensemble. Et opté pour un élastique de qualité chirurgicale".

C'est ainsi qu'en à peine un mois, 10 000 boucliers ont été livrés à deux des plus grands CHU français. Michelin souhaite maintenant passer la main à d’autres industriels en mettant à disposition de ceux qui le souhaitent les moules réalisés par Protolabs.

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Le Premier ministre a présenté devant l'Assemblée nationale les grandes lignes du plan de déconfinement qui entrera en vigueur le 11 mai 2020. Progressivité et régionalité guideront celui-ci.

 

Le retour à une vie normale n'est pas pour demain. Sur un ton solennel, Edouard Philippe a tenu à souligner, ce mardi 28 avril 2020 devant les députés, que nous allons "devoir vivre avec le virus car aucun vaccin n’est disponible, aucun traitement n’a fourni ses preuves et nous ne sommes pas assez immunisés. Nous allons devoir apprendre à nous en protéger". Dans l'hémicycle, le Premier ministre a détaillé les lignes directrices du plan de déconfinement qui dictera les retours à la vie sociale et à l'activité économique des Français. Des lignes directrices qui devront être adaptées localement par les Préfets et bien sûr les maires. 

Une situation réévaluée toutes les 3 semaines

Deux grands principes vont régir ce déconfinement ou tout au moins le relâchement dans les restrictions de circulation. Si la date du 11 mai est bel et bien conservée, la notion de progressivité est le mot d'ordre. "La période de déconfinement a permis d'éviter près de 60 000 décès et de ralentir la progression du virus en France. Notre système hospitalier a tenu mais au prix d'une fatigue incroyable des femmes et des hommes de notre système de soins et au prix d'une consommation de médicaments jamais vue. Le risque d'une seconde vague qui viendrait frapper le système de santé est un risque qu'il faut prendre au sérieux", a précisé le Premier ministre. 

Toutes les trois semaines, à compter de maintenant, le nombre de nouveaux cas d'hospitalisation et d'entrée en réanimation seront ainsi scrutés et si les indicateurs de santé ne sont pas au rendez-vous, le déconfinement sera retardé. "Les incertitudes doivent inciter tous les Français à la plus grande discipline face au risque de relâchement que nous sentons dans le pays", a-t-il ajouté. Ainsi, un premier bilan sera dressé le 2 juin 2020 et une nouvelle phase d'observation se déroulera entre cette date et le début de l'été. A chaque fois, les grandes règles du déconfinement seront remises dans la balance. 

Une carte de France sur la circulation du virus

Depuis le début de l'épidémie, les territoires français ne sont pas logés à la même enseigne quant à la circulation du virus dans la population. Trois ensembles de critères seront donc pris en compte pour chaque département et permettront de lever ou resserrer le déconfinement : un nombre de nouveaux cas élevé, des capacités hospitalières en tension, un système de tests ou de détection de la chaîne de contamination qui n'est pas opérationnel. Ces trois indicateurs se traduiront en une carte de France à deux couleurs (rouge pour une circulation intense du virus ou vert). Cette carte sera présentée aux Français chaque jour.

Ces décisions étaient déjà connues, mais le Premier ministre a rappelé les grands principes du déconfinement : le port du masque sera rendu obligatoire dans les transports en commun, pour les élèves à compter du collège, dans les entreprises et dès qu'une distance d'un mètre entre les individus ne peut être respectée. A compter de ce jour, 50 % des masques qui seront commandés, seront pris en charge par l'Etat selon des modalités et un coût qui reste à définir. Mais un appui spécifique sera accordé aux TPE et aux indépendants avec la création d'une plateforme d'e-commerce par la Poste à compter de la fin du mois d'avril 2020.  

700 000 tests par semaine à compter du 11 mai

Les tests seront également généralisés. Le gouvernement prévoit la réalisation de 700 000 tests par semaine dès le 11 mai. Dès qu'un Français aura été testé positif au Covid-19, toutes les personnes qui auront été en contact seront également testées et mises en isolement à domicile ou dans un hôtel réquisitionné.  "Les médecins libéraux seront en première ligne. L’assurance maladie appuiera cette démarche. Des brigades dans chaque département appelleront les cas contacts et s’assureront des tests et du confinement. L’objectif final de cette politique de tests doit permettre de casser les chaînes de transmission", a précisé Edouard Philippe. L'application de géolocalisation Stop-Covid, qui n'est pas encore prête à ce jour, fera l'objet d'un débat public et d'un vote ultérieur à l'Assemblée nationale.    

Maintien du chômage partiel jusqu'au 1er juin

Les commerces sont autorisés à ouvrir à nouveau à compter du 11 mai, exception faite des bars, cafés, restaurants, musées de grande capacité, salles de spectacle et centres commerciaux de plus de 40 000 m2. "Il faut réorganiser la vie au travail, mais le télétravail doit être maintenu au moins pendant les trois premières semaines du déconfinement (NDLR, soit jusqu'au 2 juin) pour limiter le recours aux transports publics" a précisé le Premier ministre. Dans le cas où le télétravail n'est pas possible, des horaires décalés doivent être aménagés afin que tous les salariés ne soient pas présents en même temps. 33 guides métiers sont disponibles, permettant de détailler les mesures sanitaires. IRP Auto a d'ailleurs publié celui dédié aux métiers des services de l'automobile. Mais il en manque aujourd'hui 27 afin de couvrir l'ensemble des activités.

Par ailleurs, Edouard Philippe a confirmé le maintien du dispositif du chômage partiel jusqu'au 1er juin. Une adaptation sera envisagée ensuite au cas par cas.  

Les attestations de circulation ne seront plus obligatoires pour se déplacer mais entre régions, le déconfinement prend la forme d'un régime de "liberté avec exception" selon la formule employée par le Premier ministre. Ainsi l'attestation de déplacement sera toujours obligatoire pour tous les déplacements à 100 km de son domicile.

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Sous l'effet de la crise sanitaire et du confinement, les ventes de pneumatiques ont lourdement chuté en mars dans l'Hexagone. Le SPP évalue à 70 millions d'euros le manque à gagner pour les canaux des pneumaticiens, centres autos et réparateurs rapides.

 

A l'instar du bilan européen de l'ETRMA, celui du Syndicat des professionnels du pneu confirme l'impact très prononcé de la pandémie de coronavirus sur l'industrie française du pneumatique. Selon le SPP, les ventes se sont littéralement effondrées en mars 2020. Le segment du tourisme est le plus impacté avec des volumes en chute de 41,3 % sur le mois.

Un résultat quasiment équivalent à celui du segment 4x4/SUV (-41,2 %) alors que celui des camionnettes fait légèrement mieux (-35,2 %), quelque peu aidé par les interventions sur les véhicules de livraisons ou d'urgence. Les ventes de pneus PL ont quant à elles diminué de 32,5 %.

"La perte de chiffre d’affaires se révèle abyssale"

Une baisse d'activité que le SPP réussit à évaluer et, là-encore, la tendance laisse songeur pour l'avenir de la profession. "La perte de chiffre d’affaires se révèle abyssale, explique Michel Vilatte, président du syndicat. Sur le seul mois de mars, 45,9 M€ ont ainsi été perdus sur les ventes de pneumatiques auxquels il faut rajouter le chiffre d’affaires provenant des pièces détachées complémentaires et des prestations annexes (montage, démontage, entretien, réparations, etc.)".

Sur le panel GfK/SPP, qui prend en compte les canaux des pneumaticiens, des centres autos et des réparateurs rapides (soit 55 % des volumes commercialisés dans l'Hexagone), la perte dépasse ainsi pour le seul mois de mars les 70 millions d'euros.

-19,4 % sur l'ensemble du trimestre

Et pour avril, le ralentissement économique et les reports d'interventions liés à de probables soucis de trésorerie risquent de peser encore davantage sur le secteur. Le SPP estime ainsi à 150 millions d'euros le manque à gagner pour ses représentants sur le mois en cours.

L'impact de la crise sanitaire est d'autant plus difficile à encaisser qu'il intervient après un exercice 2019 négatif et deux premiers mois 2020 eux-aussi en baisse, de respectivement 15 % en janvier et 3,5 % en février. Sur l'ensemble du premier trimestre, le marché TC4 voit ses volumes fondre de 19,4 %.

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