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Après avoir dû gérer les conséquences du coronavirus, le manufacturier transalpin se penche sur l'avenir avec une feuille de route très dense. Quatre lancements sont attendus dans les douze prochains mois.

 

Touché de très prés par la crise sanitaire, avec des implantations situées en plein cœur du "nœud" épidémique en Italie, le groupe Pirelli se relève depuis la mi-mai avec une activité plutôt soutenue. "Nous ne pensions pas que ça repartirait aussi vite, admet Laurent Cabassu, directeur général Europe de l'Ouest. La France fait partie de nos meilleurs élèves en Europe". Opérationnel à quasiment 100 % dans l'Hexagone depuis la fin du printemps, le groupe a pu compter sur de solides stocks pour répondre à la demande.  

Un nouveau toutes saisons attendu

Sauf qu'aujourd'hui, à l'instar de tous ses confrères, Pirelli est dans une situation critique. Arrêt de la production pendant plusieurs semaines, relance aléatoire et décalée selon les marchés, activité OE toujours incertaine, autant de raisons qui expliquent les difficultés du moment. "Ce qui nous rend optimiste, c'est que nous avons un outil industriel qui est très flexible. Nous pouvons reprogrammer une usine, pour nous adapter au marché, de façon rapide et rentable", ajoute Laurent Cabassu.

L'optimisme est d'autant plus de rigueur chez Pirelli que cet après-crise se joue avec de beaux projets dans les cartons. Les 900 millions d'euros d'investissements prévus en début d'année pour les trois ans à venir ne semblent pas remis en question. Dans les douze prochains mois, la feuille de route se veut ambitieuse avec pas moins de quatre lancements espérés. En attendant un toutes saisons nouvelle génération - segment sur lequel le groupe souhaite accélérer sous peu - c'est un inédit pneu été qui vient d'être dévoilé.

L'importance des homologations

Et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de la dernière génération du Cinturato P7. Une valeur sûre présente dans le portefeuille milanais depuis 70 ans et dont la précédente version datait d'il y a onze ans. Si la renommée de ce produit n'atteint pas celle du P Zéro, "presque une marque à part entière" en juge Laurent Cabassu, Pirelli entend capitaliser sur son histoire et son positionnement. Derrière l'ultra haute performance (P Zéro) et le premium (Scorpion), le Cinturato doit être conforté dans sa place de référence généraliste du manufacturier. Depuis 2009, celui-ci en a écoulé 88 millions dans le monde et cette gamme pèse plus de 40 % de ses ventes en France.

Preuve de l'attrait de ce nouveau produit, pas moins de 70 homologations OE ont déjà été enregistrées. Un sujet sur lequel Pirelli assume une stratégie très marquée, faisant des constructeurs un élément incontournable de sa réussite. "La question des homologations est un peu notre marque de fabrique, confirme le représentant. C'est important pour un manufacturier, c'est distinctif, c'est valorisant pour son savoir-faire…". C'est aussi cette stratégie qui guidera l'avenir du Cinturato P7. A l'heure où l'électrique prend une place de plus en plus grande sur le marché, une déclinaison pour VE devrait bientôt voir le jour.

Publié dans Industrie

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