Pneumatique - Le site

Alors que le groupe tricolore s'est fixé pour objectif d'atteindre une croissance de 5 % par an entre 2023 et 2030, Michelin envisage en parallèle d'investir sur le sol asiatique pour améliorer son empreinte sur les pneus de 19 pouces et plus.

 

Contrairement à Pirelli, qui s'est montré il y a quelques jours étonnamment optimiste en tablant sur un net rebond de son activité dès 2021, Michelin se veut beaucoup plus prudent alors que son exercice 2020 s'est soldé par un recul de 15 %. Une fois que la crise liée au Covid-19 sera passée, le manufacturier tricolore prévoit de réaliser, à compter de 2023, des ventes autour de 24,5 milliards d'euros, soit 0,4 milliard de plus qu'en 2019, puis d'enchainer sur une croissance annuel d'environ 5 % jusqu'au terme de son plan stratégique en 2030.

D'autres segments porteurs

Le groupe, qui mène un plan de suppression de 2 300 postes en France, a présenté d'autres leviers pour réaliser 80 millions d'euros d'économies par an dans les trois prochaines années en améliorant sa compétitivité.

D'ici 2030, Michelin prévoit surtout d'investir en Asie, notamment dans le développement d'usines géantes et dans la fabrication des pneus de 19 pouces et plus, pour lesquels la demande explose. Le groupe compte également sur une croissance solide des pneus pour l'exploitation minière, l'agriculture et les deux-roues.

20 % à 30 % des ventes en dehors du pneu d'ici 2030

Michelin prévoit par ailleurs de réaliser entre 20 % et 30 % de ses ventes en 2030 dans des activités autres que le pneumatique, comme les objets connectés, les composites comme les convoyeurs ou les joints, le médical, l'impression 3D métal, et l'hydrogène.

Globalement, le groupe compte réduire de 50 % par rapport à 2010 ses émissions de CO2 liées à la fabrication et au transport de ses produits. Ils devront compter 40 % de matériaux renouvelables en 2030, alors que 72 % de ses matériaux sont encore issus du pétrole. (Avec AFP)

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Les premières coupes dans les effectifs du clermontois, désireux de retrouver de la compétitivité, vont se traduire par le licenciement de 530 salariés et 670 départs à la retraire dès 2021.

 

Trois mois après avoir présenté son "plan de simplification et de compétitivité", qui prévoit le départ de 2 300 salariés sur 17 000 en France dans les trois ans, Michelin amorce son déploiement. Le fabricant de pneus table sur 530 suppressions de postes en 2021, notamment à Clermont-Ferrand, Cholet, Montceau-les-Mines et Troyes, a indiqué Jean-Paul Chiocchetti, le DRH France du groupe, lors d'une conférence de presse. Ce dernier ambitionne également d'acter 670 départs à la retraite et 146 ruptures conventionnelles à ses salariés.

Les salariés qui restent également concernés

L'accord ébauché avec les organisations syndicales prévoit un congé mobilité de 12 mois minimum, et une indemnité entre 1,8 et 3 années de salaire, avec une somme plancher de 60 000 euros. Michelin prévoit de créer dans le même temps 200 nouveaux postes, et de recruter entre 250 et 270 personnes. "Nous devons accompagner la croissance dans les nouveaux domaines (hydrogène, recyclage), et réinternaliser des domaines de compétence qui étaient chez des sous-traitants, comme le système d'information", a souligné Jean-Paul Chiocchetti.

L'accord prévoit également un volet pour les salariés qui restent, avec notamment des hausses de salaire, des parcours de formation et des garanties sur la mobilité interne. "Au départ, la démarche de l'entreprise était d'accompagner les gens vers la sortie. Nous avons exigé des propositions concrètes et sérieuses", en termes de salaires et de conditions de travail, a souligné à l'AFP José Tarantini, délégué central de la CFE-CGE, le premier syndicat du groupe.

"Un équilibre quasi-acceptable" pour la CFDT

Pour Laurent Bador de la CFDT, "on est arrivé à un équilibre quasi-acceptable, qui va permettre de s'occuper des départs volontaires avec de vrais moyens mis en œuvre. Pour ceux qui partiront en pré-retraite, on a fait le job et obtenu des dispenses d'activité entre trois et six mois, ce qui n'était pas prévu au départ". Le syndicat SUD a également salué des propositions "très équilibrés", tandis que la CGT ne signera pas l'accord-cadre. Ce plan doit être validé en comité social et économique le 13 avril, avant d'être soumis à l'inspection du travail.

Michelin a prôné pour l'établissement de ce plan une "co-construction" avec les salariés, pour "permettre à chaque site industriel de faire émerger les meilleures solutions possibles", a souligné Jean-Paul Chiocchetti. Une "co-constructuion" saluée dans l'industrie par la CFDT, mais qui n'existe pas dans le tertiaire selon la CFE-CGC. "Il est important désormais de suivre la mise en application du projet dans chaque établissement et de rester vigilant sur les mesures déployées", a souligné José Tarantini. (Avec AFP)

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Le manufacturier clermontois commercialise la gamme VTT Wild Enduro Racing Line, conçue pour des cyclistes désirant les meilleures performances et souhaitant bénéficier des mêmes pneus que ceux utilisés par les professionnels.

 

Se prendre pour un pro sans forcément en être un. Voilà en quelque sorte l'idée portée par la nouvelle gamme VTT Wild Enduro Racing Line de Michelin. Avec cette innovation, le fabricant tricolore a conçu des enveloppes pour les pratiquants de tout-terrain souhaitant obtenir les meilleurs performances possibles et utiliser les mêmes pneus que des grands noms de la discipline tels que Sam Hill (champion du monde élite d'enduro), Adrien Dailly et Martin Maes.

Le plein de technologies

L’objectif principal de la nouvelle gamme est d’offrir les meilleurs niveaux d’adhérence dans des conditions difficiles et de résister aux dommages, pour exploiter le potentiel maximum du vélo, notamment en enduro. Cela a été rendu possible grâce à l’utilisation du composé de caoutchouc de bande de roulement MAGI-X DH et de la carcasse DH SHIELD qui dispose des technologies Double Defense 4X-Ply, du Low Pressure Reinforcement et de la High Density Puncture Protection.

La technologie Magi-X DH est un composé de caoutchouc collant et durable qui permet d’offrir des niveaux d’adhérence élevés dans des conditions humides et sèches sur une grande variété de surfaces de piste. Le composé assure en outre une adhérence constante sur une large plage de températures allant de 5° à 40° Celsius (41° à 104° Fahrenheit). Celle du Double Defense 4X-Ply est matérialisée par quatre couches utilisées dans les parois latérales afin d’accroître la résistance aux coupures des flancs et la stabilité latérale du corps des pneus pendant les virages à grande vitesse.

Un emballage travaillé

Le Low Pressure Reinforcement correspond à un renforcement dans le talon (partie inférieure du flanc) qui présente deux avantages en réduisant l’incidence de crevaisons par choc de pincement lorsque les pressions sont faibles, et en augmentant la stabilité de la carcasse pour maintenir la précision de pilotage. Enfin, la technologie High Density Puncture Protection fait référence à une courroie haute densité placée sous la bande de roulement afin de réduire les risques de perforations et de coupures causées par des impacts ou des objets tranchants.

Ces nouveaux pneus sont disponibles dans les magasins à partir d’avril 2021 (en dimension 29x2,40) et peuvent être clairement identifiés par leur emballage aux graphismes Racing Line.

 

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Les collectivités locales et le groupe clermontois ont signé une lettre d'intention portant sur la transformation du site vendéen, qui a fermé ses portes fin 2020. Une première concrétisation est attendue dès cette année avec l'aménagement d'une station de distribution multi-énergie.

 

La région des Pays de la Loire, le département de la Vendée, La Roche-sur-Yon Agglomération, le Sydev (Syndicat départemental d’énergie et d’équipement de la Vendée), Vendée Energie et le groupe Michelin ont signé, le 8 mars 2020, une lettre d'intention portant sur la transformation de l'ancienne usine du clermontois située dans la préfecture vendéenne. Spécialisée dans la fabrication de pneus poids lourds, celle-ci a fermé ses portes en fin d'année dernière.

Le document qui a fait consensus précise la vision partagée par les différentes entités et les grands axes du futur Pôle d'Innovation Energie. "L’objectif est de mettre en œuvre un écosystème permettant la création d’emplois et d’activités dans les énergies durables et l’industrie du futur", est-il indiqué dans un communiqué commun. Toutes les parties prenantes parlent d'un "projet ambitieux pour le développement économique et l’attractivité du territoire" qui offre "de solides perspectives de création d’activités nouvelles et d’emplois pérennes".

Hydrogène, bioGNV et électricité

Cinq axes de développement ont été identifiés : développer des activités industrielles ou artisanales du futur ; développer des applications valorisables ; développer des compétences tournées vers l’énergie et l’industrie du futur ; développer l’accompagnement de jeunes sociétés innovantes ; développer des services répondant aux besoins du pôle, des entreprises implantées et des acteurs du territoire.

Les premières implantations et activités verront le jour dès cette année avec, notamment, la concrétisation d'un projet déjà identifié. D'ici quelques mois, une station de distribution multi-énergie sera installée par le Sydev et sa société d'économie mixte, Vendée Energie.

Ce site alimentera en hydrogène des bus et bennes à ordures ménagères de l’agglomération, des véhicules de pompiers, des camions du département ou encore des tracteurs routiers d’entreprises de transport locales ; en bioGNV les flottes de véhicules lourds de transport de marchandises, de personnes, de déchets et de quelques véhicules légers ; et enfin en électricité des VE ayant besoin d’une charge rapide.

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En dépit d’une activité globale en baisse de 10 % en 2020, le pneumaticien envisage cette année un retour à la situation de 2019. Pour cela, Euromaster compte renforcer son maillage et va s’appuyer sur le lancement de nouveaux services.

 

A l’occasion de sa conférence de presse annuelle, Euromaster a dressé un bilan contrasté de son année 2020. Au global, l’enseigne de pneumaticiens, qui compte 400 centres (dont 137 franchisés), a vu son activité globale chuter de 10 % avec des variations en fonction des segments, malgré un réseau qui est resté ouvert pendant la crise. Pour rappel, son activité d’entretien concerne à 80 % les professionnels et 20 % les particuliers et se divise à parts égales entre véhicules industriels et véhicules légers. Il écoule en moyenne 3 millions de pneus et réalise 150 000 vidanges/entretiens par an.

Un bilan tout en contraste

L’activité des véhicules légers des particuliers a connu une baisse de 15 % en 2020 (avec une chute de 80 % en avril).

"La location courte durée a été quant à elle été très fortement impactée, en corrélation avec l’arrêt brutal du tourisme d’affaires et du tourisme étranger", constate Marc Frustié, directeur général d’Euromaster France.

Côté logistique et transport routier, le transport de marchandises est resté actif alors que les autocaristes et le transport de véhicules a souffert. A la fin de l’année, avec un rythme soutenu au 3e trimestre, le recul se limite à -9 % sur le marché PL. Le génie civil a été stoppé totalement au premier confinement mais a bien repris et est resté actif lors du deuxième. De son côté, l’agricole est resté dynamique et affiche même une légère croissance (+1,3 %) comparé à 2019. Des disparités par région ont aussi été observées avec des écarts de 10 points entre l’Ouest et l’Est de la France.

"Malgré ce résultat global négatif, nous avons terminé l’année avec un cashflow positif. Nous avons fait preuve de résilience et avons opéré une meilleure gestion des stocks", reconnaît le directeur général.

Retour à la performance de 2019

Pour se projeter dans l’avenir, Euromaster s’est penché sur les immatriculations de véhicules neufs, qui sont un indicateur important en termes de capacité d’investissement et  de besoin d’entretien des parcs. "Comme les ventes de véhicules neufs ont chuté, le parc sera vieillissant en 2021 et les besoins d’entretien accrus. En se basant sur ces projections et nos résultats, nous tablons sur un retour à la performance de 2019 dès cette année", annonce-t-il.

L’enseigne, qui entend "rester le leader au service des professionnels", a mis au point une stratégie pour renforcer son efficacité opérationnelle basée sur 3 piliers : simplifier, digitaliser et densifier. Ainsi, en 2020, pour simplifier les process, Euromaster a lancé la digitalisation de ses opérations VI avec un nouvel outil d’exploitation baptisé Salix. Les techniciens sont ainsi équipés de tablettes et reçoivent des ordres d’intervention clairs, avec un parcours optimisé par leur "dispatcheur". Ils renseignent la réalisation des travaux demandés et peuvent signaler ceux détectés à venir. Ces infos sont transmises en temps réel au centre de service et au client. Résultat : gain de temps et de fiabilité.

Euromaster souhaite aussi densifier son maillage. "La stratégie est claire, nous souhaitons conserver tous nos centres intégrés et nous développer grâce à la franchise, en ajoutant 100 centres supplémentaires d’ici 5 ans", confie le directeur général. 

Enfin, la filiale de Michelin mise sur ses 800 ateliers mobiles (dont 60 réservés aux pros) pour étendre son maillage ainsi que sur ses "satelites stores", des containers aménagés à proximité ou directement sur les sites des clients industriels.

Pleins feux sur la trésorerie

La crise a aussi été l’occasion de réfléchir à de nouvelles solutions servicielles pour mieux accompagner les clients. A commencer par MasterCare, la solution d’entretien préventif des flottes. "Ce programme existait depuis quelques années pour le génie civil et le poids lourd, désormais, il est disponible pour les VL ", indique Stéphanie Decompois, directrice communication et marketing d’Euromaster France. Grâce à un portail dédié, les gestionnaires ont ainsi accès à l’information en temps réel sur leur parc et ont une vision claire des dépenses et entretiens à réaliser.

Pour éviter les à-coups de trésorerie, Euromaster lance également MasterControl Easyliss, "une offre unique sur le marché pour les VUL et VL". Il s’agit de la mensualisation de budgets d’entretien avec un engagement allant de 12 à 48 mois, qui fonctionne "un peu comme votre facture EDF, le client paye chaque mois et en fin de période, une régularisation s’opère en fonction des entretiens réalisés", détaille-t-elle. L’offre se décline en deux formules : mensualisation du budget pneus + services pneus ou mensualisation pneus + services pneus + entretien du véhicule, avec des enveloppes Michelin été ou 4 saisons. Pour le poids lourd et le génie civil, les contrats d’entretien MasterCare se décline en Easyliss, avec mensualisation et régularisation en fin de période.

Enfin, Euromaster lance TyreLease  soit une offre de LOA multimarque et multivéhicule, valable pour les pneus PL, VL, VUL, GC et manutention.

Employeur responsable

En parallèle, Euromaster poursuit son engagement RSE, en défendant notamment les quatre vies d’un pneu et grâce à ses partenariats avec Aliapur et Praxy. L’enseigne rappelle également que la formation fait partie intégrante de sa stratégie, avec 3 % de sa masse salariale qui lui sont consacrés annuellement. Elle recrute également 300 techniciens et 50 managers chaque année.

Enfin, cette dernière met un point d’honneur à garantir la sécurité de ses employés. Des engagements salués notamment par un NPS (Net promoter score) de 78 et la distinction de meilleur centre auto de l’année reçue pour la 6e année consécutive.

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Qu'ils soient renouvelables, recyclés ou biosourcés, l'avenir est aux matériaux durables chez Michelin qui va explorer plusieurs pistes inédites pour atteindre son objectif.

 

A l'instar d'autres manufacturiers, Michelin poursuit ses efforts pour améliorer le processus de fabrication de ses enveloppes et tendre, un jour ou l'autre, vers des produits 100 % durables. Un objectif que le groupe tricolore s'engage à tenir d'ici 2050. A cette échéance, Michelin promet que ses pneus seront composés intégralement de matériaux durables (renouvelables, recyclées ou biosourcés).

De multiples alliances

Le groupe précise dans un communiqué qu'il compte notamment développer la production biosourcée d'un composant du caoutchouc synthétique, le butadiène, qui est pour le moment issu du pétrole. "Grâce à de la biomasse issue de déchets végétaux (bois, écorces de riz, feuilles et tiges de maïs), 4,2 millions de tonnes de copeaux de bois pourraient être intégrés dans les pneus Michelin chaque année", souligne le groupe, qui travaille à cette solution avec les sociétés Axens et IFP Energies Nouvelles.

Un autre composant du caoutchouc synthétique, le styrène, peut être produit à partir d'emballages ou de panneaux isolants. Michelin a établi un partenariat avec la société canadienne Pyrowave, qui travaille sur ce procédé et doit lancer un démonstrateur en France d'ici 2023. Enfin, le Bibendum s'intéresse aussi aux bouteilles : il a investi dans la société française Carbios, qui travaille sur le recyclage d'objets en plastique PET, en une substance qui pourra servir à la fabrication de fil de polyester, qu'on trouve dans les pneus.

Une usine de recyclage au Chili

Le groupe a lancé début février la construction au Chili de sa première usine de recyclage, avec la société suédoise Enviro, qui va transformer les pneus fatigués du génie civil en plusieurs produits à base de caoutchouc, comme des pneus ou des bandes transporteuses. En 2020, 28 % des composants entrant dans la fabrication des pneumatiques produits par le groupe étaient composés de matériaux durables, d'origine naturelle ou recyclés.

Le groupe Michelin fait également partie avec Total, Carrefour ou Airbus de la Coalition pour l'énergie de demain, qui vise des résultats tangibles dès 2030 dans la réduction de l'impact climatique du transport et de la logistique. Michelin doit présenter le 8 avril son nouveau plan stratégique pour les dix années à venir. (avec AFP)

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La fabricant tricolore et son homologue suédois vont entamer la construction de leur usine commune. Basée au Chili et opérationnelle d'ici deux ans, celle-ci permettra de valoriser 100 % des pneumatiques en fin de vie traités.

 

Alors que, chaque année, plus d'un milliard de pneumatiques arrivent en fin de vie, Michelin a pris ce sujet à bras-le-corps depuis déjà un certain temps. Un engagement qui s'est notamment concrétisé au printemps 2020 lorsque le groupe tricolore s'est associé à Enviro. Fondée il y a vingt ans, la start-up suédoise a développé une technologie brevetée permettant de récupérer le noir de carbone, l’huile de pyrolyse, l’acier et le gaz des pneus usagés pour les réincorporer ensuite dans le circuit de production de différents secteurs industriels.

Un investissement de 25 millions d'euros

Coactionnaire (à hauteur de 20 %) d'Enviro, Michelin avait annoncé lors que la présentation de ce deal qu'une usine serait à moyen terme construite pour porter les ambitions des deux partenaires. Des paroles aux actes, on sait désormais que ce site de production sera installé au Chili et sa construction démarrera dans les prochaines semaines.

Celui-ci sera à terme capable de recycler 30 000 tonnes de pneus génie civil, ce qui représente 60 % des pneus en fin de vie utilisés dans ce pays. Un investissement de 30 millions de dollars (25 millions d'euros) sera nécessaire pour un outil qui devrait être opérationnel d'ici deux ans.

Une solution complète

Collectés directement sur le site des clients, les pneus seront amenés à l’usine pour être découpés puis recyclés. La technologie d’Enviro permettra la valorisation de la totalité des enveloppes collectées. 90 % des matières régénérées seront réintégrées dans plusieurs types de production à base de caoutchouc comme les pneus, les bandes transporteuses ou les produits antivibratoires. Les 10 % restants seront valorisés en énergie et utilisés directement pour le fonctionnement de l’usine.

Michelin sera ainsi un des premiers pneumaticiens au monde à proposer une solution complète de recyclage qui va de la collecte du pneu usagé jusqu’à la réintégration des matières premières dans la fabrication de nouveaux produits.

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Avec un chiffre d'affaires de 20 milliards d'euros, le manufacturier tricolore, Michelin, a été fortement impacté par la pandémie. Le résultat net du groupe a été quasiment divisé par trois bien qu'il soit resté positif.

 

Michelin n'échappe pas à la crise sanitaire. Le résultat net du fabricant de pneumatiques est resté positif l'an dernier mais il a été presque divisé par trois, passant de 1,730 milliard en 2019 à 625 millions d'euros en 2020, a-t-il annoncé lundi 15 février. "Dans un contexte de pandémie globale", le groupe a réalisé des ventes de 20 milliards d'euros, en recul de 15 %. Le résultat opérationnel des activités courantes (dit résultat opérationnel des secteurs) s'établit à 1,878 milliard d'euros, en baisse de 37 %. La crise du Covid-19 a fait baisser les volumes de 14 %, explique Michelin.

Le pneumaticien a cependant réduit ses frais généraux de 240 millions d'euros, et se félicite que l'effet "prix-mix" (+1,2 %), lié à la hausse des prix unitaires et à la vente de produits plus haut de gamme, dans un contexte de baisse des prix des matières premières, lui ait permis de limiter la casse. Le groupe a également réduit ses investissements d'environ 30%. Michelin va proposer pour l'année 2020 un dividende de 2,30 euros par action.

Pas de retour à la normale avant 2022

"Dans ce contexte incertain, le groupe poursuit ses efforts de compétitivité", a indiqué son président Florent Ménégaux, "et continue d'orienter sa production vers les pneus haut de gamme et de spécialité, tout en accélérant son développement dans les matériaux de haute technologie et les offres de services et solutions". Le pneumaticien a annoncé début janvier un "plan de compétitivité" qui prévoit de supprimer jusqu'à 2 300 postes en France sur trois ans, sans départs contraints.

Le groupe clermontois s'attend à retrouver le niveau d'activité 2019 à partir du deuxième semestre 2022. En 2021, "dans un contexte qui reste encore très incertain", un résultat opérationnel des secteurs annuel sera supérieur à 2,5 milliards d'euros à parités constantes. Il prévoit entre 6 et 10 % de hausse sur le marché tourisme et camionnettes, +4 à +8 % sur le marché poids lourds, et +8 à +12 % dans les activités de spécialité. Le groupe disposait au 31 décembre 2020 de plus de deux milliards d'euros de flux de trésorerie disponible, en progression de 862 millions comparé à la même période en 2019. (Avec AFP)

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mercredi, 27 janvier 2021 09:04

Air France renouvelle sa confiance en Michelin

Partenaires depuis 2010, la compagnie aérienne et le fabricant de pneumatiques ont prolongé leur alliance pour une nouvelle décennie. Michelin équipera la flotte d'Air France avec des enveloppes produites notamment près de Bourges.

 

Air France et Michelin ont annoncé avoir trouvé un accord pour poursuivre leur collaboration. Entamée en 2010, celle-ci se poursuivra au moins jusqu'en 2030 après la signature d'un nouveau partenariat de dix ans. Le groupe Michelin équipera les appareils court, moyen et long-courrier (hors Boeing 737) de la compagnie avec des pneus neufs ou rechapés fabriqués notamment dans l’usine française de Saint Doulchard, près de Bourges (Cher).

Les avions d’Air France seront équipés des enveloppes avions les plus modernes, telle que la gamme Radial Michelin AIR X intégrant la technologie NZG (Near Zero Growth, croissance quasi nulle). Conçue pour garantir un diamètre constant des pneumatiques, cette technologie offre au pneu avion une plus grande durabilité ainsi qu’une résistance exceptionnelle.

L'enjeu de l'empreinte environnementale

"Plus qu’un fournisseur, le Groupe Michelin est un partenaire historique d’Air France. Nous sommes ravis d’équiper nos avions de pneumatiques Made in France et d’étendre notre collaboration à de nouveaux champs d’innovation. Ce nouvel accord ouvre la voie à d’ambitieux projets qui nous permettront d’accélérer la réduction de notre empreinte environnementale, ce qui constitue l’une des priorités d’Air France", étaye Géry Mortreux, directeur général adjoint engineering et maintenance d’Air France.

"Explorer de nouveaux territoires de croissance pour nos deux groupes"

Mauro Sponza, directeur des activités aéronautiques du manufacturier, s'est quant à lui dit "très honoré de la confiance que nous témoigne Air France en choisissant Michelin comme partenaire de confiance pour les dix prochaines années. Cet engagement porte naturellement sur l’équipement en pneumatiques haute performance de l’ensemble de sa flotte. […] Mais ce partenariat permettra aussi d’explorer de nouveaux territoires de croissance pour nos deux groupes, au-delà de la fourniture de pneumatiques".

Focus sur les services et le digital

Entre 2010 et 2020, le partenariat en place a permis à Air France de bénéficier de toutes les dernières technologies développées par Michelin. Pour la décennie à venir, les deux groupes poursuivront leur collaboration et orienteront le champ d’innovation vers une ambition partagée : la réduction de l’empreinte carbone. Michelin participe à des programmes de recherche européens et travaille sur des technologies de rupture pour continuer d’alléger ses pneumatiques et les systèmes associés, en vue de réduire mécaniquement la consommation de carburant et les émissions de CO2 de chaque vol.

Les deux groupes étendront par ailleurs leur partenariat aux services et au digital. Michelin proposera à Air France des solutions toujours plus ambitieuses à l’exemple de ses filières de recyclage innovantes, de ses résines écologiques haute performance, ou encore de ses capacités d’impressions 3D métal ou plastique. Ces initiatives contribueront atteindre les objectifs ambitieux que s’est fixé Air France en matière de développement durable, dont la réduction de 50 % de ses émissions de CO2 d’ici à 2030. En pleine restructuration, le groupe Michelin souhaite désormais se concentrer sur les activités à forte valeur ajoutée, ce qui inclut la fabrication de pneus pour avions.

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Les 2 300 suppressions de postes attendues chez Michelin d'ici 2024 confirment plusieurs tendances : depuis la fin des années 90, les plans de départs se sont multipliés chez le fabricant tandis que sa présence s'est peu à peu déplacée, notamment vers l'Est de l'Europe, faisant de Michelin un groupe de moins en moins français.

 

Les chiffres ne disent pas tout mais ils donnent souvent une première mesure de la situation. Ainsi, les 2 300 emplois que Michelin souhaite voir disparaitre d'ici trois ans viennent s'ajouter à de nombreux autres. A coup de réorganisations et de fermetures d'usines, l'empreinte française du groupe, attaché à l'Auvergne depuis sa création en 1889, a fondu à moins de 21 000 salariés sur le territoire national, dont environ la moitié dans son bastion historique. En huit ans, près de 2 700 équivalents temps plein ont déjà disparu dans l'Hexagone. Ce nombre prend en compte les salariés d'Euromaster, le distributeur de pneumatiques contrôlé par Michelin.

Des sites dans 17 pays

En 2019, le fabricant comptait 127 187 salariés dans le monde selon son document de référence annuel, dont 69 853 en Europe. "Avec plus de 20 585 équivalents temps plein, la France représente 17 % des effectifs du groupe", précise le document, contre 22 % en 2013. La France compte aujourd'hui un total de 15 sites Michelin, dont 10 de production sur les 69 usines disséminés dans 17 pays que compte l'équipementier automobile. Qu'en sera-t-il dans trois ans lorsque le "plan de compétitivité" dévoilé mercredi aura abouti ?

Le groupe français, qui a récemment supprimé déjà près de 1 500 postes, notamment à son siège de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et fermé son usine de La Roche-sur-Yon (Vendée), prévoit désormais de tailler plus de 10 % de ses effectifs dans l'ensemble de ses sites français. Année après année, la présence du groupe s'est affirmée dans le reste du monde, tandis qu'elle a eu tendance en Europe à se déplacer à l'Est après des sites fermés ou en voie de l'être au Royaume-Uni, Italie et Allemagne et particulièrement en France.

En 1999, 7 500 postes avaient été supprimés

En 2020, Michelin, qui a accepté de diminuer son dividende au plus fort de la pandémie au printemps, a pourtant distribué près de 360 millions d'euros à ses actionnaires. Juste avant le début de la crise sanitaire et économique, il avait également vu son bénéfice net 2019 progresser de 4,2 % à 1,73 milliard d'euros.

En 1999, Michelin avait déjà effectué une coupe historique de 7 500 postes en Europe, notamment à l'usine de Noyelles-lès-Seclin (Nord), qui finira par fermer en 2009. Les sites de Poitiers (2006), Toul (2008), Joué-lès-Tours (2014) ont aussi mis la clé sous la porte. Pour baisser ses coûts de production, le groupe, qui mise sur les pneumatiques haut de gamme, agricoles, industriels, ou de compétition, a fermé une dizaine de sites en Europe au cours de la dernière décennie.

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