Pneumatique - Le site

Après avoir été lourdement impacté par la crise sanitaire lors du deuxième trimestre, le groupe tricolore a fait mieux que prévu lors du troisième avec des ventes en recul de seulement 5 %. Sur l'ensemble de l'année, le bilan s'avère toutefois largement négatif.

 

Une reprise, certes, mais pas assez importante pour effacer complètement l'ardoise. Le groupe Michelin a annoncé jeudi 22 octobre 2020 un chiffre d'affaires en baisse de 5 % après le troisième trimestre, contre un recul de 20,6 % lors du deuxième qui avait été fortement pénalisé par la crise sanitaire. "Le troisième trimestre a été meilleur que prévu", a souligné le président du groupe, Florent Menegaux, dans un entretien avec des analystes. La demande mondiale de pneumatiques s'est redressée, à -6 % par rapport à la même période il y a un an.

Une perte de 16,8 % après neuf mois

Le manufacturier français de pneumatiques prévoit pour 2020 un résultat opérationnel supérieur à 1,6 milliard d'euros et des flux de trésorerie libre structurels supérieurs à 1,2 milliard d'euros (contre 500 millions annoncés en juillet), "hors nouvel effet systémique de la crise du Covid", précise-t-il. "Nous devrions croître en parallèle au marché, avec un effet positif du coût des matières premières et un effet négatif des changes. "Le prix-mix", lié à la hausse des prix unitaires et à la vente de produits plus haut de gamme, devrait être positif", a commenté le directeur financier du groupe, Yves Chapot.

Sur les neuf premiers mois de l'année, les ventes de Michelin ont chuté de 16,8 % par rapport à 2019, s'établissant à 14,9 milliards d'euros. Le prix-mix permet de gagner 1,7 %, avec un "pilotage rigoureux des prix, notamment face à la dépréciation de certaines devises", qui permet de compenser "l'effet négatif des clauses matières premières".

Le niveau d'activité 2019 ne sera pas retrouvé avant 2022

Le marché tourisme et camionnette est en recul de 17 % en nombre de pneus, très fortement pénalisé par la crise sanitaire. Le troisième trimestre montre cependant "une nette inflexion positive, plus soutenue qu'attendu", selon Florent Menegaux, tant à la première monte qu'au remplacement, et notamment en Chine et en Amérique du Nord. Pour l'activité poids lourds, le marché est en recul de 14 %, pénalisé par le ralentissement du fret. Le troisième trimestre montre cependant une amélioration (-6 %) tirée par la demande en première monte (+11 %) en Chine et les pneus de remplacement en Europe et en Amérique du Nord.

Dans les activités de spécialités, la reprise des activités agricoles et le rebond du deux roues compensent un ralentissement des activités minières, touchées par les conséquences de la crise sanitaire avec un décalage de quelques mois. Sur la base des tendances observées, le groupe s'attend à retrouver le niveau d'activité 2019 "à partir du deuxième semestre 2022". (avec AFP)

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D'une courte tête, le groupe clermontois a ravi la première place du classement mondial des fabricants de pneumatiques à son homologue nippon qui occupait la tête depuis plusieurs années. Goodyear complète le podium.

 

Sorti avec quelques semaines de retard en raison de la crise sanitaire, la dernière étude annuelle de Tire Business sur les plus importants fabricants de pneus dans le monde fait état d'un changement de leader. Dominé depuis plusieurs exercices par Bridgestone, ce classement voit Michelin prendre la tête.

Durant l'année 2019, le groupe tricolore a généré un chiffre d'affaires de 25 milliards de dollars (+5,8 %) quand son homologue nippon enregistrait de son côté un résultat en recul de 2,7 % (24,325 milliards). Il est par ailleurs intéressant de souligner que, si le CA de Bridgestone est resté globalement stable lors des trois derniers exercices, celui de Michelin a augmenté de près de 1,5 milliard de dollars sur la même période.

Un top 5 stable

Sur la troisième marche du podium, on retrouve une nouvelle fois Goodyear mais avec un résultat en forte baisse (13,680 milliards, -4,9 %) tandis que Continental pointe toujours au quatrième rang avec un bilan stable sur un an (11,275 milliards). Enfin, la tendance entrevue depuis 2017, avec Pirelli hors du top 5, s'est confirmée en 2019.

Sumitomo Rubber Industries demeure à la cinquième place avec un chiffre d'affaires évalué à 7 milliards de dollars tandis que le manufacturier transalpin a généré un résultat de 5,935 milliards. Petite consolation pour ce dernier qui gagne une place comparé au classement 2018 et repasse devant Hankook. A noter enfin, parmi les 40 groupes recensés, que la plus grande chute revient à Trelleborg qui passe de la 28e à la 35e place.

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lundi, 14 septembre 2020 15:18

Michelin aux manettes du projet BlackCycle

Tête d'affiche de cette initiative, le manufacturier tricolore, accompagné de 12 autres entités européennes (groupes industriels, organismes de recherche et de technologie, pôle d'innovation), va travailler au développement d'un procédé vertueux permettant de créer des pneus neufs à partir de pneus usagés.

 

L'union fait la force, de surcroit sur des sujets imminemment complexes. Chaque année, 1,6 milliard de nouveaux pneus sont vendus dans le monde, ce qui représente un tonnage évalué 26 millions. En parallèle, le même volume de produits entre dans la catégorie des pneus usagés. Si la filière est aujourd'hui organisée d'une part pour les collecter et d'autre part pour les valoriser, dans les faits, cet ensemble n'est que partiellement exploité.

1 pneu usagé sur 2 est exporté

Par ailleurs, les procédés actuels de traitement des pneus usagés ne sont pas circulaires et ne produisent que peu de matière première réutilisable dans l’industrie du pneumatique. En l'absence de solutions fiables et intéressantes au sein de l'Union européenne, plus de la moitié des pneus de seconde main et en fin de vie sont ainsi exportés vers des pays lointains, où les normes et les réglementations s'avèrent moins strictes.

Pour trouver une réponse à cette problématique, une alliance européenne vient de voir le jour. Dénommé BlackCycle, ce projet implique 13 organismes* français, allemands, danois, espagnols et grecques au sein d'un partenariat public-privé. A la baguette, on retrouve le groupe Michelin qui travaillera ainsi avec six autres industriels, cinq organismes de recherche et de technologie (RTO) et un pôle d'innovation. 

Premiers résultats d'ici 5 à 6 ans

Comme expliqué dans un communiqué commun, ce consortium "mettra au point des solutions spécifiques pour produire des matières premières durables destinées aux pneumatiques : collecte des pneus usagés et sélection de la matière première, optimisation de la pyrolyse, raffinage et valorisation de l’huile, optimisation des procédés de four et évaluation des performances des pneumatiques durables créés".

L'objectif du projet est de faire en sorte que, à horizon cinq ou six ans, près d'un pneu usagé sur deux en Europe soit incorporé dans un cercle vertueux et puisse servir à la production d'enveloppes neuves. Financé par le programme Horizon 2020, BlackCycle bénéfie d’un budget global avoisinant 16 millions d’euros et d’un financement européen d’environ 12 millions d’euros.

 

* Michelin, Aliapur, Axelera, Ineris, Orion, Pyrum, Estato, CPERI/CERTH, CSIC, Sisener, Hera, Icamcyl, Quantis.


 

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Le manufacturier tricolore a fait état d'une perte nette de 137 millions d'euros, au cours des six premiers mois de l'année, sous l'effet de la crise sanitaire. Les ventes du groupe se sont rétractées de 20,6 % sur cette période.

 

Conséquence directe de la pandémie de coronavirus, du ralentissement économique et de l'arrêt d'une majeure partie de ses sites de production, Michelin a publié des résultats financiers décevant pour le compte du premier semestre 2020. Le manufacturier français a fait état d'une perte nette de 137 millions d'euros mais son bénéfice opérationnel est resté positif de 310 millions d'euros, bien qu'en chute de 78 %. Les ventes globales du groupe ont diminué de 20,6 %, à 9,36 milliards d'euros, avec une meilleure résistance des pneus destinés aux activités minières et agricoles par rapport à l'activité automobile et poids lourds, a annoncé le groupe dans un communiqué.

Michelin a été contraint de revoir ses objectifs et prévoit désormais un bénéfice opérationnel supérieur à 1,2 milliard d'euros pour l'année 2020 et des flux de trésorerie libre structurels supérieurs à 500 millions d'euros. "Nous avons encaissé un choc très fort, mais Michelin a montré sa capacité à encaisser ce choc", a commenté le directeur financier du groupe Yves Chapot, évoquant la "crise sans précédent" provoquée par la pandémie de Covid-19, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes. Il s'est félicité que le bénéfice opérationnel "reste positif malgré cette crise de volume extrêmement forte". Il a néanmoins dégringolé pour atteindre seulement 3,3 % du chiffre d'affaires, contre 12,2 % au premier semestre 2019.

30 % d'investissements en moins

La chute des volumes en a été la cause principale, entraînant "une forte sous-absorption des frais fixes et une perte de productivité industrielle". Les flux de trésorerie libres ont été négatifs de 351 millions d'euros de janvier à juin. Le manufacturier, qui juge sa situation financière "solide", assure cependant qu'il "sera en mesure de faire face aux aléas de cette crise, sans même avoir recours à ses lignes de crédit confirmées de 1,5 milliard d'euros". Pour préserver sa trésorerie, Michelin a notamment réduit ses investissements de 30 %, "tout en maintenant sa capacité à soutenir des projets innovants et d'efficience", précise-t-il. "Les mesures d'économies mises en place ont permis une réduction des frais généraux de 192 millions d'euros" sur le premier semestre, a-t-il encore détaillé.

Sur la partie automobile, qui représente près de la moitié de ses ventes, Michelin a fait face à un marché des pneumatiques en chute de 24 % en volume. Son chiffre d'affaires a baissé de 22,3 % pour cette activité, à 4,39 milliards d'euros, causant une perte opérationnelle de 35 millions d'euros. Les effets de la chute des volumes ont été "en partie atténués" par la capacité du groupe à augmenter ses tarifs et à vendre des produits plus haut de gamme, a souligné le groupe. L'activité pneus pour poids lourds a subi un sort similaire, enregistrant un recul de chiffre d'affaires de 23,3 %, à 2,41 milliards d'euros, et une perte opérationnelle de 30 millions d'euros. Elle a été pénalisée par la chute du transport de marchandises.

Poursuivre la diversification

Michelin a en revanche profité de la meilleure résistance de ses activités de spécialités (qui incluent les pneumatiques pour engins miniers, véhicules agricoles, machines de travaux publics, avions, et la production de matériaux de haute technologie). Dans ce secteur, le chiffre d'affaires a diminué de "seulement" 14,3 % à 2,55 milliards d'euros et le bénéfice opérationnel de 35 % à 375 millions d'euros, sauvant la performance globale du groupe. "Les ventes de pneumatiques pour mines de surface, de pneus agricoles de remplacement et de bandes transporteuses (pour le secteur minier) sont celles qui ont le mieux résisté dans la crise", a souligné Michelin.

A plus long terme, le pneumaticien présentera "début 2021" un nouveau plan stratégique, a annoncé son président Florent Menegaux. Michelin entend se diversifier "dans d'autres domaines" que le pneumatique, "comme la pile à hydrogène, les imprimantes 3D métal ou encore les matériaux de haute technologie". "A horizon 2030, le pneumatique devrait représenter 70% d'un groupe qui aura significativement grandi par ailleurs", résume le dirigeant. (Avec AFP)

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vendredi, 17 juillet 2020 08:37

Le tribunal retoque les ambitions de Michelin

Le projet du manufacturier tricolore de reporter les augmentations salariales 2020, pour plus de 1 700 salariés, a été invalidé par le tribunal de Clermont-Ferrand. Les collaborateurs concernés seront donc revalorisés dès septembre.

 

Le 30 juin dernier, le tribunal de Clermont-Ferrand, qui avait été saisi en référé par le syndicat CFE-CGC, a rejeté le report à 2021 des augmentations prévues cette année. Cet ajournement a fait l'objet d'un appel au volontariat après que l'entreprise eut échoué à faire signer par les organisations syndicales un avenant à l'accord collectif. Contacté par nos confrères de l'AFP, Michelin a annoncé sa décision de faire appel.

Le manufacturier a estimé que ses arguments étaient fondés juridiquement, mais a également indiqué qu'il appliquerait les augmentations sans revenir dessus. Après le coup porté à l'entreprise par la crise sanitaire, Michelin avait soumis aux syndicats un avenant à l'accord collectif proposant de reporter d'un an les augmentations négociées en France, à l'exclusion des rémunérations les moins élevées, dans un souci de "cohésion sociale avec les autres pays du groupe" où ce gel a été appliqué.

Un appel au volontariat illicite

Seule la CFDT a signé cet avenant, qui était assorti d'une clause de "retour à la bonne fortune", conduisant la direction à lancer le 20 avril un appel au volontariat dans une note adressée aux salariés concernés. Selon la CFE-CGC, 11 % des effectifs, soit 1 770 salariés y ont répondu favorablement. Le tribunal a jugé cet appel aux volontaires illicite et estimé qu'un salarié ne peut pas individuellement renoncer à un accord collectif qui lui est plus favorable, indique le syndicat.

Les salariés concernés se verront donc appliquer sur la paye de septembre les augmentations qu'ils avaient accepté de reporter à 2021, avec effet rétroactif au 1er mai. (Avec AFP)

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L’enseigne du groupe Michelin a annoncé l’arrivée de 9 nouveaux centres franchisés, dans des régions stratégiques de l’Hexagone, depuis le début de l’année 2020. 

 

Euromaster renforce son maillage. L’enseigne du groupe Michelin, qui est restée très active durant le confinement notamment en offrant un check-up sécurité complet à tous les personnels médicaux, poursuit ses ambitions de croissance. Avec pour objectif d’ouvrir 100 nouveaux centres de service en franchise à horizon 2025.

Ainsi, depuis le début de l’année 2020, le réseau de pneumaticiens a accueilli 9 nouveaux adhérents dans des régions stratégiques : Euromaster Crépy Auto Services, à Armentières (59) ; Euromaster Nord Est Pneus, à Toul (54) ; Euromaster Nord Est Pneus, à Commercy (55) ;  Euromaster BS Pneus, à Vendenesse-lès-Charolles (71) ; Euromaster MJSC Auto, à Crépy-en-Valois (60) ; Euromaster Weecar, à Issoire (63) ;  Euromaster Matéquip, à Chauffailles (71) ; Euromaster Matéquip, à Varennes-sous-Dun (71) ; Euromaster Master Auto, à la Roche-sur-Foron (74).

430 centres dont 138 franchisés en France

Les nouveaux adhérents qui ont rejoint l’enseigne bénéficient ainsi de l’appui et du rayonnement d’un acteur de référence du pneumatique. De plus, les franchisés disposent d’un accompagnement sur le terrain avec un animateur expert de l’enseigne pour la transmission du savoir-faire, de son organisation de travail et de ses méthodes et process. "Nous mettons un point d’honneur à apporter un accompagnement sur mesure à nos franchisés tout en leur laissant une grande liberté entrepreneuriale", explique Claude Tinguely, directeur de la franchise Euromaster France.

"Notre ambition est de compléter notre maillage territorial de manière agile pour offrir le meilleur service possible à nos clients, en particulier à notre clientèle professionnelle. Pour atteindre cet objectif que nous nous fixions tout juste en fin d’année dernière, nous poursuivons la promotion de notre modèle de franchise et nos rencontres avec les potentiels nouveaux adhérents qui candidatent auprès de notre direction franchise", conclut Claude Tinguely.

Pour rappel, Euromaster compte plus de 430 centres de service (dont 138 franchisés) répartis dans toute la France, auxquels il faut ajouter 800 ateliers mobiles pour les interventions sur les sites de ses clients. Depuis la création du modèle de franchise Euromaster en 2008, ce sont en moyenne 10 entrepreneurs qui font le choix de rejoindre l’enseigne chaque année. Par ailleurs, le pneumaticien vend près de 3 millions de pneus par an.

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Le spécialiste des pneumatiques en ligne enregistre une croissance de ses ventes sur le segment PL de 50 % sur les douze derniers mois. Un marché qu’il entend continuer de développer.

 

Alors que le marché des pneumatiques poids lourds a connu une hausse de 1,7 % en 2019, le pure player suit la même tendance ! Ce dernier a connu une croissance de ses ventes de pneumatiques poids lourds de 50 % lors des douze derniers mois.

Les marques premium en tête

Des performances qui s’expliquent notamment par une offre de plus en plus importante. Son panel comprend aujourd’hui une quinzaine de références dont Bridgestone, Continental, Dunlop, Firestone, Goodyear, GT Radial, Hankook, Michelin, Pirelli, ou encore Riken.

Et ce sont principalement les marques premium qui se distinguent. Ainsi, 29 % des ventes ont été réalisées sur la marque Hankook et 22 % sur Michelin. Néanmoins, les pneumatiques de la marque japonaise budget Riken arrive également sur le podium, représentant 17 % des ventes.

Un confinement dynamique

La plateforme de vente en ligne a également constaté une forte demande de pneus poids lourds de mars à mai 2020 : "Pendant le confinement, de nombreux professionnels ont rencontré des difficultés d'approvisionnement, ce qui a provoqué des ruptures de stock sur le marché. En cette période exceptionnelle, Pneumaclic s'est posé en solution de dépannage efficace", souligne Delphine Bonnet, responsable opérationnel de Pneumaclic.

Des résultats qui confortent le pure player dans sa stratégie de développement de son offre : "Nous n'avons cessé d'améliorer notre prestation depuis le lancement de Pneumaclic. L'élargissement de notre panel de marques et notre positionnement en tant que solution de dépannage se sont avérés efficaces pour accroître nos ventes. Nous souhaitons poursuivre cette ambition afin d'être un acteur incontournable de la vente en ligne BtoB de pneumatiques", conclut Lionel Haberlé, directeur général de Pneumaclic.

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Alors que le site vendéen fermera ses portes fin 2020, le groupe clermontois s'est entendu avec les pouvoirs publics. Pour soutenir l'emploi local, Michelin va verser 3,7 millions d'euros qui permettront de recréer 613 postes.

 

Annoncée en octobre 2019, la fermeture du site de production de La Roche-sur-Yon (Vendée) sera effective d'ici la fin de l'année 2020. Conformément à l'engagement pris à l'annonce de cette nouvelle, Michelin a signé mardi avec l'État une convention de revitalisation du bassin d'emploi de la préfecture vendéenne qui l'engage à verser 3,7 millions d'euros pour recréer 613 emplois dans le département et plus globalement tout autour de celui-ci.

"Cette aide s'élève à 3,7 millions d'euros, soit le montant maximum en cas de fermeture de site", a indiqué Michelin dans un communiqué transmis par la préfecture de Vendée. Quoiqu'il arrive, "la totalité de la somme sera dépensée, c'est réglementaire", a souligné Thierry Martin-Lassagne, directeur de Michelin Développement France lors de la signature du document. "A travers cette convention bilatérale, le groupe Michelin a pris l'engagement d'aider financièrement, sur trois ans, à la création d'autant d'emplois que ceux perdus par le territoire du fait de la fermeture du site", détaille pour sa part la préfecture dans son communiqué.

Des aides allant de 4 000 à 10 000 euros

Spécialisé dans la production de pneumatiques poids lourds, le site de La Roche-sur-Yon emploie plus de 600 salariés. Ces derniers doivent être accompagnées pour retrouver un emploi sur d'autres sites du groupe en France ou auprès d'un nouvel employeur. Indépendamment de l'accompagnement de ses collaborateurs, l'entreprise est tenue de palier à la destruction des emplois vendéens et cela prendra la forme d'aides directes (72 % de la somme) et indirectes (les 28 % restants).

Ces aides sont destinées aux PME de moins de 250 salariés, "les grands groupes ayant moins besoin d'aide", a précisé Thierry Martin-Lassagne. Il pourra s'agir d'une subvention de 4 000 euros pour chaque création d'emploi ou d'un prêt participatif de l'ordre de 8 000 à 10 000 euros par CDI signé. "Les subventions ne seront versées qu'au vu d'un contrat de travail signé après une période d'essai, il n'y aura pas de place aux chasseurs de prime", a précisé le responsable. (Avec AFP)

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Conséquence directe de la crise sanitaire, le groupe tricolore entend se renforcer pour parer aux chocs mondiaux. Dans cette quête, la diversification prendra une place incontournable au sein du futur plan stratégique qui sera dévoilé début 2021.

 

A huis-clos, afin de préserver la santé et la sécurité de tous, retransmise en ligne et avec des délibérations soumises à un vote électronique : la dernière assemblée générale des actionnaires du groupe Michelin, organisée ce mardi 23 juin 2020, ne ressemblait à aucune autre. La principale annonce de cette AG porte sur la nouvelle stratégie du groupe qui prendra en compte les leçons apprises pendant la crise du coronavirus.

Présentée début 2021, celle-ci portera jusqu'à 2030 et répondra à un objectif précis : celui de diversifier la firme de Clermont-Ferrand, pour parer aux chocs mondiaux. "Ces leçons ne sont pas des solutions miracles, mais des pistes qui nous offrent des perspectives réalistes et positives pour relever le vrai défi qui nous attend, celui d’un redémarrage économique qui ne doit laisser personne au bord du chemin", a expliqué Florent Menegaux, président du manufacturier.

Poursuivre les acquisitions

Le dirigeant a également insisté sur la dimension mondiale du groupe, qui lui permet de compenser les variations économiques selon les pays ; sur la nécessité de poursuivre ses acquisitions, qui lui ont permis notamment de se renforcer dans le secteur médical via le rachat du britannique Fenner en 2018 ; ou encore de continuer à miser sur la transition énergétique.

"Le Michelin d’aujourd’hui et de demain, c’est un groupe doté d’un large éventail de savoir-faire, de produits et de solutions, a-t-il ajouté. Nous sommes un groupe multidimensionnel et c’est une force (même) si les perspectives sont difficiles à établir avec précision et (...) le plus difficile (...) malheureusement étant encore à venir".  

Préserver la trésorerie

Le précédent plan stratégique, présenté en 2013 au sortir de la crise précédente provoquée par la faillite de Lehman Brother, visait notamment un cash-flow libre structurel supérieur à 1,4 milliard d’euros dès 2020. Mais le 18 mars dernier, face à la chute de la production automobile provoquée par l’épidémie de coronavirus, les objectifs de 2013 ont été abandonnés car ils n’étaient "plus pertinents".

En parallèle, Michelin a réduit au printemps ses investissements et son dividende, et gelé les augmentations de salaires et rachats d’actions pour préserver sa trésorerie face à la chute des marchés. (avec Reuters)

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Après Total, c'est au tour de Michelin et de Symbio, coentreprise détenue par le manufacturier tricolore et Faurecia, de rejoindre le programme MissionH24. Celui-ci ambitionne de créer une voiture d'endurance électriques-hydrogène susceptible de concourir aux 24 Heures du Mans.

 

MissionH24 poursuit son développement. Créé en septembre 2018, ce programme vise à accélérer la mobilité zéro-émission à travers la compétition automobile. L'initiative, lancée par l'Automobile Club de l'Ouest (ACO), ambitionne de donner naissance à une voiture de course électrique-hydrogène qui pourrait faire émerger, d'ici 2024, une nouvelle catégorie lors des 24 Heures du Mans. C'est aussi pour cette raison qu'a été lancée conjointement à la MissionH24 l'écurie H24Racing.

Pour atteindre son but, cet attelage s'appuie sur les travaux de GreenGT qui a mis au point un premier prototype, la LMPH2G, dont le développement se poursuit au gré d'essais et de participations à des week-ends de course. Pour soutenir ce projet et accélérer sa concrétisation, MissionH24 peut compter depuis quelques mois sur le concours de Total. Le groupe pétrolier a conçu et réalisé pour les besoins du programme la première station mobile de ravitaillement en hydrogène.

Une suite logique pour Michelin

Ce dispositif est une première mondiale qui a été utilisé avec succès lors des manches de Michelin Le Mans Cup de Spa-Francorchamps puis de Portimão, auxquelles a pris part la voiture, fin 2019. Michelin, justement, ne pouvait rester bien longtemps étranger à ces recherches. Déjà partenaire de GreenGT, le manufacturier tricolore rejoint MissionH24 et s'impliquera directement dans les solutions techniques liées à la motorisation des prototypes de course, tout en continuant à être le fournisseur exclusif de pneumatiques de l’écurie H24Racing.

Mais le groupe de Clermont-Ferrand n'est pas venu seul puisque Symbio, coentreprise qu'il détient depuis novembre 2019 avec Faurecia, est également de la partie. La société apportera son expertise en systèmes hydrogène. Outre une coopération sur le plan de la R&D, ces rapprochements se matérialiseront également sur la LMPH2G qui arborera désormais les logos de ses prestigieux soutiens sur sa carrosserie. Pour tous, l'Endurance constitue plus que jamais un formidable laboratoire.

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