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Organisée mercredi 6 juin 2018, la 6è édition de la conférence du journal Pneumatique reviendra sur un sujet d'actualité, celui de la concurrence exacerbée entre les pneus rechapés et chinois. Fabricants, pneumaticiens, distributeurs et autres spécialistes débattront pendant toute une matinée sur cette question.

 

Après une dernière édition organisée en octobre dernier dans les entrailles d'un Equip Auto "new look", la prochaine conférence du journal Pneumatique se déroulera mercredi 6 juin 2018 avenue Kleber, en plein cœur de Paris. Qu'ils soient fabricants, distributeurs, pneumaticiens, transporteurs ou représentants d'organisations, c'est tout le microcosme du pneumatique qui se rassemblera pour un évènement dédié à la concurrence entre pneus rechapés et pneus chinois.

Après une introduction menée par Bruno Muret, directeur économie et communication du SNCP, qui reviendra sur la situation du marché après les cinq premiers mois de 2018, la conférence du Pneumatique accueillera Thierry Dourdet, PDG de la société Soereval/Vulcalor, l'un des derniers rechapeurs indépendants de l'Hexagone. L'occasion de revenir avec lui sur le déclin de cette spécialité ces dernières années concomitant à la montée en puissance des marques chinoises et voir la stratégie mise en place pour y faire face.

S'en suivra une première table ronde où cette question sera développée sous l'angle du business et à laquelle participeront Rodolphe Hamelin, directeur des produits industriels de Bridgestone, et Pascal Audebert, directeur général de l'enseigne Profil Plus. Bruno Muret (SNCP) remontera ensuite sur scène en compagnie de Régis Audugé, directeur général du SPP, pour présenter à la salle un nouvel outil développé par la filière, avec le soutien de Michelin, permettant d'apprécier les atouts des pneus rechapés.

Les débats se poursuivront avec une seconde table ronde consacré plus spécifiquement aux marques chinoises. Comment sont-elles choisies ? Que se cache-t-il derrière elles ? Comment sont-elles marketées ? Quelles perspectives offrent-elles ? Autant de questions auxquelles répondront Olivier Dusserre, directeur commercial import & export du groupe Doumerc Pneus, Bruno Mazzacurati, directeur général de Dipropneu, et Dominique Stempfel, directeur communication et développement du site Allopneus.com.

Enfin, Bernard Julien, économiste, maître de conférences à l'Université de Bordeaux et fondateur du cabinet Feria mais aussi observateur avisé du secteur automobile, conclura cette matinée en nous expliquant comment l'industrie chinoise, qui est partie de zéro en la matière, a réussi à structurer sa démarche, sa stratégie industrielle, pour devenir le leader incontesté du secteur automobile.

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Après plusieurs mois d'enquête, la Commission européenne vient d'acter la mise en place d'une mesure provisoire antidumping sur les pneumatiques importés de Chine. La fin d'un long épilogue.

 

La décision était attendue par tous les manufacturiers. Saisie à l'été 2017 par un conglomérat de professionnels du secteur, représentant 45% de la production de pneumatiques neufs et rechapés sur le Vieux Continent, dans le but de rééquilibrer le marché, la Commission européenne vient de rendre les conclusions de son enquête sur la situation des manufacturiers chinois en Europe. Celle-ci a ainsi annoncé la mise en place d’une procédure provisoire antidumping sur les gommes importées de Chine, ayant un indice de charge supérieur à 121.

La dégringolade des ventes de rechapés

Publiée au Journal officiel de l'Union européenne le 4 mai 2018, cette mesure acte la mise en place d'une grille de taxation pour les six prochains mois. Chaque enveloppe issue de l'Empire du Milieu sera ainsi majorée d'une taxe variant de 57,42 à 82,17 euros, selon les marques. A titre conservatoire, l'UE a déjà demandé depuis le 1er février 2018 à tous les services de douanes d'enregistrer l'ensemble des pneumatiques neufs et rechapés fabriqués ou importés de Chine rentrant sur le territoire européen.

Cette mesure antidumping était demandée par tout le secteur depuis de nombreuses années. La crise économique conjuguée à l'essor des manufacturiers chinois ont provoqué une véritable chute de l'activité rechapage en Europe. Evaluées à près de 50% en France et 40% en Europe à fin 2012, les ventes de gommes rechapées ont dégringolé et ne représentaient plus que 22% des volumes, à l'échelle du continent, en fin d'année dernière, et 34% dans l'Hexagone. Dans le même temps, on estime que 150 rechapeurs indépendants ont dû mettre la clé sous la porte.

Une plainte saluée mais pas assumée

"Il faut saluer le travail de la Commission européenne qui a réalisé une enquête très exhaustive, dans un délai assez court. Au niveau des conclusions et des propositions, les mesures nous paraissent plutôt équitables. Désormais, tous les acteurs vont jouer avec les mêmes cartes... Nous espérons désormais que ce projet sera maintenu au-delà de cette période provisoire", ont déclaré Régis Audugé et Michel Vilatte, respectivement directeur général et président du SPP.

Du côté des manufacturiers, si les avis convergent pour saluer cette décision, les commentaires de chacun restent très mesurés. Depuis l'été dernier, aucun groupe n'a ainsi pris la responsabilité d'assumer cette initiative par peur, sans doute, de se mettre en porte-à-faux avec un marché où les principaux manufacturiers ont des intérêts à préserver. Reste désormais à savoir comment vont réagir les autorités chinoises. L'été dernier, celles-ci avaient fait part de leur "préoccupation" suite à l'ouverture de cette enquête.

 

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