Pneumatique - Le site

Le groupe clermontois se rapproche de la start-up suédoise pour développer et industrialiser à grande échelle une technologie permettant de transformer en matière première des pneumatiques en fin de vie.

 

La question du recyclage revêt un enjeu majeur pour tous les acteurs de l'industrie du pneumatique et ses clients. Chaque année, environ 1 milliard de pneumatiques arrivent en fin de vie. Aujourd'hui, Michelin ambitionne de créer un écosystème vertueux autour de ce sujet et vient, pour ce faire, de s'associer à Enviro. Fondée en 2001, la start-up suédoise de 20 personnes a développé une technologie permettant de modifier la composition chimique et la phase physique du matériau pneumatique au cours du processus de pyrolyse, tout en assurant une consommation d’énergie minimale.

Michelin acquière 20 % de la société

Cette technologie résolument innovante permet d’obtenir des produits de haute qualité tels que du noir de carbone régénéré, de l’huile de pyrolyse, de l’acier ou encore du gaz, produits qui peuvent ensuite être réincorporés dans le circuit de production de différents secteurs industriels. Le partenariat en cours de discussion entre Michelin et Enviro se décline autour de quatre axes.

Le premier porte sur un développement à grande échelle de la technologie de pyrolyse d'Enviro. Le deuxième, d'ordre capitalistique, permet à Michelin d'entrer à hauteur de 20 % au tour de table de la start-up pour un montant d'environ 3 millions d'euros. Le troisième formalise un projet commun de construction d'une usine permettant d’industrialiser la technologie. Enfin, le quatrième axe concerne un accord de fournitures entre les deux entités.

Un accord définitif attendu pour le milieu d'année

Ce partenariat permettra à terme de mutualiser les savoir-faire complémentaires des deux entreprises afin d’accélérer les progrès en matière de recyclage des pneumatiques. Michelin apportera son savoir-faire industriel dans le cadre du projet de construction de l’usine et son savoir-faire en termes de recherche et développement ainsi que de production. Enviro apportera de son côté sa technologie de pyrolyse brevetée, laquelle permettra de produire des produits de haute qualité.

"Le partenariat que nous venons de signer avec Enviro s’inscrit parfaitement dans la vision « Tout durable » de Michelin, déclare Sonia Artinian-Fredou, directrice Business, Services et Solutions, Matériaux de Haute Technologie du groupe Michelin. Après l’acquisition de Lehigh Technologies en 2017, spécialiste des micropoudrettes de haute technologie dérivées de pneumatiques recyclés, c’est une nouvelle preuve de l’engagement dans la durée de Michelin en faveur du recyclage et de la mobilité durable". Un accord définitif entérinant ce rapprochement est attendu pour le milieu de l'année.

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En dépit du contexte de crise sanitaire, Aliapur a décidé de conserver ses appels à candidatures afin de recruter les futurs prestataires qui se chargeront de la collecte et de la transformation des pneus usagés pour la période 2021-2024. Ils débuteront dès le 7 avril 2020, via une plateforme dématérialisée.

 

Pour collecter et recycler les quelque 380 000 tonnes de pneus (l'équivalent de 48 millions de pneus de tourisme) durant les quatre prochaines années, l’organisme en charge de la valorisation des pneus usagés lance deux appels d’offres avec une mise en œuvre au 1er avril 2021. Le premier concerne la transformation, c’est-à-dire la réception des pneus usagés non réutilisables, leur transformation, leur stockage et l’optimisation des chargements des produits issus de la transformation. Le second, qui débutera le 15 avril 2020, correspond au ramassage auprès des détenteurs (garages, centres autos…), au regroupement, au tri des pneus usagés réutilisables en vue d’une valorisation, et à l'optimisation des chargements.

Réunions en visioconférence

Aliapur invite donc toutes les entreprises intéressées (prestataires actuels ou non) à s’inscrire sur la plateforme en ligne à cette adresse : aliapur.bravosolution.com. Les candidats recevront ensuite un mail afin de retirer les dossiers de consultations à compter du 7 avril 2020 pour la transformation et du 15 avril 2020 pour la collecte. Ensuite, ils auront respectivement jusqu’au 4 et 11 juin 2020 pour remettre leurs offres. L’organisme précise qu’un tutoriel à cet effet est disponible sur son site.

"A chaque appel d’offres, Aliapur organise une réunion d’information avec les entreprises intéressées pour une présentation détaillée des prestations. Compte tenu de l’actualité et des impératifs de confinement, cette réunion pourra être remplacée par une série de vidéoconférences en petits groupes. Celles-ci seront accessibles sans moyen technique particulier à l’exception d’une connexion internet et permettront à tous les intervenants d’interagir facilement", précise la société.

A noter, Aliapur annonce d’ores et déjà sa consultation de prestations de transports en septembre 2020, pour une mise en œuvre également en janvier 2021.

 

 

 

 

 

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Manufacturiers, distributeurs et constructeurs automobiles viennent de conclure un accord pour résoudre le problème des pneus d'ensilage qui revêt un enjeu à la fois environnemental et sanitaire.

 

Solution encore la plus répandue chez les éleveurs bovins pour lester les bâches protégeant le fourrage, le recours aux pneus d'ensilage, dont les vaches ingèrent régulièrement des morceaux toxiques (synonyme de maladies de type tumeurs et infections), constitue un enjeu environnemental et sanitaire. Pour lutter contre ce problème, les entreprises de la filière pneus usagés ont signé le 15 juillet 2019 une charte en faveur de leur traitement auprès du ministère de la Transition écologique.

Avec cet accord, manufacturiers, constructeurs automobiles et distributeurs de pneus s'engagent à collecter et valoriser jusqu'à 15 000 tonnes par an, l'équivalent de 2,3 millions de pneus d'ensilage. Ils financeront à 50 % les opérations selon un principe de guichet, et mettront à disposition leurs ressources opérationnelles. On sera cependant loin du compte, la quantité à collecter étant estimée à plusieurs centaines de milliers de tonnes (800 000 tonnes, estimait en 2006 l'Ademe, l'Agence de maîtrise de l'énergie, qui doit faire une mise à jour).

"L'opération durera 20 à 30 ans"

"C'est une première base", souligne le ministère, qui souhaite "une montée en puissance dans les années à venir". La secrétaire d'Etat Brune Poirson s'est rendue mi-juillet dans la Creuse pour annoncer cette signature. Cette opération, baptisée "Ensivalor" et opérant sur un mode associatif, sera réservée en priorité aux exploitants cessant leur activité (pour éviter des stocks orphelins) puis à ceux optant pour une autre technique.

"Collecter et valoriser les pneus d'ensilage s'avère un chantier colossal, au plan financier (traiter 800 000 tonnes coûterait entre 120 et 160 millions d'euros) mais plus encore au plan technique, car il est difficile de trouver, en bout de chaîne, des voies de valorisation", souligne le ministère. "C'est un bon début", estime Jacky Bonnemains, directeur de l'association environnementale Robin des Bois, qui s'est associée à cette charte. Mais "l'opération durera 20 à 30 ans", conclu-t-il. (Avec AFP)

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Pour simplifier les démarches administratives de ses clients, la plateforme 07ZR garantie désormais à ces derniers la traçabilité des éco-contributions versées.

 

Spécialiste de la vente de pneumatiques sur internet pour les professionnels de l'automobile, la plateforme 07ZR renforce son service client en matière de recyclage. Conscient des problématiques de traçabilité concernant les éco-contributions versées (ou pas) et tout particulièrement pour ceux en provenance de l’étranger, 07ZR a créé pour ses clients un service recyclage sur-mesure, unique sur le marché. Comme le souligne la société, un réparateur automobile qui achète des pneumatiques, par l’intermédiaire de plateformes digitales et de distributeurs, pour les revendre à ses clients, est considéré sur le marché français comme producteur.

Un réparateur souvent mal informé

Il est donc importateur de ces pneumatiques s’il s’agit de pneus achetés avec une facturation étrangère. A ce titre, il est tenu de respecter certaines obligations et notamment de déclarer auprès de l’ADEME la quantité de ces pneumatiques mis sur le marché. Il doit également s’affilier à un éco-organisme (F.R.P ou Aliapur) et s’acquitter d’une éco-contribution correspondante car non intégrée dans le prix d’achat du pneu.

Souvent mal informé, le réparateur pense que cette éco-contribution est intégrée au prix de vente des pneumatiques ce qui n’est pas le cas, et trop nombreux sont les plateformes digitales ou distributeurs qui jouent sur ce manque de transparence. C’est donc à lui de payer la contribution pour le recyclage. S’il ne respecte pas ces obligations, il encourt des sanctions et se verra refuser la collecte de ces pneus par les organismes habilités. L’ensemble des fournisseurs référencés sur la plateforme 07ZR sont affiliés auprès de F.R.P ou Aliapur.

En partenariat avec F.R.P.

Pour ceux non enregistrés auprès de l’un de ces deux éco-organismes français agréés, 07ZR s’occupe grâce notamment à un partenariat avec F.R.P, d’organiser la collecte pour ces pneus introduits et mis sur le marché par ses clients "réparateurs producteurs". 07ZR leur fait également parvenir le certificat d’élimination produit par F.R.P, indispensable pour justifier du respect des réglementations auprès de l’ADEME.

Annuellement, en février, un mois avant le 31 mars de l’année en cours (date avant laquelle le professionnel doit faire sa déclaration auprès de l’ADEME), 07ZR informera ses clients concernés par ces obligations et leurs rappellera les quantités facturées l’année précédente, par fournisseur étranger pour l’ensemble de leurs achats effectués en ligne sur la plateforme. Pour les aider dans leur démarche auprès de l’ADEME, 07ZR rend accessible, sur leur espace clients dédié en ligne, les formulaires disponibles 24h/24 et 7j/7. Ils peuvent également joindre la hotline (0892 427 007) où deux personnes dédiées au service recyclage, sont disponibles.

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A l'occasion de la dernière édition de Movin'on, le manufacturier tricolore Michelin a annoncé vouloir recycler la totalité de ses gommes d'ici 2048 tout en intégrant 80 % de matériaux renouvelables dans ses processus de fabrication.

 

Comme il le fait chaque année depuis 20 ans, d'abord avec le Challenge Bibendum puis avec Movin'On, Michelin organisait du 30 mai au 1er juin 2018 la dernière édition de son congrès de la mobilité durable. A Montréal (Canada), des participants issus de 60 pays, quelques 70 intervenants et 150 partenaires ont pu assister aux 16 conférences et aux 44 sessions de travail au programme. En marge de toutes ces interventions, le manufacturier clermontois a profité de Movin'On pour présenter un ambitieux plan portant sur la recyclabilité de ses pneumatiques.

D'ici à 2048, Michelin souhaite ainsi recycler la totalité de sa production tout en améliorant ses processus de fabrication avec l'intégration de 80 % de matières renouvelables dans ses gommes. Pour parvenir à ses fins, Michelin va donc augmenter sensiblement l'utilisation des matériaux durables (20 % actuellement) tels que le caoutchouc naturel, l'huile de tournesol ou encore le limonène. Le programme Biobutterfly, lancé en 2012 avec Axens et IFP Energies Nouvelles, permettra notamment de mettre au point de nouveaux matériaux bio-sourcés.

Imaginer de nouvelles pistes de recyclage

L'acquisition toute récente de Lehigh Technologies, spécialiste des micro-poudrettes de haute technologie dérivées de pneumatiques recyclés, apportera quant à elle au groupe des solutions innovantes. "Cette acquisition démontre la volonté stratégique de Michelin de valoriser son expertise dans les matériaux de haute technologie, dans des domaines qui s’étendent au-delà du pneumatique", souligne Christophe Rahier, directeur de la ligne business matériaux de haute technologie de Michelin.

Outre ces efforts portant sur la conception de ses produits, le Bibendum s’est aussi fixé pour mission d’identifier de nouvelles façons de recycler les pneumatiques, ou de nouveaux débouchés pour les pneus recyclés. Un hackathon a ainsi été organisé l’an dernier, en partenariat avec Aliapur, pour imaginer des solutions permettant d'utiliser les granulats de pneus.

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Alors que plusieurs ministères ont saisi conjointement l'Anses au sujet d'éventuels risques liés à l'utilisation de caoutchoucs recyclés dans la fabrication de terrains de sports synthétiques, l'organisme de collecte et de recyclage déplore que cette initiative ait engendré une polémique inutile et craint qu'elle ne se répercute directement sur la filière.

 

Principal organisme de collecte et de recyclage de la filière en France, Aliapur a enregistré un exercice 2017 record avec 350 000 tonnes de pneumatiques collectés, soit une croissance de 4,5% sur un an, pour un chiffre d'affaires de 58,2 millions d'euros, en hausse 6,2%. Une bonne nouvelle vite oubliée face à la polémique portant sur d'éventuels risques liés à l'utilisation de caoutchoucs recyclés dans la fabrication de terrains de sports synthétiques.

Le choix des ministères de la Transition écologique et solidaire, des Solidarités et de la Santé, de l’Économie et des Finances, du Travail, de l’Agriculture et de l’Alimentation et des Sports de saisir conjointement l'Agence Nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour réaliser une analyse a en effet engendré une polémique qui porte directement atteinte à l'activité d'Aliapur. Environ 8,5% de la matière collectée chaque année par la société est en effet revalorisé sous la forme de granulats qui composent ces fameux terrains synthétiques.

Une rumeur difficile à combattre

"Aucune étude ne fait état du moindre risque, fulmine Hervé Domas, directeur général d'Aliapur. L'Agence européenne des produits chimiques s'est déjà penchée sur la question et a conclu qu'il n'y avait aucun risque pour la santé. L'équivalent néerlandais de l'Anses en a fait de même pour des conclusions identiques… Nous avons confiance en l'Anses pour rendre des conclusions objectives qui confirmeront cela mais il est tout de même dommage de faire peur à tout le monde avec une polémique qui n'a pas lieu d'être".

Et le dirigeant de déplorer les dérives de cette affaire. "Profitant de cette histoire, certains se sont permis d'associer dans une même phrase les mots enfant, sport et cancer… (le dirigeant fait ici référence à un documentaire sur le sujet diffusé sur France 2, ndlr) C'est dramatique de faire ça dans la mesure où ça n'a aucun sens et, d'autre part, c'est destructeur pour une filière". Hervé Domas en est certain : quelles que soient les conclusions de l'Anses, "cette rumeur va nous poursuivre pendant un long moment".

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lundi, 29 janvier 2018 15:23

Nouvelle année record pour Aliapur

Principal organisme de collecte et de recyclage de la filière en France, Aliapur a enregistré un exercice 2017 record avec 350 000 tonnes de pneumatiques collectés.

 

Ce qui devient habituel a souvent tendance à se banaliser. Sauf dans certains cas. Aliapur en est le meilleur exemple. Premier organisme de collecte et de recyclage de pneumatiques dans l'Hexagone, la société a battu l'an dernier un nouveau record qui est loin d'être anodin. En 2017, pas moins de 350 000 tonnes de vieilles matières ont été collectées par les équipes et les prestataires d'Aliapur, soit une croissance de 4,5% sur un an, alors que son chiffre d'affaires s'est établit à 58,2 millions d'euros (+6,2% comparé à 2016).

Un résultat qualifié de "magnifique" par Hervé Domas, son directeur général, pour qui "atteindre ces résultats est une vraie satisfaction car cela prouve que nous avons un outil opérationnel qui fonctionne bien avec 27 sous-traitants s'inscrivant parfaitement dans notre démarche." Une satisfaction d'autant plus grande pour le dirigeant que cette croissance s'inscrit désormais en parallèle d'un développement international aussi vertueux que vital.

La France avant l'international

Une stratégie construite dans la douleur suite à la volonté des autorités marocaines, un marché clé pour Aliapur, d'interdire courant 2016 et de façon momentanée l'entrée de tous types de déchets sur leur territoire. "Cet évènement nous a convaincu que nous ne pouvions plus être trop dépendants d'un marché. D'où cette volonté de se diversifier." Espagne, Portugal, Pakistan, Inde, Corée ou encore Japon, le collecteur est aujourd'hui présent dans une dizaine de pays.

"Pour un béotien, ça peut paraitre insignifiant, mais voir que la qualité du broyat français parle aussi bien à un cimentier Espagnol, Turc ou Indien est une vraie reconnaissance de votre travail", ajoute Hervé Domas. Seule déception pour ce dernier : ne pas être davantage reconnu en France. "On est les champions du monde de la collecte de déchets et pourtant, face à un décideur, cette image même de déchet créée toujours des blocages. Donnons-nous comme objectif de valoriser cette matière chez nous et arrêtons de croire que la valorisation énergétique du pneumatique est moins noble qu'autre chose."

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jeudi, 23 novembre 2017 14:51

Mission accomplie pour Recyvalor

En neuf ans, Recyvalor a réussi à éliminer ou valoriser 55000 tonnes de pneus usagés. Plus de 7 millions de carcasses ont ainsi connu une nouvelle vie comme combustible ou granulat.

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vendredi, 05 mai 2017 17:23

Un bilan 2016 nuancé pour Aliapur

Malgré d'importants problèmes sur le marché marocain, Aliapur a enregistré un nouveau record de matière collectée sur l'exercice 2016.

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Sans surprise, Mark Thys succède à Serge Bonnel à la tête d'Aliapur, ce dernier partant sur un très bon bilan.

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