Pneumatique - Le site
jeudi, 29 octobre 2020 09:33

Le pneu tricolore réussit sa rentrée

Le Syndicat des professionnels du pneu (SPP) vient de publier les résultats du mois de septembre 2020, qui se veulent rassurants avec des tendances positives sur le TC4 et le poids lourd.

 

Alors que l’inquiétude planait sur la rentrée, après une reprise en flèche post-confinement (+15,6 % en juin 2020), les chiffres publiés par le SPP ont de quoi rasséréner les professionnels. Ainsi, en septembre 2020, les ventes de pneumatiques TC4 ont augmenté de 8,8 %, ce qui permet de combler une partie du trou printanier avec un retard, après neuf mois, évalué à 15 % contre plus de 34 % à la fin du mois d'avril.

Dans le détail, les volumes de pneus tourisme et 4x4 ont respectivement crû de 7,8 % et 13,3 % alors que ceux pour camionnettes ont progressé de 14,8 %. Même tendance positive sur le poids lourds où le SPP fait état de 12,1 % de ventes supplémentaires.

Une bonne nouvelle qui confirme "la reprise de confiance des dirigeants d’entreprises de transport et de travaux publics", selon Dominique Stempfel, président du SPP.  Ce sont les ventes de neuf qui tirent le marché (+17,9 %) alors que les ventes de rechapés se maintiennent tout juste (+0,2 %).

Les marques premium en déclin

Toutefois, même si les prix moyens sont restés stables au global (+0,3 %), les effets de la crise poussent les marques budget à croître au détriment des pneus premium. Ce segment enregistre une progression de 4,6 points sur un mois, sa part de marché passant de 15,3 % à 19,9 % entre août et septembre 2020. A contrario, les volumes des marques premium sont passés de 52,2 % à 49,1 % sur la même période (-2,3 points).

De leur côté, les marques B se situent au-dessus de la moyenne du marché et conservent 22,3 % de parts de marché. Enfin, les marques de distributeurs affichent des performances en deçà du marché (-3 % vs septembre 2019)

"Les chiffres TC4 de septembre sont rassurants, les automobilistes se sont remis à rouler et à rééquiper leurs véhicules. Mais la stabilité des prix moyens cache une réalité moins séduisante. Elle signifie que l’évolution du mix-produit liée à la présence de plus en plus importante des SUV sur nos routes est gommée par une baisse des prix de vente à dimension égale. Cette remarque est corroborée par la progression des pneus Budget. Pour la première fois, le premium couvre moins de 50% du marché", étaye le président de l'organisation professionnelle.

Les toutes saisons redémarrent

En dépit des températures estivales du mois de septembre, les ventes de pneus hiver ont redécollé chez les négociants spécialistes avec un gain de 14,6 %, alors que les centres autos et fast fitters n’ont pas réussi à tirer leur épingle du jeu (- 28,9 %). Le segment des toutes saisons retrouve quant à lui son rythme de croissance d’avant crise sanitaire avec +27,8 %.

"Les ventes de pneus hiver chez les spécialistes et surtout la progression des ventes des pneus 4 Saisons montrent que l’attention des automobilistes portée à la sécurité par mauvais temps ne faiblit pas. On peut donc espérer que la signature du décret imposant les équipements hivernaux fin 2021 amplifiera cette tendance et que certains utilisateurs anticiperont leur équipement, permettant ainsi à notre profession de se rapprocher de l’équilibre en fin d'année", conclut Dominique Stempfel.

 

Publié dans Marché

Dans une tribune, le président du Syndicat des professionnels du pneu crie haro sur le manque de cohérence des pouvoirs publics. Approximations coupables et décisions court-termismes desservent la cause d'une industrie qui a pourtant bien des atouts à faire valoir pour le futur.  

 

"Sus aux SUV ! Suivant les propositions de la convention citoyenne sur le climat, la Ministre de Transition Écologique a décidé d’éradiquer de nos routes les SUV accusés d’être lourds, polluants et encombrants. La taxation des véhicules se fera donc également sur des critères de poids. Quelques jours auparavant, afin de sauver l’usine Bridgestone de Béthune, un élu local conseillait à l’industriel de fabriquer des pneus plus grands et beaucoup plus rentables, équipant en particulier … les SUV ! La question se pose en urgence pour Bridgestone, mais elle concerne également les autres manufacturiers.

En résumé, il s’agissait d’inciter à investir lourdement, avec l’aide de la région et de l’état, dans un outil industriel qui aurait permis de fabriquer des produits destinés à un marché qu’on annonce vouloir détruire à court terme ! Quel dilemme pour des industriels et leurs actionnaires qui redoutent, plus que tout autre chose, l’instabilité et le manque de visibilité. On peut comprendre qu’ils puissent se poser des questions sur leur stratégie à long terme et sur la rentabilité de leurs investissements en France.

"Du rôle des pouvoirs publics de décider des grandes lignes d’une stratégie globale et opportune à long terme"

Le Président de la République a annoncé qu’il souhaitait « faire de la France la première nation productrice de véhicules propres en Europe ». Les grands manufacturiers n’ont pas attendu l’annonce de ce projet pour travailler sur les problématiques de la voiture électrique. Ceux qui ont des usines en France (Bridgestone, Continental, Goodyear-Dunlop et Michelin) ont tous développé des pneus spécifiques dotés de solutions innovantes. Elles sont abouties et industrialisables puisqu’elles ont satisfait aux dures exigences des constructeurs automobiles dont elles équipent les modèles en première monte. Il s’agit de technologies de pointe que d’autres industriels moins avancés ne maîtrisent pas encore.

Plutôt que d’improviser des incitations à court terme, il est du rôle des pouvoirs publics de décider des grandes lignes d’une stratégie globale et opportune à long terme. Puisque la France doit être la championne des véhicules propres, n’est-il pas indiqué qu’elle le soit aussi pour les pneus qui les équipent ? Nos manufacturiers ont un savoir-faire exceptionnel et ils disposent d’usines performantes avec un personnel qualifié. Soutenons nos manufacturiers pour qu’ils confortent leur avance technologique et encourageons-les à produire localement les pneus du futur !"

Publié dans Industrie

Alors qu'un millier de postes sont à pourvoir dans le secteur du pneu, l'organisation professionnelle s'est rapprochée du service des ressources humaines du site nordiste de Bridgestone. L'objectif : assurer l'avenir des 863 salariés.

 

Le compte à rebours est lancé pour sauver l'usine Bridgestone de Béthune. Prévue pour le deuxième trimestre 2021, la fermeture du site nordiste du manufacturier ne cesse de susciter réactions et indignations. Alors que les pouvoirs publics maintiennent le lien avec le groupe nippon pour tenter de faire infléchir sa décision, les salariés ont reçu le soutien de leur organisation professionnelle, le SPP, dans ce moment très incertain.

Sitôt l'annonce officialisée, le Syndicat des professionnels du pneu s'est rapproché du service des ressources humaines de Béthune pour mettre en place un lien. Celui-ci note que "la direction générale de Bridgestone a immédiatement accepté et établi une passerelle avec le SPP afin d’examiner toutes les pistes possibles et mettre en œuvre des solutions adaptées pour le recrutement et la formation des candidats".

Des spécialités qui recrutent

Dans la mesure où un millier de postes sont à pourvoir actuellement dans ce secteur d'activité, cette initiative doit permettre d'assurer l'avenir d'une partie des 863 salariés nordistes et en les aidant à se réorienter vers d'autres métiers (monteurs et dépanneurs en industriel, poids lourd, agraire…) où de réelles opportunités existent.

Le SPP œuvre continuellement pour résoudre cette problématique du manque de main d'œuvre. Outre une plateforme digitale dédiée à ce sujet (jobs-pneu.com), un réseau de trois établissements de type CFA (La Motte-Servolex, Thionville et St Jean de la Ruelle) a vu le jour pour dispenser des formations qualifiantes. Des sessions de trois mois accueillent ainsi tout au long de l'année de nouveaux embauchés non issus de l'univers du commerce et du service du pneumatique.

Publié dans Marché
vendredi, 28 août 2020 12:00

Le SPP sur tous les fronts pendant la crise

Rédaction d'articles d'information, soutien juridique et administratif, échanges avec les pouvoirs publics, le SPP n'a pas chômé durant les six derniers mois. Depuis mars dernier, le syndicat a fait preuve d'un engagement total pour soutenir des adhérents confrontés à une crise sans précédent.

 

Discret mais bien présent. Là où d'autres organisations professionnelles ont beaucoup fait parler d'elles, le SPP ne s'est pas beaucoup montré depuis le début de la crise sanitaire. En coulisses, pourtant, celui-ci n'a pas chômé. Alors que les ventes du secteur ont chuté dans des proportions inimaginables lors du confinement (-80 % pour le TC4 et -50 % pour le PL en avril, par exemple), de multiples actions ont été déployées pour aider les professionnels et pérenniser la place du pneu dans le débat public.

La bagatelle 350 articles publiés

Entre autres initiatives, le SPP a notamment mis en place un système d'information entre veille et rédaction d'articles. 350 ont été écrits et publiés sur la plateforme MySPP pendant le confinement. Une banque documentaire rassemblant tous les formulaires et modèles de courriers utiles à la constitution des dossiers administratifs a également été créée, renforcée par une FAQ dédiée à l'activité partielle. Pour compléter ces actions, plusieurs webinars ont été organisés avec l’appui de cabinets d’avocats conseil ou d’instituts d’études de prospective économique.

Un soutien plus personnalisé a aussi été apporté à certains adhérents avec le traitement de 146 dossiers individuels portant sur de multiples sujets (mise en œuvre de l’activité partielle et du télétravail, adaptation des rémunérations, information sur les aides sociales, économiques et fiscales, information sur les mesures de protection dans les locaux et lors des interventions…). Un groupe de travail a parallèlement été constitué, réunissant des responsables qualité, sécurité et ressources humaines des réseaux ou des grandes entreprises adhérentes. La finalité étant de favoriser les échanges et la mise en commun des problématique pour tenter d'y remédier.

Une structure légère et agile

D'un point de vue plus institutionnel, le SPP a maintenu durant cette période un dialogue permanent avec les partenaires sociaux de la branche des services de l’automobile et a participé à l’établissement du guide paritaire des bonnes pratiques. Il est également intervenu auprès des pouvoirs publics pour clarifier certains imprécis ou en suspens. Tout ce travail s'est traduit par une hausse sensible de l'activié de MySPP. Plus de 20 000 pages ont été consultés quotidiennement au plus fort de la crise et près de 900 000 au total entre le 9 mars et le 30 avril 2020.

"La structure légère de notre organisation a permis une grande agilité et une remarquable réactivité pour suivre et relayer les innombrables informations émanant des pouvoirs publics. Notre équipe a fait preuve d’un engagement sans faille durant toute la période de la crise sanitaire, au service de nos adhérents", se félicite Dominique Stempfel, nouveau président du syndicat.

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En souffrance depuis le début de la crise sanitaire, les ventes de pneumatiques sont reparties à la hausse en juin dernier avec des progressions à deux chiffres pour toutes les catégories de produits. Sur l'ensemble du premier semestre, la tendance du marché s'avère toutefois négative.

 

Après avoir subit des mois difficiles marqués par la pandémie de coronavirus, les professionnels du pneumatique ont vécu une fin de premier semestre plus favorable. Selon les derniers relevés du panel GfK/SPP, toutes les catégories de montes ont enregistré une hausse de leurs volumes en juin 2020, et plus particulièrement les pneus 4x4 / SUV (+24,1 %) et camionnette / VUL (+19,1 %). Au global, les ventes de pneus tourisme ont progressé de 14,7 %.

Ce sont principalement les marques B (+28,1 %) et budget (+25,7 %) qui ont tiré leur épingle du jeu, devant les marques premium (+10,4 %) et MDD (+0,5 %). Autre point notable : la bonne tenue des pneus toutes saisons (+56,6 %), dont les volumes sont comparables à ceux d’un mois de février ou mars. Si les ventes de pneus poids lourds ont été moins affectées par la période de confinement, elles affichent malgré tout une nette reprise en juin. Le redémarrage est plus marqué sur les pneus neufs (+19,8 %) que sur les rechapés (+11,1 %).

Pas encore de "guerre des prix"

Si on se penche sur les canaux de distribution, le bilan du SPP fait apparaître que la reprise est nettement plus soutenue chez les négociants spécialistes (+20,9 %) que chez les centres autos/réparateurs rapides (+10,2 %), et ce malgré des écarts de prix moyens relativement stables.

D’ailleurs, les tarifs moyens sont en légère hausse de +2,8 %, tous segments confondus. La tendance est relativement similaire sur le segment PL avec des prix moyens stables sur le neuf (+1,4 %) comme sur le rechapé (0 %). "La légère hausse des prix moyens enregistrée durant ce mois de reprise est un élément positif, écartant, au moins provisoirement, le spectre d’une guerre des prix", souligne le SPP.

Près de 200 millions d'euros de manque à gagner

Si le retour des clients dans les points de vente et la reprise d’activité sont des éléments rassurants pour les professionnels du pneumatique, ces derniers estiment toutefois que le retard accumulé pendant les 55 jours de confinement sera dur à rattraper. Sur les six premiers mois de l’année, le manque à gagner en termes de chiffre d’affaires est estimé à 175,3 millions d’euros sur les ventes de pneus TC4 (hors prestations), soit -23,6 % par rapport à la même période 2019. Pour le segment PL (hors prestations), la perte est évaluée à 20 millions d’euros sur les ventes de pneus neufs et 13 millions d’euros sur le rechapé.

"Le marché du pneumatique a montré des signes de redémarrage plutôt rassurants. Néanmoins, de nombreuses questions restent en suspens : dans quelle proportion les kilomètres non parcourus durant les deux mois de confinement seront ils rattrapés ? La baisse de l’utilisation de l’automobile liée au télétravail sera-t-elle compensée par l’augmentation de l’utilisation de l’automobile liée à la peur des transports en commun, autant pour aller travailler que pour partir en vacances ? Quel impact sur le marché du remplacement aura l’afflux de véhicules neufs bénéficiant de la prime à la conversion ? Quelles seront les conséquences des difficultés du transport routier sur notre activité industrielle ? La deuxième partie de l’année reste donc très incertaine et notre optimisme doit rester mesuré, en espérant quelques coups de pouce, comme par exemple la promulgation de la loi Montagne", commente Dominique Stempfel, président du SPP.

Publié dans Marché
vendredi, 24 juillet 2020 09:52

Dominique Stempfel nommé à la tête du SPP

Grande figure du secteur, après avoir longtemps évolué chez Dunlop puis Massa, Yokohama ou encore Allopneus, Dominique Stempfel est le nouveau président du Syndicat des professionnels du pneu. En poste depuis six ans, son prédécesseur, Michel Vilatte, n'a pas souhaité briguer de nouveau mandat.

 

Le changement dans la continuité. Amenés à élire un nouveau président, les administrateurs du Syndicat des professionnels du pneu (SPP) ont désigné Dominique Stempfel pour les représenter. En poste depuis six ans, et après avoir assumé deux mandats, Michel Vilatte n'a pas souhaité poursuivre l'aventure. Ce dernier ne quitte pas pour autant le SPP puisque le bureau, qui souhaitait le voir rester actif auprès de lui, l'a nommé vice-président, en charge des relations extérieures. Il conserve les sièges qu’il occupait jusqu’à présent au sein des diverses instances de gouvernance, notamment celles de l’APAM. En parallèle, Frédéric Livenais (vice-président) et Christophe Rollet (vice-président trésorier) ont été confirmés dans leurs fonctions.

Âgé de 66 ans, le nouveau président est loin d'être un inconnu. Grand spécialiste de l'industrie pneumatique, Dominique Stempfel évolue dans cet univers depuis 47 ans. Il a débuté sa carrière en 1973 comme commercial chez Dunlop, avant de prendre en charge la direction de la filiale camerounaise servant de base commerciale pour l’Afrique Equatoriale. De retour en France, il prend la responsabilité de la région Nord, puis rejoint le siège de Dunlop comme directeur de la communication et comme responsable du marketing pneumatique tourisme, avant de revenir en région sur le sud-est pour accompagner le développement du réseau intégré du manufacturier.

Une expérience complète

Il assure ensuite, au sein du groupe Massa, la direction commerciale d’Imagine Car, pour développer l’activité jantes alu avec les marques Antera, Mille Miglia et OZ. Son expérience acquise dans les deux domaines l’amène à prendre la double direction commerciale de Cesam (jantes alu) et de Yokohama France (pneumatiques). Passionné par le pneu et son marché, il décide en 2014 de prolonger son activité professionnelle comme consultant chez Allopneus.com, en particulier sur les questions de développement commercial et de communication.

"Je tiens à remercier Michel Vilatte pour le remarquable travail qu’il a effectué durant ces 6 dernières années en tant que président du SPP mais également au sein de l’ASAV puis de l’APAM. Il a largement contribué à renforcer l’image et la crédibilité de notre organisation et s’est constamment attaché à renforcer les liens avec l’ensemble de nos confrères de la filière automobile", assure-t-il en préambule.

Une feuille de route particulièrement dense

Pour lui, les défis qui se présentent sont aussi nombreux qu'immenses. "En premier lieu, nous allons devoir gérer au mieux la sortie de crise sanitaire et économique. Il nous faudra également suivre de très près l’évolution des règlementations et du labelling, accompagner l’arrivée prochaine des pneumatiques communicants et nous impliquer dans l’économie circulaire et les solutions écologiques. Nous devons aussi promouvoir Datapneu, la plateforme innovante qui organise et simplifie les échanges de données entre fabricants et revendeurs. Je souhaite également mettre l’accent sur l’information et la pédagogie en communiquant davantage auprès du grand public sur le thème de la sécurité et sur la nécessité d’avoir des pneumatiques en bon état et bien adaptés, en toutes saisons, aux conditions de circulation".

Problématique qui fera l'objet d'un atelier organisé par le Pneumatique, le 3 septembre 2020, l'emploi sera aussi au cœur de la mandature de Dominique Stempfel. "Il me paraît fondamental de valoriser l’image des professionnels et des métiers du pneu, en particulier pour aider nos adhérents à attirer de bons collaborateurs, alors qu’ils sont confrontés à des difficultés de recrutement depuis de nombreuses années", conclut-il.

Publié dans Carnet

 

Intégrée en début d'année 2020 à la loi économie circulaire, la question du rechapage est encore un peu plus soutenue par les pouvoirs publics au travers d'une plaquette d'information destinée aux acteurs de la commande publique.

 

La reconnaissance est venue tardivement mais elle s'avère aujourd'hui réelle. Quelques mois après avoir obtenu gain de cause en voyant la question du rechapage faire son apparition dans la loi économie circulaire, le Syndicat national du caoutchouc et des polymères (SNCP) et le Syndicat des professionnels du pneu (SPP), représentants les principaux acteurs de la filière, se félicitent aujourd'hui d'une nouvelle mesure allant dans leur sens.

Pour soutenir la démarche initiée en début d'année, le ministère de la Transition écologique et solidaire vient de publier un guide destiné aux acteurs de la commande publique (acheteurs, prescripteurs, décideurs...) dans lequel est présentée et valorisée la technologie du rechapage.

Les huit pages de la plaquette reviennent notamment sur les raisons qui justifient l'intégration de ce sujet à l’article 60 de la loi du 10 février 2020, mais surtout sur les atouts de ce modèle. Economie, environnement, sécurité, différences entre les pneumatiques multivies et monovie, tout est synthétisé dans ce document. Développé par les deux organisations syndicales, l'outil de simulation Green Deal Tyre est également présenté.

Publié dans Marché

Dans un contexte de confinement, le marché tricolore a logiquement dégringolé le mois dernier. Le segment tourisme recule de 82 %, celui des utilitaires de près de 68 % tandis que les ventes en poids lourds ont été divisées par deux.

 

Sans surprise, le marché tricolore du pneumatique présente un bilan mensuel assez largement négatif. En plein confinement, les ventes ont chuté dans des proportions abyssales mais finalement assez cohérentes avec le ralentissement de l'économie. Selon les chiffres du panel GfK/SPP, la baisse des volumes en tourisme s'élève à 82,2 % et celle en 4x4 ou SUV à 80,8 %. Les segments orientés BtoB s'en sortent légèrement mieux puisque les ventes en utilitaires reculent de 67,8 % et en PL de 49,9 %.

"Avec une perte d’activité que nous mesurons entre 60 % et 70 % durant la période de confinement, notre secteur se situe très en deçà de la moyenne de 36 % calculée par l’INSEE pour l’ensemble des services marchands", étaye Michel Vilatte, président du Syndicat des professionnels du pneu.

Plus de 200 millions d'euros de manque à gagner

D'un point de vue géographique, cette tendance s'observe partout en France mais la région Ile-de-France est la plus touchée avec une baisse de 88,5 % du segment tourisme, contre 80 % dans le Sud-Ouest. Sur le plan de la distribution, les canaux centres autos et fast fitter ont davantage souffert durant ce mois d’avril confiné. Les baisses de volumes sur les pneumatiques TC4 atteignent 87,8 % contre 74,7 % chez les pneumaticiens.

Enfin, au niveau comptable, le chiffre d'affaires a diminué de 80,5 % (pneus TC4), soit un manque à gagner proche de 100 millions d’euros. Sur les quatre premiers de mois de l'année 2020, la baisse cumulée est de 34,1 %, soit une différence de 172,5 millions d’euros par rapport à l’attendu auxquels il faut ajouter 32 millions d'euros pour le PL. Sur ce premier quadrimestre, les volumes suivent la même tendance (-34,2 %) avec des résultats assez homogènes entre tourisme, 4x4 et utilitaires.

"Une longue période de convalescence"

Si les signaux du mois de mai avec la fin du confinement sont plutôt positifs, Michel Vilatte reste très prudent. "Les mesures sanitaires mises en place dans les centres, bien que justifiées, ont des effets délétères sur la productivité et la rentabilité des entreprises. Les premières remontées terrain font état d’une reprise très progressive."

"Il faut être conscient que nous sommes entrés dans une longue période de convalescence où les trésoreries se reconstituent très lentement après avoir frôlé leur point de rupture. La relance de la demande ne saurait être suffisante si elle n’est pas assortie de mesures de soutien fortes et durables aux entreprises, notamment par le biais d’annulations de charges ou d’allongements des délais de recouvrements", conclut le président.

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Sous l'effet de la crise sanitaire et du confinement, les ventes de pneumatiques ont lourdement chuté en mars dans l'Hexagone. Le SPP évalue à 70 millions d'euros le manque à gagner pour les canaux des pneumaticiens, centres autos et réparateurs rapides.

 

A l'instar du bilan européen de l'ETRMA, celui du Syndicat des professionnels du pneu confirme l'impact très prononcé de la pandémie de coronavirus sur l'industrie française du pneumatique. Selon le SPP, les ventes se sont littéralement effondrées en mars 2020. Le segment du tourisme est le plus impacté avec des volumes en chute de 41,3 % sur le mois.

Un résultat quasiment équivalent à celui du segment 4x4/SUV (-41,2 %) alors que celui des camionnettes fait légèrement mieux (-35,2 %), quelque peu aidé par les interventions sur les véhicules de livraisons ou d'urgence. Les ventes de pneus PL ont quant à elles diminué de 32,5 %.

"La perte de chiffre d’affaires se révèle abyssale"

Une baisse d'activité que le SPP réussit à évaluer et, là-encore, la tendance laisse songeur pour l'avenir de la profession. "La perte de chiffre d’affaires se révèle abyssale, explique Michel Vilatte, président du syndicat. Sur le seul mois de mars, 45,9 M€ ont ainsi été perdus sur les ventes de pneumatiques auxquels il faut rajouter le chiffre d’affaires provenant des pièces détachées complémentaires et des prestations annexes (montage, démontage, entretien, réparations, etc.)".

Sur le panel GfK/SPP, qui prend en compte les canaux des pneumaticiens, des centres autos et des réparateurs rapides (soit 55 % des volumes commercialisés dans l'Hexagone), la perte dépasse ainsi pour le seul mois de mars les 70 millions d'euros.

-19,4 % sur l'ensemble du trimestre

Et pour avril, le ralentissement économique et les reports d'interventions liés à de probables soucis de trésorerie risquent de peser encore davantage sur le secteur. Le SPP estime ainsi à 150 millions d'euros le manque à gagner pour ses représentants sur le mois en cours.

L'impact de la crise sanitaire est d'autant plus difficile à encaisser qu'il intervient après un exercice 2019 négatif et deux premiers mois 2020 eux-aussi en baisse, de respectivement 15 % en janvier et 3,5 % en février. Sur l'ensemble du premier trimestre, le marché TC4 voit ses volumes fondre de 19,4 %.

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Mobilisé comme tous ses confrères des fédérations professionnelles, le directeur général du Syndicat des professionnels du pneu fait le point sur cette crise sanitaire sans précédent.

 

On vous imagine sur le front actuellement pour soutenir la profession…

Effectivement, nous sommes mobilisés comme tous nos confrères. Notre priorité est d’être utile à nos adhérents et de leur fournir l’aide dont ils ont besoin. Comme je le constate chaque jour, nous sommes tous à un niveau comparable d’information. Notre valeur ajoutée se situe dans notre capacité à rendre cette information intelligible et à la fournir en temps utiles. Tous les chefs d’entreprise ne sont pas juristes et même nos collaborateurs sont perplexes face à certains textes publiés très récemment. Au-delà, nous pouvons ajouter un rôle de coordination des échanges entre les différents acteurs de la filière : entreprises, réseaux de distribution, fournisseurs et services supports comme la collecte et le recyclage par exemple. Nous avons pris l’option de ne pas noyer nos adhérents sous les annonces et les communications de toute sorte et de nous limiter aux informations qui leur sont utiles.

 

"Nous n’en sommes actuellement qu’à l’étape des annonces"

 

Par quel biais communiquez-vous avec eux ?

Nous nous appuyons sur la plateforme mySPP, qui s’apparente à un réseau social et qui réunit l’ensemble de nos adhérents. Ils reçoivent des alertes en temps réel, des synthèses quotidiennes, des notes explicatives. Ils peuvent télécharger tous les documents utiles, modèles de courrier, etc. Ils nous questionnent directement ou peuvent échanger entre eux. Le pic de connexion que nous enregistrons depuis quelques jours nous amène à penser que le système est efficace. Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec ce genre d’outil, une ligne téléphonique directe est à leur disposition. En fonction des questions ou des problèmes rencontrés nous faisons le lien avec les administrations, les organisations concernées ou des cabinets d'avocats spécialisés. 

Êtes-vous satisfaits des aides annoncées ces derniers jours par l’exécutif ?

Globalement, oui. Le gouvernement a très tôt pris des mesures pour permettre aux entreprises de résister tant bien que mal à cette crise et les ajuste à la hausse au fur et à mesure de l’évolution de la situation. Ce qui sera fait en termes de reports d’échéances sociales et fiscales, de travail partiel ou d’obtention de lignes de crédits bancaires va dans le bon sens. Mais nous n’en sommes actuellement qu’à l’étape des annonces. D’expérience, nous savons que la difficulté survient souvent lors du dépôt des dossiers ou de la demande d’aide et des tracasseries administratives qui vont de pair. A cette étape, nous avons et aurons également un rôle important à jouer.

 

"Notre secteur est plutôt bien structuré par rapport à d'autres"

 

Comment les chefs d’entreprise du secteur vont pouvoir gérer cette crise d’après vous ?

Nous avons subi la crise des Gilets Jaunes en 2018, les mouvements sociaux fin 2019, le tout dans un contexte plus général de mutation des modes de consommation et de révolutions technologiques. En phase de reprise, les dirigeants se sont heurtés à des problèmes de recrutement et d’adaptation des moyens humains à la hausse d'activité. Notre secteur n’est pas le plus épargné. Avant cette crise sanitaire, nous étions déjà très inquiets sur la capacité de certaines entreprises à faire face. Néanmoins, et pour rester positif, notre secteur est plutôt bien structuré par rapport à d'autres. Nous avons des entreprises de bonne taille et des réseaux qui jouent un rôle de support et de soutien important auprès de petites et moyennes entreprises plutôt bien implantées. De plus, nous le constatons actuellement, les activités BtoB très spécifiques des négociants spécialistes permettent de conserver un volant d’activités stable.

Ont-ils une assise financière assez solide pour résister ?

L’avenir nous le dira. Nous ne savons pas combien de temps cette crise durera et nous sommes incapables de nous référer à une situation équivalente. Autre inconnue, la capacité du gouvernement à mettre en œuvre efficacement les mesures promises et ce, pour toutes les entreprises. Nous agissons et agirons pour qu’aucune entreprise ne soit oubliée.

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