Pneumatique - Le site

Très attendue par toute la profession, la loi économie circulaire valorise le recours au rechapage. L'article 60 complète ainsi le code de la commande publique et incite l'Etat, les collectivités territoriales et les opérateurs à avoir au modèle multivie.

 

Trois ans après avoir signé avec les ministères de la Transition Écologique et Solidaire et de l’Économie un engagement pour la croissance verte et six mois après avoir lancé la plateforme rechapage.fr dédiée à cette thématique, les professionnels de l'industrie du pneumatique viennent d'obtenir une victoire très attendue. Réunis derrière le Syndicat national du caoutchouc et des polymères (SNCP) et le Syndicat des professionnels du pneu (SPP), ces derniers n'ont pas été oubliés par l'Etat.

L'article 60 de la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire vient compléter le code de la commande publique. Il précise désormais que "dans un souci de préservation des ressources naturelles, les achats de pneumatiques effectués par l’État, les collectivités territoriales et leurs opérateurs portent sur des pneumatiques rechapés, sauf si une première consultation s’est révélée infructueuse". Seuls les véhicules d'urgence et les véhicules militaires, eu égard au peu de kilomètres qu'ils parcourent durant leur vie, échappent à cette obligation.

Exemplarité renforcée

Une réelle avancée pour tous les professionnels qui se sont beaucoup engagés dans le débat public qui a accompagné la préparation du projet de loi. Ils ont été à l’initiative d’un amendement rechapage complété et porté par divers députés et sénateurs lors de son examen par les deux assemblées. L’article 60 est donc "un texte de compromis dont les professionnels du rechapage saluent la publication et l’ambition", se félicitent dans un communiqué commun le SNCP et le SPP.

Cet article 60 entend renforcer l'exemplarité de la commande publique en incitant les différents acteurs à se montrer plus vertueux en matière d'équipement en pneumatiques pour leurs flottes de véhicules légers mais surtout de poids lourds, là où les enveloppes de multivie ont tout leur intérêt. Un modèle vertueux qui s'oppose au modèle monovie d'entrée de gamme, dont les pneus ne sont pas conçus pour être rechapés et dont l'offre est essentiellement portée par une concurrence asiatique jugée "déloyale et destructrice".

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mardi, 18 février 2020 11:20

SPP/FFC : une collaboration bien ficelée

Les deux organisations annoncent leur rapprochement. Confrontées à des problématiques similaires, elles comptent travailler ensemble autour de sujets fédérateurs comme les nouvelles technologies, l'environnement ou l'emploi.

 

La forme et le fond. Après plusieurs mois d'échanges, le Syndicat des professionnels du pneu et la Fédération française de carrosserie ont annoncé leur collaboration en signant une convention de coopération qui favorisera les synergies entre leurs équipes respectives. "Les métiers représentés par le SPP et la FFC partagent des problématiques communes. En cela, il nous est apparu évident de partager nos expériences, dans l'intérêt de tous le adhérents, en toute transparence et indépendance", indique Michel Vilatte, président du SPP.

Focus sur Equip Auto et Solutrans

Si les atomes crochus sont nombreux, les deux organisations ont pris le soin de bien préparer leur sujet et présentent dès aujourd'hui des pistes de travail concrètes. Par exemple, elles vont créer des commissions métiers croisées portant sur les mutations technologiques, communes au pneumatique et à la carrosserie, et les enjeux inhérents à ces évolutions pour les professionnels. Un travail similaire sera mené sur la question de la réduction des émissions de CO2 et sur la contribution que peuvent apporter les manufacturiers aux constructeurs, carrossiers et équipementiers dans la course à l'allègement des véhicules.

Le SPP et la FFC vont également renforcer leurs liens autour des deux principaux évènements de la rechange tricolore que sont Equip Auto et Solutrans. "Le renforcement d’un pôle d'exposants contribuant à une meilleure visibilité, mais également des actions de promotion destinées à valoriser le pneumatique sur les salons sont d'ores et déjà à l'étude", notent-ils dans un communiqué. Le village pneumatique sera ainsi densifié, complété par un programme enrichit de conférences et d'ateliers alors que la FFC intégrera prochainement le comité d'orientation de Solutrans.

Croisement des sources au sujet de l'emploi

Dès l'automne, le SPP bénéficiera également d'une exposition de choix lors des Rencontres de la Filière du Véhicule Industriel et Urbain, le 17 novembre 2020, au Matmut Stadium Gerland de Lyon, organisées par la FFC.

Enfin, un dernier sujet capital concentrera les efforts des deux organisations. Alors que les adhérents de l'un et de l'autre peinent à recruter, le SPP et la FFC vont unir leurs forces et cette dernière va ouvrir sa plateforme Mobili'job aux annonces publiées sur le site jobs-pneu.fr. Autant d'éléments qui donnent du fond à cette alliance et matérialisent les ambitions de ces deux organisations pour le bien de la filière.

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Nouvel exercice décevant pour les professionnels tricolores du pneumatique. L'an passé, il s'est écoulé en France 18,2 millions d'enveloppes, soit une perte de 550 000 unités.

 

Le bilan 2018 s'était avéré négatif mais le mouvement des Gilets Jaunes était passé par là et l'inactivité qui avait touché certains points de ventes sur la fin de l'exercice justifiait en grande partie la baisse de 3,1 % observée à cette question. Dans ce contexte, 2019 devait donc être l'exercice du rebond, celui censé compenser les pertes enregistrées un an plus tôt. Au final, le rebond n'a pas eu lieu puisque les dernières statistiques du panel SPP/GfK font état d'un marché français en recul de 2,9 % pour un total de 18,2 millions d'enveloppes. Malgré des prix moyens à la hausse, le chiffre d'affaires de ces ventes est lui négatif, de l'ordre de 1,6 % à hauteur de 1,581 milliard d'euros.

Si 2019 avait débuté de fort belle manière avec un mois de janvier à +17,4 %, les professionnels du secteur ont très vite déchanté avec un premier semestre désastreux (des baisses allant de 3,5 % à 12,7 % ont été observées entre février et juin) et un second tout aussi décevant. Même les mois de novembre et décembre, où un rebond était attendu eu égard aux faibles volumes enregistrés sur cette période en 2018, se sont avérés d'un acabit identique avec un recul de 3,6 % suivi d'un maigre gain de 1,2 %.

Le pneu toutes saisons confirme son rang

En entrant en détails dans ces résultats, on constate que les ventes de pneumatiques tourisme, qui représentent près de 86 % des volumes, ont reculé de 2,7 % pour atteindre leur plus bas niveau depuis six ans. A l'inverse, celles en 4x4/SUV ont confirmé leur progression mais avec une croissance limitée à 1,2 % et une part de marché toujours restreinte (5,3 %). Enfin, le segment camionnette fait lui aussi grise mine avec une inquiétante baisse annuelle de 7,3 % tandis que sur cinq ans ce marché a vu ses ventes diminuer de 9,5 %. Une situation que le SPP justifie par une évolution du modèle de distribution au sein duquel les pure player ont trouvé leur place pour séduire les pros.

Autre item et autre enseignement. Place forte du premium en Europe, la France voit encore les marques A dominer le marché même si leurs volumes affichent un recul de 2,9 %, principalement au bénéfice des marques B, pour le plus grand bonheur des principaux manufacturiers du marché, très souvent placés sur ces deux segments. Les marques budget continuent de grignoter du terrain et enregistrent en 2019 un bond spectaculaire de 16,2 % alors qu'à l'inverse, les marques de distributeurs chutent de 23,7 %. Le positionnement tarifaire "entre-deux" de cette offre n'est pas étranger à cette baisse.

Sur le plan de la saisonnalité, sans surprise, l'été perd du terrain (-6,4 %) au profit du toutes saisons qui, avec une croissance de 16,2 %, passe pour la première au-dessus des dix points de PDM. La baisse du pneu hiver, de l'ordre de 3,6 % est quant à elle justifiée par la situation météorologique. Dernier sujet qui a fait couler tant d'encre depuis dix ans, les écarts de prix entre acteurs physiques et digitaux se sont définitivement réduits. Les données relevées par Lizeo Group, partenaire du SPP, font état d'une différence quasi-nulle entre les uns et les autres.

Le segment poids lourd au plus haut depuis 2012

Quant aux ventes de pneumatiques poids lourds, elles sont de leurs côté mieux orientées avec un bilan 2019 à +1,7 %, portées notamment par un très bon quatrième trimestre. Les volumes en enveloppes neuves ont augmenté de 3,6 % et ont atteint leur plus haut niveau depuis 2012. Seule ombre au tableau, la situation du rechapé s'est à nouveau dégradée. En souffrance depuis sept à huit ans, ce marché avait relevé la tête en 2018 avant donc de rechuter en 2019 puisqu'une baisse de 1,8 % a été observée.

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A l'occasion de la dernière édition de Solutrans, le SNCP et le SPP ont présenté le site internet rechapage.fr, fruit de leurs travaux pour valoriser le modèle multivie.

 

Tandis que le magazine Pneumatique a réuni la semaine dernière à Lyon une centaine de personnes pour un atelier consacré à ce sujet, le Syndicat national du caoutchouc et des polymères (SNCP) et le Syndicat des professionnels du pneu (SPP) dévoilaient à Solutrans une nouvelle solution en faveur du rechapage. Dans la mesure où ce marché a beaucoup souffert depuis dix ans avec le boom des produits exotiques à bas coût et même si les ventes se sont stabilisées depuis un an et demi, les professionnels ont souhaité s'organiser pour pouvoir s'appuyer sur un outil valorisant ce savoir-faire.

Soutenus par leurs syndicats, ces derniers (manufacturiers, rechapeurs, distributeurs, éco-organismes…) ont accueilli avec satisfaction la mise en ligne de la plateforme www.rechapage.fr. Les acteurs de la filière du rechapage vont pouvoir par ce biais intensifier leurs efforts de communication envers les transporteurs routiers et les chargeurs pour mettre en avant les vertus du modèle multivie. En cette période d’examen du projet de loi économie circulaire, les manufacturiers rappellent ainsi leur rôle précurseur en la matière.

Conçu telle une boîte à outils

Ce site internet a été conçu telle une boîte à outils démontrant l'intérêt économique, écologique et sécuritaire d'une gestion du poste pneumatique associant une offre premium et une offre rechapée. Six rubriques permettent d’apporter toutes les réponses aux questions que les professionnels se posent. L'intérêt du rechapage, les bénéfices à en tirer, le vrai du faux à propos des idées reçues, les chiffres clés du secteur, des témoignages de professionnels et enfin un accès au simulateur Green Deal Tyre sont proposés.

Cette dernière fonctionnalité prend une place centrale en permettant aux professionnels de comparer les performances de pneumatiques multivie et monovie mais surtout d'analyser les gains économiques (prix de revient kilométrique, coût de carburant et de maintenance) et environnementaux (émissions de CO2, consommation de matières premières et production de déchets) qu'ils peuvent en tirer.

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Selon une enquête commandée par le SPP, 3 automobilistes français sur 4 considèrent les pneus hiver ou toutes saisons comme utiles mais, paradoxalement, 85 % d'entre eux n'en voient pas l'intérêt là où ils habitent.

 

Le froid et la neige sont de retour en France et avec eux la sempiternelle question des pneus hiver revient sur le devant de la scène. Malgré les annonces faites par le ministère des Transports, aucune évolution règlementaire portant sur cette question n'est entrée en vigueur ces derniers mois. Routes bloquées, automobilistes immobilisés, poids lourds interdits de circulation, le sujet est pourtant relancé chaque année à l’occasion d’épisodes neigeux.

Mais qu'en pensent réellement les principaux intéressés ? Le Syndicat des professionnels du pneu a confié au Gipa le soin d'interroger 2 535 automobilistes français (dont 771 habitants en zone blanche et 524 ayant un usage professionnel de leur véhicule) sur cette question, ce qui constitue la plus vaste enquête jamais réalisée. Alors que les pneus hiver et 4 saisons représentent 19,1 % des ventes totales de pneus dans l'Hexagone, 76 % du panel jugent ce type d'équipement comme utile.

Attention aux idées préconçues

Paradoxalement, 85 % des conducteurs estiment ne pas en avoir besoin là où ils habitent et 88 % d'entre eux jugent que les conditions de circulation en hiver y sont faciles. Autre paradoxe, 38 % déclarent y avoir subi des désagréments en lien avec les conditions climatiques sur les 24 derniers mois et 6 % déclarent avoir perdu le contrôle de leur véhicule … Mais alors que l'on pourrait croire que le prix est un frein à la croissance de cet équipement, il n'en est rien puisque seulement 18 % des automobilistes non équipés y voient un vrai problème.

Autre conclusion de cette enquête, la conduite en conditions hivernales génère encore beaucoup d'idées préconçues. Le SPP note ainsi que 43 % des automobilistes pensent qu'il suffit de rouler moins vite, 35 % soutiennent qu'il est suffisant d'équiper seulement l'essieu avant et, plus grave, 16 % déclarent qu'il est nécessaire de réduire la pression des pneus été. Quant au projet de règlementation, si seulement un quart des conducteurs en ont eu connaissance, 81 % d'entre eux pensent que c'est une bonne initiative.

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jeudi, 10 octobre 2019 09:09

Le SPP lance la plateforme Datapneu

Pour faciliter les échanges entre fournisseurs et distributeurs, le Syndicat des professionnels du pneu a conçu, en partenariat avec le Golda et Lizeo Group, une plateforme optimisant l'intégration des tarifs et des catalogues.

 

Fruit d’un travail commun entre manufacturiers et distributeurs, la plateforme Datapneu est désormais en ligne. Cet outil a été développé pour améliorer le transfert de données issues des catalogues et des tarifs des fournisseurs de pneumatiques vers les systèmes de gestion de leurs distributeurs et détaillants.

En effet, le format standard européen (Pricat) censé simplifier l’échange de ces données informatiques est souvent soumis à des interprétations variées des fournisseurs. Résultat : des erreurs et doublons peuvent subsister lors de ces opérations d'intégration. Jusqu’à présent, les détaillants laissaient donc à leurs prestataires informatiques le soin de gérer les mises à jour que leur adressaient les fournisseurs.

Des données hautement sensibles

"Mais ces opérations ont un coût et ne garantissent pas une totale absence d’erreurs. Qui plus est, compte tenu du contexte réglementaire, il nous est apparu nécessaire de nous positionner en tiers de confiance, les données manipulées étant hautement sensibles pour chacun des acteur", explique Régis Audugé, directeur général du SPP.

C’est pour cette raison que l’organisation syndicale s’est rapproché du Golda et de Lizeo pour mettre au point la plateforme Datapneu. Chaque fournisseur de pneumatiques peut y déposer ses tarifs dans un espace sécurisé dédié, et sélectionner les distributeurs autorisés à accéder aux données pour chacune des marques.

Traçabilité complète

Ces informations sont ensuite retraitées sous leur contrôle et enrichies en fonction de leur besoin, puis mises à disposition des distributeurs autorisés. Les revendeurs sont alertés de la mise à jour et peuvent ensuite récupérer leur fichier. Le SPP précise que l’outil a été sécurisé pour garantir une traçabilité complète à toutes les étapes du process.

A noter que Datapneu n’a pas vocation à générer des bénéfices et ses droits d’utilisation sont définis en fonction du nombre d’utilisateurs. Autrement dit, plus utilisateurs seront nombreux, plus elle sera accessible.

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Les volumes de pneumatiques TC4 ont reculé de 3,6 % sur les six premiers mois de l'année en France. Il s'agit du plus mauvais résultat semestriel enregistré par le marché depuis 2012 !

 

Mauvaise passe pour le pneumatique tricolore. Selon le dernier relevé semestriel GFK/SPP, les volumes d'enveloppes TC4 (tourisme, camionnette, 4×4/SUV) ont baissé de 3,6 % entre le 1er janvier et le 30 juin 2019. Le marché français enregistre ainsi son pire bilan semestriel depuis sept ans. Dans le détail, on note que si le segment 4×4/SUV s'est maintenu à un bon niveau (+2,2 %), celui des camionnettes a dégringolé avec une baisse de 6,2 %.

Comme le note le Syndicat des professionnels du pneu, cette mauvaise performance s'inscrit "dans la continuité de celles subies sur novembre et décembre 2018. Après un très bon mois de janvier (+17,3 %), les ventes ont de nouveau plongé à partir de février". Au niveau de la répartition des ventes, les marques de distributeurs ont particulièrement souffert, accusant un recul de 23,7 % de leurs volumes et une perte de 2,7 points de part de marché. A l'inverse, les marques Budget enregistrent un gain de 10,7 % pour une PDM de 13,5 points (+1,7 %).

Le marché PL souffre aussi

Sur le plan des saisons, à présent, les pneus toutes saisons continuent leur progression en dépit de ce contexte avec une croissance de 40,5 % et une part de marché qui dépasse dorénavant celle des pneus hiver (8,9 % contre 7,9 %). Ce segment confirme malgré tout son dynamisme avec des volumes en hausse de 11,7 % au premier semestre. Au final, les pneus été s'avèrent être les grands perdants du moment avec des ventes en baisse de 7,9 % et une PDM en recul de 3,9 points.

Bien que son recul ait ralenti lors du deuxième trimestre, le marché du pneu poids lourds termine lui aussi le semestre dans le rouge. Après trois premiers mois 2019 négatifs (-3 %), les trois suivants n'ont pas permis au marché de retrouver l'équilibre avec une baisse de 1,3 %. "Les impacts du contexte social tendu de la fin d’année 2018 ne se sont révélés qu’en début d’année 2019 dans les facturations des centres", étaye le SPP. Dans ce contexte, les ventes pneus de rechapés ont davantage souffert que celles de pneus neufs (-9,6 % contre +2 %).

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Globalement stables lors des dix premiers mois de 2018, les ventes de pneumatiques TC4 ont connu une forte chute en fin d'exercice principalement à cause du mouvement des Gilets jaunes. En conséquence, le marché recule de 3,1 % et accuse une perte d'environ 30 millions d'euros.

 

C'est une année 2018 pour le moins chaotique que viennent de vivre les professionnels du pneu. Confronté à des conditions climatiques défavorables en janvier, le marché a ensuite relevé progressivement la tête et semblait se diriger vers un exercice stable, à défaut d'être en croissance. Oui mais voilà, le dernier mois et demi d'activité, marqué par le mouvement des Gilets jaunes, a changé la donne. Selon les données du Syndicat des Professionnels du Pneu (SPP), les ventes de pneumatiques TC4 (tourisme, 4x4/SUV, camionnettes) ont reculé de 3,1 % en 2018, à hauteur de 18,7 millions d'unités.

Une chute de près de 20 % en décembre

Le segment tourisme accuse une perte de 3,3 % (16 millions d'unités), celui des 4x4/SUV tire son épingle du jeu malgré le contexte et gagne 5,5 points (0,9 million) alors que les pneus camionnettes chute de 5 % (1,7 million). Comme le souligne le SPP, la chute a été particulièrement perceptible en novembre et décembre avec des ventes en baisse de 6,6 % puis de 19,4 % ! A cause des blocages, manifestations et autres fermetures préfectorales, les professionnels du pneumatique accusent une perte d'activité d'environ 30 millions d'euros.

Si les volumes ont donc reculé l'an passé, l'évolution des prix est quant à elle restée stable. Les tarifs oscillent entre + 0,8 % sur les pneus tourisme et - 0,9 % sur les pneus 4x4/SUV. Depuis 2016, la guerre des prix entre réseaux physiques et pure players s'est estompée, les écarts se sont ainsi considérablement réduits sur les dimensions les plus vendues (175/65R16, 185/65R16, 195/65R16 et 205/55R16). "Les marges se sont réduites", note Michel Vilatte, président du SPP, qui déplore que "l'alignement se fasse par le bas. C'est bien pour le client mais beaucoup moins pour le professionnel".

Les toutes saisons gagnent du terrain

Autre enseignement, 2018 a confirmé la montée en puissance des pneus toutes saisons. Ces derniers représentent désormais 7,8 % des ventes globales et enregistrent une croissance de 26,6 %. Au détriment de quel segment ? Principalement de l'été, qui perd 3,4 points sur un an, alors que l'hiver reste davantage dépendant des conditions climatiques que d'un autre segment. Lourdement impacté par la douceur de janvier 2018 (températures supérieures de 3,3 degrés aux moyennes saisonnières), les ventes de pneus hiver ont été divisées par deux l'an dernier.

Enfin, sur le plan de la distribution, une réelle évolution a été observée lors des derniers mois. Le canal des "autres", soit un panel comprenant à la fois des concessionnaires, des agents de marques, des MRA et les plateformes web, gagne 4,7 % tandis que celui des négociants spécialistes recule de 4,2 %. L'évolution est particulièrement marquée sur les segments tourisme (+ 4,6 %) et camionnette (+ 10,1 %). Les positions restent toutefois inchangées avec un marché dominé par les négociants (29,4 % de PDM) alors que les écarts entre chacun demeurent relativement faibles.

Un segment PL en forte croissance

A l'inverse des ventes de pneus TC4, celles du segment poids lourds, planifiées à plus long terme, n'ont pas été directement touchées par les conflits sociaux. En conséquence, le marché des pneus PL présente un bilan positif avec des volumes en hausse de 6,6 % (1,7 million d'unités). Les montes neuves ont cru de 6,8 %, avec 1,15 million de ventes, et celles rechapées de 6,1 % (597 000 unités). Comme le note le SPP, ce marché n'a pas encore pleinement bénéficié des mesures anti-dumping prises par Bruxelles à l'encontre des pneumatiques provenant de Chine. D'ailleurs, si les volumes du rechapé sont en hausse, sa part de marché dans les ventes globales restent stables (34,2 %) comparé à 2017.

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mardi, 13 novembre 2018 14:20

Le SPP promeut la filière

Le Syndicat des professionnels du pneu a lancé un nouveau certificat de qualification professionnelle (CQP) spécialisé au CFA du Mans et un site internet dédié à l’emploi afin de favoriser le recrutement et la formation des futurs professionnels du secteur.

 

Les métiers du pneu recrutent et le font savoir. Le Syndicat des professionnels du pneu (SPP) passe à l’action pour accompagner ses adhérents dans leurs problématiques de recrutement et de formation aux métiers du pneu. Plusieurs initiatives ont ainsi été déployées sur le terrain après presque deux ans d’études des besoins et d’échanges avec les organismes de formation. Ainsi, après un tour de France des CFA et un partenariat avec les EPIDE (Etablissement pour l’insertion dans l’emploi des jeunes de 18 à 25 ans en difficulté), une première classe de 12 élèves a vu le jour, lundi 12 novembre, au CFA du Mans avec à la clé un CQP d’opérateur spécialiste maintenance pneumatiques véhicules industriels (OSMPVI).

1000 nouveaux salariés recrutés chaque année

Cette formation en alternance (1 semaine à l'école et 3 semaines chez l'employeur), développée en partenariat avec plusieurs enseignes (First Stop, Point S, Profil Plus ou Vulco), permet aux apprentis, à l’issue de leur formation de 11 mois, d’assurer la maintenance des pneus VI. "Le Certificat de qualification professionnelle est l’un des meilleurs moyens pour accéder à un emploi grâce à un rythme d’alternance approprié puisque les jeunes passent 75 % de leur temps en entreprise et que 80 % des jeunes qui obtiennent leur CQP sont embauchés à l’issue de leur formation", explique Delphine Berteau, en charge des actions formation du Syndicat des professionnels du pneu. Une seconde classe ouvrira également ses portes dans quelques jours, le 26 novembre très précisément, et d’autres projets d’ouvertures de CQP sont en cours comme celui d’opérateur spécialiste service rapide (OSSR).

"Adopte un pneu !"

Côté recrutement, un site dédié www.jobs-pneu.fr a été lancé pour promouvoir les métiers du pneu. Celui-ci propose une description des métiers du secteur, des témoignages de professionnels, d’apprentis, les détails des formations existantes, ainsi que toutes les offres d’emploi mises en ligne par les entreprises du marché du pneu. "Les pneumaticiens emploient plus de 13 000 salariés dont 86 % sont en CDI. Chaque année, ce sont 970 entreprises du secteur du pneumatique qui recrutent près de 1000 nouveaux salariés pour des activités très diversifiées sur les véhicules légers et très spécialisées sur les véhicules industriels", explique Régis Audugé, directeur général du Syndicat des professionnels du pneu. Par ailleurs, la promotion de ces métiers sur le terrain se fera au travers d’une campagne de communication avec pour slogan : "Adopte un pneu !". Tous les réseaux adhérents au SPP pourront ainsi l’utiliser aux salons de l’emploi auxquels ils participent ou auprès de prescripteurs.

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La direction générale du Travail a rendu son verdict en reconnaissant officiellement trois organisations patronales comme étant représentatives du secteur des services de l'automobile. Parmi elles, figure notamment le Syndicat des professionnels du pneu.

 

Publié au Journal officiel le 27 décembre dernier, l'arrêté fixant la liste des organisations professionnelles reconnues comme représentatives dans la convention collective du secteur met fin à plusieurs mois de luttes pour les syndicats patronaux de la branche des services de l'automobile. Au final, trois fédérations sont reconnues et déclarées représentatives du secteur sur les quatre qui prétendaient à l'être.

En toute logique, le CNPA domine les débats avec un score de 86,03 % alors que l'Asav (Alliance des services aux véhicules) - qui regroupe le Syndicat national du contrôle technique automobile (SNCTA), l'Union nationale intersyndicale des enseignants de la conduite (Unidec) et le Syndicat des professionnels du pneu (SPP) – pèse pour 7,6 %.

La FFC, seule perdante

Directeur général du SPP, Régis Audugé se félicite de ce dénouement favorable : "C'est une formidable nouvelle pour notre syndicat. Nous nous retrouvons face à ce mastodonte qu'est le CNPA mais nous gardons par ce biais notre indépendance. C'est une très bonne chose pour nos adhérents".

Alors que la FNA complète ce trio avec un résultat de 6,38 %, seule la FFC est finalement disqualifiée par la direction générale du travail. Celle-ci a invalidé l'audience de 13 % qu'avait annonçait la Fédération française de carrosserie en juin 2017. "Nous prenons acte de cette décision, mais nous nous interrogeons sur le résultat final de cette étude. A aucun moment, nous n'avons été alertés que notre chiffrage n'était pas retenu", précise Didier Dugrand, délégué général de la FFC.

Publié dans Marché
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