Pneumatique - Le site

Les 2 300 suppressions de postes attendues chez Michelin d'ici 2024 confirment plusieurs tendances : depuis la fin des années 90, les plans de départs se sont multipliés chez le fabricant tandis que sa présence s'est peu à peu déplacée, notamment vers l'Est de l'Europe, faisant de Michelin un groupe de moins en moins français.

 

Les chiffres ne disent pas tout mais ils donnent souvent une première mesure de la situation. Ainsi, les 2 300 emplois que Michelin souhaite voir disparaitre d'ici trois ans viennent s'ajouter à de nombreux autres. A coup de réorganisations et de fermetures d'usines, l'empreinte française du groupe, attaché à l'Auvergne depuis sa création en 1889, a fondu à moins de 21 000 salariés sur le territoire national, dont environ la moitié dans son bastion historique. En huit ans, près de 2 700 équivalents temps plein ont déjà disparu dans l'Hexagone. Ce nombre prend en compte les salariés d'Euromaster, le distributeur de pneumatiques contrôlé par Michelin.

Des sites dans 17 pays

En 2019, le fabricant comptait 127 187 salariés dans le monde selon son document de référence annuel, dont 69 853 en Europe. "Avec plus de 20 585 équivalents temps plein, la France représente 17 % des effectifs du groupe", précise le document, contre 22 % en 2013. La France compte aujourd'hui un total de 15 sites Michelin, dont 10 de production sur les 69 usines disséminés dans 17 pays que compte l'équipementier automobile. Qu'en sera-t-il dans trois ans lorsque le "plan de compétitivité" dévoilé mercredi aura abouti ?

Le groupe français, qui a récemment supprimé déjà près de 1 500 postes, notamment à son siège de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et fermé son usine de La Roche-sur-Yon (Vendée), prévoit désormais de tailler plus de 10 % de ses effectifs dans l'ensemble de ses sites français. Année après année, la présence du groupe s'est affirmée dans le reste du monde, tandis qu'elle a eu tendance en Europe à se déplacer à l'Est après des sites fermés ou en voie de l'être au Royaume-Uni, Italie et Allemagne et particulièrement en France.

En 1999, 7 500 postes avaient été supprimés

En 2020, Michelin, qui a accepté de diminuer son dividende au plus fort de la pandémie au printemps, a pourtant distribué près de 360 millions d'euros à ses actionnaires. Juste avant le début de la crise sanitaire et économique, il avait également vu son bénéfice net 2019 progresser de 4,2 % à 1,73 milliard d'euros.

En 1999, Michelin avait déjà effectué une coupe historique de 7 500 postes en Europe, notamment à l'usine de Noyelles-lès-Seclin (Nord), qui finira par fermer en 2009. Les sites de Poitiers (2006), Toul (2008), Joué-lès-Tours (2014) ont aussi mis la clé sous la porte. Pour baisser ses coûts de production, le groupe, qui mise sur les pneumatiques haut de gamme, agricoles, industriels, ou de compétition, a fermé une dizaine de sites en Europe au cours de la dernière décennie.

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De la résignation plus que de la colère. Après l'annonce de leur direction, les salariés de Michelin faisaient globalement preuve de fatalisme, davantage surpris par l'ampleur du plan de départ que par son officialisation.

 

Ce mardi 6 janvier 2021, le groupe Michelin a dévoilé les contours d'un ambitieux plan de relance censé lui permettre d'améliorer sa compétitivité en coupant, au passage, dans ses effectifs avec 2 300 emplois amenés à disparaitre en France dans les trois prochaines années. "Les suppressions de poste, on s'y habitue." A l'image d'Olivier Amblard, les salariés de Michelin oscillaient quelques heures plus tard entre inquiétude et résignation à leur sortie de l'usine de Cataroux, à Clermont-Ferrand.

Des salariés dans le flou

En cette matinée glaciale de janvier, rien ne semble troubler l'activité de l'usine, avec ses immenses bâtiments gris aux toits en dent de scie, coincés entre le quartier de Montferrand et les pistes géantes où le manufacturier testait autrefois ses pneus. L'ensemble abrite notamment des activités tertiaires et un atelier où sont fabriqués des pneus de compétition. Rares sont les salariés qui acceptent de s'exprimer, pressés de rentrer chez eux ou de prendre leur poste. Certains le font sous couvert d'anonymat, se disant résignés.

Beaucoup découvrent les annonces de Michelin en quittant l'usine à la mi-journée. "On ne sait pas vraiment où on va mais, personnellement, pour l'instant, je ne suis pas inquiet même si on a notre petite idée... On sait très bien que Cataroux peut fermer surtout dans un secteur comme le nôtre", se risque Tanguy, 24 ans, sans donner son nom. "On nous a parlé de pré-retraites et ça ne me concerne pas... Ils font beaucoup de choses pour reconstruire. Le problème, c'est qu'il n'y a pas tellement d'avenir pour les pneus", glisse-t-il avant d'aller prendre son travail.

"C'est surtout inquiétant pour les jeunes"

"On ne sait pas trop encore où les postes vont être supprimés. On est un peu dans le vague et je ne suis pas sûr qu'il y en ait beaucoup dans l'industrie", veut croire Olivier Amblard, 57 ans, dont 40 ans passés chez Bibendum. Lui a toujours vécu avec ces incertitudes. "Il y a quarante ans, j'hésitais déjà à acheter ma maison ! On était 30 000 à Clermont ; maintenant, on est 10 000. C'est dommage que les effectifs baissent en France alors qu'à l'étranger... Et pourtant, Michelin fait des bénéfices", affirme le salarié.

Lui serait "content" de pouvoir profiter des départs en pré-retraite. "Je suis rentré en 1980, c'était énorme. Clermont, c'était Michelin, aujourd'hui beaucoup moins. C'est surtout inquiétant pour les jeunes", selon lui. Kahraman Furkan, 27 ans, est opérateur à Cataroux depuis trois ans. "On s'y attendait un peu... Il y a une baisse d'activité, on le voit", assure le jeune homme en quittant l'usine. Un éventuel départ volontaire ? "Moi, ça m'intéresse. De toutes façons, on nous a prévenus, en nous disant qu'il y aurait de moins en moins de postes", lâche-t-il. (Avec AFP)


 

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La volonté du groupe tricolore de supprimer 2 300 emplois, en France, dans les trois prochaines années a provoqué un certain émoi. Représentants du personnel et dirigeants politiques fustigent cette décision.

 

La présentation par Michelin d'un "plan de compétitivité", qui prévoit la suppression de 2 300 postes dans l'Hexagone sur trois ans, soit 10 % de ses effectifs tricolores, n'a pas tardé à faire réagir. Cette annonce a suscité une réelle incompréhension d'autant que le fabricant de pneumatiques, en dépit de la crise sanitaire, a enregistré de bons résultats en 2020. Le président Florent Menegaux a précisé à l'AFP qu'il n'y aurait "pas de fermeture d'usine, aucun départ contraint. Nous anticipons environ 60 % de mesures de pré-retraites et 40 % de départs volontaires, dans le cadre de ruptures conventionnelles collectives (RCC)".

De Clermont-Ferrand à Epinal en passant par Vannes et Troyes, cette nouvelle réorganisation concerne "tous les sites français", a précisé Florent Menegaux. "Michelin s'engage à recréer autant d'emplois qu'il y en aura de supprimés", a-t-il ajouté, via le développement de nouvelles activités en interne ou l'installation d'autres entreprises sur les territoires concernés. A travers ce plan, le Bibendum vise "une amélioration de sa compétitivité pouvant aller jusqu'à 5 % par an" pour les activités tertiaires et pour l'industrie. La crise du coronavirus a retardé l'annonce de cette nouvelle restructuration en préparation depuis 18 mois, mais ne l'a pas causée, souligne le président de Michelin. Le groupe souhaite ouvrir "rapidement" des négociations avec les syndicats autour d'un "accord-cadre d'une durée de 3 ans".

Un projet beaucoup plus vaste que prévu

Les salariés sont partagés entre "la surprise et la colère", selon José Tarantini de la CFE-CGC. "Nous attendions des réponses de la direction depuis fin octobre sur un projet concernant le tertiaire et nous avons là un projet beaucoup plus vaste et ambitieux qui concerne également le côté industriel, avec un chiffre impressionnant de suppressions d'emplois", a réagi le syndicaliste. Pour Jean-Paul Cognet, de la CGT, "il y aura des négociations mais c'est comme un plan de sauvegarde de l'emploi, sans licenciements. La première année il y aura des volontaires mais après on connaît la méthode Michelin pour en fabriquer : ce seront des volontaires par dépit".

"Michelin n'abandonne pas la France"

"Avec les représentants du personnel nous serons particulièrement vigilants à ce que Michelin respecte ses engagements", a indiqué pour sa part la ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher. Plusieurs personnalités politiques ont aussi réagi sur le réseau social Twitter. "Ce n'est pas avec la #COVID19 qu'on changera le système économique. Ce n'est que le début des mauvaises nouvelles", a regretté la sénatrice écologiste Esther Benbassa. "L'Etat doit protéger notre industrie et les salariés face aux profiteurs de crise", s'est offusqué de son côté le député LFI Adrien Quatennens. A droite, le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan a appelé à protéger "nos emplois pour éviter un futur désert industriel !".

360 millions d'euros de dividendes versés en 2020…

Le groupe va pourtant bien et prévoit des résultats positifs pour 2020 malgré la crise sanitaire. Le dividende distribué par action a été multiplié par trois depuis 2009. "Nous avons toujours distribué environ 35 % de notre résultat, explique Florent Menegaux. Il y a quelques années, on ne faisait pas de résultats, donc on ne distribuait pas de dividendes. Nos actionnaires ont continué à nous suivre pendant ces années-là, il est normal qu'ils soient rétribués pour le risque qu'ils prennent". En 2020, "Michelin aura distribué 360 millions de dividendes, et 6,4 milliards d'euros en frais de personnel, dont 1,2 milliard en France", souligne-t-il.

Le groupe est confronté depuis une dizaine d'années à "l'arrivée massive de produits à bas coûts" sur le marché mondial du pneu, souligne la direction du groupe. "Michelin n'abandonne pas la France" et "va réinvestir une partie des économies réalisées dans le développement de nouvelles activités", assure néanmoins Florent Menegaux. Ses 15 sites industriels dans l'Hexagone se sont progressivement spécialisés dans les pneumatiques haut de gamme, agricoles, industriels, ou de compétition. En parallèle, Michelin poursuit "sa stratégie de localisation en France de nouvelles activités à forte valeur ajoutée", comme la pile à hydrogène, l'impression 3D, les colles ou le recyclage des déchets plastiques. A horizon 2030, Michelin souhaite que 30 % de son chiffre d'affaires soit réalisé hors pneus. (Avec AFP)

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Par le biais de départs à la retraite anticipés et de départs volontaires, le groupe tricolore va couper dans ses effectifs à la fois issus du tertiaire et de l'industriel. Une manière pour Michelin d'améliorer sa compétitivité sur un marché du pneumatique devenu très difficile bien avant la crise sanitaire.

 

Alors que le démantèlement de l'usine vendéenne de La Roche-sur-Yon, spécialisée dans les enveloppes poids lourds où étaient employés plus de 600 salariés, s'est terminé en fin d'année dernière, Michelin continue de se restructurer. Ce mercredi 6 janvier 2021, le groupe tricolore a annoncé vouloir déployer un "plan de simplification et de compétitivité renforcé afin d’améliorer significativement l’agilité et la performance globale de ses activités industrielles et tertiaires en France".

En d'autres termes, le fabricant de pneumatiques entend réaliser des économies et réduire ses frais généraux à la fois en repensant son organisation mais aussi en réduisant ses effectifs. Si aucune nouvelle fermeture de site n'est annoncée, 2 300 postes seront supprimés dans les trois ans à venir (jusqu’à 1 100 postes pour le tertiaire et 1 200 pour l’industrie). "Près de 60% des départs envisagés se feraient sur la base de départs anticipés à la retraite et le reste par des départs volontaires accompagnés", précise Michelin.

Un poste supprimé = un poste recréé

Par ailleurs, pour tout poste en moins, le groupe "s’engage à contribuer à en recréer un autre, soit dans le cadre du développement de ses nouvelles activités, soit en prenant part à la redynamisation des bassins d’emplois, dans un calendrier réaliste". Par ce biais, Michelin espère améliorer sa compétitivité de 5 %. Enfin, pour soutenir cette initiative, des investissements seront mobilisés pour moderniser l’outil industriel et les activités tertiaires, et améliorer la qualité de vie au travail (automatisation, digitalisation, ergonomie, excellence environnementale).

Dans les prochaines semaines, le clermontois va rencontrer les organisations syndicales et espère trouver rapidement un consensus sur un accord-cadre d'une durée de 3 ans. Tout l'enjeu des négociations portera notamment sur les mesures d'accompagnement des salariés. Cette annonce entérine la volonté du groupe de se recentrer sur les activités à très forte valeur ajoutée (pneus d'avions et agricoles, génie civil, compétition automobile, et d'une manière générale des activités avec des forts liens avec la recherche et l'innovation). "L'objectif est de continuer à avoir le même niveau de production mais avec moins de ressources et des machines plus performantes", conclut Michelin.

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lundi, 14 décembre 2020 10:12

Michelin féminise son organigramme

Barbara Dalibard a été nommée présidente du conseil de surveillance du manufacturier clermontois en remplacement de Michel Rollier. Le comité exécutif accueillera par ailleurs Bénédicte de Bonnechose et Lorraine Frega à compter de janvier 2021.

 

Ça bouge dans l'organigramme du groupe Michelin. Le 7 décembre dernier, Barbara Dalibard a été élue à la présidence du conseil de surveillance dont elle était membre depuis 2008. L'ancienne dirigeante d'Orange et de la SNCF succède à ce poste à Michel Rollier qui n'a pas souhaité le renouvellement de son mandat lors de la prochaine assemblée générale en 2021. Dans la foulée de sa nomination, deux autres arrivées ont été confirmées et celles-ci vont largement féminiser le comité exécutif du manufacturier.

A compter du 1er janvier 2021, ce dernier comptera alors quatre femmes sur onze membres avec les nominations de Bénédicte de Bonnechose et Lorraine Frega. La première nommée, dernièrement directrice financière déléguée après avoir réalisé l'essentiel de sa carrière au sein du géant des matériaux de construction Lafarge, se voit confier la direction du transport longue distance, du transport urbain ainsi que des régions d'Europe. Elle succède dans ses fonctions à Laurent Bourrut qui reste toutefois dans le groupe.

Lorraine Frega, quant à elle, était jusqu'ici directrice de la stratégie, une responsabilité complétée par la direction de l'innovation, des partenariats, des services, des solutions et de la distribution. Par le passé, elle a travaillé pour Veolia Environnement puis pour le fonds "Global Water" de Blackstone, la société de traitement des eaux Shanghai Winner, et Michelin en Chine.

Bénédicte de Bonnechose et Lorraine Frega rejoignent au comité exécutif la directrice business, services et solutions Sonia Artinian-Fredou et la directrice engagement d'entreprise et marques Adeline Challon-Kemoun. (avec AFP)

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Après quatre mois de développement mené avec le CHU d'Amiens, le groupe clermontois a déployé 50 kits de coussins pneumatiques dans plusieurs hôpitaux français. Une belle innovation qui vise à soulager les patients actuellement en réanimation.

 

Engagé dès le printemps auprès des hôpitaux pour offrir aux soignants un appui technique et technologique, avec notamment la fabrication de masques et de pièces pour respirateurs mais aussi la conception de visières stérilisables, le groupe Michelin s'illustre une nouvelle fois avec la mise au point d'une innovation qui s'avèrera très utile dans les services de réanimation. Depuis l'été dernier, le manufacturier s'est rapproché du CHU Amiens-Picardie pour trouver une solution qui permettrait de soulager le quotidien des malades.

"Nous étions confrontés à un problème de patients en détresse respiratoire, qu’il fallait absolument ventiler sur le ventre, pour espérer une amélioration. Or, cette position provoquait des escarres importantes qui obligeaient parfois à renoncer à la ventilation ventrale, explique le Docteur Gilles Touati. Je n’ai pas réfléchi très longtemps mais j’ai tout de suite pensé à une structure gonflable, faite de différents modules destinés aux différentes parties du corps (tête, thorax, bassin et membres inférieurs) et j’ai envoyé un message à Michelin. La réponse fut immédiate et la réactivité étonnante".  

S'adapter aux différentes morphologies des patients

Rapidement, le clermontois a mobilisé une équipe de six personnes comprenant des expertises R&D dans différents domaines (textile, plastique, modélisation) et un LAB apportant une méthodologie design thinking au projet c’est-à-dire une approche itérative centrée sur les besoins des utilisateurs. Leurs travaux les ont conduit à expérimenter leur innovation au sein du CHU à l'aide de mannequins appareillés. Une étape clé qui a permis d'aboutir au prototypage du dispositif avec sept pièces assemblables permettant de faire varier les distances afin de s’adapter aux diverses morphologies.

Le dispositif final, qui a récemment fait l'objet de deux brevets, est ainsi destiné au traitement des patients en situation de détresse respiratoire (mis en coma et sous assistance respiratoire) et permet de les positionner sur le ventre afin de favoriser leur ventilation. Tout en améliorant leur confort, ces kits limitent les escarres sur des zones d’appuis comme la cage thoracique, le bassin ou le visage.

4 établissements expérimentent le dispositif

"Toutes ces initiatives, portées au plus haut niveau du Groupe avec l’implication de nombreuses équipes déterminées à apporter leur soutien et leur expertise dans cette course contre la montre, démontrent une nouvelle fois notre attention aux personnes et à leur santé. C’est une de nos valeurs fondamentales. La création de ces kits de coussins pneumatiques, met également en lumière la capacité d’innovation de Michelin et les passerelles pouvant exister entre le monde du pneumatique et de nombreux autres domaines, comme par exemple celui du médical", complète Philippe Jacquin, directeur du développement des pneus Michelin pour automobile et deux-roues et responsable de la "task-force" qui a travaillé sur ce projet.

Ces derniers jours, une cinquantaine de kits ont été mis à disposition, à titre expérimental, dans les services de réanimation du CHU Amiens-Picardie mais aussi de celui de Clermont-Ferrand (sites d’Estaing et Gabriel Montpied) ainsi que dans deux hôpitaux de l'AP-HP (la Pitié-Salpêtrière et Beaujon).

Publié dans Industrie

Le manufacturier clermontois lance la Better Driving Community avec l'ambition de sensibiliser un maximum de conducteurs au sujet de la sécurité routière. Une initiative à laquelle ont choisi d'adhérer les groupes BNP Paribas Cardif, CGI et Colas.

 

Sécurité routière et pneumatique vont de pair. Michelin le sait bien et dépasse son statut de fabricant d'enveloppes pour s'intéresser à la question du risque routier avec une initiative originale. La Better Driving Community se concentre sur les trajets domicile/travail et ambitionne de sensibiliser un maximum de conducteurs, qu’ils soient professionnels ou particuliers, au risque routier, sachant que le manufacturier vise avant tout les flottes, en témoigne l’adhésion au mouvement de BNP Paribas Cardif, CGI et Colas.

Les trois entreprises prévoient de mener une campagne de communication interne, lorsque la situation sanitaire sera plus favorable, pour amener le plus grand nombre de leurs salariés à rejoindre l’initiative. L’opération repose sur un dispositif de télématique développé par Michelin DDI (Driving Data to Intelligence) que tout le monde peut commander sur le site web de la Better Driving Community.

Note et conseils personnalisés

Une fois installé, le boîtier collecte des données liées à la conduite (allure, anticipation, adaptabilité…), ce qui permet à Michelin d’attribuer une note et de prodiguer des conseils personnalisés via une application Smartphone. A ce jour, 15 000 personnes ont rejoint le mouvement, un total qui est voué à grandir, l’idée étant de fédérer une large communauté de conducteurs. D’autres entreprises sont notamment invitées à se joindre au programme en tant que partenaires.

"Le critère est d’être impliqué ou actif par son activité et ses enjeux autour de la mobilité, afin de contribuer à étoffer l’expertise et la complémentarité de l’écosystème que nous créons", étaye Michelin. A cela s’ajoute une contribution au titre de partenaire au projet. Il est en outre précisé que tout déploiement en entreprise se fait selon une démarche volontaire des salariés, les employeurs n’ayant en outre pas accès aux performances individuelles. Dernier point, le dispositif est gratuit pour les conducteurs qui rejoignent le programme.

Publié dans Marketing

Près de 30 ans après l'Energy Saver, considéré comme le premier pneu grand public totalement respectueux de l'environnement, Michelin dévoile une nouvelle innovation verte. L'e-Primacy se démarque par sa durabilité et sa faible résistance au roulement. De quoi convenir aux modèles thermiques comme aux électriques.

 

Confinement oblige, c'est à distance qu'a eu lieu la présentation du nouveau e-Primacy. Si l'on attendra encore pour voir de près le produit, on en sait déjà beaucoup sur ce qui s'apparente comme une véritable innovation. 28 ans après la présentation de l'Energy Saver, que l'on pourrait résumer comme le premier pneu grand public écoresponsable, le manufacturier dévoile une nouvelle enveloppe "verte". Directeur de la BU Automotive, Emmanuel Ladent juge ainsi que "nous sommes à un moment charnière pour les produits verts et les consommateurs sont désormais prêts à investir davantage pour un produit respectueux de l'environnement".

Une fabrication locale pour une utilisation locale

L'e-Primacy n'est donc, d'après Michelin, rien d'autre que le pneu le plus écoresponsable jamais produit à grande échelle. Son nom renvoie d'ailleurs directement à cette idée. "Pourquoi "e" Primacy ? interroge Scott Clark, vice-président exécutif. Parce que cela fait référence à l'environnement, aux économies, à l'électrique aussi puisque ce pneu est un véritable atout pour ces véhicules". Fabriquée en Europe (en Allemagne, Espagne et Italie) pour les automobilistes européens, de sorte à limiter l'impact logistique, cette innovation se caractérise tout d'abord par deux éléments principaux : la durabilité et la résistance au roulement.

Le premier item rejoint un grand combat mené par Michelin qui, lors des dernières années, n'a eu de cesse de rappeler qu'il était nécessaire de maximiser la durée de vie des pneumatiques, en revoyant la limite légale mais aussi en informant les consommateurs sur les performances une fois usés. De facto, l'e-Primacy a été pensé pour offrir des performances élevées tout au long d'un cycle de vie, au demeurant important. Quant à la résistance au roulement, elle aussi a été largement améliorée pour réduire à la fois la consommation de carburant mais aussi les émissions de CO2.

Premier pneu à faire l'objet d'une EPD

Sur la durée de vie d'un pneumatique, Michelin avance une économie de 80 euros, grâce à un gain de 0,21 litre pour 100 kilomètres, et une réduction de CO2 évaluée à 174 grammes. Autant de qualités qui valent à l'e-Primacy un A+ en résistance au roulement et qui seront précieuses aux véhicules électriques et hybrides en leur permettant de consommer moins d'énergie et donc de gagner en autonomie (7 % ou 30 km pour un modèle doté d'une autonomie de 400 km). Pas peu fier de ces résultats, Michelin joue la carte de la transparence.

L'e-Primacy dénote ainsi en étant le premier pneumatique du marché à faire l'objet d'une déclaration environnementale publique (EPD) ou, autrement dit, un document qui quantifie son impact sur la planète et sur les populations. "Le Groupe est convaincu que la prise en compte de la réduction des impacts environnementaux deviendra un critère de choix différenciant à l’achat, étaye Cyrille Roget, directeur de la communication technique et scientifique. Nous aimerions que l'EPD devienne obligatoire à l'avenir". Conçue pour les citadines, berlines et SUV compacts, thermiques ou électrifiées, cette innovation fera son apparition chez les revendeurs en mars 2021 avec 56 références allant de 15 à 20 pouces. 

Publié dans Auto, VUL et SUV

Après avoir été lourdement impacté par la crise sanitaire lors du deuxième trimestre 2020, le groupe tricolore a fait mieux que prévu lors du troisième avec des ventes en recul de seulement 5 %. Sur l'ensemble de l'année, le bilan s'avère toutefois largement négatif.

 

Une reprise, certes, mais pas assez importante pour effacer complètement l'ardoise. Le groupe Michelin a annoncé jeudi 22 octobre 2020 un chiffre d'affaires en baisse de 5 % après le troisième trimestre, contre un recul de 20,6 % lors du deuxième qui avait été fortement pénalisé par la crise sanitaire. "Le troisième trimestre a été meilleur que prévu", a souligné le président du groupe, Florent Menegaux, dans un entretien avec des analystes. La demande mondiale de pneumatiques s'est redressée, à -6 % par rapport à la même période il y a un an.

Une perte de 16,8 % après neuf mois

Le manufacturier français de pneumatiques prévoit pour 2020 un résultat opérationnel supérieur à 1,6 milliard d'euros et des flux de trésorerie libre structurels supérieurs à 1,2 milliard d'euros (contre 500 millions annoncés en juillet), "hors nouvel effet systémique de la crise du Covid", précise-t-il. "Nous devrions croître en parallèle au marché, avec un effet positif du coût des matières premières et un effet négatif des changes. "Le prix-mix", lié à la hausse des prix unitaires et à la vente de produits plus haut de gamme, devrait être positif", a commenté le directeur financier du groupe, Yves Chapot.

Sur les neuf premiers mois de l'année, les ventes de Michelin ont chuté de 16,8 % par rapport à 2019, s'établissant à 14,9 milliards d'euros. Le prix-mix permet de gagner 1,7 %, avec un "pilotage rigoureux des prix, notamment face à la dépréciation de certaines devises", qui permet de compenser "l'effet négatif des clauses matières premières".

Le niveau d'activité 2019 ne sera pas retrouvé avant 2022

Le marché tourisme et camionnette est en recul de 17 % en nombre de pneus, très fortement pénalisé par la crise sanitaire. Le troisième trimestre montre cependant "une nette inflexion positive, plus soutenue qu'attendu", selon Florent Menegaux, tant à la première monte qu'au remplacement, et notamment en Chine et en Amérique du Nord. Pour l'activité poids lourds, le marché est en recul de 14 %, pénalisé par le ralentissement du fret. Le troisième trimestre montre cependant une amélioration (-6 %) tirée par la demande en première monte (+11 %) en Chine et les pneus de remplacement en Europe et en Amérique du Nord.

Dans les activités de spécialités, la reprise des activités agricoles et le rebond du deux roues compensent un ralentissement des activités minières, touchées par les conséquences de la crise sanitaire avec un décalage de quelques mois. Sur la base des tendances observées, le groupe s'attend à retrouver le niveau d'activité 2019 "à partir du deuxième semestre 2022". (avec AFP)

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D'une courte tête, le groupe clermontois a ravi la première place du classement mondial des fabricants de pneumatiques à son homologue nippon qui occupait la tête depuis plusieurs années. Goodyear complète le podium.

 

Sorti avec quelques semaines de retard en raison de la crise sanitaire, la dernière étude annuelle de Tire Business sur les plus importants fabricants de pneus dans le monde fait état d'un changement de leader. Dominé depuis plusieurs exercices par Bridgestone, ce classement voit Michelin prendre la tête.

Durant l'année 2019, le groupe tricolore a généré un chiffre d'affaires de 25 milliards de dollars (+5,8 %) quand son homologue nippon enregistrait de son côté un résultat en recul de 2,7 % (24,325 milliards). Il est par ailleurs intéressant de souligner que, si le CA de Bridgestone est resté globalement stable lors des trois derniers exercices, celui de Michelin a augmenté de près de 1,5 milliard de dollars sur la même période.

Un top 5 stable

Sur la troisième marche du podium, on retrouve une nouvelle fois Goodyear mais avec un résultat en forte baisse (13,680 milliards, -4,9 %) tandis que Continental pointe toujours au quatrième rang avec un bilan stable sur un an (11,275 milliards). Enfin, la tendance entrevue depuis 2017, avec Pirelli hors du top 5, s'est confirmée en 2019.

Sumitomo Rubber Industries demeure à la cinquième place avec un chiffre d'affaires évalué à 7 milliards de dollars tandis que le manufacturier transalpin a généré un résultat de 5,935 milliards. Petite consolation pour ce dernier qui gagne une place comparé au classement 2018 et repasse devant Hankook. A noter enfin, parmi les 40 groupes recensés, que la plus grande chute revient à Trelleborg qui passe de la 28e à la 35e place.

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