Pneumatique - Le site

Tandis que le manufacturier a réaffirmé sa volonté d'aller au bout du projet de fermeture de son usine nordiste, les ministres de l'Industrie et du Travail, Agnès Pannier-Runacher et Elisabeth Borne, se sont rendues sur place pour étudier plusieurs scénarios alternatifs.  

 

Le combat autour de l'avenir du site de production Bridgestone de Béthune (Nord) est bel et bien engagé. Ce lundi 21 septembre 2020, à l'issue d'une réunion de crise avec les syndicats, les élus locaux, et deux membres du gouvernement, le fabricant japonais de pneumatiques a affirmé dans un communiqué que "le projet de cessation totale d'activité" était "la seule option qui permettrait de répondre à la surcapacité de production structurelle de Bridgestone et donc de sauvegarder la compétitivité de ses opérations en Europe".

Le manufacturier a toutefois annoncé qu'il entendait "participer activement à la recherche de solutions pour le site et le territoire". Bridgestone a assuré "rechercher des entreprises susceptibles d'être intéressées par une reprise totale ou partielle du site et des employés ou pour développer des projets permettant de créer de nouvelles activités dans la région". Le groupe s'engage également à soutenir la mise en œuvre des solutions qui pourraient être suscitées par cette démarche, y compris la reprise du site par des concurrents.

Un cabinet pour mener une contre-expertise

Parallèlement, Bridgestone entend proposer "un plan d'accompagnement adapté à chaque salarié, incluant des mesures de pré-retraite sans coût pour la collectivité, mais aussi des mesures encourageant les reclassements au sein des autres activités de Bridgestone en France et favorisant les reclassements externes". "Nous ne laisserons aucun salarié sans emploi ou sans accompagnement adapté et personnalisé", a déclaré Laurent Dartoux, président de Bridgestone pour la zone Europe, Russie, Moyen-Orient, Inde et Afrique.

Présentes autour de la table, Agnès Pannier-Runacher et Elisabeth Borne, respectivement ministres de l'Industrie et du Travail, se sont quant à elles engagées à trouver des solutions. "Des scénarios alternatifs à une fermeture de site" seront étudiés lors d'une nouvelle réunion d'ici "deux à trois semaines", a affirmé Agnès Pannier-Runacher. La ministre a également précisé que le gouvernement allait charger un cabinet de conseil de mener une contre-expertise. (avec AFP)

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La décision du manufacturier nippon de fermer son site de production du nord de la France a provoqué de nombreuses réactions. Si la classe politique dénonce les choix de Bridgestone, les représentants syndicaux pointent du doigt le rôle de l'Etat.

 

L'annonce de la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune (62) a provoqué une onde de choc. Intérrogé par nos confères de CNews, Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, juge qu'il s'agit là d'une "décision révoltante, avec une méthode révoltante et des conséquences révoltantes." "Nous allons nous battre" a assuré le ministre, dans un premier temps pour tenter de "développer une autre activité avec des pneus plus larges que ceux qui sont produits actuellement sur le site de Béthune". "Et si jamais nous n'arrivons pas à cette solution-là, (pour) trouver des solutions de réindustrialisation du site pour qu'il y ait, pour chaque ouvrier de Bridgestone, une solution qui soit une solution cohérente et acceptable pour eux", a-t-il ajouté.

Le gouvernement et Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, ont dénoncé de concert "la brutalité "de l'annonce. Dans un communiqué commun, fait rare, "ils en contestent" aussi "la pertinence et les fondements" et "demandent à l'entreprise que soient ouverts et analysés en détail l'ensemble des scénarios alternatifs" à cette fermeture. A l'issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a dénoncé "une trahison de la confiance" placée dans Bridgestone, qui doit "assumer ses responsabilités plutôt que de chercher des prétextes. C'est l'entreprise qui a sous-investi dans le site de Béthune au profit d'autres sites", et qui "a été incapable d'instaurer les conditions d'un dialogue social sain".

"On a affaire à des menteurs, des cyniques"

Xavier Bertrand a laissé éclater sa colère alors qu'il était sur le site : "on a affaire à des menteurs, des cyniques. Ce plan est inacceptable". Bridgestone a "dit non à toutes les propositions qu'on lui a faites, c'est quelque chose qu'ils avaient en tête depuis longtemps", a-t-il accusé avant d'ajouter : "notre rôle n'est pas seulement d'être en colère" mais "de trouver des solutions".

"C'est bien que les politiques s'indignent aujourd'hui" de la décision de Bridgestone "mais il faut être plus vigilant quand on nous promet des choses et il faut vérifier qu'elles sont bien tenues", a insisté le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. "L'argent qu'on a donné avec le CICE (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, ndlr), à quoi il a servi, est-ce qu'on a investi, modernisé ?"

Des aides publiques mal maitrisées

La question des contreparties aux aides publiques "s'est posée encore dans le plan de relance" et "c'est pour ça qu'on parle de conditionnalité des aides", a-t-il souligné. "Des aides publiques, il y en a beaucoup aux entreprises et, du jour au lendemain, elles font ce qu'elles veulent", a déploré Philippe Martinez.

"Il faut être plus ferme. Il faut que ce soit notifié", il faut préciser "combien d'emplois, quels investissements, comment vous aidez à la préservation de la planète, un genre d'accord, conclu, écrit noir sur blanc, avec des sanctions, des amendes pour les entreprises qui ne respectent pas, non seulement rendre l'argent mais avoir des amendes", a-t-il détaillé. Depuis la crise sanitaire, "le moins qu'on puisse dire, et l'exemple de Bridgestone en est un admirable, c'est que du point de vue du patronat, rien n'a changé", a-t-il regretté. "Voyez les premiers de corvée comment ils sont remerciés !"

Trop peu d'investissements sur le site, selon FO

Un avis sur les aides publiques partagé par Yves Veyrier, secrétaire général de Force Ouvrière : "On a beaucoup débattu de la question des contreparties aux aides publiques" et Bridgestone "fait partie des entreprises qui savent faire la recherche aux aides publiques et une fois qu'elles ont été absorbées, on va voir ailleurs", a-t-il lancé au micro d'Europe 1.

"Il faut absolument mettre une pression, les moyens, pour maintenir l'activité parce qu'on a vu venir les choses", même si "l'annonce est soudaine", car "depuis longtemps, il y avait insuffisamment d'investissements" sur le site, a continué Yves Veyrier. "Dans l'immédiat", le responsable de FO "pense qu'il faut mettre la direction de l'entreprise autour de la table avec les pouvoirs publics, il faut un discours ferme, mais aussi regarder comment on peut appuyer et les pouvoirs publics doivent y mettre aussi les moyens peut-être nécessaires pour qu'on maintienne l'activité". (avec AFP)

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863 emplois français seraient menacés à la suite de l’annonce, le 16 septembre 2020, par le manufacturier japonais d'un projet de cessation totale et définitive de l’activité de Béthune.

 

Depuis plusieurs mois, les annonces se succèdent et se ressemblent sur le marché européen du pneumatique. Alors qu’il y a près d’un an, Michelin annonçait la fermeture de son usine vendéenne de La Roche-sur-Yon, il y a quelques jours Continental montrait sa volonté de faire de même avec son site allemand d’Aix-la-Chapelle. Et ce 16 septembre 2020, c’est Bridgestone qui déclare, lors d'un comité social et économique extraordinaire, projeter de cesser son activité de Béthune (62).

Pour justifier ce projet, le manufacturier nippon invoque un marché du pneumatique confronté à de nombreuses difficultés depuis plusieurs années, sans même tenir compte des conséquences à venir de la pandémie de Covid-19. Mais aussi une concurrence asiatique, dont il estime que les parts de marché ont crû de 6 % à 25 % entre 2000 et 2018. Des tendances qui entraînent une surcapacité de production en Europe ainsi qu’une une pression sur les prix, "en particulier sur le segment LRD (jantes à dimensions inférieures à 18 pouces de diamètre)".

L’usine la moins performante

Il indique également que son usine de Béthune est la moins performante de sa dizaine d’usines européennes. "En une décennie, ses effectifs ont chuté de 40 %, au même rythme que ses volumes de production (passés de 8,5 millions d'unités à 5,1 millions) dans un marché stable", a-t-il confié à l’AFP.

Le manufacturier déclare "envisager la cessation totale et définitive de l’activité de l’usine de Béthune comme étant la seule option qui permettrait de sauvegarder la compétitivité des opérations de Bridgestone en Europe". Au total, 863 employés seraient concernés par cette mesure qui ne devrait pas être effective avant le deuxième trimestre 2021.

Limiter l'impact sur l'emploi

Laurent Dartoux, CEO et Président de Bridgestone EMIA, a assuré avoir pleinement conscience des conséquences de cette décision : "La cessation d’activité de l’usine de Béthune est un projet que nous ne prenons pas à la légère. Malheureusement, il n’existe pas d’alternative qui nous permettrait de surmonter les difficultés auxquelles nous sommes confrontés en Europe. Cette étape est nécessaire pour pérenniser les activités de Bridgestone à long-terme", a-t-il indiqué.

Ainsi, ce plan devrait être mis en place en collaboration avec syndicats du personnel et le groupe assure vouloir limiter le nombre de licenciements en privilégiant des mesures de pré-retraite, le reclassement interne des salariés au sein des autres activités de Bridgestone en France, et en favorisant le reclassement externe. Le manufacturier a également annoncé vouloir limiter l’impact de cette fermeture sur la région, et s’est notamment engagé à trouver un repreneur pour son site.

"L'effet d'une bombe"

Cette annonce a provoqué l'effet d'une bombe pour les salariés et les syndicats qui ont appris la nouvelle ce matin. Elle a également suscité de vives et nombreuses réactions de nombreuses personnalités politiques. 

Le gouvernement et le président de la région, Xavier Bertrand, ont contesté immédiatement "la brutalité, la pertinence et les fondements" de cette annonce auprès de l’AFP, demandant à l’entreprise d’ouvrir et d’analyser "en détail l’ensemble des scénarios alternatifs à la fermeture du site". De son côté, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, juge cette décision comme "une trahison de la confiance que l'Etat et la région Hauts-de-France ont placée dans le groupe japonais", ajoutant que "Bridgestone doit aujourd'hui assumer ses responsabilités plutôt que de chercher des prétextes". A suivre... 

 

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D'une courte tête, le groupe clermontois a ravi la première place du classement mondial des fabricants de pneumatiques à son homologue nippon qui occupait la tête depuis plusieurs années. Goodyear complète le podium.

 

Sorti avec quelques semaines de retard en raison de la crise sanitaire, la dernière étude annuelle de Tire Business sur les plus importants fabricants de pneus dans le monde fait état d'un changement de leader. Dominé depuis plusieurs exercices par Bridgestone, ce classement voit Michelin prendre la tête.

Durant l'année 2019, le groupe tricolore a généré un chiffre d'affaires de 25 milliards de dollars (+5,8 %) quand son homologue nippon enregistrait de son côté un résultat en recul de 2,7 % (24,325 milliards). Il est par ailleurs intéressant de souligner que, si le CA de Bridgestone est resté globalement stable lors des trois derniers exercices, celui de Michelin a augmenté de près de 1,5 milliard de dollars sur la même période.

Un top 5 stable

Sur la troisième marche du podium, on retrouve une nouvelle fois Goodyear mais avec un résultat en forte baisse (13,680 milliards, -4,9 %) tandis que Continental pointe toujours au quatrième rang avec un bilan stable sur un an (11,275 milliards). Enfin, la tendance entrevue depuis 2017, avec Pirelli hors du top 5, s'est confirmée en 2019.

Sumitomo Rubber Industries demeure à la cinquième place avec un chiffre d'affaires évalué à 7 milliards de dollars tandis que le manufacturier transalpin a généré un résultat de 5,935 milliards. Petite consolation pour ce dernier qui gagne une place comparé au classement 2018 et repasse devant Hankook. A noter enfin, parmi les 40 groupes recensés, que la plus grande chute revient à Trelleborg qui passe de la 28e à la 35e place.

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Le manufacturier nippon a été sélectionné pour accompagner le lancement de l'utilitaire électrique de Volta Trucks. Les pneumatiques de Bridgestone sont ainsi installés sur le Zero de lancement, qui a été officiellement présenté le 3 septembre 2020, et sur la flotte de démonstration qui entrera en action début 2021.

 

Entre Bridgestone, qui prend part de cette façon à un ambitieux projet industriel, et Volta Trucks, jeune start-up suédoise, qui se voit gratifier du soutien d'un partenaire d'envergure mondial et leader dans son domaine, on ne sait auquel des deux profite le plus ce partenariat. Une chose est sûre, ce sont bien les enveloppes du manufacturier nippon que chaussera le Volta Zero, utilitaire 100 % électrique équipé d’une batterie de 160 à 200 kWh présentant une autonomie de 150 à 200 km.

Dévoilé il y a quelques semaines, le modèle a été officiellement présenté le 3 septembre 2020 lors d'un levé de rideau organisé, Covid-19 oblige, en ligne. Cette première mouture du Volta Zero était donc équipée par Bridgestone tout comme la future flotte pilote qui entrera en action début 2021 pour permettre aux gestionnaires de parc de l'essayer et de s'en faire une idée. De grands opérateurs de flottes logistiques se sont déjà inscrits pour le tester, dont DPD Group au Royaume-Uni et Bring and Posten en Scandinavie, avec des commandes déjà en cours pour les véhicules de série sur ces deux marchés.

Impact sonore minime

Bridgestone fournit à Volta Trucks des pneus 285 / 70R19.5 146 / 144M R-Steer 002 pour les essieux avant et arrière. Le profil du pneu offre des performances optimales pour les véhicules entièrement électriques à couple élevé. Grâce aux sculptures uniques de la bande de roulement, le pneu R-Steer offre également une réduction significative du bruit des pneus. C'est un attribut important pour le Volta Zero, principalement conçu pour une utilisation en centre-ville, avec son groupe motopropulseur entièrement électrique silencieux lui permettant de fonctionner en zones urbaines 24/24h, même avec les réglementations les plus strictes en matière de pollution sonore.

"En tant qu'entreprise, Bridgestone s'engage à travailler avec des partenaires clés pour contribuer à l'avenir de la mobilité et créer une nouvelle valeur pour la société, étaye Andrew Manenti, vice-président, région Nord du manufacturier. Le travail que nous accomplissons aux côtés de Volta Trucks en est le parfait reflet". PDG de Volta Trucks, Rob Fowler s'est quant à lui félicité de cet accord, se disant "heureux de travailler avec un fabricant de pneumatiques innovant et de renommée mondiale comme Bridgestone"

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Sur un segment en pleine expansion, le manufacturier nippon fait le choix de la diversification en déployant, parallèlement à son offre Weather Control pour les VL, le Duravis Toutes Saisons. Celui-ci sera disponible, à compter d'août 2020, en 23 dimensions pour les véhicules utilitaires.

 

Le marché du pneu toutes saisons est une véritable poule aux œufs d'or pour les acteurs du pneumatique. Dynamité par le lancement en 2015 du Michelin Cross Climate, ce segment a vu ses ventes exploser depuis cinq ans avec des volumes qui ont été multipliés par dix grâce à la force de frappe du Bibemdum, assurément, mais aussi à une véritable expansion de l'offre. Tous les principaux manufacturiers Premium sont désormais présents rejoint, depuis peu, par des marques de rang B ou C et même des MDD.

Une technologie qui séduit aussi les VU

Bridgestone, quant à lui, a découvert le toutes saisons en 2018 avec le déploiement du Weather Control. Un produit destiné aux véhicules légers et positionné de façon atypique puisque le groupe nippon en a d'abord fait la promotion auprès du BtoB, gestionnaires de flottes en premier lieu, avant de le promouvoir au plus grand nombre. Une stratégie qui a semble-t-il porté ses fruits puisque, deux ans plus tard, voilà que Bridgestone dégaine une deuxième génération de son Weather Control avec des performances en tous points améliorées.

Pas peu fier de ce résultat, le groupe se lance en parallèle dans une nouvelle aventure. Si le toutes saisons est une bonne solution pour les véhicules légers, il l'est aussi pour les utilitaires avec une dynamique très favorable depuis deux ans. Pour s'inscrire dans cette tendance, les ingénieurs de Bridgestone ont donc mis au point un all seasons destiné précisément aux VU. Baptisée Duravis Toutes Saisons, cette innovation reprend la dénomination "maison" sur ce segment. Un produit qui devrait, là-encore, séduire les flottes.

L'enjeu du TCO

Offrant une construction robuste et durable, le Duravis Toutes Saisons démontre d’excellentes performances en kilométrage et limitent les risques liés à l’immobilisation du véhicule. Noté A pour son adhérence sur chaussée humide, doté de la certification montagne 3 PMSF, ce pneumatique offre sécurité, confort et tranquillité d’esprit dans toutes les conditions météorologiques, tout au long de l’année. Cette utilisation intemporelle, associée à une durabilité optimale, lui permet de réduire le coût total d'exploitation pour son utilisateur.

Le Duravis Toutes Saisons sera disponible dès le mois d'août 2020. Il comprendra à terme 23 dimensions, dont trois en 17 pouces et cinq autres pour des utilitaires à charge lourde. "Les flottes sont de plus en plus nombreuses à choisir des pneus toutes saisons pour le confort d’utilisation qu’ils procurent, développe Emilio Tiberio, directeur technique et opérationnel de Bridgestone EMIA. Nous sommes très heureux de pouvoir proposer à nos clients un profil toutes saisons durable, qui leur assurera une tranquillité d’esprit totale quelles que soient les conditions météorologiques".

\n Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 16.00

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Le spécialiste des pneumatiques en ligne enregistre une croissance de ses ventes sur le segment PL de 50 % sur les douze derniers mois. Un marché qu’il entend continuer de développer.

 

Alors que le marché des pneumatiques poids lourds a connu une hausse de 1,7 % en 2019, le pure player suit la même tendance ! Ce dernier a connu une croissance de ses ventes de pneumatiques poids lourds de 50 % lors des douze derniers mois.

Les marques premium en tête

Des performances qui s’expliquent notamment par une offre de plus en plus importante. Son panel comprend aujourd’hui une quinzaine de références dont Bridgestone, Continental, Dunlop, Firestone, Goodyear, GT Radial, Hankook, Michelin, Pirelli, ou encore Riken.

Et ce sont principalement les marques premium qui se distinguent. Ainsi, 29 % des ventes ont été réalisées sur la marque Hankook et 22 % sur Michelin. Néanmoins, les pneumatiques de la marque japonaise budget Riken arrive également sur le podium, représentant 17 % des ventes.

Un confinement dynamique

La plateforme de vente en ligne a également constaté une forte demande de pneus poids lourds de mars à mai 2020 : "Pendant le confinement, de nombreux professionnels ont rencontré des difficultés d'approvisionnement, ce qui a provoqué des ruptures de stock sur le marché. En cette période exceptionnelle, Pneumaclic s'est posé en solution de dépannage efficace", souligne Delphine Bonnet, responsable opérationnel de Pneumaclic.

Des résultats qui confortent le pure player dans sa stratégie de développement de son offre : "Nous n'avons cessé d'améliorer notre prestation depuis le lancement de Pneumaclic. L'élargissement de notre panel de marques et notre positionnement en tant que solution de dépannage se sont avérés efficaces pour accroître nos ventes. Nous souhaitons poursuivre cette ambition afin d'être un acteur incontournable de la vente en ligne BtoB de pneumatiques", conclut Lionel Haberlé, directeur général de Pneumaclic.

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Deux ans après son lancement, le premier pneu toutes saisons de Bridgestone s'offre une cure de jouvence avec une seconde génération intégrant la technologie NanoPro-Tech. De quoi réduire sa consommation de carburant et améliorer ses performances.

 

Voilà déjà deux ans que Bridgestone s'est attaqué au marché en pleine croissance du pneu toutes saisons. Un segment outrageusement dominé par le plus grand rival du nippon, Michelin en l'occurrence, qui a su s'y implanter avec succès dès 2015 grâce au lancement de son Cross Climate. Depuis le printemps 2018, le Weather Control a su se faire une place sur ce marché de plus en plus concurrencé en s'attaquant notamment aux flottes.

Un kilométrage équivalent au Turanza T005

Aujourd'hui, celui-ci s'offre une cure de jouvence avec une seconde génération qui place le curseur un peu plus haut sur bien des points. Le Weather Control A005 EVO a été spécialement conçu pour assurer à l’automobiliste des conditions optimales de contrôle, de sécurité et de confort tout au long de l’année. Il a également bénéficié d’une réingénierie qui lui permet d’offrir des performances additionnelles.

Pour atteindre son but, cette innovation a été dotée de la technologie NanoPro-Tech. La haute densité de silice dans sa composition, associée à une nouvelle technologie de mélangeage, assure à l'A005 EVO un niveau de performances lui permettant de réduire la consommation de carburant, d'améliorer son potentiel sur les routes enneigées et de présenter un kilométrage équivalent à la gamme été du manufacturier (le Turanza T005).

94 dimensions dès juillet 2020

Sa force de traction sur la neige s'avère 3 % supérieure à celle de son prédécesseur, tandis que la distance de freinage, toujours sur neige, baisse d'autant, alors que l'accélération latérale en slalom augmente de 4 %. Certifié pour une utilisation sur neige, le nouveau Weather Control de Bridgestone présente le marquage 3 Peak Mountain Snow Flake (3PMSF) qui atteste de ses performances en conditions hivernales.

Développé et fabriqué en Europe, le pneu Weather Control A005 EVO de Bridgestone est disponible, à compter de juillet 2020, dans 94 dimensions allant de 15 à 21 pouces. Parmi elles, huit dimensions seront dotées de la technologie de roulage à plat DriveGuard Run-Flat. "En nous appuyant sur les incroyables performances de l’A005 en termes d’adhérence sur sol mouillé, nous avons décidé de repousser encore plus loin les performances sur neige de son successeur", commente Emilio Tiberio, directeur de la technologie et directeur opérationnel de Bridgestone EMIA.

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Le groupe nippon a présenté des résultats, pour le compte du premier trimestre 2020, très défavorables. Son bénéfice net a ainsi dégringolé de 65 % et son bénéfice opérationnel a fondu de moitié.

 

Si Michelin a réussi globalement à se sortir d'une période compliquée, Bridgestone a été moins en réussite au cours du premier trimestre 2020. Une période très difficile pour le groupe japonais, citant les conséquences "dramatiques" de l'épidémie de coronavirus sur son activité. Le bénéfice net du groupe japonais, entre début janvier et fin mars, s'est établi à 19,5 milliards de yens (167,9 millions d'euros au cours actuel), une dégringolade de 65,1% par rapport à la même période l'an dernier, selon un communiqué.

Le bénéfice opérationnel trimestriel a, quant à lui, fondu de près de moitié, à 42,8 milliards de yens, sur fond de la diminution de la production automobile dans le monde entier et de la suspension des propres opérations de Bridgestone, notamment aux Etats-Unis et en Europe à compter de la seconde quinzaine de mars.

Des projections complexes

Le rival du français Michelin a abandonné ses objectifs de résultats 2020 dévoilés en février, qui ne prenaient pas en compte l'impact du Covid-19, et n'en a pas livré de nouveaux pour le moment. Il n'est "pas possible d'établir des prévisions rationnelles" pour l'heure, car même si la demande de pneus devrait repartir avec la levée des confinements et le redémarrage économique, "il est difficile de prévoir quand le virus sera maîtrisé dans chaque région" du monde, a justifié le groupe.

Au premier trimestre ses ventes se sont établies à 752,2 milliards de yens (6,5 milliards d'euros), en diminution de 11,3 % sur un an, dont une chute de 25 % dans la zone Chine/Asie Pacifique (hors Japon). Le groupe dit "passer en revue tous ses investissements et coûts" pour s'adapter à la crise. Il a néanmoins maintenu son objectif de verser à ses actionnaires un dividende total de 160 yens par action au titre de l'exercice 2020, comme pour 2019. (Avec AFP)

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Le manufacturier nippon vient de finaliser l'acquisition de la société REIFF Reifen und Autotechnik GmbH. Le distributeur germanique compte 42 magasins dans le sud du pays ainsi qu'une usine de rechapage.

 

La crise sanitaire n'arrête pas les affaires. Le groupe Bridgestone renforce sa présence outre-Rhin avec le rachat de la société REIFF Reifen und Autotechnik GmbH. Véritable institution dans le secteur du pneumatique allemand, le distributeur a vu le jour en 1910 et rassemble aujourd'hui plus de 500 employés.

Principalement implanté dans le sud de l'Allemagne, son réseau comprend 42 magasins sous panneaux Reiff, Netto et ABS ainsi qu'une usine de rechapage de pneus. Un atout assez rare sur le marché et qui a dû peser lourd aux yeux du manufacturier.

"Nous sommes impatients d'accueillir REIFF Reifen und Autotechnik GmbH dans notre réseau, indique Daniel Giroud, directeur des ventes EMIA de Bridgestone. Nous partageons de nombreuses valeurs, telle qu'une attention toute particulière portée à la satisfaction client ce que nous allons continuer à faire vivre au fur et à mesure que notre relation se développera. Cet accord soutiendra efficacement notre réseau et créera de nouvelles synergies, nous permettant d'être encore plus présents sur le marché et plus proches de nos clients".

Cette acquisition a été signée le 1er mai 2020 et un accord définitif est attendu pour le 1er juin prochain, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes. Le montant de cette transaction n'a pas été divulgué.

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