Pneumatique - Le site

Le nouveau pneumatique UHP (ultra hautes performances) de Bridgestone arrive sur le marché avec l'ambition de s'implanter en OE auprès des marques premium. BMW, Lamborghini et Maserati l'ont déjà adopté.

 

Pour accompagner le développement de son nouveau pneumatique, Bridgestone est resté fidèle à ses habitudes en réalisant une large étude de marché et en recueillant les avis de quelques 3 800 utilisateurs en Europe. Les réponses et les attentes exprimées à cette occasion ont constitué le socle sur lequel le manufacturier s'est appuyé pour mettre au point sa dernière création. Il en ressort au final un produit permettant aux conducteurs de "laisser libre cours aux performances de leur véhicule, tout en garantissant une maitrise et un contrôle de la situation".

Noté A pour son adhérence sur sol mouillé

Testé par l'organisme indépendant TÜV SÜD, le Potenza Sport a obtenu le meilleur classement pour la distance de freinage sur sol sec et pour la stabilité du véhicule en virage et en ligne droite. Le label A de l’étiquetage européen a été attribué à l’ensemble de cette gamme pour son adhérence sur sol mouillé. Des essais complémentaires réalisés par l’organisme allemand confirment par ailleurs l’excellent comportement en virage et en maniabilité sur sol mouillé pour cette enveloppe qui offre également un kilométrage plus important que son prédécesseur, le Potenza S001.

Développé pour répondre aux besoins spécifiques des constructeurs automobiles, le Potenza Sport a déjà été sélectionné en première monte par quelques-unes des marques mondiales les plus prestigieuses, notamment Maserati pour sa supercar MC20, Lamborghini pour sa Huracán STO et BMW pour sa Série 8. D’autres constructeurs devraient prochainement venir s’ajouter à cette liste.

96 dimensions disponibles

"Le Potenza Sport ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire déjà longue des pneus à haute performance produits par Bridgestone, explique Emilio Tiberio, directeur technique et COO de Bridgestone EMIA. C’est l’aboutissement de notre expérience et de nos innovations dans le sport automobile, combinées à notre volonté d’aller toujours un cran plus loin pour répondre aux attentes des conducteurs. Nous avons conçu un pneu sport premium qui permet aux conducteurs de rester constamment en contrôle, tout en laissant s’exprimer les performances de leur véhicule. Le Potenza Sport établit un nouveau standard d’excellence et de performance sportive".

Conçu et fabriqué en Europe, le Potenza Sport est disponible dès ce premier trimestre 2021 en 96 dimensions, de 17 à 22 pouces, couvrant ainsi une large gamme de berlines premium, SUV/4x4 et véhicules de prestige. Avec le lancement du Potenza Sport, la couverture du segment été a été notamment élargie dans les catégories HRD et ultra HRD.

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Alors que le PSE du site nordiste a été validé par l'administration du travail, une quarantaine de salariés, qui demandait la poursuite de l'activité, a vu sa demande rejetée par le tribunal de Lille.  

 

Signé en février dernier par la direction de Bridgestone France et les syndicats du site nordiste, le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de l'usine de Béthune, vouée à fermer ses portes le 3 mai 2021, a été homologué par la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi). "Ce plan qui vise à offrir à chaque salarié du site un accompagnement personnalisé va désormais entrer dans sa phase de mise en œuvre", indique le manufacturier dans un communiqué.

Certains salariés n'entendent pas s'en satisfaire et une quarantaine d'entre eux, en rupture avec l'intersyndicale, regroupé au travers de l'association des Affranchis de Bridgestone, bataille devant les tribunaux pour tenter de freiner la fermeture de l'usine. Ces derniers viennent toutefois d'enregistrer un premier revers.

Les "Affranchis" vont faire appel

Le tribunal judiciaire de Lille a rejeté en référé le recours où ils demandaient la poursuite des relations commerciales entre l'usine de Béthune et Bridgestone Europe, arguant des règles présidant à la rupture de telles relations. Le tribunal a estimé que les "Affranchis" ne pouvaient demander à un juge de condamner l'employeur à respecter son propre contrat de production avec Bridgestone Europe, qui détient la totalité du capital de Bridgestone France.

Il a néanmoins jugé que "le contrat de production de pneus pour l'usine de Béthune est toujours en cours", se félicite leur avocat, Me Fiodor Rilov. "Il n'est ni soutenu ni justifié de ce que le contrat liant les sociétés Bridgestone France et Bridgestone Europe NV/SA est déjà rompu en droit, les demandeurs soutenant seulement que la production a déjà partiellement cessé, ce que les défenderesses contestent par ailleurs", mentionne le jugement. Les "Affranchis" vont faire appel. (Avec AFP)

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lundi, 15 février 2021 15:41

Bridgestone/Béthune : le PSE est signé

Cinq mois après l'annonce de la fermeture de l'usine nordiste, la direction de Bridgestone France et les organisations syndicales du site ont validé les mesures sociales d’accompagnement prévues au titre du plan de sauvegarde de l'emploi.

 

Un pas de plus vers la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune. La direction tricolore du manufacturier et les organisations syndicales du site nordiste ont signé, vendredi 12 février 2021, le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoyant l'accompagnement des salariés, alors qu'aucun projet de reprise totale du site ne semble émerger. Un accord unanime a été trouvé sur les mesures sociales d'accompagnement des 863 employés de l'unique usine française du géant japonais du pneumatique, implantée depuis 60 ans dans cette ville de l'ancien bassin minier.

"Ce n'est pas une joie parce que l'usine ferme, parce qu'il n'y a pas de repreneur, mais on a obtenu des niveaux d'indemnisation comme on n'en a jamais vus", s'est félicité auprès de l'AFP l'avocat de l'intersyndicale, Me Stéphane Ducrocq. Des budgets de formation pouvant aller jusqu'à 20 000 euros par salarié "permettent d'espérer que chaque salarié qui aura besoin d'une formation pourra la faire" a-t-il ajouté, rendant hommage aux syndicats qui ont "bossé comme des dingues", au cours de 32 journées pleines de négociations, pour obtenir "la réparation la plus importante possible".

Le plan doit être validé par la Direccte

Après une dernière réunion du Conseil économique et social (CSE) le 26 février, le plan sera transmis pour homologation à la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi). Mi-septembre, l'annonce brutale de la fermeture du site avait assommé les salariés et suscité un branle-bas de combat politique, dans une région déjà éprouvée par la fermeture de deux autres sites de fabrication de pneus : Continental dans l'Oise (683 salariés en 2010) et Goodyear à Amiens-Nord (1 143 salariés en 2014).

Projetant la "cessation totale d'activité" à l'horizon du "deuxième trimestre 2021", Bridgestone avait invoqué des "problèmes de marché structurels", une surcapacité de production en Europe et la concurrence des marques asiatiques à bas coûts. Le gouvernement était rapidement monté au créneau, dénonçant une "trahison de confiance" et une décision "incompréhensible sur le fond", puis accusant le groupe nippon d'avoir "désinvesti" de l'usine de Béthune "en faveur de ses autres sites européens, entraînant mécaniquement un déficit de compétitivité". Le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, avait lui dénoncé un "assassinat prémédité".

 

"Ce n'est pas une joie parce que l'usine ferme mais on a obtenu des niveaux d'indemnisation comme on n'en a jamais vus"

 

Le gouvernement avait rapidement proposé un scénario alternatif, promettant la sauvegarde d'environ 500 emplois, grâce à une restructuration et un investissement de 100 millions d'euros. Mais le 12 novembre, la direction de Bridgestone avait douché tout espoir, confirmant son intention de quitter le site. Les négociations sur le PSE avaient alors débuté dans un climat de défiance, l'intersyndicale réclamant des garanties et reprochant à Bridgestone de "faire traîner" les discussions.

Les discussions s'étaient débloquées mi-décembre, avec l'adoption d'une série de mesures d'accompagnement. Ces mesures comprennent un dispositif de pré-retraite avec prise en charge d'une durée de sept ans et allocation de 75 % du salaire brut ainsi qu'un congé de reclassement de 21 à 24 mois, selon la situation des salariés, décrit alors par Me Ducrocq comme étant "à la hauteur du préjudice subi".

La reprise du site est "peu probable"

Le 21 janvier, les parties ont signé un deuxième accord, "améliorant significativement" les indemnités de départ initialement prévues dans le PSE, selon la direction, pour qui ce plan figure désormais "parmi les plans les plus ambitieux proposés dans la profession dans des situations de ce type". Me Ducrocq avait salué "une vraie réussite" et un résultat "sans comparaison possible avec ce que l'on voit habituellement". Le PSE comprend d'autres mesures d'aides au reclassement interne et externe, des aides à la mobilité géographique, à la formation et à la création d'entreprise.

La semaine dernière, la direction a annoncé que si la reprise totale de l'usine de Béthune était "peu probable", plusieurs sociétés avaient manifesté leur intérêt pour la création d'un "parc industriel multi-activités". "Cette solution, qui conjuguerait l'installation de plusieurs projets notamment dans le reconditionnement de pneumatiques et dans le recyclage, pourrait représenter un potentiel de 335 à 485 emplois", selon les dirigeants. (Avec AFP)

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La direction du fabricant de pneumatiques a jugé "peu probable" la reprise totale de son site nordiste bien que plusieurs entreprises ont manifesté leur intérêt. A l'heure actuelle, un projet de parc industriel multi-activités semble envisagé avec un potentiel de 335 à 485 emplois.

 

Alors que les discussions entre la direction et l'intersyndicale, quant au PSE, devraient aboutir cette semaine, Bridgestone France a fait un point sur l'avenir de son site de Béthune, voué à la fermeture. La reprise totale de l'usine apparaît "peu probable", mais plusieurs sociétés ont manifesté leur intérêt pour la création d'un "parc industriel multi-activités", représentant "un potentiel de 335 à 485 emplois", a annoncé mardi 9 février 2021 la direction.

"Depuis septembre 2020, avec le support du cabinet BPI, Bridgestone a contacté 722 entreprises, dont 140 dans le secteur du pneumatique. Cette mobilisation a permis d'identifier à ce jour 25 opportunités dont plusieurs projets bien avancés qui font l'objet de discussions actives", indique dans un communiqué la direction européenne du géant japonais du pneumatique. "Si, après des échanges approfondis avec plusieurs producteurs de pneumatiques, il apparaît que la reprise du site de Béthune par l'un d'entre eux est peu probable, la piste la plus avancée est celle de l'installation sur le site d'un parc industriel multi-activités", poursuit-elle.

Réunion au sommet

Concernant la réindustrialisation du territoire, "plusieurs projets sont en phase d'étude dont le plus important, l'installation d'une unité de production dans une filière stratégique, pourrait concerner 200 à 350 emplois", ajoute Bridgestone, sans plus de détails. "Même si rien n'est encore acquis, plusieurs pistes ont un potentiel et pourraient offrir des solutions concrètes aux salariés de Béthune", résume dans ce communiqué Daniel Giroud, directeur commercial et membre du comité exécutif de Bridgestone EMIA (Europe, Moyen Orient, Inde et Afrique).

Une réunion en visioconférence était prévue ce lundi 15 février après-midi entre la direction, la ministre de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher, le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand et le président de la communauté d'agglomération de Béthune Olivier Gacquerre pour évoquer ces différents projets. (Avec AFP)

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Les négociations entre la direction de Bridgestone France et les syndicats de l'usine nordiste ont abouti à un accord assurant aux employés des indemnités de départ réévaluées. A titre d'exemple, un salarié revendiquant un an d'ancienneté pourra percevoir 49 000 euros.

 

Un mois après avoir trouvé un premier accord quant à l'adoption d'un ensemble de mesures d'accompagnement des salariés, Bridgestone France et les organisations syndicales de l'usine de Béthune se sont entendus sur un nouvel accord "améliorant significativement" les indemnités de départ initialement prévues dans le PSE. Une annonce qui va dans le sens des demandes faites en fin d'année par plusieurs représentants politiques, Xavier Bertrand en tête, exhortant le manufacturier à revoir à la hausse son enveloppe allouée au financement du plan social du site nordiste.   

"Cet accord, qui améliore significativement le niveau d'indemnisation prévu initialement dans le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévoit, en plus de l'indemnité légale, une indemnité supra-légale composée d'un montant forfaitaire et d'une majoration par année d'ancienneté", détaille la direction dans un communiqué. "Ces mesures positionnent le PSE de Bridgestone parmi les plans les plus ambitieux proposés dans la profession dans des situations de ce type", assure-t-elle.

"Une vraie réussite" pour l'avocat des salariés

Avocat du CSE, Stéphane Ducrocq s'est dit "très satisfait" de cette annonce. Selon lui, le nouvel accord prévoit "une indemnité supra-légale à minima de 46 500 euros, plus 2 500 euros par année d'ancienneté". "Quelqu'un qui a un an d'ancienneté partira par exemple avec 49 000 euros. Si on fait le calcul sur dix ans ou vingt ans, on atteint des sommes très importantes", s'est-il réjoui auprès de l'AFP. "C'est une vraie réussite", le résultat "est sans comparaison possible avec ce que l'on voit habituellement" a-t-il estimé. Le tout sans que l'usine ne "s'enflamme, sans un pneu cramé".

Dans les prochains jours, "les discussions vont se poursuivre sur les derniers sujets restant à traiter (...) La procédure de consultation doit s'achever le 26 février 2021", l'accord devant ensuite être validé par la Direccte, précise la direction. "Il reste encore tout le fond des mesures du plan à discuter (...) : formation, création d'entreprise, mesures de mobilité géographique, par exemple", a précisé Me Ducrocq. Annoncée en septembre 2020, la fermeture de l'usine sera effective vraisemblablement d'ici la fin du premier semestre 2021. (Avec AFP)

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Le manufacturier nippon et l'intersyndicale du groupe ont adopté un ensemble de mesures d'accompagnement des salariés nordistes alors que leur usine est vouée à fermer dans le courant du premier semestre 2021.

 

Après de longues semaines de tensions, le dossier de la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune a connu une réelle avancée. La direction tricolore du fabricant de pneus s'est ainsi félicitée, vendredi 18 décembre 2020, de s'être entendue avec la majorité des organisations syndicales quant à l'adoption d'un ensemble de mesures sociales d'accompagnement des salariés. L'intersyndicale a fait part de sa satisfaction d'avoir obtenu un congé de reclassement "à la hauteur du préjudice".

"Bridgestone France et la majorité des organisations syndicales représentatives ont entériné ce jour (...) un premier ensemble de mesures sociales d'accompagnement relatives au projet de cessation d'activité du site de Béthune", a annoncé la direction dans un communiqué.

Le projet de 131 salariés déjà validé

Ces mesures comprennent un dispositif de pré-retraite avec prise en charge d'une durée de sept ans et allocation de 75 % du salaire brut ainsi qu'un congé de reclassement de 21 à 24 mois, selon la situation des salariés. Un dispositif de départs anticipés a par ailleurs "permis de valider à ce stade le projet de plus de 131 salariés", sur les 863 du site, "dont 33 ont trouvé un poste en CDI", souligne la direction.

Joint par l'AFP, l'avocat du CSE Me Stéphane Ducrocq s'est dit "très satisfait" des mesures d'accompagnement adoptées. "Les organisations syndicales ont obtenu quasiment ce qu'elles voulaient, un congé de reclassement porté à 24 mois, à la hauteur du préjudice subi par les salariés", a-t-il estimé. Il a salué le "combat âpre, difficile" de l'intersyndicale pour "convaincre la direction que faire un plan dans les normes ne suffirait pas".

Un congé de reclassement de 36 mois initialement réclamé

Le 10 décembre, les responsables syndicaux de l'usine avaient dénoncé la position "honteuse" de la direction dans les négociations liées à la fermeture du site. L'intersyndicale avait revendiqué initialement un congé de reclassement de 36 mois, contre 12 à 15 mois proposés par la direction, selon Me Ducrocq.

Le géant japonais du pneumatique avait annoncé mi-septembre la fermeture courant 2021 du site de Béthune, invoquant un problème de surcapacité de production en Europe, avant de fermer la porte à un scénario alternatif proposé par le gouvernement pour sauver l'usine et y préserver environ 500 emplois. (Avec AFP)

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La direction du manufacturier nippon a fait état, lundi 14 décembre 2020, d'"avancées prometteuses" quant à la recherche de repreneurs pour son usine nordiste. Celle-ci fermera ses portes en milieu d'année prochaine.  

 

Alors que les élus nordistes lui réclament des dédommagements, Bridgestone s'est prévalu d'"avancées prometteuses dans la recherche de solutions industrielles" à la fermeture annoncée de son usine de pneumatiques de Béthune qui emploie 863 personnes, listant neuf projets "en phase d'études approfondies".

Deux manufacturiers se sont positionnés

Sur ces neuf projets, "deux concernent la reprise du site par un fabricant de pneumatiques, cinq l'installation de nouvelles activités sur le site, dans les domaines du pneumatique et du caoutchouc, des batteries et dans d'autres secteurs d'activités" et deux "l'installation d'activités en dehors du site", a indiqué la direction du groupe dans un communiqué.

"En concertation étroite avec les équipes du Gouvernement, Business France, Nord France Invest et les collectivités, Bridgestone s'est engagé à faire progresser l'étude de ces projets et la recherche de solutions pérennes dans les plus brefs délais et, si nécessaire, au-delà de la période prévue par la loi", ajoute le communiqué.

Les négociations continuent au sujet du PSE

"Les projets à l'étude progressent bien et sont prometteurs", a déclaré Daniel Giroud, directeur commercial et membre du comité exécutif de Bridgestone EMIA, en charge du dossier. "Un dialogue est mené sur ces neuf projets avec les interlocuteurs institutionnels, y compris dans le détail sur comment chacun peut les faire avancer", a précisé la direction.

Les négociations se poursuivent par ailleurs sur le PSE, jusqu'au 21 janvier, avec les syndicats, qui ont dénoncé la semaine dernière une "situation de blocage et de déception" sur la question des congés de reclassement. (Avec AFP)

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Jugeant que le manufacturier n'a pas respecté une clause sur l'emploi, la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay demande à Bridgestone le remboursement de 1,25 million d'euros d'aides publiques, versées entre 2007 et 2010, pour moderniser l'usine nordiste.

 

Nouvelles tensions dans le dossier de l'usine Bridgestone de Béthune. Dans un vote en conseil communautaire, le mardi 8 décembre 2020, confirmé à l'AFP par l'agglomération, la collectivité a justifié cette demande en évoquant le non-respect par Bridgestone de l'une des clauses sociales ayant conditionné le versement de subventions entre 2007 et 2010 pour moderniser l'usine de Béthune.

Les élus "autorisent" le président de l'agglomération Olivier Gacquerre "à prendre toutes les mesures utiles afin de permettre ce remboursement, notamment par l'émission d'un titre de recettes, ou l'exercice d'une éventuelle action en justice, au nom et pour le compte de l'agglomération", peut-on lire dans le texte de cette délibération.

50 emplois devaient être créés

En 2007, Bridgestone avait lancé un plan d'investissements de 30 millions d'euros pour augmenter les capacités de production l'usine, sollicitant des aides de l'État, de la région et des collectivités locales. La convention signée avec la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane (CABBALR) prévoyait le versement de 1,5 million d'euros "pour l'investissement et la création d'emplois relatifs au développement de la production de pneus ultra hautes performance."

En contrepartie, Bridgestone s'engageait à créer 50 emplois entre 2007 et 2010 - l'effectif de départ étant de 1 208 CDI - et à les maintenir "durant une période de cinq années suivant la date d'achèvement du programme", soit jusqu'à fin 2015. L'agglomération avait finalement versé 1,25 million d'euros.

Bridgestone a été alerté dès 2016

Mais la clause n'a pas été respectée : en 2015 "on était à moins 91" emplois par rapport à l'effectif de départ, explique à l'AFP le vice-président de l'agglomération Steve Bossart, rapporteur du dossier. Constatant le non-respect de l'engagement, l'agglomération avait alerté Bridgestone dès 2016, sans demander le remboursement. Mais aujourd'hui, la direction "ne joue pas le jeu", déplore Steve Bossart.

"On réclame le remboursement, c'est de l'argent public, on a des comptes à rendre", a expliqué le rapporteur du dossier, la collectivité souhaitant "flécher" cet argent vers du développement économique, car "avec les gens qui vont se retrouver sur le carreau, il va y avoir des besoins". Selon lui, la présence de l'usine à Béthune rapporte chaque année 4,4 millions d'euros de recettes fiscales à l'agglomération, à la ville et au département. (avec AFP)

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vendredi, 11 décembre 2020 10:22

Bridgestone équipera le futur Grenadier d'Ineos

Le manufacturier japonais a été sélectionné par le groupe britannique pour équiper son futur 4x4. Attendu pour début 2022, le Grenadier chaussera des enveloppes Dueler A/T 001, pour jantes de 17 et 18 pouces.

 

Joli coup pour Bridgestone qui vient de conclure un partenariat prometteur avec Ineos Automotive pour l'équipement première monte de son futur Grenadier. Alors qu'il sera produit dans l'ancienne usine Smart d'Hambach (Moselle), désormais entre les mains d'Ineos, le 4x4 britannique marquera l'arrivée de la multinationale de Jim Ratcliffe dans le secteur automobile.

Attendus pour début 2022, les premiers exemplaires chausseront donc des pneumatiques Dueler A/T 001, la gamme polyvalente tout-terrain de Bridgestone, en 17 et 18 pouces. Celle-ci combine les caractéristiques d’un pneu mixte adapté à la conduite sur route et hors-route pour offrir un confort maximal en toutes circonstances. Il permet aux conducteurs de poursuivre leur route quel que soit le type de terrain rencontré.

"L’équipe Bridgestone a pris à cœur notre message"

"Chez Bridgestone, nous adorons travailler avec de nouveaux entrants sur le marché automobile, car ils nous conduisent à innover et à nous améliorer constamment, déclare Steven De Bock, vice-président de la Consumer Business Unit EMIA. Ineos Automotive est une entreprise qui élabore son véhicule de A à Z en plaçant l’utilisateur final au cœur du processus de conception. C’est une opportunité enthousiasmante et nous sommes particulièrement fiers d’être impliqués dans un projet qui suscite tant d’intérêt dans le monde entier".

"L’équipe Bridgestone a pris à cœur notre message de fabrication sur mesure pour élaborer son pneu Dueler A/T 001 selon nos exigences", a pour sa part commenté Mark Tennant, directeur commercial du groupe britannique.

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Vendredi 27 novembre 2020, plus d'une centaine de salariés du site nordiste de Bridgestone se sont rassemblés pour protester contre l'arrêt de leur outil de travail, prévu pour 2021.

 

L'appel lancé par l'intersyndicale du groupe japonais a été entendu. Vendredi 27 novembre, plus d'une centaine de salariés se sont regroupés devant leur usine de Béthune (Pas-de-Calais) pour se faire entendre alors que leur site est voué à la fermeture mais aussi pour protester contre la tournure des négociations. "La direction essaie de gagner du temps, on ne va pas se laisser faire, elle fait traîner. On met en garde la direction, ça va se durcir. On est prêt à se battre pour qu'il y ait un repreneur et pour le PSE, que les salariés partent dignement", a déclaré Bruno Wable, secrétaire adjoint CGT.

"Il faut que la direction change d'attitude, a pour sa part affirmé le président du conseil régional Xavier Bertrand. Ils ne font toujours pas ce qu'il faut, les négociations ont commencé hier (...) ce n'est pas une surprise, ça ne se passe pas bien". L'avenir des 863 salariés "est sombre, il faut absolument qu'on l'éclaire avec des garanties, des congés de reclassement, des garanties, des primes supralégales. Il faut que tout le poids de l'Etat soit mis pour faire payer Bridgestone", a prôné le député LFI de la Somme, François Ruffin, également venu en soutien.

"La direction a arrêté les négociations"

Une réunion de négociation du PSE s'est tenue jeudi sur les retraites et préretraites sans déboucher sur un accord, selon les syndicats. "La direction a arrêté les négociations", a affirmé Stéphane Ducrocq, avocat de l'Intersyndicale. "Nos dirigeants, c'est de la pure provocation. On veut un accord thème par thème" et "eux veulent tout mélanger", a fait écho Denis Drouet, délégué syndical CFDT. "On sait que l'usine va fermer (...) on veut montrer la force de l'intersyndicale pour peser dans les négociations", a-t-il ajouté.

"Bridgestone, premier sponsor des JO Paris 2024, les 863 salariés n'auront pas oublié", pouvait-on lire sur une banderole tendue sur les grilles de l'usine. Les manifestants ont fait brûler des palettes et planté quelques croix en bois sur la route qui longe le site. Des affiches, traduites en japonais, montraient un enfant interrogeant "Pourquoi ma maman n'arrête pas de pleurer ?".

Au moins deux repreneurs identifiés

Les salariés "sont révoltés" mais "ils n'iront pas à la faute" pour préserver les espoirs de reprise du site, a pour sa part estimé sur BFMTV la ministre chargée de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher. "Notre objectif est de remettre de l'activité sur le site, nous avions proposé à Bridgestone de le faire avec eux, ils ont refusé, nous le ferons sans eux", a-t-elle assuré.

Une première réunion du comité de suivi réunissant Etat et collectivités sur les projets de reprise doit se tenir la semaine prochaine, a précisé Xavier Bertrand à l'AFP. "Il ne s'agit pas non plus de se jeter dans les bras du premier qui passe", a-t-il mis en garde, "le premier critère c'est la solidité du projet, sa viabilité, le nombre d'emplois et le statut des emplois". Parmi les projets sur la table, cinq émanent de producteurs de pneus étrangers, a-t-il ajouté, évoquant l'hypothèse d'"au moins deux repreneurs". (Avec AFP)

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