Pneumatique - Le site
vendredi, 13 décembre 2019 12:17

SIPH quitte la Bourse de Paris

Conformément au souhait de ses deux actionnaires principaux, le français Michelin et l'ivoirien Sifca, le leader de la production de caoutchouc en Afrique n'est désormais plus coté en bourse.

 

Numéro un de la production de caoutchouc en Afrique, la Société internationale de plantation d'hévéas (SIPH) a été retirée de la Bourse de Paris, mardi 10 décembre 2019, selon l'Autorité des marchés financiers (AMF). Les deux principaux actionnaires de la société, le français Michelin et l'ivoirien Sifca, ont désormais acquis suffisamment du capital - 93,57 % à eux deux dont 55,59 % pour Sifca et 37,98 % pour Michelin - pour imposer ce retrait.

"Le retrait obligatoire est intervenu le 10 décembre 2019" et s'est finalisé à 85 euros par action, a annoncé l'AMF. SIPH est spécialisée dans la production, l'usinage et la commercialisation de caoutchouc naturel à usage industriel, principalement dans l'activité pneumatique.

Une première tentative de retrait en 2017

La société, qui fait face depuis plusieurs trimestres à un recul général des cours du caoutchouc, exploite plus de 40 000 hectares en Côte d'Ivoire, Ghana, Nigeria et au Liberia, avec un niveau de production actuel de quelque 290 000 tonnes par an. Le caoutchouc est essentiel pour la production de pneus, ce qui explique l'intérêt de Michelin, premier client de SIPH : 60 à 70% de la production mondiale de caoutchouc est aujourd'hui absorbée par l'industrie pneumatique.

Le français avait déjà mené une OPA, de concert avec Sifca, voici deux ans. Il souhaitait déjà la conclure par un retrait de la cote, mais avait échoué à monter assez haut pour l'imposer : ensemble, les deux actionnaires étaient restés juste sous la barre de 90%. (avec AFP)

 


 

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lundi, 15 juillet 2019 10:42

Serge Perret nommé président du SNCP

Directeur des achats de Hutchinson, Serge Perret a été élu président du Syndicat national du caoutchouc et des polymères à compter du 1er janvier 2020.

 

Réuni en assemblée générale le 18 juin 2019, les représentants du SNCP (Syndicat national du caoutchouc et des polymères) ont ratifié la décision du comité de direction de confier la présidence de l'organisation à Serge Perret. Le directeur des achats de l'équipementier Hutchinson prendra ses fonctions le 1er janvier 2020 et succède à Dominique Bellos.

Titulaire d'un diplôme d'études comptables supérieures de l'université de Grenoble, Serge Perret a débuté sa carrière en 1983 au Crédit Agricole comme comptable. Deux ans plus tard, il s'oriente vers l'industrie et rejoint le groupe Schneider Electrique en tant que contrôleur de gestion. En 1989, il intègre les rangs du groupe Hutchinson qu'il ne quittera plus.

Contrôleur de gestion à son arrivée, il occupe ensuite des postes de responsable des achats puis directeur comptable sur le site de Châtellerault avant d'être promu, en 2010, au siège à Paris en tant que directeur des achats pour l'ensemble du groupe.

Pour rappel, le SNCP regroupe plus de 120 entreprises (45 000 salariés) transformatrices de caoutchouc (pneumatiques, pièces techniques, rubans adhésifs, articles grand public…) et fournisseurs (matières premières, équipements).

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Pour mieux assimiler les enjeux du secteur, l'Institut national de la formation et d'enseignement des professionnels du caoutchouc est devenu en début d'année le Centre de formation de la branche du caoutchouc.

 

Véritable institution dans la profession du haut de ses 75 ans d'existence, l'IFOCA (Institut national de la formation et d'enseignement des professionnels du caoutchouc) est un appui incontournable pour les entreprises de la filière caoutchouc. Alors que celle-ci emploie près de 45 000 salariés en France, la part des ingénieurs et des cadres dans ce total a doublé sur les 15 dernières années. Une évolution qui souligne la montée en compétences du secteur mais qui implique parallèlement de renforcer les structures de formation.

Pour faire face à ces nouveaux enjeux, l'Ifoca est devenu le 1er janvier 2019 le Centre de formation (CFA) de la branche caoutchouc. Une manière d'accompagner "la montée en puissance" de l'Institut comme le souligne son président, François Chaniot, et d'en faire "le pôle d’excellence pédagogique incontournable des industriels du caoutchouc". Apprentissage, formation digitale et formation continue constituent des axes majeurs pour répondre aux attentes des entreprises.

Un nouveau cursus à l'étude

Après le CAP/Bac Pro, la licence professionnelle et la dernière année d’école d’ingénieurs, l’IFOCA et les entreprises du secteur travaillent aujourd’hui au développement d’un Bac Pro "Caoutchouc et Élastomères". Pour rappel, cette école créée et gérée par les industriels de la filière propose des formations supérieures (Bac +3 et Bac +5) ainsi que des formations continues sur ses sites de Vitry-sur-Seine (94) et Nantes-Carquefou (44).

L’école forme les jeunes diplômés au service des manufacturiers de pneumatiques, des fabricants de pièces techniques en caoutchouc, de câbles ou de rubans adhésifs, des fabricants d’articles grand public en caoutchouc, des producteurs et distributeurs de matières premières et des utilisateurs de pièces en caoutchouc (secteur automobile, aéronautique, spatial, ferroviaire, médical…).

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Affectée par la baisse des prix unitaires du caoutchouc, SIPH, la Société internationale de plantations d'hévéas, a fait état d'un recul de 26,1 % de ses ventes au cours du premier trimestre 2018.

 

Détenue principalement par le groupe ivoirien Sifca et le manufacturier français Michelin, SIPH (Société internationale de plantations d'hévéas) enregistre un début d'exercice difficile. Celle-ci vient de communiquer des ventes en baisse de 26,1 % pour le compte du premier trimestre 2018, à hauteur de 70 millions d'euros. Un résultat négatif provoqué par le recul des prix unitaires du caoutchouc.

Alors que celles-ci constituent l'essentiel de son activité, SIPH a vu ses ventes de caoutchouc diminuer de 30,4 % (63,7 millions d'euros) lors des trois derniers mois. "Comparativement à la même période de 2017, le prix unitaire (du caoutchouc) est en baisse de 24,9 %, conséquence d'un marché beaucoup moins rémunérateur", indique la société dans un communiqué.

Des cours particulièrement bas

SIPH a écoulé 50 109 tonnes de ce produit, soit 7,2% de moins qu'à la même période en 2017. "La diminution des tonnages résulte de retards de chargements qui devraient se régulariser progressivement", selon l'entreprise.

Concernant les perspectives pour le reste de l'année, les cours du caoutchouc "restent à un niveau de bas de cycle, auquel SIPH s'adapte tout en se donnant les moyens d'être réactif lorsque la remontée s'amorcera", ajoute SIPH. En 2017, le chiffre d'affaires avait progressé de 31,4% aidé par une hausse des prix unitaires du caoutchouc, à 352 millions d'euros.

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Alors que plusieurs ministères ont saisi conjointement l'Anses au sujet d'éventuels risques liés à l'utilisation de caoutchoucs recyclés dans la fabrication de terrains de sports synthétiques, l'organisme de collecte et de recyclage déplore que cette initiative ait engendré une polémique inutile et craint qu'elle ne se répercute directement sur la filière.

 

Principal organisme de collecte et de recyclage de la filière en France, Aliapur a enregistré un exercice 2017 record avec 350 000 tonnes de pneumatiques collectés, soit une croissance de 4,5% sur un an, pour un chiffre d'affaires de 58,2 millions d'euros, en hausse 6,2%. Une bonne nouvelle vite oubliée face à la polémique portant sur d'éventuels risques liés à l'utilisation de caoutchoucs recyclés dans la fabrication de terrains de sports synthétiques.

Le choix des ministères de la Transition écologique et solidaire, des Solidarités et de la Santé, de l’Économie et des Finances, du Travail, de l’Agriculture et de l’Alimentation et des Sports de saisir conjointement l'Agence Nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour réaliser une analyse a en effet engendré une polémique qui porte directement atteinte à l'activité d'Aliapur. Environ 8,5% de la matière collectée chaque année par la société est en effet revalorisé sous la forme de granulats qui composent ces fameux terrains synthétiques.

Une rumeur difficile à combattre

"Aucune étude ne fait état du moindre risque, fulmine Hervé Domas, directeur général d'Aliapur. L'Agence européenne des produits chimiques s'est déjà penchée sur la question et a conclu qu'il n'y avait aucun risque pour la santé. L'équivalent néerlandais de l'Anses en a fait de même pour des conclusions identiques… Nous avons confiance en l'Anses pour rendre des conclusions objectives qui confirmeront cela mais il est tout de même dommage de faire peur à tout le monde avec une polémique qui n'a pas lieu d'être".

Et le dirigeant de déplorer les dérives de cette affaire. "Profitant de cette histoire, certains se sont permis d'associer dans une même phrase les mots enfant, sport et cancer… (le dirigeant fait ici référence à un documentaire sur le sujet diffusé sur France 2, ndlr) C'est dramatique de faire ça dans la mesure où ça n'a aucun sens et, d'autre part, c'est destructeur pour une filière". Hervé Domas en est certain : quelles que soient les conclusions de l'Anses, "cette rumeur va nous poursuivre pendant un long moment".

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jeudi, 16 novembre 2017 12:03

Forte croissance pour SIPH

SIPH, détenue par Sifca et Michelin, annonce un chiffre d'affaires en très vigoureuse croissance de 42,4% au cumul des neuf premiers mois de l'année.

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mardi, 05 septembre 2017 14:40

SIPH toujours dans le vert

La Société Internationale de Plantations d'Hévéas (SIPH), récemment rachetée par Michelin et le groupe ivoirien Sifca, a annoncé des résultats positifs sur le premier semestre 2017 avec un bénéfice net part du groupe de 11,1 millions d'euros.

Publié dans Industrie
vendredi, 09 juin 2017 13:50

Michelin prend le contrôle de SIPH

En rachetant la totalité de Siph avec le groupe ivoirien Sifca, le Français s'assure le contrôle de quelque 220000 tonnes de latex par an et sécurise une partie de ses approvisionnements.

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Mi-mai, General Motors s'est engagé à inciter les fabricants de pneus à utiliser davantage de caoutchouc naturel, afin de limiter la déforestation en Asie du sud-est et en Amérique latine.

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La Société Internationale de Plantations d'Hévéas a enregistré un chiffre d'affaires de 94,7 millions d'euros au 1er trimestre 2017, en hausse de 75,9% par rapport à la même période de référence 2016 !

Publié dans Marché
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