Pneumatique - Le site

Le marquage des pneumatiques évolue. A compter du dernier trimestre, les manufacturiers pourront désormais apposer le sigle EMT sur leurs montes à mobilité étendue.

 

Les labels européens ont ouvert la voie, le 3PMSF l'a confirmé, avec des normes officielles on ne peut plus dire tout et n'importe quoi à propos des pneus. Le mouvement s'accélère puisque désormais les pneus "à mobilité étendue", donc pas seulement les run flat TC4, devront dès le dernier trimestre 2018 affirmer leur spécificité en arborant le nouveau sigle EMT sur leurs flancs. 

Comme le M+S, le RFT (run flat tire) était attribué en auto-certification par les manufacturiers eux-mêmes. Aujourd'hui, il est remplacé par l'EMT, Extended Mobility Tire (pneu à mobilité étendue), attribué après test par des autorités officielles garantissant sa capacité à rouler sans pression, et en toute sécurité, 80 km à 80 km/h.

Un élément stratégique

On se réjouira du surcroit de rigueur et de transparence obtenus via cette certification. Dommage toutefois que le pictogramme gravé sur les flancs ne soit pas plus explicite. De petite taille, il représente en profil un pneu à plat, avec la bande de roulement écrasée de chaque côté de l'empreinte, tandis qu'une flèche indique qu'il roule encore.

Parce que d'ici 2020 tous ses pneus tourisme seront des DriveGuard pouvant rouler à plat sur jante ordinaire, Bridgestone était impatient de voir arriver l'EMT. Sa décision de le montrer au plus tôt, en avant-première au Mondial 2018, le confirme comme élément important de sa stratégie future.

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lundi, 01 octobre 2018 08:21

Bridgestone dévoile son nouveau pneu PL

Le manufacturier nippon présente sa nouvelle gamme Ecopia H002 pour poids lourds. Une innovation offrant les meilleures performances de sa catégorie en matière d’économies de carburant et de traction sur chaussée humide.

 

Quelques jours après avoir dévoilé son enseigne Eurofleet Tyres & Services (entité dédiée aux grands comptes à laquelle prennent part ses réseaux Ayme Côté Route, First Stop et Speedy), Bridgestone poursuit son offensive sur les flottes. Le manufacturier japonais vient ainsi de dévoiler l'Ecopia H002, un pneumatique éco-énergétique pour poids lourds.

Un usage en toutes saisons

Intégrant un concept de structure innovant et un composé inédit, les nouveaux pneus Ecopia H002 permettent de réduire le coût total de possession des flottes qui effectuent des transports longue distance. En effet, ils offrent les meilleures économies de carburant de leur catégorie pour un kilométrage identique. Ils sont aussi extrêmement performants par temps de pluie, et peuvent s’utiliser en toutes saisons puisqu’ils sont conformes aux législations hivernales en Europe.

Le carburant, qui représente 30 % de l’ensemble des dépenses, constitue de loin le principal coût d’exploitation des flottes longue distance. De surcroît, le secteur est aujourd'hui contraint de se plier à une règlementation européenne de plus en plus stricte en matière d’émissions de CO2. A cela s’ajoute la question récurrente de la sécurité routière, notamment lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises.

Une économie de carburant de 3,7 %

La dernière génération de pneus Ecopia est conçue pour répondre à ces deux enjeux. Ils offrent ainsi les meilleures économies de carburant de leur catégorie, décrochant une note de A-A-A selon l’étiquetage européen pour un usage sur essieu directeur, essieu moteur et remorque. "Nos propres tests ont permis de relever une économie de carburant de 3,7 % par rapport à la précédente génération. Le tout, pour des prix inchangés", indique Rodolphe Hamlelin, directeur de la business unit produits industriels de Bridgestone France et Benelux.

Les nouveaux pneus Ecopia H002 sont disponibles depuis ce mois-ci avec le modèle 315/70R22.5 pour essieu directeur/moteur et le modèle 385/55R22.5 pour remorque. Quatre produits supplémentaires seront disponibles d’ici la fin de l’année. La gamme sera au complet en 2019, avec la série 60" notamment, afin de couvrir toutes les principales tailles utilisées dans le cadre du transport longue distance.

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Le manufacturier japonais lance Eurofleet Tyres & Services. Une enseigne qui associe le savoir-faire et l'expertise grands comptes de ses réseaux Ayme Côté Route, First Stop et Speedy, avec des outils et une offre spécifique.

 

Deux ans après avoir repris les enseignes Speedy (mai 2016) et Côté Route (Groupe Ayme, janvier 2017), le groupe Bridgestone, déjà propriétaire du réseau First Stop, donne un sens à cet ensemble. Complémentaire tant sur le plan géographique, technique que commercial, ce trio prend corps au travers de la structure Eurofleet Tyres & Services. L'alliance de Côté Route, First Stop et Speedy offre à cette entité une structure tentaculaire comprenant 900 points de service dans l'Hexagone, lui permettant d'être implantée à moins de quinze minutes de 80 % de ses clients français.

Autre atout avec une offre globale capable de prendre en charge des VL, des PL, des engins agricoles, travaux publics, etc. Sur le plan tarifaire, les trois enseignes conservent leur indépendance au niveau de leurs propres clients, mais ont dû harmoniser leurs prix au sein d'Eurofleet. Chaque client de la société paiera donc le même prix pour une prestation donnée, qu'il soit à Paris ou à Limoges. La facturation est quant à elle centralisée, un outil de suivi de parc a été créé (offrant notament de l'entretien préventif) et une solution de reporting est également proposée.

Une centaine de clients d'ici 2020

Au niveau technique, l'entreprise couvre à la fois la gestion des pneumatiques, dont le gardiennage pourra se faire et se suivre en ligne, l’entretien complet (vidange, freinage, amortisseurs…), la climatisation et le vitrage. Chaque client disposera d’un interlocuteur privilégié afin de gérer plus rapidement et plus efficacement ses demandes. Le site Internet eurofleet.fr, également disponible sur mobile et tablette, permettra en outre de répondre à tous les besoins des clients 7j/7 et 24h/24.

"L'adhésion de nos clients à Eurofleet ne se fera pas automatiquement, mais dépendra des besoins de chacun", précise Daniel Giroud, vice-président de Bridgestone EMEA. A cette date, une vingtaine de contrats ont été signés, mais le potentiel d'Eurofleet paraît immense. "On pense que d'ici 2019 ou 2020, on pourrait rassembler une centaine d'entreprises et gérer entre 700 et 800 000 véhicules", conclut Daniel Giroud.

 

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vendredi, 13 juillet 2018 14:01

Bridgestone équipe le nouveau BMW X3

Le manufacturier japonais Bridgestone a été choisi par BMW comme fournisseur d'équipement d'origine du nouvel X3. Onze dimensions issues des gammes Alenza 001 et Blizzak LM001 équiperont donc le dernier SUV munichois.

 

"La conception et l’application des pneus sont essentielles pour garantir qu’un véhicule atteigne ses performances maximales, explique Shannon Quinn, présidente en charge de l’équipement d’origine. Bridgestone jouit d’une relation de longue date avec BMW et nos ingénieurs ont travaillé en étroite collaboration avec le constructeur afin de concevoir une technologie innovante et axée sur les performances imaginée exclusivement pour la BMW X3."

Le pneu été Bridgestone Alenza 001 est conçu pour la BMW X3 selon des diamètres de jantes de 18 à 21 pouces. Certains modèles seront équipés du pneu Alenza 001 doté de la technologie Run-Flat. Les pneus Bridgestone Alenza 001 sont spécialement conçus pour offrir une tenue de route on ne peut plus précise alliée à une conduite confortable et haut de gamme, et ce même sur routes sèches et humides.

Les pneus premium Bridgestone Blizzak LM001 équiperont les modèles BMW X3 vendus sur certains marchés européens où les pneus hiver sont nécessaires pendant certains mois de l’année. Le modèle Blizzak LM001 sera disponible en version standard ou doté de la technologie Run-Flat afin de garantir traction et performance sur la neige ou le verglas.


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Tom Adams est le nouveau directeur général de Bridgestone en France et au Benelux où il remplace Benoît Raulin qui assurait cette mission depuis 2012.

 

Ça bouge dans les rangs de Bridgestone Europe. Promu au poste de vice-président en charge des activités de fusions, acquisitions et partenariats pour la zone EMEA; à compter du 1er juillet 2018, Benoît Raulin cède la direction générale de Bridgestone France et Benelux à Tom Adams. Agé de 44 ans et d'origine belge, ce dernier est titulaire d'une maîtrise en économie appliquée, en management international et en marketing.

Fort de plus de 20 ans d’expérience au sein du groupe Bridgestone, Tom Adams a occupé différents postes en Belgique, en France et en Pologne. Entre 2012 et 2016, Tom Adams a occupé le poste de directeur de la division consumer, d’abord pour la région Europe de l’Est (jusqu’en 2013) puis pour la France et le Benelux (jusqu’en 2016). Ces deux dernières années, il était en charge de la direction des ventes consumer Europe pour les marchés de remplacement.

Derrière le rachat de Speedy

Durant cette expérience, Tom Adams a joué un rôle actif dans l’acquisition du réseau Speedy, permettant d’asseoir la dynamique d’acquisitions entreprise par Bridgestone pour renforcer son maillage territorial.

"Je suis très heureux d'être de retour chez Bridgestone France & Benelux et en particulier auprès des équipes que j’avais quitté il y a 2 ans. Une ambition forte nous attend et je suis très fier d’être entouré des collaborateurs de la région Ouest - dont je connais l’implication et l’ambition - pour le relever ensemble et développer pour Bridgestone de nouvelles opportunités de croissance", se félicite le nouveau directeur général.

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Le manufacturier nippon Bridgestone innove avec le lancement du Weather Control A005, le tout premier pneumatique quatre saisons de son histoire. Un produit stratégique dans l'optique de renforcer sa position auprès des flottes.


L'effervescence suscitée par le lancement du Turanza T005, nouveau fleuron du groupe, à peine retombée que Bridgestone crée à nouveau l'évènement avec la présentation du Weather Control A005. Un pneumatique unique en son genre dans le catalogue de la firme nippone puisqu'il s'agit de son tout premier quatre saisons. Un choix de raison pour Benoit Raulin, directeur général Europe de l'Ouest (France et Benelux), qui rappelle que "au cœur de notre stratégie, les flottes ont toujours eu une place prépondérante. Nous avons un véritable savoir-faire en la matière avec 22 000 cartes grises en gestion directe, 250 points de service qualifiés et des outils dédiés".

Une solution de circonstance

Une palette déjà richement pourvue qu'il convenait toutefois de renforcer avec l'apport d'une gamme toutes saisons. Devancé par la concurrence, dont celle de Michelin et de son CrossClimate +, Bridgestone entend se positionner sur un marché en forte croissance (les véhicules de société ont représenté 55 % des ventes de VN en France, l'an passé) avec une réponse adaptée aux attentes des gestionnaires de parc. Motivé à l'idée de diminuer les coûts tant sur le plan du changement que du gardiennage mais aussi de limiter l'immobilisation de leurs véhicules, ces derniers ont trouvé dans les pneus toutes saisons un allié redoutable.

Un sentiment que le manufacturier entend paradoxalement battre en brèche. Comme le précise Maxime Hess, responsable Grands Comptes chez Bridgestone, "le pneu toutes saisons n'a pas vocation à bouleverser le marché. Dans l'idéal, en été, on roule en pneus été, et en hiver, on roule en pneus hiver. Le Weather Control A005 est une solution de plus pour nos utilisateurs, notamment ceux de l'ouest de la France qui sont confrontés à des conditions climatiques changeantes – de la pluie, quelques épisodes neigeux dans l'année – mais pas difficiles". D'ailleurs, le groupe n'entend pas modifier son mix produit et souhaite continuer à croitre en gommes hiver notamment.

DriveGuard l'accompagnera d'ici novembre

Disponible dans un premier temps en 64 dimensions allant de 16 à 20 pouces, le Weather Control A005 offre à Bridgestone la meilleure couverture du marché sur le segment si stratégique des 17 pouces et plus, qui a doublé en cinq ans et qui représentait 30 % des ventes en 2017. Autre atout de poids pour le Weather Control A005 : ses performances. Comme il l'a fait pour le Turanza, Bridgestone a fait évaluer son innovation par le TÜV.

Celui-ci a conclu que ce pneumatique était meilleur que son principal concurrent au niveau des distances de freinage sur chaussée humide ainsi que sur neige (gains de trois et deux mètres). Noté A dans le premier cas, certifié 3 TPMS dans le second, le Weather Control A005 a tout pour séduire sa cible. En novembre prochain, quatre dimensions de son catalogue seront pourvues de la technologie maison DriveGuard qui permet de rouler à plat à 80 km/h pendant 80 km. De quoi relancer un peu plus la concurrence.

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mercredi, 23 mai 2018 11:48

Du mouvement chez Bridgestone Europe

Jusqu'ici vice-président pour l'Europe du Sud et de l'Ouest, Mark Tejedor est promu au poste de VP en charge de l'équipement d'origine pour la région EMEA de Bridgestone.

 

Ça bouge dans les rangs de Bridgestone Europe où Mark Tejedor prend du galon. Vice-président pour l'Europe du Sud-Ouest (Espagne et Portugal) depuis 2014, ce dernier devient vice-président en charge de l'équipement d'origine pour la région EMEA, à compter du 1er juillet 2018. Dans ses nouvelles fonctions, il est rattaché à Paolo Ferrari, président de cette même région chez Bridgestone.

Diplômé de l'IE Business School de Madrid (Espagne), Mark Tejedor a évolué de 2004 à 2007 chez Tenneco, aux postes de responsable produit de la région EMEA puis responsable région de Tenneco Automobile Ibérique, avant de rejoindre Goodyear Dunlop. Directeur communication de la région ibérique à son arrivée, il est promu en 2012 directeur de la BU produits de consommation au sein de Goodyear Dunlop Tires en Italie, poste qu'il occupe jusqu'à son retour chez Bridgestone en 2014.

La vice-présidence pour l'Europe du Sud-Ouest du manufacturier nippon revient désormais à José Enrique Gonzalez. Ce diplômé de l'Université de Salamanque évolue chez Bridgestone depuis 1997. Après avoir débuté au département des ventes, il prend ensuite la tête de la franchise First Stop en Espagne (2000) avant d'être nommé responsable de la BU consumer, en charge des ventes et du marketing (2003).

En 2009, il est promu directeur général de Bridgestone Retail pour l'Europe du Sud-Ouest de First Stop. Trois ans plus tard, il rejoint la direction Europe en qualité de directeur général des ventes et du marketing puis, en 2014, en qualité de directeur des acquisitions et des alliances stratégiques de la région EMEA de Bridgestone.

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Pour améliorer la productivité de ses centres Bandag, Bridgestone a mis au point une machine réalisant de façon autonome le débridage des pneumatiques PL. Une innovation déjà déployée dans son usine de Chaponost.

 

Entr'aperçu pendant Solutrans, Leonardo est désormais impliqué à 100 % dans la production de l'usine Bandag de Chaponost. Cette machine réalise en mode automatique le débridage des pneus râpés, à grande vitesse et avec une précision impossible à atteindre par l'homme. Selon l'état de la bande de roulement, elle réalise entre 95 % et 100 % de l'opération (finition par l'homme des bords des cratères ou des flancs). Réservée aux ateliers possédants jusqu'ici 2 employés au débridage, donc traitant au moins 15 000 pneus par an, celle-ci permet de gagner en productivité puisqu'un seul opérateur est mobilisé pour surveiller et aider Leonardo.

Ce concept est né d'une grande enquête menée par Bridgestone auprès des licenciés Bandag après qu'il eut racheté la firme. En occupant plus de 15 % du temps nécessaire au rechapage (hors cuisson), le débridage apparaissait clairement comme le goulot d'étranglement du process, de tous les process, sachant que cette intervention est la dernière opération (avec le regommage qui va avec) commune aux filières froid et chaud. Les ingénieurs du Centre Technique BS de Rome sont passés à l'action pour accélérer le process et résoudre au passage l'épineux problème du personnel, les candidats à ce poste sale et fatiguant n'étant pas légion. Leonardo est une réponse globale.

Intelligente, autonome et habile

Machine universelle, Leonardo reprend le principe des centres d'usinage métal de l'industrie mécanique. Cette cage vitrée de 3,50 m x 2,50 m, haute de 2,35 m, pesant 3,2 tonnes, fermée et ventilée pendant les interventions, recèle un système de mesure sans contact du pneu, largeur puis hauteur, de 17'' à 24,5'', avant que le sommet soit scanné et numérisé. Un logiciel – redoutable ! - de traitement d'image commande alors un robot Kuka 5 axes dont la tête peut utiliser 3 outils, une barre de transport du pneu râpé, une brosse-meuleuse brevetée pour une première passe, qui enlève la gomme et fait apparaître (si besoin est) les câbles métalliques.

Une caméra installée sur la tête analyse et traite les images couleur en direct. Si des traces de rouille sont détectées, une meule classique réalise alors une seconde passe plus profonde. Leonardo recèle bien des secrets, notamment la maitrise des contours des blessures et surtout la précision des épaisseurs enlevées. Résultats ? Un pneu routier avec 4 ou 5 débridages ne prend que quelques secondes, un « chantier » couvert de 180 blessures seulement 10 minutes au lieu de 45 pour l'homme, sans jamais de dérive ou d'erreur. Depuis l'été 2017 le chargement est lui aussi automatisé, ce très rentable engin vendu en exclusivité moins de 250 000 € aux licenciés Bandag sera diffusé dans le monde entier.

Jean-Pierre Gosselin

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Bénéfice net en hausse et ventes quasi stables au cours du premier trimestre permettent à Bridgestone de réitérer ses objectifs annuels d'amélioration de ses profits.

 

L'absence de charges exceptionnelles, qui avaient pesé sur les comptes du groupe un an plus tôt, a permis à Bridgestone de dégager un résultat net en hausse de 7 %, à hauteur de 477 millions d'euros, entre janvier et mars 2018. Son bénéfice d'exploitation a en revanche décliné de 3,1 % sur la même période, à 760 millions d'euros, sous le coup de "dépenses accrues en fusion-acquisitions et recherche et développement qui sont des investissements de moyen à long terme", a expliqué le groupe dans un communiqué. Il a aussi pâti de la hausse des coûts des matières premières.

Le chiffre d'affaires a augmenté de 0,9%, à 6,4 milliards d'euros, malgré des effets de change négatifs (renforcement du yen face au dollar). Le concurrent du français Michelin a déploré de moindres ventes de pneus pour véhicules légers (voitures et petits camions) et une stagnation pour les gros véhicules (poids lourds et bus), mais il a fait état d'une progression des ventes de pneus spécifiques de très grandes dimensions pour les engins de chantier et miniers.

Au total, cette division pilier des pneumatiques a vu son chiffre d'affaires légèrement progresser. Même tendance du côté des autres activités (accessoires de golf, bicyclettes, absorbeurs de chocs sismiques...). Après avoir manqué ses objectifs l'an dernier, Bridgestone a confirmé ses prudentes prévisions : il escompte une hausse de ses ventes de 4,3 % à 28,9 milliards d'euros, une progression de 10,5 % de son bénéfice opérationnel à 3,5 milliards d'euros, ainsi qu'une amélioration de 6,8 % de son bénéfice net à 2,3 milliards d'euros.

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Les deux manufacturiers ont choisi de faire distribution commune sur le marché américain avec la création d'une co-entreprise dénommée TireHub.

 

"Il est essentiel pour les vendeurs de pneus aux Etats-Unis, grossistes et détaillants, d'être capables d'apporter les bons produits au bon moment pour répondre aux besoins et attentes des clients." C'est ainsi que TJ Higgins, responsable des pneus VL de Bridgestone aux Etats-Unis et au Canada, a justifié le rapprochement de son groupe avec son concurrent Goodyear. Et celui-ci de mettre en lumière un environnement commercial "mouvant et de plus en plus complexe".

Aux Etats-Unis comme ailleurs, le pneu est un élément essentiel pour attirer des clients dans les ateliers. Afin que ces derniers soient satisfaits, que les bons pneus soient toujours disponibles, Goodyear et Bridgestone viennent donc d'unir leurs réseaux de distribution dans une société commune, dont chacun détient 50 %, baptisée "TireHub".

 80 centres pour débuter

Aux grossistes et détaillants "qui ont par nature un espace de stockage limité", TireHub proposera un accès à la demande à toute la gamme de produits pour voitures et camions légers des deux fabricants de pneumatiques, est-il indiqué dans un communiqué. Cette JV devrait avoir une valeur d'environ 600 millions de dollars, selon un document déposé auprès du régulateur américain des marchés boursiers, la SEC.

Basée à Atlanta, dans l'est des Etats-Unis, la nouvelle co-entreprise disposera à ses débuts de 80 centres de distribution et entrepôts répartis dans le pays. Elle sera dirigée par Peter Gibbons, un spécialiste des chaînes d'approvisionnement ayant travaillé pour Mattel et Starbucks.

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