Pneumatique - Le site

Le manufacturier nippon et l'intersyndicale du groupe ont adopté un ensemble de mesures d'accompagnement des salariés nordistes alors que leur usine est vouée à fermer dans le courant du premier semestre 2021.

 

Après de longues semaines de tensions, le dossier de la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune a connu une réelle avancée. La direction tricolore du fabricant de pneus s'est ainsi félicitée, vendredi 18 décembre 2020, de s'être entendue avec la majorité des organisations syndicales quant à l'adoption d'un ensemble de mesures sociales d'accompagnement des salariés. L'intersyndicale a fait part de sa satisfaction d'avoir obtenu un congé de reclassement "à la hauteur du préjudice".

"Bridgestone France et la majorité des organisations syndicales représentatives ont entériné ce jour (...) un premier ensemble de mesures sociales d'accompagnement relatives au projet de cessation d'activité du site de Béthune", a annoncé la direction dans un communiqué.

Le projet de 131 salariés déjà validé

Ces mesures comprennent un dispositif de pré-retraite avec prise en charge d'une durée de sept ans et allocation de 75 % du salaire brut ainsi qu'un congé de reclassement de 21 à 24 mois, selon la situation des salariés. Un dispositif de départs anticipés a par ailleurs "permis de valider à ce stade le projet de plus de 131 salariés", sur les 863 du site, "dont 33 ont trouvé un poste en CDI", souligne la direction.

Joint par l'AFP, l'avocat du CSE Me Stéphane Ducrocq s'est dit "très satisfait" des mesures d'accompagnement adoptées. "Les organisations syndicales ont obtenu quasiment ce qu'elles voulaient, un congé de reclassement porté à 24 mois, à la hauteur du préjudice subi par les salariés", a-t-il estimé. Il a salué le "combat âpre, difficile" de l'intersyndicale pour "convaincre la direction que faire un plan dans les normes ne suffirait pas".

Un congé de reclassement de 36 mois initialement réclamé

Le 10 décembre, les responsables syndicaux de l'usine avaient dénoncé la position "honteuse" de la direction dans les négociations liées à la fermeture du site. L'intersyndicale avait revendiqué initialement un congé de reclassement de 36 mois, contre 12 à 15 mois proposés par la direction, selon Me Ducrocq.

Le géant japonais du pneumatique avait annoncé mi-septembre la fermeture courant 2021 du site de Béthune, invoquant un problème de surcapacité de production en Europe, avant de fermer la porte à un scénario alternatif proposé par le gouvernement pour sauver l'usine et y préserver environ 500 emplois. (Avec AFP)

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Dans le cadre d'un vaste plan de restructuration, prévoyant de réaliser un milliard d'euros d'économies annuelles, l'équipementier envisage de fermer son site de production d'Aix-la-Chapelle d'ici fin 2021. Une usine où sont employées 1 800 personnes.

 

Quelques jours après avoir annoncé le durcissement de son plan de restructuration, Continental a annoncé vouloir fermer, d'ici fin 2021, son site d'Aix-la Chapelle. 1 800 personnes travaillent actuellement dans cette usine située en Rhénanie-du-Nord-Westphalie qui fabrique des pneus tourisme.

"Nous avons trop de capacités dans la production de pneus" alors que le "marché baisse", a détaillé un porte-parole du deuxième équipementier mondial à l'AFP. "C'est une évolution que nous voyons depuis des années" mais que "le virus a encore renforcée", a-t-il ajouté.

"Une gestion du siècle dernier"

Le syndicat IG BCE fustige dans un communiqué "une gestion du siècle dernier", des "erreurs de management" et le "sacrifice" d'un site "profitable", qui n'est "justifié ni par la transformation de l'industrie automobile ni par la crise" du Covid-19. Francesco Grioli, représentant du personnel qui siège également au conseil d'administration de Continental, promet "de la résistance à tous les niveaux".

Au total, près de 30 000 emplois sur 232 000 dans le monde seront "modifiés, délocalisés ou abandonnés" d'ici 2029, dans le cadre du plan de restructuration, dont 13 000 en Allemagne, pour réaliser un milliard d'euros d'économies annuelles dès 2023. (Avec AFP)

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Le groupe tricolore a annoncé qu'il entendait stopper l'activité de son site vendéen, spécialisé dans la fabrication de pneus poids lourds, d'ici un an. Des mesures d'accompagnement des salariés vont être déployées.

 

Deux semaines après avoir acté la fermeture de son site allemand de Bamberg, Michelin vient de confirmer qu'il comptait faire de même concernant cette fois-ci son site de La Roche-sur-Yon, en Vendée. Le président du groupe, Florent Menegaux, avait fait part il y a quelques jours de ses doutes, quant à l'avenir de cette usine spécialisée dans la fabrication de pneus poids lourds, évoquant "une situation très préoccupante et ce, malgré les efforts notables des salariés". Aujourd'hui, le doute n'est plus permis, la fermeture sera effective d'ici fin 2020.

Quid des 619 salariés ?

"L’engagement remarquable des salariés, la qualité du dialogue social et les efforts du Groupe n’ont pas suffi à mener à bien le projet "Skipper", destiné à renforcer l’activité du site de La Roche-sur-Yon, étaye Michelin dans un communiqué. Ce projet soutenu par 70 millions d’euros d’investissements n’a pu produire les effets attendus". Et celui-ci de justifier cet échec par un marché du pneus PL tendu, aussi bien en Europe qu'à l'export, conséquence d'une décroissance des ventes, ainsi que par la concurrence exacerbée des marques d'entrée de gamme.

Se pose désormais la question de l'avenir des 619 salariés du site. "Michelin va proposer aux partenaires sociaux d’engager au plus tôt la négociation d’un accord portant sur un plan d’accompagnement des salariés privilégiant la mobilité volontaire afin d’éviter les départs contraints", est-il encore expliqué dans le communiqué. Chaque employé concerné aura la possibilité de rester dans l'entreprise en étant replacé dans l'un des autres sites du groupe en France. Un dispositif de mobilité interne qui sera soutenu par des mesures d'aides particulières, dont les modalités n'ont pas été précisées.

Le site de Cholet lui-aussi impacté

Mais la fermeture de La Roche-sur-Yon aura aussi un impact sur le site voisin de Cholet (Maine-et-Loire). Sur les 1 338 salariés, 74 personnes fournissant des mélanges de gomme à l'usine vendéenne sont directement concernées. Sur ce sujet, le manufacturier se veut rassurant : "Au-delà des mesures de pré-retraite, chaque salarié concerné à Cholet se verra proposer un nouveau poste sur le site. Il n’y aura pas d’impact pour les salariés des autres usines françaises."

Quant à l'avenir du site en lui-même, un projet public-privé d'envergure est annoncé. "Au-delà de ses obligations légales en termes de revitalisation, Michelin s’engage à lancer dans les prochaines semaines une initiative novatrice de transformation du site permettant le développement d’activités durables au service de la politique économique de la ville, du département et de la région", ajoute le groupe. Pour financer cette opération, Michelin enregistrera une provision d'environ 120 millions d'euros dans son bilan financier annuel.

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Après les sites d'Amiens-nord en France et de Fort Dunlop près de Birmingham l'année dernière, le manufacturier a annoncé la fermeture de son usine de Wolverhampton, également au Royaume-Uni.

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Le site de Durban, qui fabrique des pneus PL et GC, n'est pas compétitif, pour le manufacturier qui ne se retire pas pour autant du marché sud-africain, où il distribue les marques Apollo, Vredestein et Regal.

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