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vendredi, 17 juillet 2020 08:16

Norauto renforce son offre pour les flottes

L'enseigne de centres autos muscle son jeu sur le BtoB en nouant deux nouveaux partenariats. Un premier, scellé avec Hiflow, qui s'articule autour de prestations de convoyage, et un second, signé avec Pump, proposé aux gestionnaires pour le contrôle des pneumatiques.

 

L'écosystème de services proposés par Norauto à ses clients professionnels s'enrichit de deux nouvelles références. Le 7 juillet 2020, l'enseigne du groupe Mobivia a rendu officiel ses accords de partenariat avec les entreprises Puump et Hiflow.

Concrètement, l'intervention de Hiflow permettra à Norauto d'intégrer une prestation de transport de véhicule. Les voituriers qualifiés de la société cofondée par Claire Cano-Houllier et Idris Hassim auront pour mission de prendre en charge le véhicule sur le lieu de travail ou au domicile du conducteur pour l'amener jusqu’au centre Norauto le plus proche avant de le restituer à l’endroit souhaité. Les gestionnaires de flotte ayant la garantie des tarifs pratiqués et une copie digitalisée des documents pour leur traitement administratif.

Se positionner en guichet unique

Du côté de Puump, il s'agit de se rendre directement sur le parc de l'entreprise. Les opérateurs spécialisés seront mandatés pour contrôler le gonflage des pneus des véhicules de la flotte et réaliseront également des revues de parc sur 15 points élémentaires (optiques, vitres, carrosserie…). Des interventions qui pourront avoir lieu en journée comme de nuit en fonction des indications des clients du contrat Norauto.

A ce jour, Norauto revendique un catalogue riche de plus de 150 prestations diverses destinée aux professionnels. Une exhaustivité qui traduit la volonté de l'acteur de l'entretien automobile de se positionner en guichet unique pour accroître la fidélité des clients. "Avec plus de 10 000 clients, nous devenons l’interlocuteur unique de leur mobilité en assurant un accompagnement simple, fluide, des process uniformes à des prix attractifs et un service 5 étoiles", se félicite Jérôme Bonnaire, le directeur commercial BtoB de Norauto.

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Un an après avoir réorienté sa stratégie autour du BtoB, la start-up spécialisée dans les prestations de gonflage de pneus sur site confirme son succès. Une dizaine de clients flottes ont été séduits par ses services.

 

L'idée de départ paraissait belle sur le papier mais elle n'aura finalement tenu que quelques mois. Cinq, très précisément, le temps que Puump s'aperçoive que la conquête du marché BtoC était bien plus difficile que prévu. La faute à un coût d'acquisition trop élevé par rapport au montant facturé. Puump dépensait 30 à 40 euros de budget marketing par lead pour 12 euros de prestation. "Intenable", ont jugé les cofondateurs. Depuis, la start-up fondée il y a deux ans a opté pour un modèle économique en BtoB qui semble être plus efficace.

35€ par mois et par véhicule

"Notre partenaire, Wyz Group, nous a mis en contact avec Veolia dont les flottes avaient des problématiques de gonflage de pneus et de petits entretiens, revient sur le démarrage Simon Leloutre, le cofondateur de Puump, les études préliminaires ont démontré qu'il y avait un intérêt économique". Voici ses données dans le cas présent : le sous-gonflage de véhicules qui parcourent 30 000 km par an entraîne un surcoût de consommation de carburant de 160 euros et une usure prématurée évaluée à 50 euros, par unité, soit près de 100 000 euros de perte potentielle.

A moins de 9 euros par intervention et au rythme de quatre fois par an, chaque véhicule coûte environ 35 euros. Une première collaboration qui en a entraîné une dizaine d'autres derrière, notamment une incursion chez Boehringer Ingelheim. "Nous réalisons des opérations ponctuelles de sensibilisation et pratiquement toutes les sociétés signent un contrat dans la durée", se félicite le cofondateur. En fonction de la politique, les accords portent sur 2 à 4 passages par an. "Nos points de contact sont aussi bien les gestionnaires de flotte que les DRH, les responsables QSE et RSE ou encore la direction de la communication interne", observe Simon Leloutre. Les véhicules peuvent donc être ceux du parc de l'entreprise comme ceux des collaborateurs à titre personnel.

Les constructeurs n'ont pas adhéré

En 2019, Puump a contrôlé et ajusté la pression de 7 000 véhicules dans ce cadre. Si l'épidémie de Covid-19 met un léger coup d'arrêt aux activités, la start-up table sur un volume de 30 000 à 50 000 opérations, dès 2020. Un opérateur pouvant couvrir jusqu'à 50 véhicules en une journée de travail, Simon Leloutre conditionne à ce minimum les déplacements sur le parc de ses clients. "Notre record est de 650 véhicules en une journée, mais nous pouvons dimensionner une équipe pour monter jusqu'à 1 000 véhicules", prévient-il. Basculer du BtoC au BtoB n'a rien changé au fonctionnement. Puump fait toujours appel à des prestataires extérieurs, autoentrepreneurs, notamment affiliés à la plateforme Stuart.

On se souvient que Puump est sorti de l'ombre un soir de février 2018, quand Volvo a organisé son premier hackathon, à Paris. Après quelques tentatives, la piste des constructeurs ne s'est pas plus réchauffée. PSA y a songé pour Free2Move Service, mais cela réclamait de lourds investissements pour assurer une couverture à très grande échelle sur un segment du BtoC économiquement fragile. Le constat aurait été le même chez Toyota-Lexus qui vient d'accoucher de son application de mobilité. Alors Puump pourrait s'en remettre à une autre forme de coopération, sur laquelle communiquera dans quelques semaines la start-up.

Une collaboration avec Dequalog Solutions

Les cofondateurs planchent sur une autre priorité, le développement de leur interface de rapports d'intervention. Outre l'état de gonflage des pneumatiques, celle-ci permettra de remonter des informations d'inspection. L'état de la carrosserie et des éléments extérieurs de sécurité, soit environ 15 points précis, pourront être renseignés dans le tableau de bord du gestionnaire. "Nous avons un accord avec Dequalog Solutions et nous pouvons utiliser leur laser de mesure. Ainsi, ils appliqueront leur modèle prédictif d'usure des pneus pour mieux aider nos clients", officialise Simon Leloutre. Les deux sociétés commencent d'ailleurs à formuler des propositions commerciales conjointes.

Et que pense le cofondateur de Puump de la concurrence affirmée d'Euromaster qui a lancé une offre similaire ? "C'est un bon signal car cela prouve que nous sommes en phase avec les besoins et nous sommes prêts pour rivaliser, commente Simon Leloutre. Vis-à-vis des clients, nous allons faire valoir notre indépendance, nous ne sommes pas là pour vendre des pneus, mais pour contribuer à faire des économies". Il ne cache pas cependant que Dequalog Solutions a développé une compétence dans la comparaison des produits disponibles à la vente. Et surtout, ses futurs partenaires stratégiques pourraient justement y voir cet intérêt.


 

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Pour lutter contre la désertification des stations et contre les problèmes chroniques de sous-gonflage, la start-up tricolore propose depuis trois semaines ce service innovant aux automobilistes parisiens.

 

Ils avaient promis de revenir et ils l'ont fait. Les co-fondateurs de la start-up Puump!, lauréats du hackathon de Volvo Cars, en février dernier, Simon Leloutre et Loris Barnasson, ont officialisé le lancement de leur service de gonflage de pneus à la demande. Depuis le 6 novembre 2018, ils proposent au public parisien de commander la prestation depuis le site internet dédié ou par SMS. Un terrain idéal puisqu'il apparait que seulement 25 % des stations-service présentes dans la Capitale propose un dispositif de gonflage.

Dans les faits, l'utilisateur renseigne la géolocalisation de son véhicule pour indiquer le lieu d'intervention aux opérateurs du service. Pour l'heure, les co-fondateurs délivrent la prestation, aidés par des collaborateurs de Stuart. Un accord officieux avec le service de livraison qui permet d'absorber les pics d'activité. Ces derniers touchent alors un salaire au titre de mise en astreinte assorti d'une commission à chaque mission. "Nous allons entériner ce partenariat dans les semaines à venir, une fois que nous aurons plus de connaissances sur le volume", explique Simon Leloutre, au Journal de l'Automobile.

Déploiement d'un forfait annuel pour 2019

Il faut compter 12 euros par intervention (8 euros durant cette phase de lancement). Avec la mise à disposition de l'application, en janvier 2019, apparaitra la formule forfaitaire, à 39 euros par an. Elle inclut la mise en place d’alertes régulières pour ne plus avoir à y penser et conserver un gonflage optimal, conforme aux recommandations des constructeurs automobiles. Faute de visibilité, les objectifs ne sont pas arrêtés chez Puump!.

En trois semaines, Puump! totalise une dizaine de commandes, grâce à sa campagne de communication sur Google et Facebook. La clientèle urbaine est majoritairement composée d'hommes, à la grande surprise des co-fondateurs. "Déjà, notre communication en ligne a révélé que ce sont les hommes qui cliquent le plus sur les publicités, rapporte Simon Leloutre, dont les prévisions faisaient la part belle aux femmes nécessitant de l'assistance. Nos clients nous sollicitent davantage pour lever la complexité de trouver une station que par sensibilisation aux problématiques sécuritaires". Mais il est encore trop tôt pour tirer des conclusions statistiques. A noter que 80 % des commandes sont passées le matin. "De 7h à 18h, nous nous engageons à intervenir en moins d'une heure. Après 18h, nous promettons de délivrer le service avant le lendemain matin, cela nous permettra de mieux gérer les flux", explique par ailleurs le co-fondateur.

Un constructeur français lorgne sur la société

Outre le BtoC, la start-up va développer une stratégie BtoB. D'abord avec les centres-auto et en particulier Norauto, car Puump! a été hébergé par CarStudio, l'incubateur de Mobivia. Les manufacturiers et les constructeurs automobiles devraient suivre, avec des offres commerciales qui octroieront plus de valeur à l'existant. Volvo a gardé un contact, mais le dossier qui semble le plus avancé concerne un Français qui a entamé une démarche devant conduire à l'intégration de Puump! dans sa plateforme de services. L'ultime piste étudiée par Simon Leloutre et Loris Barnasson dans ce registre concerne les flottes d'intervention, soit des véhicules qui reviennent à leur base chaque soir.

Puump! ne va pas s'arrêter là. En mettant en avant la responsabilité sociale de l'entreprise et le devoir de prévention de la sécurité routière, la start-up va créer des contrats qui prévoient une prise en charge par la société d'une intervention sur les véhicules des employés. Souvenons-nous que, d'après les études, 71 % des voitures en circulation en France (78 % en Europe) ont chroniquement des pneus sous-gonflés.

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